Livres en VO

  • Ludique et fantasmagorique, la peinture de Michel Tyszblat traverse la seconde moitié du XXe siècle avec une singularité remarquée.
    Proche de la Figuration narrative sans en embrasser l'ensemble des principes, l'oeuvre de cet artiste, qui a vécu toute sa vie à Paris, magnifie un imaginaire poétique qui explore tour à tour la technologie, le monde urbain, la musique...
    Cette monographie qui parcourt l'intégralité de son oeuvre, est mise en lumière par les textes de Lydia Harambourg et préfacée par Jean-Jacques Aillagon.

    Playful and phantasmagorical, Michel Tyszblat's painting wends its way through the second half of the 20th century with a remarkable singularity. The artist's works, which approach Narrative Figuration without however embracing all its precepts, reveal an imaginative poetical world which explores technology, the urban world and music, among other themes...
    This monograph, highlighted with texts by Lydia Harambourg, and prefaced by Jean-Jacques Aillagon, explores the work of this artist, who spent his entire life in Paris.

  • Le mythique Bateau-Lavoir, situé place Émile-Goudeau, à quelques pas de l'actuel musée de Montmartre, deviendra, au début du xxe siècle, le berceau de l'art moderne où se rencontrent et échangent, dans un esprit indépendant, Picasso, Braque, Derain, Vlaminck, Matisse, Apollinaire, Max Jacob, Otto van Rees et bien d'autres. Kees van Dongen y emménage à la fin de l'année 1905, sans doute sur l'invitation de Picasso qui y résidait depuis avril 1904, dans l'ancien atelier de Paco Durio. Il y restera jusqu'au début de l'année 1907. Cet ouvrage passionnant montre à quel point le court séjour de Kees van Dongen au Bateau-Lavoir fut déterminant pour l'évolution de sa carrière. Plusieurs oeuvres phares présentées illustrent les moments-clés de cette période.

    At the beginning of the twentieth century, the legendary Bateau-Lavoir-located on Place Émile-Goudeau, near the present-day Musée de Montmartre-, where the artists Picasso, Derain, Vlaminck, Van Rees, Matisse, Apollinaire, Max Jacob, and many others would meet and exchange ideas in an independent spirit, became the cradle of modern art. Kees van Dongen moved in around December 1905, very probably invited there by Pablo Picasso, who had been living in Paco Durio's former studio since April 1904. He stayed there until 1907. This fascinating book illustrates the extent to which Kees van Dongen's brief stay in the Bateau-Lavoir had a decisive influence on his subsequent career. Several significant works illustrate the key phases in this period.

  • Cinéma - La FRENCH TOUCH présente 50 portraits d'entreprises, d'événements, de personnalités et d'institutions incarnant ensemble le meilleur de l'industrie cinématographique française.
    Serti d'entretiens et de photographies, ce livre est le premier en son genre à explorer l'ensemble de la chaîne de fabrication d'un film et raconte la « success story » des talents hexagonaux à l'international.

  • Photographe amateur passionné, Henri Gaden ne s'est jamais séparé de son appareil photographique pendant les quarante ans de sa carrière d'officier et d'administrateur en Afrique. Ses photographies constituent une collection visuelle unique de la vie quotidienne militaire et coloniale, des communautés et ethnies locales. Appareil à la main, Gaden a su se poser en témoin pour saisir des scènes de vie, des femmes et des hommes, une atmosphère, un échange, une certaine complicité entre l'administrateur et son modèle, qu'il s'agisse d'un vaincu prestigieux comme Samory Touré ou d'une simple rencontre dans un village, du Tchad au Soudan français, de 1894 à 1939.

  • ...La photo, c'est comme la poésie. «Ça» vous est offert. Une chose passe, de l'ordre de l'éphémère. Il faut être en synchronie avec. Il y a des choses, des photos que je n'ai pas l'impression d'avoir faites.

    La photographie constate, démontre le monde, elle ne le change pas. Je ne crois pas que l'art change le monde. Il en a juste le sens et le désir.

    Pour moi, la photographie doit absolument avoir ses racines dans l'instantané et, s'incorporant à lui, doit révéler une vision du monde, la synthèse de son mystère, objets et choses. Et elle n'aura de grandeur qu'au moment où elle sera capable de traduire l'authenticité de ses éléments en transit.

    ...Uma fotografia é como um poema. Algo que nos é concedido. Uma coisa ocorre, da ordem do efêmero. É preciso estar sincronizado com ela. Há coisas, fotografias, que tenho a impressão de não ter feito.

    A fotografia constata, demonstra o mundo, e não o modifica. Não acredito que a arte mude o mundo. Ela se limita a ter o sentido e o desejo de mudá-lo.

    Para mim, é essencial que a fotografia tenha suas raízes no instantâneo, incorporando-se a ele, que revele uma visão do mundo, a síntese de seu mistério, seus objetos e suas coisas. Ela só adquire grandeza no momento em que for capaz de traduzir a autenticidade de seus elementos transitórios.

    ...A photograph is like a poem. Something which is offered to us. A thing happens, something ephemeral. You have to be synchronized with it. There are things, photographs, that I have the feeling I never took.

    Photography takes note of the world, it shows it but doesn't change it. I don't believe art changes the world. It goes as far as meaning and wanting to change the world.

    To me it's essential for photography to be rooted in the instantaneous. It must merge with the instantaneous in order to reveal a vision of the world, a synthesis of its mystery, its objects and its things. And photography may only acquire greatness when it is able to convey the authenticity of the transitory elements of the world.

  • À la faveur d'expositions réalisées au cours de ces vingt dernières années, Philippe Cognée s'est imposé comme l'un des peintres majeurs du début du XXIe siècle. C'est à la suite de son séjour à la Villa Médicis, en 1991, que l'artiste invente une technique qui devient son processus de travail exclusif sur toile, à partir de photographies et de peinture à l'encaustique. Le rendu objectif de la photographie fait place à un effet de flouté, de liquéfaction, voire de disparition partielle du motif, de sorte qu'une certaine abstraction travaille en profondeur la figure représentée. En distordant les figures, dont les motifs sont pourtant ceux du réel le plus banal, le plus quotidien, Philippe Cognée interroge la matière du pictural, il questionne la représentation. Le spectateur perçoit dans le tableau final comme le symptôme d'une perte : toujours quelque chose vacille, quelque chose est en train de fondre, de disparaître, que l'artiste saisit au moment de sa « tombée », dans le mouvement d'une défaite qu'il parvient à fixer in extremis.

  • Li Chevalier

    Daniele Pitteri

    • Somogy
    • 30 Mai 2018

    est plus que le titre d'une monographie. C'est une boussole pour les lecteurs qui s'aventureront dans l'univers de l'artiste franco-chinoise Li Chevalier, univers enfoui dans la noirceur de l'encre, et dont l'ombre des protagonistes ne se laisse entrevoir qu'à travers une alternance de doutes récurrents, d'espoirs passagers, de quêtes sans fin...Obscurité et clarté, obscurité des âmes perdues et lumière du confort esthétique s'entrelacent en osmose, s'allient et se transfigurent, radieuses ou lugubres, au gré de l'âme du peintre.

    Cet ouvrage qui rassemble une sélection d'oeuvres de Li Chevalier, retrace son parcours , caractérisé par l'élaboration d'un univers esthétique transculturel et multidisciplinaire, entre Orient et Occident, encre et mixed media, peinture et musique... Il s'en dégage pour le lecteur, le spectateur, une émotion esthétique qui transcende les frontières, nous interroge, nous questionne, face aux infinis espaces et à la richesse des confrontations que ces oeuvres dévoilent.

    Au cours des dix dernières années, les oeuvres de Li Chevalier ont été présentées au sein de nombreuses institutions en Asie et en Europe, parmi lesquelles on peut citer le Museo Contemporaneo Rome [MACRO] 2017, la Base Sous Marine de Bordeaux 2014, l'Opéra National de Chine 2013, le Musée des Beaux-Arts de Shanghai 2011, le Musée National des Beaux-arts de Chine 2010; en 2007, la Royal Academy of Arts de Londres a accueilli des oeuvres de Li Chevalier dans son exposition annuelle.

  • Présentation de 130 oeuvres de la collection de Versailles commandées par l'Empereur pendant son règne. Peintures, sculptures et mobiliers qui ont marqué la vie de Napoléon mais aussi ses goûts artistiques et esthétiques.

  • Käfig a 20 ans de danse

    Agathe Dumont

    • Somogy
    • 15 Février 2017

    FR Mourad Merzouki, figure emblématique de la danse hip-hop, revient sur 20 ans de création sousle regard d'Agathe Dumont, chercheuse en danse. Créateur et passeur sans frontières, le chorégraphe développe depuis les années 1990 un langage hiphop métissé, empruntant au cirque, à la danse contemporaine et aux arts martiaux. Que nous dit le parcours de la compagnie Käfig sur l'évolutionsingulière du mouvement hip-hop en France, du succès populaire à la conquête de la scène? Ce récit construit à plusieurs mains interroge les ressortsde la création, l'évolution du geste chorégraphique et les enjeux de la reconnaissance d'une pratique artistique en constante évolution.

    EN Mourad Merzouki, an emblematic figure in hip-hop dance, looks back on 20 years of creation throughthe lens of dance scholar Agathe Dumont. A creator and traveller without borders, the choreographer has developed since the 1990s a hybrid hip-hop language, borrowing elements from the circus, contemporary dance and martial arts. What does the trajectory of the Käfig company tell us about theunique evolution of the French hip-hop movement, from its popular successes to its conquest of the stage? This book, the work of many different contributors, explores the energy of creation, the evolution of the choreographic gesture and the challenges inherent in the recognition of an artistic practice in constant evolution.

  • Avant d'être détruit et reconverti en hôtel de luxe, le lieu emblématique du Carré à Bayonne a vu son espace entièrement investi par le collectif d'artistes 9ème Concept. En co-production avec le Festival Black & Basque et en partenariat avec la ville de Bayonne, une quinzaine d'artistes a été invitée pour l'occasion. Une semaine de création pour une oeuvre artistique collective et monumentale, ouverte au public du 1er au 5 octobre 2014 avant la fermeture définitive du lieu.

  • Lapita : au coeur du Pacifique, ce nom insolite et méconnu est celui d'une civilisation établie depuis près de 3000 ans, en Nouvelle-Calédonie et au Vanuatu. En moins de quatre siècles, sa culture, sa langue et ses traditions se sont disséminées sur 4500 km.
    Cette « vague » lapita est caractérisée par deux éléments marquants : l'introduction par les colons dans cette région du globe des langues austronésiennes (deuxième famille de langues du monde), et une tradition céramique très spécifique. D'une homogénéité exceptionnelle, les poteries lapita sont ornées de décors mêlant motifs géométriques et formes humaines ; cet ensemble cohérent constitue un véritable marqueur archéologique de la progression des peuples de langues austronésiennes dans le Pacifique sud-ouest.
    Depuis un siècle, des générations de scientifique ont travaillé dans cette zone du Pacifique, identifiant environ 200 sites dont chacun a révélé des traces de la culture Lapita.
    La qualité exceptionnelle des décors peints sur ces poteries vieilles de trois millénaires a attisé l'intérêt du grand public pour ces vestiges disséminés sur un territoire grand comme l'Europe.
    Le catalogue montre l'évolution des formes et des décors, mais aussi leur héritage à travers les graphismes traditionnels océaniens.

  • Au début du XXe siècle, la montagne s'ouvre au tourisme automobile. Le Touring Club de France conçoit alors le projet d'une route reliant Thonon et Évian à Nice en suivant la ligne de crête des Alpes françaises. Ce sera « la plus belle route de montagne du monde », la Route des Alpes, inaugurée en juillet 1911. Les touristes qui l'empruntent « des bords gracieux du Léman aux rives ensoleillées de la Côte d'Azur » traversent cinq départements et escaladent neuf cols, certains dépassant 2 000 m d'altitude. À bord de leur propre véhicule ou des confortables autocars de la Compagnie des chemins de fer P.-L.-M., ils découvrent la beauté grandiose et la diversité des paysages de haute montagne. La Route des Alpes, qui a donné naissance à plusieurs variantes, dont la célèbre Route Napoléon, connaît aujourd'hui une grande notoriété populaire grâce aux épreuves du Tour de France cycliste.

  • Emmanuel Régent vit et travaille à Villefranche-sur-Mer et à Paris. Diplômé de l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2001, il est lauréat du prix Découverte des Amis du Palais de Tokyo en 2009.

  • Shahabuddin est né en 1950 à Dacca, au Bangladesh. De son pays d'origine, c'est sans doute la Guerre d'indépendance de 1971 qui le marqua le plus : héro de la libération, il puise la force de ses oeuvres dans ses souvenirs des temps de guerre. Diplômé de l'Academy of Fine Arts de Dacca, Shahabuddin arrive peu après à Paris, en 1974, pour étudier à l'École des Beaux-Arts. Exposé dans de nombreux salons nationaux et internationaux, il obtient notamment la médaille d'argent aux Olympiades des Arts de Barcelone en 1992, dans la catégorie artiste français. En 2014, il est décoré Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres pour son travail en tant qu'artiste en France. C'est autour du mouvement que Shahabuddin construit ses oeuvres. L'artiste ne décrit pas le corps humain, mais en transcrit l'élan et la force musculaire dans des compositions mettant en avant les jambes, ces instruments magiques de locomotion qui traversent le monde. Pour lui, les jambes musculeuses, traduction de l'effort physique, sont également un symbole du dépassement de soi-même. Le corps est comme saisi au vol, une véritable fusion de l'homme avec l'air qu'il traverse.

  • «?Quand on me demande pourquoi je peins, je réponds que l'art fait partie du processus de la vie. Il en émerge et y retourne.?» ?Maxime Zhang Né en Chine en 1967, le peintre et photographe Maxime Zhang choisit la France comme pays d'accueil et d'expression. Rapidement, il s'inspire de l'abstraction pratiquée par les peintres occidentaux tout en y mêlant l'art de ses ancêtres, les artistes des époques Tang et Song ainsi qu'une véritable spiritualité. Cet ouvrage nous plonge dans sa peinture d'une grande liberté créatrice, où la lumière prévaut et guide le spectateur.

  • Beaux et majestueux jumeaux, natifs d'Ishokun, Laissez-moi trouver les moyens de manger, laissez-moi trouver les moyens de boire.
    Beaux et majestueux jumeaux, venez me donner la bénédiction d'un enfant.

    Majestic and beautiful looking twins, natives of Ishokun, Let me find means of eating, let me find means of drinking.
    Majestic and beautiful looking twins, come and give me the blessing of a child.

    Selon une légende yoruba, les singes, dont la connaissance des secrets de la nature surpasse celle des hommes, leur ont envoyé les ibeji, jumeaux unis et inséparables. Dotés d'un statut sacré, ils sont l'objet d'un culte qui s'appuie sur des statuettes, les ere ibeji, commandées par les familles à des maîtres sculpteurs. Les quatre-vingts oeuvres du Bénin et du Nigeria présentées dans cet ouvrage reflètent l'incroyable diversité stylistique et la beauté de ces témoins silencieux d'une tradition séculaire, expression de la richesse créatrice de l'art africain.

    According to Yoruba legend, the ibeji-united and inseparable twins-were sent into the world by monkeys, whose knowledge of nature's secrets surpassesthat of men. Regarded as sacred, they are venerated in a cult based on statuettes, the ere ibeji, which are commissioned from master sculptors by the families of the deceased twins. The eighty works from Benin and Nigeria presented in this book reflect the incredible stylistic diversity and beauty of these silent symbols of an ageold tradition-an eloquent expression of the creative potential of African art.

  • La Princesse Grace de Monaco rêvait de donner une nouvelle vie aux Ballets de Monte-Carlo. Sa fille, la Princesse de Hanovre, a donné réalité à ce souhait en 1985, en créant une nouvelle compagnie permanente : Les Ballets de Monte-Carlo.
    « Il était dommage de ne pas continuer non seulement la tradition mais aussi tant d'innovations dans la danse. Comme elle, comme moi, beaucoup de gens étaient de cet avis et pensaient qu'il fallait absolument renouer avec ces héritages étonnants, exceptionnels qu'ont laissés Diaghilev, Nijinsky et tant d'autres », explique alors la Princesse qui confie la direction de la nouvelle troupe à Ghislaine Thesmar et Pierre Lacotte.
    Pierre Lacotte et Ghislaine Thesmar constituent une compagnie de 37 danseurs. Les deux artistes souhaitent renouer avec l'histoire tout en s'affirmant de leur temps. Leur projet est « de susciter la collaboration créative d'un styliste, d'un peintre, d'un compositeur et d'un chorégraphe sans se borner à reprendre le répertoire des Ballets russes ». Au delà, le propos est d'allier au travers de la danse les deux notions d'élégance et de distinction.
    En 30 saisons, de 1985 à 2015, ce livre vous invite à redécouvrir toute la richesse créatrice des Ballets de Monte-Carlo : des directeurs Pierre Lacotte à Jean-Christophe Maillot ; des chorégraphies de George Balanchine à William Forsythe, Béjart, Kylian, ou Cherkaoui ; des étoiles Ghislaine Thesmar à Bernice Coppieters ; des peintres, scénographes, décorateurs, costumiers : d'Ernest Pignon-Ernest à Ange Leccia, de Jérôme Kaplan à Hedi Slimane, de Dominique Drillot à Gilles Delmas.

  • C'est à l'occasion des soirées qu'elle organise dans son loft au 112 Chambers Street que Yoko Ono réalise ses premières peintures instructions : Smoke Paintings, Painting to Be Stepped On, Shadow Piece. À leur sujet, elle écrit en 1966 : « La peinture instruction divise la peinture en deux fonctions différentes : l'instruction d'une part et la réalisation de l'autre. L'oeuvre devient une réalité quand on la réalise. Les instructions peuvent être réalisées par de très nombreuses personnes de façon très différente. Cela permet à l'oeuvre d'exister sous d'infinies variations que l'artiste ne peut prévoir. Cela introduit la notion de temps dans l'oeuvre. » Ainsi, il est clair pour Yoko Ono que son oeuvre est d'emblée conçue pour être soumise à toutes les formes d'interprétation. Elle est, par définition, inachevée car réactualisée dans la durée, à chaque occasion, par qui le souhaite. Par conséquent, l'oeuvre se nourrit en quelque sorte de l'actualité, de l'histoire et de notre imaginaire, nous qui ne sommes pas seulement des spectateurs, mais des acteurs et des interprètes, désormais.

    C'est en 1969, avec l'invention des Bed-in et la complicité de John Lennon, qu'elle utilise les médias à des fins de communication pour faire passer des messages de paix. Son oeuvre est très largement interactive, elle investit tous les supports et les réseaux sociaux et engage un véritable dialogue avec l'époque.

    On peut s'interroger sur les raisons qui ont longtemps tenu le rôle de Yoko Ono pour mineur (en Europe notamment), alors qu'elle exerce une influence majeure dans l'invention de l'art conceptuel et de l'esprit Fluxus (qu'elle se refuse d'ailleurs à revendiquer). Elle nous dit « Oui » et « Imagine », message optimiste en des temps où la morosité semble gagner la terre entière.

    Aujourd'hui, l'oeuvre est incontournable, d'une extrême actualité, mais encore trop peu connue dans ses formes et sa congruence à l'époque. C'est une des raisons de cette rétrospective, qui se veut fidèle en tous points à l'oeuvre, notamment à la leçon de Yoko Ono : celle de l'expérimentation et du partage. Elle a choisi pour Lyon le titre Lumière de L'aube. Il est générique, car « Lumière » est l'un des mots clés de son oeuvre, il est en même temps ancré dans l'histoire de la ville car il ne peut pas ne pas rappeler l'étrange invention à laquelle les frères Lumière, ses géniteurs, ne prêtaient aucun avenir : le cinéma. Et pour une oeuvre si jeune, celle de Yoko Ono, ce titre est un très beau commencement, une très belle ouverture.

    Première rétrospective en France, cette exposition intitulée YOKO ONO Lumière de L'aube présente plus de cent oeuvres, des poèmes illustrés de 1952 aux grandes installations de 2016, mais aussi des films, des performances. Fidèle à l'esprit de l'oeuvre de l'artiste, l'exposition est à voir bien sûr, mais aussi à entendre et surtout à expérimenter.

  • Vladimir Yankilevsky est né en Russie en 1938 et s'est formé au prestigieux Institut Polygraphique russe de Moscou.
    L'artiste, qui fait partie de l'avant-garde de la scène artistique internationale, vit et travaille aujourd'hui à Paris, ses oeuvres étant exposées dans les capitales les plus en vue (Moscou, Bruxelles, New York, Londres, Stockholm, Paris...
    Ses peintures illustrent une théorie artistique personnelle très sophistiquée qui allie une forte spiritualité à des éléments de tradition russe. Vitaly Patsyukov nous livre dans cet ouvrage et avec une remarquable finesse son analyse de l'oeuvre du peintre« Avec Yankilevsky, la tradition est confrontée à l'inconnu, l'inatteignable, l'infini. L'homme est réconcilié dans son rapport intime avec le monde, tout en étant confronté, dans un état de désemparement et via « la peur et les tremblements » à l'essence même de la vie (...) De cette façon, Yankilevsky transpose l'art dans un monde radicalement différent, dans une nouvelle dimension qui fait abstraction de ce qu'est l'art même».

  • Saïkali

    Collectif

    • Somogy
    • 11 Septembre 2011

    Nadia Saïkali est née en 1936 à Beyrouth.
    Avant-gardiste, l'artiste s'est très rapidement détachée des modes de représentation dits conventionnels pour élaborer un langage propre dont la sophistication se nourrit à la fois d'éléments occidentaux et de réminiscences orientales. Collages, reliefs et mobiles lumino-cinétiques, autant de moyens d'expressions artistiques explorés par la peintre et jalonnant un parcours exceptionnel, qui aujourd'hui en revient aux techniques traditionnelles (huiles sur toile) et aux fondements de l'art. Dans la série Empreintes-Mémoire et Empreintes-Autoportraits, la peinture de Saïkali porte les traces des empreintes corporelles de l'artiste qui, comme la marque première sur la paroi des grottes de la préhistoire, tendent à exprimer un art qui se veut universel. Cet ouvrage retrace le riche parcours artistique de Nadia Saïkali dont chaque tableau est perçu par elle-même comme un fragment, un rivage, une île de son voyage immobile dans l'archipel du temps.

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