Arts appliqués / Arts décoratifs

  • Pour la première fois, le musée des Beaux-Arts de Lyon consacre une exposition-dossier à la céramique contemporaine. Des oeuvres sculpturales des ateliers de La Borne des années 60 aux pièces organiques plus récentes, l'exposition proposera un panorama évocateur de la création dans ce domaine, de la seconde moitié du XXe siècle à nos jours. Des oeuvres aux proportions généreuses de Jean et Jacqueline Lerat côtoieront des céramiques de Joulia, Pontoreau, Virot, Dejonghe ou Champy. Autant d'artistes pionniers qui ont su maîtriser les contraintes liées au feu pour inventer des formes et des effets de surface inattendus et inscrire ainsi dans l'espace des volumes inédits. La surprise naîtra de la confrontation avec les créations récentes, débordantes de créativité et de couleurs. Le musée révèlera à cette occasion des céramiques récemment entrées dans les collections, suite à plusieurs donations

  • Haute Dentelle offre un éclairage inédit sur les usages contemporains de dentelle tissée sur métiers Leavers par les créateurs de mode.
    Inspirées et affranchies de la dentelle à la main, les dentelles mécaniques marient tradition et innovation depuis 200 ans. Synonyme de délicatesse, l'apparente fragilité de la dentelle est un leurre : sa texture tissée la rend indémaillable. Textile de haute technicité, objet de toutes les recherches design pour les dentelliers, la dentelle n'a jamais été aussi multiple. Aux teintes, textures, manipulations et broderies infinies, elle se veut transparente ou opaque, à motif floral ou abstrait, légère ou tridimensionnelle... quitte à devenir magnifiquement mé connaissable. À travers plus d'une soixantaine de robes issues des tout derniers défilés haute couture ou prêt-à-porter créateur, l'exposition dévoile la dentelle comme matière à réflexion des maisons de mode. Chaque vêtement marque le point de fusion entre le meilleur de la main et le meilleur de la machine, rendant hommage à cette matière d'exception, familière et pourtant mé connue.

    Des pièces exceptionnelles ont été sélectionnées parmi treize maisons de mode : Alberta Ferretti, Balenciaga, Chanel, Christian Dior, Jean Paul Gaultier, Maison Margiela, Iris van Herpen, Schiaparelli, Valentino, Viktor&Rolf, Vuitton, Yiqing Yin, Zuhair Murad.

  • Victor Vaissier, fabricant de savon et se disant prince du Congo, rêvait de se faire construire une demeure digne de ses rêves extravagants. Il ne supportait plus de vivre entouré des murs noircis de l'usine de la rue de Mouvaux.
    Il décida de faire appel à l'architecte Charles Dupire-Rozan et lui donna quelques directives : un château d'une allure majestueuse et originale, prenant la forme et le style d'un édifice oriental, surmonté d'un grand dôme garni de vitraux. Le château fut réalisé en 1892 sur un parc d'une superficie de cinq hectares, s' étendant de la rue de Mouvaux à l'avenue Grau et de la rue du Congo jusqu' au canal.
    En 1923, à la mort de Vaissier, sa famille propose de vendre le château à la ville de Tourcoing, qui refuse. En 1925, Mr Deconninck, entrepreneur de spectacles, le rachète. Il envisage plusieurs projets, mais aucun ne sera réalisé.
    En 1929, le château est démoli. La propriété, divisée entre les associés, est lotie et les différentes parcelles vendues en terrain à bâtir.

  • Les débuts de la photographie de mode sont timides et peu audacieux. Si de nombreux magazines existent pour diffuser la mode au début du XXe siècle, le dessin y occupe une place centrale. Si dans les médias, la place de la photographie de mode connait un essor similaire à celui de la photographie en général, jusque dans les années 1920, les contraintes liées aux techniques d'impression ne favorisent pas son utilisation. Les poses restent statiques, les photographes travaillent en studio et les mises en pages sont rigides. Cette manière de figurer la mode est à mettre en correspondance avec le statut de la femme dans la société.

    Dans les années 1920-30, une « Nouvelle vision » s'impose. Des photographes (Jean Moral, Maurice Tabard, André Steiner, entre autres) soutiennent une photographie résolument moderne et différente. Les photographes multiplient les expérimentations formelles (angles de prises de vue spectaculaires, cadrages audacieux, sujets modernes) et proposent une nouvelle image de la femme, enfin libérée de toute contrainte. La photographie va donc accompagner l'émancipation de la femme durant cette période.

    Véritables touches à tout, ces photographes sont recrutés par le monde de la mode. Ils mettent leur savoir-faire au service des magazines et contribuent à diffuser l'image de plus en plus moderne des femmes. Ils participent à la reconnaissance de Paris comme capitale de la mode.

  • Photographe Philippe Debeerst, un homme de métier lui-même, rassemble des métiers artisanales et unique dans un beau livre.
    Des images du travail dans les ateliers sont completées avec des belles réalisations des artisans, constructeurs d'instruments de musique, restaurateurs de vitrails, l'art forge, constructeurs d'ornaments en bois, ....
    Un ouvrage unique sur la beauté du métier artisanal, souvent devenu très rare.
    Textes par Dirk Demoor.

  • L'émail de Bresse est un art décoratif résultant de multiples influences. Très en vogue au 19e siècle, il connait son apogée avec les expositions universelles et s'illustre dans les parures des mondaines de l'époque. En déclin progressif au cours du 20e siècle, il revit aujourd'hui grâce à la volonté d'un seul bijoutier créateur basé à Bourg-en-Bresse. Les occasions d'offrir les émaux en Bresse et la manière de les porter n'étaient pas laissées au hasard : croix-pendentif reçue pour la communion, bijou offert pour les « approchailles » (fiançailles) ou pour les anniversaires. Reçus en cadeau, transmis de mère en fille, ces émaux accompagnent encore aujourd'hui les rites familiaux. Au-delà des bijoux, l'émail de Bresse possède une facette méconnue : il a également été utilisé pour orner les objets religieux, de divertissement (jumelles de théâtre, carnet de bal) et de décoration (pilulier, encrier). À ce jour, il reste peu étudié et peu connu au-delà du territoire de la Bresse et de l'univers de la joaillerie. L'exposition Émaux de Bresse, objets précieux du quotidien, consacrée à un élément clé de l'identité régionale, s'impose comme un projet porteur de mémoire et d'émotion. Elle resitue cet art dans le paysage international, historique et contemporain de l'émail en général. Se pencher sur la finesse de ses paillons, la subtilité et la diversité des couleurs et l'équilibre de ses compositions aux détails multiples des émaux... sont quelquesuns des grands plaisirs que cet événement propose.

  • Le musée du Temps présentera à partir de fin novembre 2013 une exposition consacrée à l'enseignement horloger à Besançon, à travers le rôle central et symbolique de « l'Horlo », l'Ecole d'horlogerie de Besançon.
    Il s'agit à la fois de faire le point sur l'histoire de l'institution et de l'enseignement horloger qui s'y déroulait, mais aussi de replacer dans le contexte industriel horloger florissant à Besançon le rôle d'une telle école.
    Symboliquement, l'Horlo a formé des générations de Bisontins et représente une institution marquante de l'histoire de la Ville.
    Le bâtiment lui-même qui abrite l'Ecole d'horlogerie date de 1933, il s'agit d'une réalisation de l'architecte Paul Guadet et représente à Besançon une des premières constructions en béton armé.
    A cette occasion, la ville de Besançon pour le Musée du Temps réalise un catalogue d'exposition.
    Accompagnant plusieurs essais autour de l'enseignement horloger, et de l'histoire de l'Ecole, le catalogue présente sous forme de notices les nombreuses collections d'objets reçus en dépôt ou en dons par le musée du Temps de la part de l'Ecole d'horlogerie, actuel Lycée Jules Haag.
    De nombreuses photos d'architecture permettront également de présenter l'histoire et l'état actuel du bâtiment.
    Outre les préfaces institutionnelles quatre contributions sont prévues :
    - M. Laurent Poupard, chercheur à l'inventaire du patrimoine de la région Franche- Comté, autour de l'histoire de l'institution et autour de l'architecture du bâtiment de Paul Guadet.
    - Mme Emmanuelle Cournarie, docteur en sociologie, sur l'enseignement horloger à l'Ecole des origines à la fin du XXe siècle - Mme Virginie Cadot, chercheuse en histoire, sur les liens qui unissent enseignement horloger et enseignement d'arts appliqués au sein de la « Fabrique de Besançon » - M. Thomas Charenton, Conservateur du musée du Temps, sur la valorisation des collections provenant de l'Horlo, détenues par le musée.
    Pour compléter l'ouvrage, un DVD sera rangé dans la couverture du livre. Il contiendra un documentaire d'environ 30 à 35 minutes, constitué de témoignages d'anciens élèves, et d'anciens professeurs de l'Ecole d'Horlogerie.

  • Créateur  et  un  restaurateur  de  vitraux  prolifique,  Louis-­-Germain  Vincent-­-Larcher  (1816-­-1894) est  intervenu  dans  une  centaine  d'églises  de  l'Aube.  En  2017,  le  Département  de  l'Aube  lui consacre  une  exposition  sous  l'égide  de  sa  Cité  du  vitrail.  L'atelier  du  maître-­-verrier  sera  évoqué -  et  les  dernières  recherches  sur  le  vitrail  du  XIXe  siècle,  mises  en  lumière.

    La  France  est  le  pays  du  monde  qui  conserve  le  plus  de  vitraux  anciens7.  Paradoxalement, pendant  longtemps  l'étude  du  vitrail  a  fait  figure,  dans  ce  pays,  de  parent  pauvre  de  l'histoire  de l'art.  La  présence  de  fortes  personnalités  et  un  débat  d'idées  autour  d'un  recensement  du  vitrail ont  été  nécessaires  tout  au  long  du  XX e  siècle  pour  que  ce  patrimoine  trouve  sa  place  dans l'historiographie  et  s'affirme  dans  le  coeur  des  historiens  de  l'art.
    C'est  au  cours  du  XIXe  siècle  que  les  verrières  de  Paris  acquirent  un  statut  d'oeuvre  d'art  qu'il convenait  de  protéger.  Il  faut  en  effet  attendre  le  regain  d'intérêt  pour  le  moyen  âge,  grâce  aux romantiques,  pour  que  l'on  se  tourne  de  nouveau  vers  cet  art  qui  avait  contribué  à  la  splendeur des  cathédrales.  En  Angleterre,  les  préraphaélites  sont  les  premiers  à  ranimer  les  grandes traditions  du  vitrail,  de  Walter  Crane  à  William  Morris,  d'Edward  Burne-­-Jones  à  Christopher Wall.
    En  France,  avec  les  grandes  campagnes  de  conservation  et  de  restaurations  d'édifices  initiées par  Prosper  Mérimée  et  continuées  par  Viollet-­-le-­-Duc,  on  redécouvre  le  savoir-­-faire  médiéval (manufactures  de  Choisyle-­-Roi,  Clermont-­-Ferrand,  Le  Mans),  et  de  nouveaux  procédés  sont tentés,  comme  la  peinture  sur  de  grandes  glaces  (Manufacture  de  Sèvres,  Chapelle  royale  de Dreux),  ce  qui  permet  de  replacer  des  vitraux  dans  les  édifices  restaurés,  mais  aussi  de  réaliser des  créations  pour  les  édifices  contemporains.  Le  XIXe  siècle  créera  du  vitrail  néo-­-gothique  et imitant  le  style  de  la  Renaissance  (à  Chartres  église  St  Aignan,  St  Pierre).
    À  la  fin  du  XIXe  siècle  apparaissent  de  nouveaux  types  de  verres,  les  verres  opalescents  ou «américains»,  les  verres  imprimés  d'un  relief  (verres  «cathédrale  »),  ou  encore  les  verres «antiques»  (amélioration  du  verre  soufflé  dont  on  accentue  les  défauts  et  la  structure),  et  donc de  nouveaux  types  de  vitraux  qui  correspondront  au  style  art  nouveau,  puis  art  déco  alors  en faveur.

  • Lecoanet Hemant Nouv.

    Lecoanet Hemant

    Sylvie Marot

  • Petit guide thématique sur les accessoires de mode des collections du musée Le musée de la nacre et de la tabletterie dispose d'une collection de près de 800 accessoires de mode datant de la modernité entre le début du XIXe siècle et les années 1950, période de transformations profondes de la mode durant laquelle l'envie de plaire, de se parer et de séduire a considérablement modifié la silhouette masculine comme féminine. Alors qu'on assiste à une simplification du vêtement dès la fin du XVIIIème siècle, l'accessoire de mode devient un élément important de la toilette pour marquer la distinction aussi bien sociale, qu'esthétique. Éventail en ivoire, boutons en nacre, boucle de ceinture en os, broche dessinée par des couturiers : souvent fabriqués dans des matériaux nobles et précieux, ces accessoires indispensables ponctuent la silhouette ouvrent des horizons nouveaux au sujet des rapports entre l'exotisme et le domestique, l'intime et le public, les beaux arts et le début des arts industriels.

  • Nicole Cartier, docteur en histoire et civilisations, spécialiste de l'histoire de l'orfèvrerie (elle est notamment l'auteur de trois ouvrage sur les Orfèvres d'Arras, Lille et Douai) a réalisé le catalogue des pièces d'orfèvrerie qui composaient le trésor du chapitre de Sainte-Aldegonde de Maubeuge à partir de deux inventaires magnifiquement illustrés. Le premier de ces inventaires, « Inventaire de la trésorerie de l'église du noble et illustre chapitre de madame sainte Aldegonde de Maubeuge » a été dressé en 1482. Le second inventaire est plus tardif (xvie - xviie siècles). Pour chaque pièce figurant dans les inventaires, l'auteur propose une notice reprenant la transcription du texte du manuscrit, la description de chaque objet, son histoire (donateurs, armoiries), son origine, sa transformation, sa disparition et la mention de l'atelier de l'orfèvre.

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