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Sulliver

  • Macbeth

    William Shakespeare

    • Sulliver
    • 17 Septembre 1996

    Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points :

    - MOUVEMENT LITTÉRAIRE : Le «grand théâtre du monde» - GENRE ET REGISTRE : La poétique du mal - L'ÉCRIVAIN À SA TABLE DE TRAVAIL : Macbeth, un texte universel - GROUPEMENT DE TEXTES : Les femmes monstrueuses dans la tragédie - CHRONOLOGIE : William Shakespeare et son temps - FICHE : Des pistes pour rendre compte de sa lecture Recommandé pour les classes de lycée.

  • Le revizor

    Nicolas Gogol

  • Otto Dix ; lettres et dessins

    Otto Dix

    • Sulliver
    • 16 Novembre 2010

    À travers la traduction et la présentation de plus de 300 lettres en quasi-totalité inédites, accompagnées de dessins et croquis, cet ouvrage propose un portrait intime et souvent surprenant du grand peintre allemand. L'esprit révolté de Dix, son sens de la dérision mais aussi sa foi en l'humanité y transparaissent.
    Cette correspondance couvre un demi-siècle, des années 1920 aux années 1960. Dix s'isolait fréquemment pour peindre, loin de sa famille : adressées à sa femme Marta, à ses enfants, à des proches, ses lettres au ton familier dévoilent le mari, le père, l'ami. mais aussi le peintre qui s'interroge sur son art, s'inquiète des difficultés pour le faire reconnaître, houspille les galeristes. ou encore le citoyen mis au ban par la société nazie ou peinant à trouver sa place dans l'Allemagne divisée d'après-guerre.
    Les dessins et croquis illustrent la vie familiale et sociale, ils sont faits à main levée, souvent dans le but d'amuser les enfants de l'artiste.

  • Que nous disent les feux rouges ou la carrosserie de notre imprimante ? Pourquoi les magazines pour enfants tutoient-ils leurs lecteurs ? Pourquoi avons-nous des nains de jardin et des nounours ? Y a-t-il une publicité invisible ? Pourquoi la croissance empêche-t-elle de penser ? De quoi libère le libéralisme ? Pourquoi sommes-nous condamnés au travail ? Quel est le lien entre les marques et le territoire ? Pourquoi la télévision remplace-t-elle les arbres ? A quoi sert la bêtise ? Confrontant la réflexion politique et écologique à des valeurs, et donnant à la sensibilité et à l'humour une place qu'ils n'auraient pas perdre, ce livre ne propose pas de théorie toute faite pour assurer la survie de l'espèce.
    Mais à travers ses chapitres brefs et pénétrants, qui sont autant d'analyses de la réalité concrète dans laquelle nous vivons, il nous invite à reprendre à notre compte et à poursuivre l'interrogation. Et nous suggère que, pour remettre sur ses pieds un monde qui marche sur la tête, c'est en chacun de nous que doit s'opérer le rétablissement.

  • Journal de holy head

    David Bosc

    • Sulliver
    • 16 Janvier 2002

    " les journées sont courtes et le soir, j'ai cinq heures à passer tout seul avant d'aller au lit.
    Je serais heureux de parler avec les fermiers ou les boutiquiers, mais pas un seul ne parle anglais. un chien serait de meilleure compagnie que le vicaire, que je connais de longue date. que puis-je faire, sinon écrire toutes les choses qui me passent par la tête ? " holyhead, le 26 septembre 1727.

  • Lorsque Michel Henry découvre la pensée de Marx, il reconnaît celui-ci pour « L'un des plus grands penseurs de tous les temps ». Il entreprend alors de restituer le vrai Marx, de retracer l'unité philosophique d'une pensée dont on ne retient, le plus souvent, qu'une partie. Paraissent ainsi en 1976, chez Gallimard, les deux volumes qui vont révolutionner l'approche du philosophe allemand et attirer les foudres marxistes.

    Les trois textes ici réunis constituent une introduction à la lecture de Marx en insistant tout particulièrement sur le processus intellectuel qui le conduit à définir le socialisme à partir de « l'individu vivant », en lequel il voit le fondement de la réalité économique. Avec Michel Henry il devient possible de comprendre en quoi « Le marxisme est l'ensemble des contresens qui ont été faits sur Marx », et surtout pourquoi un système politique qui méprisait l'individu ne pouvait que disparaître.

  • Nous sommes en 2017. La « « littérature de consommation » envahit l'espace et le temps médiatiques. Amoindrissement du sens critique et appauvrissement de la sensibilité produisent la langue stéréotypée dont le Grand Consensus qui nous gouverne a besoin pour prospérer à marche forcée.
    Pourtant, derrière cette parole soumise, une autre langue persiste en nous, elle attend son heure, et parfois affleure : une émeute émotionnelle alors bouscule le langage, y ouvre des chemins inexplorés, agrandit nos territoires sensoriels, émotionnels, intellectuels. Elle est poésie, au sens le plus authentique, s'étonne d'elle-même et fermente en son lecteur.
    Deux aspirations contraires et complémentaires sont ainsi tour à tour à l'oeuvre dans ce livre :
    - aspiration à la rupture avec la dictature du vacarme organisé ;
    - aspiration à la réconciliation avec notre part la plus sensible et la plus créative.
    Ce texte peut aussi être lu comme un manifeste en faveur de la littérature telle que l'auteur la conçoit, celle qu'il défend comme éditeur à travers la collection Littératures actuelles. Cette collection qui s'est fixé comme objectif, contre toute raison, de ressusciter l'albatros.

  • Herman melville

    Lewis Mumford

    • Sulliver
    • 15 Novembre 2006

    " et c'est ainsi que poursuivants et poursuivi fuirent sur un océan sans bord.
    "

  • Le mépris du peuple est une grande constante de l'Occident et il s'est accru, depuis le siècle des Lumières, au travers de valeurs universalistes déconnectées du réel. La conception de la raison est à son origine, elle qui, dès l'Antiquité, a exclu les sauvages et les esclaves de la cité, pour finalement priver l'individu de la démocratie.
    La raison d'État est le pur produit d'un état intellectuel qui, estimant le peuple hors d'état de se gérer lui-même, lui propose une liberté qui vise à l'administrer sans qu'il lui soit possible de se retourner contre ses maîtres. Alors que la participation politique est la réalité originelle du peuple, en fait de liberté l'oligarchie consolide avant tout la sienne.
    Textes à l'appui, cet essai trace le parcours historique de l'instrumentalisation du peuple jusqu'à la République moderne, il établit que la logique libérale, d'inspiration féodale et monarchiste, relayée par le socialisme d'État autant que par les libertaires, masque l'assujettissement du peuple sous les atours de son bonheur hédoniste.

  • Les systèmes totalitaires ont instauré un rapport spécifique à la création dont la finalité est le plus souvent son utilisation à des fins de propagande.
    Etudier les sept décennies de relations entre les écrivains et le pouvoir en URSS permet de cerner un processus culturel polyphonique au cours duquel les modalités de contrôle que l'Etat exerce sur la culture varient, tout comme les réponses des auteurs. La situation de persécution favorise-t-elle la naissance de nouvelles formes narratives, de nouveaux procédés discursifs? Quelles possibilités de résistance esthétique ou stratégies de contournement la langue littéraire offre-t-elle aux auteurs ? Bref, comment l'Histoire travaille-t-elle au coeur de la littérature et comment la littérature travaille-t-elle au coeur de l'Histoire ? Ces interrogations sur la culture des temps sombres sont ici abordées à partir de quelques destins exemplaires - Velemir Khlebnikov, Isaac Babel, Daniil Harms, louri Olecha, Vassili Grossman, Alexandre Soljenitsyne, Varlam Chalamov...
    - et du dialogue que les oeuvres entretiennent avec les courants artistiques du passé et contemporains. Elles traversent les différents modèles énonciatifs où les traces de la violence d'Etat - mais aussi des tentatives d'y échapper - se concentrent dans le corps de la littérature.

  • Dès l'instant oú les grecs empruntent l'alphabet aux phéniciens pour écrire leur langue, l'etat pointe sous la forme de la cité.
    Langue et écriture se prêtent désormais secours dans son service. comme il y a pour la communication orale une fixation systémique dite phonologie, il y a pour fixer la langue en écrit un système phonématique dont l'etat établit les règles. d'après le codage grec se construit le codage latin, le nôtre, avec son contrôle maximal de la lettre sous ses trois aspects de système de langue écrite, de système de ce qui sert à l'écrire et de système de ce qu'on écrit avec elle sous l'autorité - et quelquefois la censure - de l'etat.
    Ainsi naquirent en gaule romaine deux langues nouvelles: oc au sud, oïl au nord, dont l'auteur suit en parallèle émergence et développement dans un réexamen de l'histoire de france. restera, au xve siècle, à l'etat france, à se bétonner sur l'hégémonie militaire, économique, administrative, littéraire, sous le joug culturel et même psychologique du nord (spécialement de paris) et selon une lente et continue dévoration linguistique du midi.
    Ensuite il parcourra quatre siècles jusqu'au temps du premier empire, oú une france déclarée une et indivisible est devenue un etat intérieurement oppressif, extérieurement conquérant, intellectuellement convaincu de sa supériorité à tout autre.

  • «Commençons par admettre cette tempête, reconnaître qu'il est à nous, ce désastre qui nous sidère.» Admettre, individuellement et collectivement, notre part de responsabilité dans la misère sociale, économique, intellectuelle, spirituelle, morale que nous subissons. Admettre aussi que nous avons, chacun, les ressources pour y résister.
    «La question est depuis longtemps posée : y a-t-il une vie avant la mort ? Nous avons à nous réincarner, bien avant de mourir, remettre le salut au goût du jour : le salut ici et maintenant. Qu'il ne soit plus le chant du lendemain.» Un texte hors normes qui marie la vigueur de l'engagement à la verve de la dénonciation, la précision de l'essai à la forme littéraire avec l'objectif de provoquer une réaction, nous faire ouvrir les yeux sur la manipulation des valeurs humaines universelles au profit du matérialisme.

  • Grand écrivain dont le style était unanimement admiré, même par ses adversaires, Jean-Jacques Rousseau n'avait pas cependant l'écriture facile.
    De cet ennemi de la correspondance, ne nous sont pas moins parvenues quelque 2 700 lettres écrites de 1730 à 1778. Une vie d'homme n'est pas uniforme, et celle de Rousseau moins que toute autre, aussi ses lettres sont-elles d'une grande diversité. Certaines sont familières ou personnelles, révélatrices d'un tempérament susceptible de passions ardentes. Certaines, touchantes, vont à celle qui partagea son quotidien pendant trente-trois ans et n'hésita jamais, à partir de 1762, à le suivre dans son exil.
    La correspondance révèle aussi, chez ce solitaire par choix et par force, son besoin d'autrui, son exigence de compréhension toujours déçue, sa conception intransigeante de l'amitié. "Je fus ami si jamais homme le fut", assure-t-il dans Les Confessions. Autre Rousseau encore, et qu'on ne pouvait ignorer, le philosophe qui constitue son " magasin d'idées" et surtout, en 1756, la lettre qu'il adresse, sur la Providence et la théodicée, au Voltaire du Poème sur le désastre de Lisbonne.
    Autre Rousseau enfin, celui qui s'exprime, de plus en plus angoissé, quand, après les désastres de Môtiers et de l'île de Saint-Pierre, il pénètre dans l'univers effrayant de la paranoïa des dernières années. Il serait artificiel de présenter cette correspondance selon un ordre thématique. Mais suivies une à une, dans l'ordre chronologique, les 78 lettres de ce florilège font percevoir les étapes successives d'une vie, d'une carrière et d'une pensée.

  • Quasi amnésique, Ambre vit dans un foyer où la visitent des hommes de passage. Elle a perdu le fil de sa vie.
    En quête d'elle-même et de sa dignité bafouée, c'est pour elle une évidence : elle s'envolera pour le territoire le plus chargé en mémoire et le plus souffrant du globe, la Palestine.
    Un périple à travers les ruines de son passé (sa mère décédée à sa naissance ; son père abusif qu'elle ne peut s'empêcher d'aimer...). Et par ce voyage elle découvrira un peu de cette terre où s'affrontent depuis si longtemps « les infidèles et les mécréants ». Ainsi, réapprenant à se connaître, apprend-elle en parallèle le monde où il lui faudra exister.
    Parcours de vie, mais surtout parcours de vie intérieure, tant cette héroïne toute de fragilité et de résilience illustre avec justesse la quête aveugle mais déterminée à laquelle est vouée chaque conscience.

    Si la dépossession de l'héroïne évoque parfois celle de L'Étranger d'Albert Camus ; si la narration se rapproche parfois du conte, épousant alors le ton du Petit Prince de Saint-Exupéry ; le jeune auteur de ce roman d'une remarquable maturité littéraire se réclame d'abord de la spiritualité engagée d'un Hermann Hesse.

  • Instrumentalisés plus ou moins ouvertement par un pouvoir politique devenu commanditaire, la culture et l'art entrent dans une démarche utilitariste et produisent alors des effets pervers. Le spectaculaire, qui correspond à une utilisation politique de l'art envisagée dans une logique de domination et de rationalisation adaptée à un environnement historique, mystifie souvent le récepteur.
    Cette logique est présente à toutes les époques, même si le contexte historique qui s'étend de la Révolution à la fin de la Seconde Guerre mondiale autorise des mises en perspective plus nettes.
    Dans ce contexte, l'opéra, qui réunit les arts dans une expression synthétique, a été, en sa qualité d'art de l'extraordinaire, rapidement investi d'une fonction de propagateur d'idées. De la tragédie lyrique au drame wagnérien, finalité politique et stratégie spectaculaire sont généralement pensées conjointement, soulignant les enjeux idéologiques de l'oeuvre.
    Si, ainsi que le souligne Guy Debord, le spectacle déversé par les médias est la principale caractéristique de la société contemporaine, cet essai nous montre que cette situation s'appuie sur des pratiques très anciennes.

  • C'est à une véritable "visite guidée" d'une Europe baroque encore méconnue, que nous convie ce livre. L'Europe baroque : écartelée entre vieux et Nouveau monde, Réforme et Contre-Réforme, foi et science, et leurs dogmes opposés. Contrairement au classicisme tourné vers le passé, le Baroque, épris de nouveauté, invente, magnifie la mode, glorifie le "jeunisme" (Don Juan), parie sur l'avenir et met en procès le patriarche. Après avoir conquis le monde et le ciel, il explore les nouvelles découvertes de terres inconnues de l'âme, de la conscience et de l'imaginaire. La rhétorique des passions envahit tous les arts, gagne la politique et la société du spectacle et du moi, de l'image, de l'illusion. A travers personnages de fiction et personnages historiques, poésie, théâtre et opéra, D'un temps d'incertitude nous amène à redécouvrir avec étonnement et émotion une époque dans laquelle la nôtre plonge ses racines.

  • En 1925, face à ce qu'il perçoit comme une crise culturelle de 1'occident, josé ortega y gassez s'interroge sur l'évolution des formes artistiques vers un " art nouveau " sans forme humaine oú prédominent le jeu et le non-sens.
    La déshumanisation de l'art explore. les conséquences esthétiques et sociales du conflit entre ces avant-gardes et la culture bourgeoise triomphante. ortega proclame la décadence des genres traditionnels, mais montre qu'elle implique une rupture entre minorités et masse. et il pose une question qui dérange: " pourquoi les vieux auraient-ils maintenant toujours raison contre les jeunes ?".

  • À travers un récit imaginatif et lyrique, Anne Vernet décrit la mutation d'une civilisation humaine qui aurait choisi la voie de la division. Nous sommes en 2091 : la caste dominante jouit des "libertés ouvertes", la masse de la population étant assujettie aux "libertés fermées". Après un cataclysme écologique et deux guerres révolutionnaires avortées, la mondialisation est enfin achevée, les règles clairement affichées : "Toute communauté se partage entre l'élite et la multitude. La première se compose des créateurs de richesses et gens éclairés, la seconde de la masse du peuple".
    Quand on sait que ce texte de Hamilton a effectivement servi. au XVIIIe siècle, à jeter les bases des États-Unis d'Amérique, on mesure combien le monde inventé par Anne Vernet plonge ses racines dans le nôtre, dont-il constitue une satire décapante.
    Anne Vernet nous entraîne dans le tourbillon de l'espace-temps : son héros, qui vit en 2168, est un historien en quête de vérité qui reconstitue par fragments le monde de 2091 qui s'est brutalement effondré. Une vérité du passé qui pourrait inverser l'évolution du déclin de la civilisation.

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