Livres en VO

  • The new collections catalogue «Musée des Amériques - Auch» (320p - over 500 illustrations) presents the rich diversity and richness of this collection established over more than two centuries.
    Musée des Amériques in Auch is the first museum in France labeled by the Ministry of Culture «National center of interest».
    It holds the second largest collection of pre-Colombian and religious Latino-American art in France after the Musée Quai Branly - Jacques Chirac in Paris.
    All local cultures are largely represented in this book: Andes (Chavin, Mochica, Nasca, Inca ...), Central an Meso- American (Teotihuacan, Zapotec, Maya, Aztec , Huastec, Totonac ...).
    In more, several local themes get attention: Peruvian erotic potery, silverwork from the Andes, Mexcian plumasserie, Gallo-Roman frescoes of Roquelaure, abbey of Saint-Orens in Auch, even the painters Jean-Louis Rouméguère and Mario Cavaglieri.

  • Visa pour l'image 2015

    Jf Leroy

    Depuis sa première édition en 1989, le Festival International du Photojournalisme nous rappelle que, pour une information visuelle juste, le regard du photojournaliste est indispensable. Les photos reproduites sont des documents d'archives ou d'actualité. Elles relatent les guerres ethniques, les conflits, les oubliés de l'histoire. Elles nous parlent de nature et d'environnement, de peuples, de religions, de faits de société, ou encore des grands fléaux de notre époque.

  • Dans le cadre de sa programmation estivale, le Musée d'arts présente dans le patio le travail de l'artiste américain James Turrell autour d'une oeuvre centrale : Cherry, une oeuvre immersive de 1998.
    Depuis maintenant plus de cinquante ans, l'artiste américain James Turrell (né en 1943 à Los Angeles) positionne la lumière et l'espace au coeur de ses réflexions, questionnant les limites de la perception humaine. Marqué par sa formation en psychologie de la perception et sa fascination pour la lumière, c'est dans le sud de la Californie, au milieu des années 60, que Turrell a commencé à employer la lumière comme medium artistique.
    A l'occasion de cette exposition qui sera présentée au public du 31 mai au 2 septembre 2018, le Musée d'arts de Nantes souhaite éditer un catalogue bilingue français/anglais.

  • Gaston Eysselinck était un architecte et designer de mobilier. Son oeuvre n'est pas très grand mais très important. Il était un des architectes 'avant-garde' les plus importants.

  • Une trentaine d'expositions est prévue.
    Les expositions - reportages ou anthologies d'un photographe - abordent une grande diversité de sujets : guerre, nature, environnement, populations, religions, faits de société et grands fléaux de notre époque.
    Pour son 25 anniversaire, le Festival Visa pour l'Image - Perpignan publie, pour la sixième année consécutive, avec les éditions Snoeck, un catalogue qui met à l'honneur les photographes exposants de l'édition 2012.
    Depuis sa première édition en 1989, le Festival International du Photojournalisme nous rappelle que, pour une information visuelle juste, le regard du photojournaliste est indispensable. Les photos reproduites sont des documents d'archives ou d'actualité. Elles relatent les guerres ethniques, les conflits, les oubliés de l'histoire. Elles nous parlent de nature et d'environnement, de peuples, de religions, de faits de société, ou encore des grands fléaux de notre époque.

  • Visa pour l'image 2012

    Collectif

    Une trentaine d'expositions est prévue. Cette première liste est non exhaustive.
    Entrée gratuite, tous les jours, de 10h à 20h, du 1er au 16 septembre 2012.
    Du 17 au 21 septembre, les expositions restent ouvertes spécialement pour les groupes scolaires (sur rendez-vous). En 2011, près de 8 000 élèves (étudiants, collégiens, lycéens) de toute la France, mais aussi venus d'Espagne, ont visité les expositions commentées par les photographes Martina Bacigalupo, Matthias Bruggmann, Peter Dejong, Bertrand Gaudillère et Pierre Terdjman.
    Pour son 24 anniversaire, le Festival Visa pour l'Image - Perpignan publie, pour la cinquième année consécutive, avec les éditions Snoeck, un catalogue qui met à l'honneur les photographes exposants de l'édition 2012.
    Depuis sa première édition en 1989, le Festival International du Photojournalisme nous rappelle que, pour une information visuelle juste, le regard du photojournaliste est indispensable. Les photos reproduites sont des documents d'archives ou d'actualité. Elles relatent les guerres ethniques, les conflits, les oubliés de l'histoire. Elles nous parlent de nature et d'environnement, de peuples, de religions, de faits de société, ou encore des grands fléaux de notre époque.

  • Dey your lane!" is an expression often heard on the streets of Lagos. It means: "That's none of your business!" Every day, millions of people survive in this fast-growing city by relying on a particular form of resourcefulness, both individual and collective. In this book, twenty-four photographers lift the veil on the creative and artistic vitality that is generated by the African metropolis. A number of essays interpret and contextualize their photographs.
    Discover how residents of this vast Nigerian city navigate the public space of the megalopolis and fulfil personal and collective ambitions.

  • Anglais Power and other things

    Collectif

    The focus of this publication and accompanying exhibition is Indonesia ; a country for which the term "imagined community" was invented. The archipelago is of such scale and diversity that it is surpasses any generalisation. The texts and artistic projects here capture the entanglements between those differences as well as with wider European and Asian histories, while always looking to how the past is shaped by the present.
    The texts include Walter Mignolo's critical essay on decoloniality and two histories of Indonesian art by Bambang Bujono and Aminudin TH Siregar in relation to colonial and post-colonial conditions. The book serves as an important introduction to modern and contemporary art in and about Indonesia, and its implications beyond the region.
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  • Borinage

    Georges Buschini

    Le nom Borinage a travaillé l'imaginaire de Georges Buschini et l'a amené sur nos terres.

    Il entame un lent processus de découverte de la région, il prend le temps de capter la vie des habitants ; il en rencontre énormément, discute plus longuement avec certains, immortalise des scènes naturelles, cerne des paysages. Il opte pour la patience, suit le cycle des jours et de la lumière.

    Né en 1951, ses premiers travaux photographiques commencent en 1977 dans le monde de la batellerie en France et Belgique cela jusqu'en 2015, avec parallèlement des travaux qui reprennent des thèmes importants : de l'eau, du fleuve,...

    Livres parus :
    « La Pierre et le Souffle », « Les passagers de la Loire » De naam Borinage prikkelde de verbeelding van Georges Buschini dermate dat hij hier kwam rondzwerven.

    Hij gunde zichzelf de tijd om de streek te ontdekken en het leven van zijn bewoners in beeid te brengen. Hij kwam in contact met heel veel mensen, raakte verwikkeld in lange gesprekken met sommigen van hen, legde natuurtaferelen vast, zoomde in op landschappen en koos er bij dit alles voor om geduldig te zijn en de cyclus van de dagen en van het licht te volgen.

    Georges Buschini, geboren in 1951, begon foto's te maken in 1977 en focuste daarbij tot 2015 op de wereld van de binnenvaart in Frankrijk en België. Als vanzelf ging zijn aandacht tegelijk naar fundamentele thema's zoals het water zelf, stromen en rivieren enzovoort.

    Hij publiceerde :
    « La Pierre et le Souffle » « Les passagers de la Loire ».

  • In 2017 the Rubens House in Antwerp received two exceptional masterpieces on long-term loan from a private collection:
    The Vision of Saint Catherine, a painting that has meanwhile become known worldwide as 'David Bowie's Tintoretto', and Portrait of a Lady and her Daughter, one of Titian's rare double portraits of a woman and child.
    To mark the return of these two iconic paintings to their native city of Venice, the Fondazione Musei Civici di Venezia has organized, in collaboration with the Flemish Community, the City of Antwerp and VisitFlanders, a large retrospective exhibition of Flemish art. From Titian to Rubens. Masterpieces from Antwerp and other Flemish Collections provides a rich overview of the best that Flemish art has to offer. The exhibition contains important loans from the leading Flemish museums with significant collections of seventeenth-century art. It also features a selection of outstanding works from private collections in Flanders. These masterpieces from Flemish collections, both public and private, hardly ever leave their homes, and some are being shown in public for the first time at this exhibition.

  • Moins connu que Rubens, son contemporain, Theodoor van Loon (vers 1582-1649) compte parmi les peintres des Pays-Bas méridionaux les plus originaux du XVIIe siècle. Peu enclin à suivre l'idiome si prisé de son collègue anversois, il élabora son oeuvre essentiellement à partir de son expérience à Rome. Pourtant, comme Rubens, il réalisa plusieurs commandes pour la cour des archiducs Albert et Isabelle, et tous deux fréquentèrent les mêmes cercles d'érudits.
    Grâce au généreux mécénat du Fonds Léon Courtin-Marcelle Bouché, trois des tableaux de l'artiste appartenant aux des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique ont pu être restaurés. Ces interventions offraient l'occasion idéale pour mener des analyses inédites sur les peintures et se pencher sur cet artiste singulier, trop rarement étudié.
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  • From Sumatra to Papua, via Java and the Moluccas : the ancestors have played and still play a role in the very foreground of life in Indonesia. The culls that worship them and the objects and art forms that depict them provide a powerful and poetic reflection of the country's great diversity. This captivating introduction to Indonesia presents its heritage, examines it within its historic context, and assesses the place that traditions and rituals occupy at the heart of contemporary societies.
    In collaboration with the National Museum of Jakarta and many other sources from the four corners of the archipelago, this collection of nearly 160 archaeological and ethnographic works, with comment and analysis from Indonesian and European experts, offer a rich perspective on Indonesian heritage.

  • L'éclairage électrique a une histoire. Fondées sur une série d'expériences réalisées dans les dernières décennies du XIXe siècle, les applications de l'électricité à l'éclairage ont accompagné l'évolution des environnements construits tout au long du XXe siècle. La lumière démultiplie le champ des possibles, elle ouvre le chapitre de nouvelles conceptions spatiales et temporelles sources de mises en valeur stimulantes. De nouvelles formes, de nouveaux divertissements, de nouvelles ambiances, de nouveaux modes d'expression publicitaire, de nouveaux programmes architecturaux surgissent de la nuit pour transformer le quotidien. Les repères et les pratiques habituels sont bouleversés, marqués par l'avènement d'un art de la lumière.
    Les dix-huit contributions rassemblées dans cet ouvrage explorent différents aspects de cet art de la lumière au XXe siècle, appliqué à l'architecture et aux espaces urbains. Spontanés ou indirects, toute une gamme de liens plus ou moins intenses s'établit entre l'éclairage électrique et les milieux qu'il façonne. L'étude des pratiques et des expériences variées qui contribuent au développement de ce phénomène laisse entrevoir une économie du projet partiellement renouvelée, convaincue des effets bénéfiques de la lumière artificielle sur nos sociétés.

  • Bernard Pages

    Collectif

    Le jeune Bernard passe une enfance à la ferme, dans un village près de Cahors.
    En 1959 à Paris, il est recalé à l'oral du concours d'entrée aux Beaux-Arts. Il s'inscrit à l'atelier d'art sacré, place Furstenberg.
    En 1965, à Coaraze, village de l'arrière-pays niçois, il reprend puis abandonne la peinture en faveur de la sculpture.
    Il utilise un outillage rudimentaire, le plâtre, la terre, le bois, la pierre.
    Il rencontre Jacques Lepage qui lui fait connaître Claude Viallat, Bernar Venet, Erik Dietman, plus tard Patrick Saytour, Daniel Biga, Daniel Dezeuze. En 1968-1969 il participe l'Exposition des Nouveaux Réalistes à Nice, puis, grâce à Viallat et Lepage, à de multiples expositions de groupe. Il se considère proche de Supports/Surfaces.
    En 1971, rupture avec Supports/Surfaces : Pagès travaille en solitaire, ne se rend plus à Paris et ne participe à aucune exposition.
    En 1986 il organise un cheminement de fûts en demi-cercle sur le flanc d'une colline que domine le château d'Édimbourg.
    Dans les années 1990, ses sculptures évoluent vers des oeuvres en déséquilibre apparent, obliques, En 2004, il a réalisé pour la bibliothèque municipale à vocation régionale (BMVR) Alcazar, à Marseille, la rivière de métal, en inox brossé, gravée d'images appartenant aux différentes époques historiques du lieu.

  • Pierre CHRISTIN est né le 26 décembre 1935 à Evian. « J'ai grandi dans un café à Evian, que gérait ma grand-mère. C'est là que dès mon plus jeune âge j'ai commencé à observer les consommateurs et par la suite à les dessiner ». En 1957, il entre aux Beaux-Arts de Lausanne, puis poursuit des études classiques aux Beaux-Arts de Rennes. En 1959, il décide de venir vivre à Paris où il réside depuis. Sa première exposition personnelle a lieu à Evian en 1961. Il participe au Salon d'Automne (il est sociétaire en 1970) et au Salon des Indépendants en 1963. En 1969, sa rencontre avec Chieko et Tokushichi lui ouvre les portes du Japon, où ses oeuvres séduisent les collectionneurs japonais qui voient en lui un représentant majeur de la peinture française. Il ne cessera plus dès lors d'exposer dans les galeries Nichido à Paris, Tokyo, ou Osaka.
    En 1983, il est présent à la FIAC 83 organisée au Japon. En 1991, il est présent à la foire de Bâle. En 1997, il se voit décerner le Prix de la Ville de Monaco au XXXIe Prix international d'art contemporain de Monte-Carlo.
    La Ville d'Evian lui consacre une grande rétrospective pendant l'été 2006 lors de l'ouverture du Palais Lumière.
    Pour fêter ses 80 ans, il a été formé le souhait de rendre hommage à l'enfant du pays au sein de la Maison Gribaldi.

  • This publication documents the three editions of Patterns for (Re)cognition, an exhibition comprising various duos conceived by Vincent Meessen. It also offers new perspectives on the reception of this package that was intended to cast a contemporary eye on the abstract works that the Congolese artist, Tshela Tendu - better known until now by the name of Djilatendo - painted in the period between 1929 and 1932.
    This exhibition brings together for the first time almost all of Tshela Tendu's geometric abstractions, most of which are completely unknown to the public. Their presentation is discussed in a series of dialogues that Vincent Meessen conducts with the artist Toma Muteba Luntumbue, the publisher Guy Jungblut, the curator Elena Filipovic, the ethno-historian Jan Vansina, and the art historian Yasmine Van Pee.
    Through this polemic approach to abstraction, which is perceived, beyond its formal aspects, as both an epistemic issue and a power matrix, Vincent Meessen is once again making a precise and informed "para-curatorial" gesture that casts light on a blind spot in colonial modernity. He also further investigates the boundaries of his practice and the terms of intelligibility in his collaborative work.

  • Fiona Rae Nouv.

  • Lecoanet Hemant Nouv.

  • Comme Marcel a mis à nu la Mariée, la Jeune Peinture par pudeur ne s'est pas déshabillée mais s'est permis de revêtir de nouveaux vêtements. Elle n'a pas pour autant abandonné sa vocation qui l'anime historiquement jusqu'à aujourd'hui. Dans sa présente dénomination, Young Belgian Art Prize s'associe à la richesse et aux innombrables ouvertures de la créativité contemporaine.
    Si la peinture, dans sa présence dans le temps, existe toujours en tant que tableau, elle s'accorde aussi une liberté totale. Elle est sortie du cadre pour envahir à bon escient l'installation, l'environnement, la performance, la vidéo et tout autre support ou technique. Il suffit de se rappeler Robert Ryman qui a commencé à peindre des tableaux avant qu'ils ne deviennent une image qui représente un sujet. Bertrand Lavier a peint en rouge un extincteur rouge ou en noir un piano noir. Bram Bogart a sculpté la matière des couleurs. Il est évident qu'aujourd'hui, la peinture n'a plus aucune limite. Tant mieux, puisque la création n'en a pas non plus.
    Tout espoir du regard est placé dans cette nouvelle perspective. Un premier jury belge a sélectionné des dossiers d'artistes. Le deuxième jury international a fait le choix définitif. Tout a été évalué sur base des dossiers et non sur celle des oeuvres proprement dites. Cette pratique est internationalement appliquée.
    Les spectateurs vont découvrir les nouveaux travaux en même temps que l'auteur de ce texte.
    Le Palais des Beaux-Arts propose des salles. Les artistes les analysent et les apprivoisent. Ils imaginent ensuite comment les habiter. L'imaginaire est vécu comme une histoire dans une ville, une rencontre, une rupture. Des sons traversent les lieux, parfois déchirés, peu perceptibles ou enthousiastes. Les mots deviennent des sculptures sonores. Le fil conducteur est romanesque et se fond parfois dans le Black Mountain ou Monte Verita, entre John Cage et Harald Szeeman. Des fantômes masqués marchent sur la pointe des pieds. Des archives ressemblent à des marchés aux puces ou à des pellicules de films détrempés par la pluie. Les kermesses battent leur plein.
    Les moules appartiennent à l'autre Marcel. Dans les casseroles, de nouvelles idées se préparent sans céleris ni oignons, mais avec d'inimaginables végétations. Ils ne faut plus seulement ouvrir les yeux, les oreilles, les narines, mais carrément plonger dans les oeuvres , s'y infiltrer et pénétrer jusqu'au fond.
    Les archétypes ont été transformés, ont été revêtus de nouvelles parures, celles des recherches et des expérimentations, celles des risques, des non-sens, celles des absurdités rayonnantes. Vivent les murs déconstruits de Joseph Beuys. Il faut mettre au doigt l'alliance avec l'art. Elle ouvre tellement de portes sur les magiciens du futur.
    Poursuivons le trip à vélo, à pied, sans bouger, le temps de voir. Dire avec tout ce qui tombe sous la main. Dire aux autres qui sont témoins, partager avec eux, en formes et en images. Dire qu'on ne peut pas exprimer autrement. Dire et ne pas dire. Se taire et montrer. Pénétrer là où l'on ne peut pas entrer, là où l'artiste a accumulé tous ses désirs, tous ses fantasmes, tous ses non-dits. En faire des abris, des horizons, des ruines et des poussières.
    Abolir les trottoirs, regarder les caniveaux, souiller ses souliers. Persévérer et regarder où l'on a marché.
    Il arrive que la mémoire soit sans trace. Le journal intime devient trou noir ou miroir aveuglant. Un animal, un humain, un objet, de la pensée et de la vie. Les ancêtres pèsent comme un aéropage de dieux bienveillants. En apparitions variables. Comme la mémoire collective, énigmatique, ou qui raconte ses tempêtes, ses clairières et ses gouffres, ses rébus et ses infinitudes, ses respirations et ses chairs. Les mots tombent et courent après.
    Un corps est un corps. Un paysage, un paysage. Des symphonies de couleurs. Ainsi le pinceau devient archet, le marteau tambourine, les vis et les clous construisent ; le film, la vidéo, la photo montrent et démontent autrement.
    Du livre à l'installation, à l'environnement, il y a des mondes à parcourir, des dédales et des pièges.
    Des fauteuils où l'on lit jusqu'au risque de se casser la gueule, le trajet est passionnant. Lire un livre sur un socle, regarder un objet sur un autre socle, associer les socles et mélanger. Didier Vermeiren l'a fait avec des socles qui ne se racontent qu'eux -mêmes, plongés dans l'histoire de l'art, la peinture et la sculpture.
    Tiennent à un fil, celui d'exprimer, de revendiquer, de cacher en confidences et en boîtes, de morceler, d'ériger en totems, de tapisser, de chanter et de danser sur une corde de violon. Questionner son propre geste du corps et de l'idée, non pas à terme mais pour la vie, les vies de tout le monde. En couleurs dans l'espace. La recherche du doute dans l'autoportrait sous toutes ses formes. Parfois, dans l'enfermement qui hurle le désespoir et l'ouverture ou la joie. Les rencontres aussi.
    La relativité devient relative et génère des éphémères, des ombres qui déambulent dans des ailleurs.
    Des corps dorment paisiblement. Des rêves deviennent cauchemars obsessionnels ou féeries humaines.
    L'idée apparaît sous un voile à la recherche de l'oeuvre parfaite. Vue par la fenêtre par un voyeur. Nous.
    Dans un rapport personnel. L'anecdote devient complice, bouscule et appelle.
    Il arrive qu'une oeuvre existe comme un théâtre de marionnettes. Des ambiguïtés se rejoignent et composent l'édifice ou la partition. L'art peut être à la fois beau et inutile. Il lui arrive aussi de manipuler, d'être théorique, de partir en agapes et en bibliothèques, en ateliers et en académies, en espaces dans les espaces, d'architectures en architectures, de paysages en images. Les ouvertures sont infinies. Tant mieux.
    Jean-Pierre Van Tieghem.

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