Sculpture / Arts plastiques

  • La Ville de Nancy et le Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle s'associent pour présenter une saison consacrée à la sculpture lorraine du XVIIIe siècle. Deux grandes expositions seront organisées au château de Lunéville et au Musée des Beaux-Arts de Nancy.
    À Lunéville, l'exposition « La sculpture en son château » sera présentée. Elle permettra de mettre en avant l'importance de la sculpture au sein des résidences ducales de Lorraine tant à travers la représentation des souverains que dans la décoration des appartements et l'ornementation des jardins.
    À Nancy, l'exposition « La sculpture en héritage. Les Adam, une dynastie lorraine » constituera la première rétrospective consacrée à cette célèbre famille de sculpteurs nancéiens dont le talent a rayonné bien au-delà des frontières des duchés. Un partenariat exceptionnel avec le Musée du LouvreEn prêtant une quinzaine d'oeuvres majeures, le Musée du Louvre participe de manière exceptionnelle aux expositions présentées à Nancy et Lunéville. Guilhem Scherf, conservateur général du patrimoine et adjoint au directeur du département des Sculptures du Musée du Louvre, prend part à leurs commissariats scientifiques respectifs.
    Originaire de Nancy, la famille Adam est l'une des plus célèbres dynasties de sculpteurs français. Sur trois générations, ses membres déploient leurs talents au service des plus grands mécènes et participent à plusieurs chantiers importants du XVIIIe siècle européen.
    Formés en Lorraine dans le contexte d'essor artistique des règnes des ducs Léopold et Stanislas, ses plus illustres représentants, les frères Lambert Sigisbert, Nicolas Sébastien et François Gaspard Adam ainsi que leur neveu Claude Michel dit Clodion, oeuvrent à Rome, Paris, Versailles ou Berlin au service de princes européens comme Louis XV, Louis XVI ou Frédéric II de Prusse.
    Première rétrospective à leur être consacrée, l'exposition réunira un grand nombre de chefs-d'oeuvre issus des institutions nationales, internationales mais aussi de collections particulières.
    Elle sera l'occasion de dévoiler plusieurs sculptures prestigieuses inédites témoignant de la virtuosité de la famille Adam au coeur de l'Europe du XVIIIe siècle. Le catalogue qui l'accompagne a pour objectif de devenir l'ouvrage de référence sur le sujet en présentant les carrières des artistes de la manière la plus complète possible.

  • Les musées de Roubaix et de Villefranche-sur-Saône s'associent pour organiser, avec le soutien exceptionnel de la Fondation Coubertin et le musée des années trente de Boulogne-Billancourt, une ambitieuse exposition consacrée au sculpteur français « Joseph BERNARD (1866-1931). De pierre et de volupté ». Joseph Bernard est un sculpteur et dessinateur français, né à Vienne (Isère) le 17 janvier 1866 et mort à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) le 7 janvier 1931. Joseph Bernard commence à travailler à la fin du xixe siècle, alors que l'académisme triomphe dans les arts. À cette période, Auguste Rodin est la référence dans le domaine de la sculpture pour la jeune génération d'artistes : ses successeurs sont à la fois influencés par son oeuvre, mais redoutent également son emprise, cherchant à s'en émanciper. Au même moment, on constate l'avènement du symbolisme vers lequel Joseph Bernard s'oriente rapidement}.

  • La sculpture en son château : variations sur un art majeur Nouv.

    La sculpture en héritage. Le musée du château de Lunéville mettra à l'honneur cette thématique en valorisant le patrimoine toujours en place au sein de l'édifice et de ses jardins, séjour des ducs de Lorraine au dernier siècle de son indépendance. Sous le titre La sculpture en son château. Variations sur un art majeur, l'exposition ouvrira du 18 septembre 2021 au 9 janvier 2022, aux mêmes dates que l'exposition partenaire qui se tiendra à Nancy. Cette exposition abordera la sculpture dans toute la diversité offerte par les arts de cour, des éléments de mobilier ou de décor mural des appartements ducaux à la statuaire des bassins, en passant par les reliefs et autres mascarons accompagnant l'architecture de Germain Boffrand. Sous le commissariat de Guilhem Scherf et de Thierry Franz, chargé de recherche au musée de Lunéville et doctorant en histoire de l'art, le propos scientifique de l'exposition bénéficiera des recherches les plus récentes sur l'histoire du château et de ses collections.

  • Pour la première fois, les dessins de Bernard Pagès sont montrés dans leur ensemble. Pagès a commencé par peindre dans le Quercy où il est né en 1940. Il renoncera cependant assez vite à la peinture pour le terrain plus périlleux pour lui de la sculpture. Et c'est en sculpteur que la pratique du papier va continuer de s'imposer à lui. En sculpteur qu'il va aimer et malmener le papier. Papier qu'il n'a de cesse d'expérimenter, se fiant au répertoire du sculpteur qu'il s'est inventé, aux infinies possibilités des matériaux, toujours inconnus, ou encore au hasard et aux cueillettes d'objets dans le monde auquel il est attentif.

  • La Monnaie de Paris organise la première rétrospective parisienne de l'artiste allemand Thomas Schütte qui se déploiera dans les cours et dans les espaces intérieurs. Depuis les années 80, l'artiste apparait comme l'un des principaux réinven- teurs de la sculpture. Il est aujourd'hui un artiste majeur et inclassable. À la pluralité des mediums employés par Thomas Schütte (sculpture, installation, photographie, peinture, dessin) correspond un ensemble de genres, celui de du portrait, de la nature morte et du paysage.
    L'exposition en trois actes - femmes, hommes et architecture - témoigne de la troublante et grinçante analyse que fait Thomas Schütte de l'organisation de la société et de son impact sur les individus. « Mes oeuvres ont pour but d'introduire un point d'intérrogation tordu dans le monde ».

  • Cette exposition temporaire sera élaborée sous la direction de Cécilie Champy-Vinas, commissaire invitée, conservatrice au Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, et de Cécile Bertran, directrice du musée Camille Claudel. Elle abordera la thématique du travail dans la sculpture au tournant du siècle, et notamment les trois projets de monuments au travail conçus à cette période en France et en Belgique.
    Longtemps cantonnée aux marges de la création artistique, la représentation du travail envahit à partir des années 1870-1880 le champ artistique. L'engouement pour le sujet culmine vers 1900 où plusieurs grands sculpteurs - Rodin, mais aussi Dalou et Meunier - imaginent de colossaux monuments qui rendent hommage aux travailleurs, mais dont aucun ne verra cependant le jour. Cette exposition se propose de mettre à l'honneur les "sculpteurs du Travail" qui, entre 1880 et 1920, cherchèrent à accorder la sculpture - genre par essence noble et sérieux - à l'un des sujets les plus prosaïques de la tradition artistique, celui du Travail.
    Des sculpteurs tels Dalou et Rodin rompent alors complètement avec les usages académiques qui réservaient l'art statuaire monumental à la représentation des rois, des princes et éventuellement des "grands hommes" à partir du XVIIIe siècle. D'humbles travailleurs - paysans, mineurs ou maçons - deviennent des héros de marbre ou de bronze et acquièrent ainsi une dignité nouvelle. Cette exposition au sujet largement inédit invite à redécouvrir l'extraordinaire fortune d'un thème dont l'omniprésence dans la sculpture de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle mérite d'être questionnée.
    Riche d'environ cent oeuvres, l'exposition sera l'occasion de présenter au public des sculptures inédites ou rarement montrées, provenant de musées français (Petit Palais, musée d'Orsay, musée Rodin) et étrangers (Belgique et Italie), mais également de collections privées. Bien que principalement dédiée à la sculpture, l'exposition visera également à explorer les liens qui unissent l'art statuaire et d'autres techniques artistiques, notamment le dessin et la photographie, tout en faisant écho aux thématiques présentées dans le parcours du musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine.

  • L'exposition sera accompagnée d'un livre d'artiste édité en français et anglais. Cet ouvrage sera le résultat d'une forme hybride entre un livre d'artiste et un catalogue d'exposition. Trois textes viennent approfondir l'oeuvre d'Éric Manigaud - rapprochant l'ouvrage des catalogues d'expositions traditionnellement conçus - tandis que le cahier d'images inclura un travail graphique et une présentation inédite des oeuvres de Manigaud - le rapprochant ainsi d'un livre d'artiste. Né en 1971 à Paris Vit et travaille à Saint-Etienne.

  • Au seuil de soi

    Gyan Panchal

    Découvrez une exposition sensible et épurée. Gyan Panchal met en espace dans cinq salles du Musée, le cheminement progressif de sa pratique artistique à travers une trentaine de sculptures. Gyan Panchal entraîne le visiteur dans une déambulation constituée d'une succession d'atmosphères. L'artiste sonde et révèle le rapport à l'humain des matières a priori les plus impersonnelles. Les premières salles sont encombrées de volumes massifs, vibrant sous une lumière crue. L'artiste questionne ici, la matière synthétique : des morceaux, des tranches de polyuréthane, polypropylène (entre autres), s'offrent au regard, posés au sol ou adossés au mur. Au fil de l'exposition, les matériaux cèdent la place à des objets glanés dans le milieu rural : fragmentaires, lavés, teintés... ils sont à peine reconnaissables une fois devenus sculptures. Puis le visiteur pénètre dans une vaste salle où se déploient des sculptures éparpillées. Des coques fendues de kayaks ou une canne à pêche côtoient des objets transformés issus du monde agricole (silo, combinaison d'épandage...). Enfin, la couleur apparaît peu à peu dans la dernière salle, telle une éclaircie.

  • Directrice de la Fondation Giacometti Conservatrice du patrimoine et historienne de l'art, Catherine Grenier est directrice de la Fondation Giacometti depuis 2014. Ancienne directrice adjointe du Musée national  d'art  moderne - Centre Pompidou -, elle a réalisé plus d'une trentaine d'expositions d'artistes modernes et contemporains, dont Modernités Plurielles et  Martial Raysse au Centre Pompidou. Depuis son arrivée à la Fondation elle a organisé des expositions  inédites consacrées à Giacometti à la Galleria d'Arte  Moderna de Milan, à la Fundación Canal de Madrid, au Pera Müzesi d'Istanbul, au Fonds Hélène  &  Edouard  Leclerc à Landerneau en Bretagne,  au  Yuz  Museum de Shanghai,  au  Musée Mohammed VI de Rabat. Elle a été la commissaire de la première exposition révélant les liens entre  Giacometti  et  Picasso, présentée  au  Musée  National Picasso - Paris et à Fire Station Doha au Qatar.
    Elle a consacré plusieurs ouvrages à des artistes contemporains comme Annette Messager, Christian Boltanski, Sophie Ristelhueber, Maurizio Cattelan ou modernes comme Salvador Dalí. Elle publie régulièrement des essais dont La fin des musées ? en 2013 et tout récemment La manipulation des images dans l'art contemporain paru aux éditions du Regard.

  • L'aventure de la sculpture au XXe siècle ne pourra être racontée sans recenser le nombre important de peintres qui ont consacré, à un moment de leur vie, leur réflexion dans ce domaine qui leur était apparemment inconnu.
    Si Honoré Daumier figure le premier sur la liste dans cette exposition, c'est pour indiquer combien la sculpture moderne, celle née d'une autre interprétation, lui doit pour sa liberté et son pouvoir de suggestion.

  • Bernard Pages

    Collectif

    Le jeune Bernard passe une enfance à la ferme, dans un village près de Cahors.
    En 1959 à Paris, il est recalé à l'oral du concours d'entrée aux Beaux-Arts. Il s'inscrit à l'atelier d'art sacré, place Furstenberg.
    En 1965, à Coaraze, village de l'arrière-pays niçois, il reprend puis abandonne la peinture en faveur de la sculpture.
    Il utilise un outillage rudimentaire, le plâtre, la terre, le bois, la pierre.
    Il rencontre Jacques Lepage qui lui fait connaître Claude Viallat, Bernar Venet, Erik Dietman, plus tard Patrick Saytour, Daniel Biga, Daniel Dezeuze. En 1968-1969 il participe l'Exposition des Nouveaux Réalistes à Nice, puis, grâce à Viallat et Lepage, à de multiples expositions de groupe. Il se considère proche de Supports/Surfaces.
    En 1971, rupture avec Supports/Surfaces : Pagès travaille en solitaire, ne se rend plus à Paris et ne participe à aucune exposition.
    En 1986 il organise un cheminement de fûts en demi-cercle sur le flanc d'une colline que domine le château d'Édimbourg.
    Dans les années 1990, ses sculptures évoluent vers des oeuvres en déséquilibre apparent, obliques, En 2004, il a réalisé pour la bibliothèque municipale à vocation régionale (BMVR) Alcazar, à Marseille, la rivière de métal, en inox brossé, gravée d'images appartenant aux différentes époques historiques du lieu.

  • L'inscription « Et in Arcadia [ego sum] » (« Moi, la mort, je vis aussi en Arcadie ») que des bergers de la mythique cité trouvent sur un tombeau dans les Bucoliques de Virgile leur rappelle que, même dans un pays idéal, nul n'échappe au destin des mortels.
    Ce sujet, qui a souvent inspiré les artistes, renvoie à une autre réalité : même dans un musée dont le devoir est de conserver les oeuvres inscrites à l'inventaire et de les transmettre aux générations futures, nul tableau ou sculpture n'échappent aux aléas du temps.
    Cette part d'ombre des institutions, cachée dans le secret des réserves, est commune à l'ensemble des musées de France et d'ailleurs, soumis tout au long du XXe siècle aux secousses de l'histoire autant que de l'Histoire du goût.
    Alors que le MBA d'Orléans commence un chantier d'évaluation et de restauration de ses sculptures du XIXe siècle, le public a été invité à découvrir cet envers des collections qui pose la question de l'état esthétique acceptable d'une oeuvre, témoignage à la fois de la pensée de son auteur et de l'histoire matérielle de l'objet.

  • Ouvert en 1995, le musée archéologique départemental de Jublains, situé à l'entrée de la forteresse gallo-romaine, a été rénové en 2002. Il présente désormais les époques gauloise et gallo- romaine à travers l'ensemble du département.
    Le musée proposera aux visiteurs une exposition du 12 juin au 31 décembre 2015. Cette exposition a pour objectif principal de présenter les collections de sculptures et céramiques grecques et romaines du musée de Château-Gontier. Cette collection exceptionnelle d'environ 200 pièces n'est que rarement montrée au public.
    L'exposition s'attachera à faire regarder et comprendre les pièces antiques en adoptant différents points de vue. Historien de l'art, archéologue, érudit du 19e siècle ou du contemporain Grec ou Romain portent un regard différent sur des objets à la fois beaux, mais aussi chargés de sens, utilitaires ou symboliques.

  • 13 sections historiques et géographiques, thématiques, monographiques (Schütte, Tapies, Sahal, Creten, Kristalova, Ikemura, Bock, Ontani) Dont Corps emprisonnés, Visages et masques, Europe 1920-1960, American Pop art, Abstract Expressionisme abstrait, Inquiétante étrangeté, Vanités, Plats et Vases, l'Informel, le Japon, Formes simples, Corps de terre, Petits théâtres, Au sol, une section dédiée à la performance (vidéo)

  • Le musée de Saint-Maur souhaite réaliser une publication sur une partie des sculptures médiévales de la collection. Cette sélection correspond à des oeuvres restaurées et qui ont fait l'objet d'une journée d'étude en 2015.
    La première partie de l'ouvrage sera consacrée à des essais rédigés par des spécialistes du Moyen Âge et la seconde partie consacrée aux notices de 22 oeuvres.

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