Syllepse

  • Comme un goût de révolution : autobiographie d'une Black Panther Nouv.

    Enfant des ghettos de Philadelphie, adolescente noire dans un monde violent, militante révolutionnaire, chanteuse, cheffe du Black Panther Party : dans ce récit captivant, Elaine Brown revient sur sa vie, ses engagements, ses déchirements.
    Née en 1943, Elaine Brown s'engage en politique progressivement, puis, en avril?1968, après l'assassinat de Martin Luther King, rejoint le Black Panther Party, créé deux ans plus tôt à Oakland. Chanteuse, elle enregistre deux albums pour le parti. En 1971, elle entre au comité central et en devient le ministre de l'information. Elle accepte la direction du Black Panther Party en 1974, quand Huey P. Newton part en exil à Cuba.
    Cette plongée vibrante dans le parcours et l'expérience d'Elaine Brown ne passe sous silence ni ses erreurs, ni ses trahisons à ses propres engagements, ni les errements de cette formidable aventure collective, qui demeure un grand moment de l'histoire des mouvements de libération. Avec ce récit, Elaine Brown nous invite à repenser l'émancipation, la révolution, l'intime et le politique.

  • Liberté et démocratie pour les peuples d'Ukraine

    Collectif

    • Syllepse
    • 30 Mars 2022

    Donner la parole à ceux et à celles qui, en Ukraine, en Russie ou ailleurs, s'opposent à l'invasion de l'Ukraine par l'armée de Poutine?: les féministes, les syndicalistes, les cyber­partisan·es, les citoyen·nes, les volontaires...
    Mais aussi proposer des clés de ­compréhension du conflit.
    Ce livre se veut également un acte de solidarité avec les peuples d'Ukraine en résistance contre l'agression russe.

  • Petite histoire politique des banlieues populaires

    Hacène Belmessous

    • Syllepse
    • 31 Mars 2022

    L'histoire récente des banlieues populaires demeure un terrain en grande partie délaissé et inexploré. Pourtant, ces lieux concentrent depuis plusieurs décennies tous les débats, toutes les polémiques, toutes les fractures qui témoignent d'une société française qui ne sait pas comment aborder ces quartiers de relégation où dominent la pauvreté et la ségrégation. Évoquer ces quartiers, c'est convoquer toute la série de fantasmes qui servent de support aux pratiques discriminatoires quotidiennes : ils formeraient la dernière étape avant le « grand remplacement », des « zones de non-droit » qui mettraient l'ordre républicain à feu et à sang... Revenir sur l'histoire politique de ces quartiers, de ces villes, de ces banlieues c'est constater que le droit commun n'y a jamais été instauré malgré les promesses d'égalité républicaine par les promoteurs de la politique de la Ville. C'est aboutir à ce constat implacable: la République, dans les banlieues populaires, c'est pour leurs habitants quarante années d'humiliations sociales.
    Cet ouvrage s'efforce de décrire et analyser ce qui s'y est joué durant cette période en abordant avec profondeur et de façon incisive une série de questions : la police, le logement social, l'islam, la politique de la Ville, les politiques conduites dans ces quartiers par les partis politiques aux affaires (de droite comme de gauche), etc. Pour cela, l'auteur s'est appuyé sur des archives locales de communes emblématiques (La Courneuve (93), Mantes-la-Jolie (78), Vaulx-en-Velin (69), Vénissieux (69), Montfermeil (93)...), des documents étonnamment souvent jamais consultés, et sur des entretiens avec des personnages historiques de l'histoire urbaine récente.

    Cette histoire politique des banlieues livre finalement en creux ce qu'elles ont toujours incarné : les démons des mauvaises consciences françaises.

  • Flora Tristan : une insoumise sous le règne de Louis-Philippe Nouv.

    Flora Tristan : une insoumise sous le règne de Louis-Philippe

    Olivier Gaudefroy

    • Syllepse
    • 21 Avril 2022

    Avec cette biographie, Olivier Gaudefroy nous propose de découvrir les multiples facettes de la vie de Flora Tristan.
    Enfant illégitime d'un colonel de l'armée espagnole, elle se définissait elle-même comme une «?paria?», une exclue, non seulement en raison de sa condition de fille naturelle mais aussi à cause de son ressenti de déclassement social et de sa subordination au système patriarcal.
    Très vite, elle épouse la cause ouvrière, elle prône l'unité ouvrière internationale et se bat pour faire prendre en compte le combat féministe dans le socialisme. Mariée à un homme violent, elle échappe au féminicide.
    Dans son combat, elle se lie aux grandes figures du féminisme anglais. Son voyage au Pérou, à la recherche de ses origines paternelles, lui permet de découvrir et de dénoncer l'esclavage.
    Plus tard, de son enquête à Londres sur la condition ouvrière, naîtra un ouvrage de sociologie, Promenades dans Londres, qui connaîtra un large succès.
    Immergée dans les débats du mouvement socialiste de l'époque, Flora Tristan écrit Union ­ouvrière, qui devient une référence. Elle sillonne la France et donne de multiples conférences pour la promotion du livre qui la conduisent sur les routes de l'est et du sud de la France. Ce périple lui provoque un épuisement fatal.

    Son dernier combat, pour la construction d'une organisation ouvrière indépendante, où la libération du prolétariat ne se fera pas sans libération des femmes, reste une de ses contributions les plus importantes à l'histoire du mouvement ouvrier français.

  • Laïcité : une aspiration émancipatrice dévoyée Nouv.

    Laïcité : une aspiration émancipatrice dévoyée

    Roland Pfefferkorn

    • Syllepse
    • 5 Mai 2022

    Dans une première partie, Roland Pfefferkorn revient sur le long processus de laïcisation de l'État en France depuis le 17e siècle et dont la Révolution de 1789 approfondira le développement sans pour autant encore le parachever; Napoléon Bonaparte reviendra d'ailleurs sur certains de ses acquis.
    La seconde partie porte sur les avancées de la laïcité historique vers la liberté de conscience et la séparation des Églises et de l'État avec les lois laïques scolaires de?1882 et?1886 qui permettront d'écarter les tutelles religieuses. La loi de 1905, dont l'auteur nous décrit les conditions d'adoption, parachèvera cette évolution.
    La troisième partie traite d'abord des points aveugles ou des impensés de cette République laïque, présumée porteuse de valeurs universelles et de progrès. L'idéal laïque est abandonné quand elle poursuit l'aventure coloniale et se montre peu soucieuse des droits de celles et ceux qui subissent les rapports de domination patriarcaux et bourgeois. Les femmes sont scolarisées à part, et écartées du «?suffrage universel?».
    En 1914, la «?religion de la patrie?» triomphe et l'idéal laïc est brisé. Après 1945, des arrangements sont obtenus par l'Église catholique, en particulier avec la loi Debré de 1959 qui lui concède d'importants subsides financiers.
    Un dernier chapitre est consacré au tournant, intervenu à partir des années 1990-2000, qui se traduit par un dévoiement identitaire et autoritaire de la laïcité historique. Cette reconfiguration de la laïcité discrimine les musulman·es, et en premier lieu les femmes. Elle tourne le dos aux principes de liberté et d'égalité et à la séparation des Églises et de l'État.
    De plus, depuis les années 2000, des lois successives consacrent une rupture radicale avec la laïcité historique, tandis que se réaffirme une nouvelle proximité de l'État avec l'Église catholique.

    La question de la laïcité devient alors un fer rouge qui travaille la société française dans un sens régressif par rapport à ses idéaux originels.

  • Banque mondiale : une histoire critique

    Eric Toussaint

    • Syllepse
    • 13 Janvier 2022

    Des clés pour répondre à une série de questions concernant cette institution mondiale.
    La Banque mondiale cherche-t-elle à combattre la pauvreté dans le monde?? Quel est le bilan de son action qui s'étend sur plus de sept décennies?? Qui dirige la Banque mondiale et comment fonctionne celle-ci?? Quels sont ses rapports avec les grandes puissances et en particulier avec les États-Unis?? Quelles relations entretient-elle avec d'autres grandes institutions internationales comme l'ONU, le FMI, l'OMC?? Pourquoi les politiques qu'elle recommande ne garantissent pas aux populations la satisfaction de leurs besoins fondamentaux et de leurs droits?? Pourquoi la Banque mondiale soutient-elle des régimes dictatoriaux?? Pourquoi intervient-elle pour déstabiliser ou aider à renverser des gouvernements qui cherchent une voie originale?? Pourquoi affirme-t-elle qu'une montée des inégalités est nécessaire au développement?? Pourquoi affirme-t-elle que les pays du Sud doivent s'endetter pour se développer?? A-t-elle une responsabilité dans l'éclatement des crises de la dette des pays en développement?? Quel est l'impact de son action sur la sécurité alimentaire, sur l'environnement, sur la santé publique, sur les femmes, sur ceux et celles qui vivent de leur travail??
    Ce livre adopte une démarche chronologique pour analyser la Banque mondiale des origines à 2021.

    La Banque mondiale dans son contexte politique et géostratégique?: les Philippines, la Turquie, l'Indonésie, la Corée du Sud, le Mexique, l'Équateur, le Rwanda et le ­Timor Oriental.

  • L'autogestion en Algérie : une autre révolution ? (1963-1965) Nouv.

    L'autogestion en Algérie : une autre révolution ? (1963-1965)

    Mohammed Harbi

    • Syllepse
    • 21 Avril 2022

    En 1962, à l'indépendance de l'Algérie, un million d'hectares, des centaines d'entreprises sont délaissés par leurs propriétaires coloniaux. Spontanément, paysans et travailleurs s'en emparent. Reconnaissant officiellement cette situation, le nouveau gouvernement promulgue plusieurs décrets en mars 1963 : la gestion des biens déclarés vacants et des biens « anormalement exploités » sera assurée par les travailleurs.

    Autogestion?: le mot est lancé et le processus officialisé, avec de nouvelles structures, notamment le Bureau national d'animation du secteur socialiste, sous la responsabilité de Mohammed Harbi, qui mobilise militants et chercheurs, algériens et français.

    Les résistances sont fortes?: l'armée s'octroie une bonne partie des terres, dans beaucoup d'entreprises et de fermes le pouvoir des travailleurs est confisqué par une nouvelle bourgeoisie qui entend accaparer la révolution à son profit avec la complicité de l'administration.

    Dans ce recueil qu'il introduit, Mohammed Harbi a sélectionné une série de rapports d'enquêtes sur le terrain, d'articles de l'hebdomadaire Révolution africaine dont il était le directeur, de textes et documents, pour la plupart inédits ou jusqu'ici inaccessibles.

    Soixante ans après l'indépendance de l'Algérie, alors que le Hirak réclame une nouvelle révolution, ce livre vient rappeler l'histoire d'une autre révolution possible, celle de l'autogestion algérienne.

  • Apprendre à transgresser ; l'éducation comme pratique de la liberté

    Bell Hooks

    • Syllepse
    • 3 Octobre 2019

    Si bell hooks est connue pour son engagement féministe, l'articulation de cet engagement avec les pratiques dans le domaine de l'édu- cation et de la pédagogie a été peu débattue en Europe.
    Ce livre est un recueil d'essais sur la péda- gogie de l'émancipation qui aborde non seulement l'importance du féminisme dans les salles de classe mais aussi l'articulation de la théorie et de la pratique dans la lutte fémi- niste afro-américaine.
    Hooks y parle de solidarité et d'économie politique, et de la façon dont la pédagogie des opprimés à laquelle elle a été formée par Paulo Freire peut s'appliquer à l'émancipation des Afro-américaines. Des cas particuliers y sont décrits pour souligner l'importance de l'enseignant·e dans la pratique de la liberté.
    La traduction de cet ouvrage présente un intérêt bien au-delà du monde uni- versitaire francophone. bell hooks est une enseignante-chercheuse mais son travail trouve une résonance tant dans la théorie que dans les pratiques politiques. Ainsi, Apprendre à transgresser parlera aux lecteurs·rices intéressées par le féminisme, par les pratiques éducatives et par les stratégies antiracistes. C'est d'ailleurs ce qui la distingue de beaucoup d'ouvrages féministes publiés en français : le déploiement de la théorie en pratique de l'enseignement et la transformation de la salle de classe en lieu d'émancipation.
    Les pratiques éducatives françaises et la sin- gularité des élèves dans le contexte scolaire ont été débattues en France ces deux der- nières années, et ce livre apporte un regard différent en décrivant des stratégies d'ensei- gnement dans un monde multiculturel.
    Par ailleurs, l'intérêt du public pour l'inter- sectionnalité et le féminisme antiraciste s'est développé en France. Le modèle universa- liste français étant réinterrogé et la question de l'identité plus que jamais d'actualité, l'ouvrage de hooks constitue une contribu- tion importante au débat, que ce soit dans le champ disciplinaire des sciences humaines et politiques et dans le milieu associatif fémi- niste, LGBT et antiraciste.

  • Contre l'antisémitisme et pour les droits des Palestiniens

    Pierre Stambul

    • Syllepse
    • 28 Octobre 2021

    L'oppression d'un peuple peut-elle cacher l'oppression d'un autre?? Le conflit israélo-palestinien est au coeur de cette interrogation. Pierre Stambul entend ici dénouer les fils inextricables de cette question. Il revient sur la genèse et les formes de l'antisémitisme et sur l'apparition du sionisme présenté comme réponse aux persécutions dont sont victimes les Juif·ves en Europe. Pour autant, la fondation de l'État d'Israël n'a pas éteint l'antisémitisme.
    La nouvelle terre d'accueil née avec l'État ­d'Israël s'est développée aux dépens d'un autre peuple, le peuple palestinien dont les souffrances et l'oppression ne peuvent être indifférentes à ceux et celles qui luttent contre le racisme et l'antisémitisme, nous dit l'auteur.
    L'ambition émancipatrice des peuples juifs d'Europe et d'ailleurs ne peut s'incarner dans un État colonial qui opprime les Palestiniens et les Palestiniennes. Il convient, ajoute l'auteur, de récuser l'équation Juif =?sioniste et donc antisioniste =?antisémite. Une confusion savamment entretenue par les défenseurs d'un ordre mondial fait de guerres et de domination, qui entend disqualifier tous ceux et toutes celles qui s'opposent à toutes les formes de domination et de racisme.
    «?Au contraire, la lutte contre l'antisémitisme doit retrouver l'universalisme de l'époque où une majorité de Juifs considéraient que leur émancipation, comme minorité opprimée, passait par l'émancipation de toute l'humanité?», conclut l'auteur, qui avec ce récit historique concis propose des clés pour comprendre.
    En annexe, un article, traduit du yiddish et publié en 1938 dans la presse de l'Union générale des travailleurs juifs (Bund), très influent en Pologne, qui était opposée au projet sioniste, vient éclairer le débat.

  • Communisme queer : pour une subversion de l'hétérosexualité Nouv.

    Communisme queer : pour une subversion de l'hétérosexualité

    Federico Zappino

    • Syllepse
    • 12 Mai 2022

    Pour Federico Zappino, bien plus qu'une orientation sexuelle, l'hétérosexualité « définit les hommes et les femmes en tant que tels, d'une manière qui ne se distingue pas de l'inégalité et de la hiérarchie ».
    « Ne cherchez pas les bureaux de cette institution [l'hétérosexualité] dans un gratte-ciel du centre-ville ou dans un quelconque ministère du gouvernement ;
    Son influence est à ce point omniprésente dans la société actuelle qu'on pourrait presque affirmer qu'elle est dans l'air que nous respirons » (Mariana Valverde).
    La thèse défendue ici fait de la subversion de l'hétérosexualié un élément du bouleversement des fondements des inégalités de genre et de sexe, dont se nourrit le capitalisme. L'auteur fait le pari de la nécessité d'une lutte commune pour toutes celles et ceux en proie à sa domination. L'objectif de cet ouvrage n'est donc pas seulement de décortiquer les mécanismes du « mode de production hétérosexuel » : c'est une invitation à discuter les espaces de luttes communs entre les minorités de genre et de sexe, ainsi que la possibilité de nouer des alliances entre groupes sociaux avec comme horizon une société sans classes.
    C'est autour de ce fil conducteur que, dans le contexte de l'essor des mouvements féministes post-#Metoo et de la pensée intersectionnelle, l'auteur propose une réflexion originale et stimulante, naviguant entre les théoriciennes queer, de Judith Butler à Monique Wittig, et les figures de la pensée marxiste telles qu'Antonio Gramsci ou Toni Negri.
    Federico Zappino, dont l'ouvrage a connu un retentissement certain en Italie, alterne avec aisance et ironie réflexions philosophiques et exemples concrets.
    Il s'agit de son premier livre publié en français.

  • Au nom des femmes : "fémonationalisme", les instrumentalisations racistes du féminisme

    Sara R. Farris

    • Syllepse
    • 2 Décembre 2021

    Alors qu'en France, une série de dispositions racistes et islamophobes ont été adoptées au nom de l'émancipation des femmes et de la lutte contre le «séparatisme», la traduction de ce livre pionnier vient à point nommé.
    Sara R. Farris explore l'émergence de discours et de revendications concernant les droits des femmes émanant d'un ensemble improbable de partis politiques nationalistes de droite, de néolibéraux·ales et de théoricien·nes et responsables politiques féministes en France, en Italie et aux Pays-Bas. Pour décrire cette exploitation et cette assimilation de thématiques féministes dans leurs campagnes islamophobes et xénophobes, l'autrice a forgé le terme «fémonationalisme».
    Sara R. Farris démontre qu'en qualifiant les hommes musulmans de dangereux pour les sociétés occidentales et d'oppresseurs à l'égard des femmes tout en insistant sur la nécessité qu'il y aurait à sauver les femmes musulmanes et immigrées, ces groupes et ces politiques d'État se servent de l'égalité de genre pour justifier leur rhétorique et leurs politiques racistes.
    Cette pratique a, selon elle, également un rôle économique. L'autrice analyse comment les politiques néolibérales d'intégration et ces groupes féministes canalisent les femmes musulmanes et immigrées non-occidentales vers les industries ségrégatives du soin à autrui et des services domestiques tout en affirmant promouvoir leur émancipation.
    Au nom des femmes est une vaste étude sur les liens entre le racisme et le féminisme qui décrit également comment les femmes non-occidentales sont instrumentalisées pour servir une série d'objectifs politiques et économiques.
    Nourri de l'analyse minutieuse, dans ces trois pays, des programmes politiques des partis d'extrême droite ainsi que des propos tenus par d'importantes personnalités politiques et universitaires ou encore des politiques d'intégration, l'ouvrage de Sara R. Farris documente de manière fouillée l'essor actuel de cette tendance de l'extrême-droite et des États à instrumentaliser le féminisme pour motiver son discours xénophobe.

  • Staline

    Léon Trotsky

    • Syllepse
    • 28 Octobre 2021

    Parmi les tyrans qu'a connus le 20e siècle, Staline occupe une place particulière. Durant sa longue période de domination, le «petit père des peuples» a été adulé par des millions d'exploité·es et d'opprimé·es à travers le monde car son nom, associé à la révolution d'Octobre, était synonyme d'émancipation et de liberté...
    Intellectuel·les et artistes occidentaux ont participé activement à cet aveuglement. De nombreux ouvrages historiques sont parus sur le personnage, mais peu ont tenté de comprendre plus fondamentalement les processus sociaux et historiques qui ont permis l'émergence du dictateur.
    Peu avant son assassinat par le despote du Kremlin, Léon Trotsky, principal opposant à Staline, a entrepris d'écrire cette biographie. Disposant de sources de premières mains, lui qui a été au coeur du Parti bolchevique et a connu les protagonistes clés de cette cruelle histoire, il nous propose ici à la fois un portrait perçant du militant géorgien qui se hisse par la ruse et la brutalité au sommet du Parti bolchevique et une analyse pénétrante des bouleversements qu'a pu connaître la Russie soviétique et qui ont ouvert la voie à la dégénérescence des idéaux qui l'avaient portée.
    Il s'agit de la première édition intégrale en français du manuscrit original conservé à Harvard, dont de larges parties ont été ignorées des éditions précédentes.

  • Désobéissances ferroviaires

    Christian Mahieux

    • Syllepse
    • 3 Mars 2022

    Les cheminot·es occupent une place particulière dans l'histoire des luttes sociales qu'ils et elles ont encore pleinement occupé récemment durant le mouvement pour s'opposer à la contre-réforme des retraites.
    Cette combativité s'inscrit dans une longue tradition de luttes qui a secoué le rail depuis le début du siècle. Ce sont certains de ces moments importants qu'a connus la SNCF que nous propose l'auteur.
    L'ouvrage s'ouvre sur la grande grève de 1910 où le sabotage a été plusieurs fois pratiqué durant le conflit en écho à des luttes similaires en Italie. L'autre grand rendez-vous historique des cheminot·es sera la résistance contre l'occupation nazie sur lequel l'auteur revient en détail.
    En 1947, les luttes du rail reprennent et elles verront encore des pratiques de sabotage durement réprimées avec 1 391 sanctions prononcées pour des faits directement liés à la grève, dont 93 licenciements. Quelques années plus tard, lors de la guerre d'Algérie, ce sont les voies qui sont occupées et les trains bloqués contre le rappel des jeunes sous les drapeaux pour les besoins de la guerre coloniale. En 1962, les conducteurs de train refusent la veille automatique qui supprime le deuxième agent en cabine de conduite.
    En 1982, un nouveau mouvement social inédit, qui porte sur les rémunérations, l'emploi et les conditions de travail touche les gares avec la grève de la pince où les contrôleurs et les contrôleuses se refusent à contrôler les billets.
    Trois ans plus tard, ce sera une grève de l'astreinte qui oblige certains agents à répondre à tout appel pendant les repos, les journées chômées. Suivra la grève des réservations dont l'auteur, comme les conflits précédents, nous raconte les raisons et le déroulement.
    Plus tard, en 1997, ce sont encore des voies qui sont occupées, et des trains bloqués, contre les expulsions de demandeurs d'asile. Christian Mahieux ne raconte pas ici toutes les grandes grèves cheminotes mais explique comment, à travers les générations, se sont transmis un esprit et des pratiques de résistance sociale individuelle et collective, dans un milieu où l'« obéissance passive aux signaux » est la règle de base.
    Et cette histoire n'est pas close, à n'en pas douter.

  • Des classes dangereuses à l'ennemi intérieur : capitalisme, immigrations, racisme

    Saïd Bouamama

    • Syllepse
    • 28 Octobre 2021

    « L'«immigré» fonctionne [...] comme un extraordinaire analyseur des régions les plus obscures de l'inconscient. » C'est par cette citation de Pierre Bourdieu que s'ouvre ce livre, aboutissement de plusieurs dizaines d'années de recherches et de militantisme.
    Tout au long d'une traversée intellectuelle où sont évoqués la conquête des Amériques et les théories raciales du 19e siècle, mais aussi les violences policières contemporaines et le capitalisme colonial, les premières immigrations européennes en France au 19e siècle mais également l'islamophobie actuelle ou encore la guerre d'Algérie, on lira une pensée puissante, qui se déploie et fait émerger une réflexion singulière et des perspectives politiques sur les problématiques qui agitent nos sociétés.
    Saïd Bouamama propose une large réflexion historique et politique sur les liens entre racisme, immigrations et capitalisme, et fournit ainsi un arsenal théorique à tous ceux intéressés au démantèlement de ce système.

  • écrits politiques (1948-1965)

    Mehdi Ben Barka

    • Syllepse
    • 28 Octobre 2021

    Paru pour la première fois en 1999 avec une préface de François Maspero et une introduction de René Gallissot, cette réédition bénéficie d'une nouvelle introduction de Bachir Ben Barka et de textes issus de conférences, articles, interviews et éditoriaux publiés dans le journal l'Istiqlal, dont Mehdi Ben Barka était le directeur.
    Les 26 textes sont présentés dans l'ordre chronologique de publication, rendant compte de l'évolution des problèmes auxquels la construction du Maroc indépendant et les processus de décolonisation ont été confrontés.
    Ils traitent aussi bien de l'enseignement, de l'agriculture, de l'économie que des relations ­franco-maghrébines.
    Les notes, la chronologie et l'index donnent des repères sûrs aux lectrices et lecteurs, rendant ­accessibles à un jeune public les questions - toujours ­actuelles - de l'époque.
    Combattant de l'indépendance du Maroc, président de l'Assemblée consul­tative, opposant socialiste au roi ­Hassan II en exil, Medhi Ben Barka a tenté de fédérer les mouvements anticolonialistes et révolutionnaires au sein de la Tricontinentale. Il est enlevé à Paris, assassiné, en octobre?1965.

  • La race tue deux fois ; une histoire des crimes racistes (1970-2000)

    Rachida Brahim

    • Syllepse
    • 14 Janvier 2021

    «De telles listes sont dressées depuis les années 1970. Compilées par plusieurs générations de militants, elles sont enfouies dans les caves des archives associatives et présentent toutes le même format, à la fois sec et funeste. On y trouve la date du crime, le nom de la victime, suivis d'une ou deux phrases laconiques. Elles frappent par leur rudesse, leur longueur et leur nombre. Poser une liste conduit inexorablement à en trouver une autre quelques jours plus tard. Ces listes expriment l'idée d'une injustice. Elles dénoncent le racisme et l'impunité du racisme. Elles pointent du doigt les crimes, mais également la grande majorité des procès qui ont fini par des peines légères avec sursis ou des acquittements, quand ce n'est pas un non-lieu qui est venu clore l'affaire.
    Elles disent en substance que la racialisation, autrement dit le fait de placer des personnes dans une catégorie raciale afin d'asseoir un rapport de pouvoir et d'en tirer profit, tue deux fois. La première violence touche à l'intégrité physique de la personne. La seconde violence a lieu à l'échelle institutionnelle. Elle est une conséquence du traitement pénal qui ignore la nature raciste des crimes jugés.» De la grande vague de violence de 1973 dans le sud de la France aux crimes policiers des années 1990 en passant par les crimes racistes jalonnant les années 1980, cet ouvrage, issu d'une base de données de plus de 700 cas, nous invite à prendre la mesure de cette histoire à l'heure où le racisme institutionnel et l'action de la police continuent chaque année à être à l'origine de nombreux morts.

  • Ernest Mandel : un révolutionnaire dans le siècle

    Jan Willem Stutje

    • Syllepse
    • 3 Mars 2022

    Né de parents juifs, Ernest Mandel est élevé dans un foyer socialiste de gauche. Il rejoint, en 1939, la petite section belge de la 4e Internationale et participe à la résistance antinazie; il est arrêté par deux fois, s'évade. Arrêté une troisième fois, il est envoyé dans un camp de travail nazi.
    Après la guerre, il devient un membre influent du mouvement syndical belge. Dans les années 1960, il publie des ouvrages de théorie économique marxiste qui seront édités dans de multiples langues, à des millions d'exemplaires. En 1963, il est exclu du Parti socialiste belge, avec les membres de son aile gauche, et participe alors à la création de la Ligue révolutionnaire des travailleurs (LRT).
    Durant toutes ces années, il est l'un des principaux animateurs de la 4e Internationale et parcourt le monde. Il est présent à Cuba où il se lie à Che Guevara. Il est actif dans le soutien au FLN algérien dans sa lutte de libération et aux mouvements de guérilla latino-américains. On le retrouve en Pologne et en Allemagne de l'Est où il entre en contact avec les dissidents.
    Décédé d'une crise cardiaque en 1995 à Bruxelles, Ernest Mandel a été l'un des intellectuels marxistes antistaliniens les plus en vue de la seconde moitié du 20e siècle. Ses écrits ont été publiés dans plus de quarante langues. Son dernier ouvrage majeur, Le troisième âge du capitalisme, a eu une large influence sur le renouveau de la pensée marxiste.
    Pour l'écriture de cette biographie, Jan Willem Stutje a eu accès aux archives privées d'Ernest Mandel.
    Il a également interviewé de nombreuses personnalités qu'il a connues. Il raconte ici également les relations entrenues par Ernest Mandel avec des intellectuels de renom, comme Jean-Paul Sartre, Ernst Bloch ou Perry Anderson. Le livre offre également des détails fascinants sur la vie privée, parfois tragique, de l'homme.

  • «Ce livre est parti d'un désir et d'une nécessité: partager les expériences, les rencontres et les émotions qui nous ont traversées au coeur de la révolution du Rojava. Un désir, parce qu'autant de beauté, d'énergie et d'espoir doivent être diffusés le plus largement possible et doivent pouvoir imprégner chacune de nos vies, chaque lutte à travers le monde. Une nécessité parce qu'il est de notre responsabilité de ne pas faire de ce temps au Rojava une expérience personnelle, mais de faire connaître le projet et la réalité révolutionnaire de celles qui nous ont tant appris.».
    L'ouvrage que vous tenez entre vos mains a été pensé collectivement et écrit par des femmes : internationalistes, mères, journalistes, militantes, principalement françaises, qui ont passé de quelques jours à plusieurs années au coeur de la plus jeune révolution du Moyen-Orient.
    Avec ce récit, elles nous invitent à découvrir le projet et la réalité des femmes du Rojava et du nord-est syrien, qui depuis 2012 travaillent minutieusement à la création de leurs structures autonomes : autodéfense armée et civile, éducation, coopératives, démocratie de base...
    Textes de réflexion, poèmes, contes, extrait de journaux intimes, lettres, interviews, autant de formes différentes qui font palpiter ce livre et permettent d'approcher les émotions les plus intimes, la pratique quotidienne et les enjeux géopolitiques.
    Une porte ouverte aux réflexions et discussions pour se nourrir ici de ce qui est expérimenté là-bas.

  • L'ennemi principal t.1 ; économie politique du patriarcat

    Christine Delphy

    • Syllepse
    • 26 Septembre 2013

    - Être une femme, c'est avant tout être sujet à l'oppression - « La boîte à outils de Delphy vient déboulonner le mythe de la naturalité » (nonfiction.fr) « Précis et rigoureux [.], les articles de Delphy témoignent d'une pensée qui, à chaque ligne, essaye de réfléchir à contre-courant, de s'opposer aux évidences qui empêchent les opprimés de s'apercevoir du poids qui pèse sur leurs épaules et qui, parfois, les pousse même à apprécier leur propre oppression. Bref, autant d'invitations à penser autrement » (Rue 89).

  • Le coït dans un monde d'hommes

    Andréa Dworkin

    • Syllepse
    • 7 Mars 2019

    À l'opposé de l'air du temps et de la pré tendue « égalité-déjà-là », de l'illusion que des pratiques sexuelles pourraient être « naturelles » et de l'oubli des rapports de domination, Andrea Dworkin aborde le coït en l'intégrant dans les rapports de pouvoir. Elle parle de « la baise » dans un monde dominé par les hommes, une certaine forme de sexe outil et matière de la domination, l'anéantissement des femmes dans la sexualité masculine, l'inégalité sexualisée des unes et des autres.
    L'auteure ne s'adresse pas à un auditoire timoré, passif ou avide de textes consensuels. Le Coït dans un monde d'hommes ( Intercourse en anglais) est un livre violent qui explore le monde sexué de la domination et de la soumission. « Il procède en cercles descen- dants plutôt qu'en ligne droite. Comme dans un tour- billon, chaque spire plonge plus profondément dans ce monde » (Andrea Dworkin).
    Les titres des neuf chapitres ouvrent sur des analyses subversives, dérangeantes : « Répugnance », « À vif », « Stigma », « Communion », « Possession », « Virginité », « Occupation et collaboration », « Pouvoir, statut et haine », « La loi », « Saleté et mort ».
    En 1988, le poète et chanteur canadien Leonard Cohen saluait sa lecture d'Andrea Dworkin en ces termes:
    « La gamme complète des arguments exposés dans ce livre est assez radicale, complexe et magnifique.
    Intercourse est le premier livre que j'ai lu par un au- teur, masculin ou féminin, qui affiche une défiance qui soit profondément subversive au sens sacré - ex- traterrestre. Elle dit que notre monde est entaché par des préjugés humains, que les hommes et les femmes ont des idées erronées - même si ces idées ont dix millions d'années et qu'elles viennent de la bouche de dieu, elles demeurent erronées ! La position qu'elle adopte dans ce livre est si provocante et passionnante qu'elle crée une autre réalité et pourrait arriver à l'actualiser. Dans la situation actuelle, c'est ce genre d'attitude qui crée de nouveaux mondes - j'ai une profonde admiration pour Andrea Dworkin ».
    Andrea Dworkin n'euphémise pas la réalité. Cela ne signifie cependant pas qu'elle exagère. Son travail, écrit-elle, nous entraîne dans les profondeurs de la vie sociale, « aussi étrange, amère ou salissante que soit la plongée ».
    Lire cette immense écrivaine féministe, c'est trou- ver autre chose que ce que l'on pense savoir déjà.
    Enfin, comme le rappelle Christine Delphy, la di- rectrice de la collection « Nouvelles questions fémi- nistes », dans sa préface au recueil de l'auteure, Sou- venez-vous, résistez, ne cédez pas, précédemment publié (Syllepse/Remue-Ménage, 2017) chez les mêmes édi- teurs, « pour défendre sa dignité, il faut d'abord en avoir une ».

  • Qu'est-ce que vous vous apprêtez à lire? Un ouvrage de science. Un livre d'art. Un bouquin d'expression populaire. Un manuel de survie. Un guide amoureux. Un manifeste politique. Un recueil de témoignages. Un annuaire. Un fanzine. Un atlas. Un dico. C'est une grosse boîte à outils et un foutoir à partager. Ça parle d'amour.
    Si vous êtes d'accord avec tout ce qui se dit dans ce livre, soit vous avez un problème, soit vous êtes plusieurs : il s'agit là d'un ouvrage pluriel dont les pages se valident et s'invalident les unes les autres. Les récits de vie, les raisonnements universitaires, les dessins bariolés, les pensées profondes arrivées sous la douche, les discours jargonneux, les imaginations mises à plat, les perspectives profanes et les compositions hétéroclites se côtoient, gaiement, sans aucune ligne éditoriale, si ce n'est le fil conducteur de l'amouuuuur !
    Les contributions qui composent ce livre n'ont été soumises à aucun comité de validation. Il y a pourtant bien eu une sélection, une sélection sociale: un appel à contribution a été diffusé non pas publiquement mais sous le manteau, par bouche à oreille. De cette manière, l'appel n'a gravité que dans des cercles culturels, sociaux et politiques très rapprochés. On pourrait alors parler d'entre-soi. Pourtant la somme de toutes ces contributions constitue un tout disparate, une série d'idées contradictoires et divergentes qui ne connaissent pas le consensus. C'est peut-être cela un véritable objet d'éducation populaire : non pas un manuel qui va nous éduquer mais plutôt un objet à étudier.

    Alors si vous lisez ce livre, changez votre regard sur le monde grâce à certaines pages, divertissez-vous avec d'autres, cultivez-vous avec celles d'après, déchirez-en certaines et utilisez les suivantes pour protéger vos rebords de fenêtres lorsque vous repeindrez les volets.

  • On fabrique, on vend, on se paie ; Lip 1973

    Charles Piaget

    • Syllepse
    • 13 Mai 2021

    « On fabrique, on vend, on se paye », voilà ce qui s'affichait au fronton de l'usine Lip (Besançon) en 1973. Les images feront le tout du monde.
    Lip, c'est d'abord l'histoire d'une horlogerie renommée mondialement, de tradition et d'excellence à Besançon, qu'une multinationale rachète pour la marque, avec l'intention de licencier des centaines d'hommes et de femmes qui y travaillent.
    Charles Piaget, porte-parole des Lip, se fait le témoin et la mémoire de cette grève qui marqua l'actualité politique et sociale de la France des « années 68 ».
    Il explore les formes, alors inédites, de la lutte :
    Une intersyndicale, des commissions impliquant l'ensemble des salarié·es, des assemblées générales qui décident des actions et qui désignent et contrôlent les porte-parole, l'autogestion.
    Et surtout, il nous rappelle que les Lip vont aller au-delà de ce qui était imaginable en franchissant la ligne jaune de la légalité et du droit de propriété en se saisissant des stocks de montres pour en faire leur « trésor de guerre ». Pis, ils iront jusqu'à remettre l'usine en route pour fabriquer des montres, pour les vendre, et pour se verser un salaire.
    Enfin, Charles Piaget nous raconte les suites de la grève de dix mois, l'engagement de réembauche de tout le personnel, les six années de rebondissements, d'avancées et d'obstacles, avec la création de coopératives.
    Photographies et documents donnent à ce « Coup pour coup » le choc des images.
    À près d'un demi-siècle de distance, c'est une histoire très proche de l'actualité de la crise sanitaire et sociale dans laquelle nous sommes, avec ses fermetures d'entreprises, ses licenciements et toujours les abus de pouvoir des multinationales.

  • La vie d'un jeune résistant en lutte contre le nazisme et le capitalisme, qui sera ensuite syndicaliste, père de famille, travailleur du textile et enfin artiste.
    À bien des égards, la vie de Max Tzwangue est typique de celle de cette génération issue de l'immigration juive, qui baignait dans le yiddish et la culture communiste.
    FTP-MOI, Max Tzwangue participe à la lutte implacable contre l'occupant, échappe à la répression et aux arrestations, voit son meilleur copain arrêté, «?jugé?» et guillotiné.
    Il fait partie des rares résistants à avoir connu à la fois la lutte clandestine dans une grande ville, avec tous les jours la peur au ventre, la solitude, et ensuite la vie dans un maquis, avant de participer à la libération de Périgueux et à la défaite de l'armée allemande.
    Négociateur pour la CGT de la convention collective de l'habillement, membre du Parti communiste français, il est frappé de plein fouet par les «?révélations?» du rapport Khrouchtchev en 1956. Il quittera le PCF et changea de vie.

    Il est l'un des derniers FTP-MOI encore en vie

  • Essai sur la théorie marxienne de l'argent Nouv.

    Essai sur la théorie marxienne de l'argent

    Isaak I. Roubine

    • Syllepse
    • 5 Mai 2022

    À l'heure où les banques centrales dépensent des milliards pour stabiliser l'économie et où la dette est omniprésente dans les discussions politiques, ce livre propose une analyse radicale de la monnaie inspirée par la théorie marxienne.
    À la suite de ses travaux sur la théorie de la valeur de Marx, Isaak Roubine offre dans le présent ouvrage une analyse radicale du phénomène monétaire en tant que forme sociale spécifique du capitalisme. Il nous invite à penser la genèse et les fonctions de l'argent tout en les ancrant dans le contexte d'une société marchande généralisée.
    L'auteur nous propose une étude de l'argent qui est sous-jacente aux discussions politiques et économiques contemporaines. Elle est également incontournable pour penser les grandes transformations sociales - passées, comme la révolution d'Octobre, qui constitue le contexte de rédaction du livre, ou futures, comme la transition écologique.

    L'ouvrage présenté ici, demeuré à l'état de manuscrit, n'a fait l'objet d'une première publication en langue originale (russe) qu'en 2011.

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