Tendance Negative

  • Le Horla

    Guy De Maupassant

    Voici le journal inachevé d'un homme qui livre ses angoisses face aux manifestations d'un être invisible prenant peu à peu possession de sa maison et de sa raison. En toute transparence, la mise en page reflète la lente descente du narrateur dans la folie. Les pages se dédoublent à mesure des visions hallucinatoires, faisant apparaître Le Horla, être fantomatique, invisible mais présent, à la fois "hors" et "là".
    Le texte se fragmente, les phrases se décomposent, les mots s'éparpillent dans la page. Les feuilles de calque superposent l'écriture habitée par la créature surnaturelle. Une lecture, "ô pâle essence", qui dédoublera votre vision et vous laissera sans dessus-dessous ! Couverture transparente, impression sur calque, jaspage.

  • "Notre deuxième ouvrage aux éditions Tendance Négative, L'Étrange Histoire de Benjamin Button , a été publié pour la première fois en 1922 puis inclus dans le recueil Tales of the Jazz Age .
    Benjamin Button naît vieil homme à barbiche et s'éteint nourrisson dans les bras de sa nounou, au terme d'un rajeunissement insolite. En miroir avec la vie de son personnage, extraordinaire parce que vécue à rebours, il nous a semblé que, graphiquement, la nouvelle de F. Scott Fitzgerald pouvait être lue - littéralement - à l'envers.

    Dans cette nouvelle aux contours fantastiques, le héros est, de sa naissance à sa mort, toujours en décalage avec ses contemporains, jugé sur son apparence, critiqué par rapport aux normes sociales de l'époque. Du jardin d'enfants à l'université, l'armée, la vie de famille, il n'arrive jamais réellement à trouver sa place, toujours à contretemps des événements chronologiques qui se présentent à lui.
    C'est cette vie à contresens que nous avons voulu mettre en scène ici : la lecture, contrainte par un jeu d'inversion et de miroir (un marquepage miroir permet de lire le texte imprimé à l'envers), permet de prendre la mesure de cette existence vécue à rebours. En ralentissant et en inversant le processus de lecture, nous offrons ainsi au lecteur la possibilité de réfléchir sur la notion de temps qui passe, et sur le lent, riche et long chemin vers l'oubli qu'est la vie. Grâce à l'utilisation de différents papiers, le récit fait « peau vieille » puis « peau neuve » dans cette toute nouvelle traduction. Une expérience renversante et définitivement à contre-courant !
    Notre objectif est de donner un nouveau sens à la lecture en y appliquant des concepts éditoriaux et graphiques originaux s'éloignant des mises en page classiques.
    "

  • Un petit homme Nouv.

    Aglaïa est grande. Aglaïa est grosse. Son mari, un haut fonctionnaire petit de corps et d'esprit, va tenter de rétablir l'ordre qu'il croit naturel. Son obsession, réduire sa femme à sa mesure, causera sa perte. Avec cette nouvelle à l'humour grinçant, l'écrivain russe Fiodor Sologoub explore les coulisses de l'humanité, ses bassesses et sa cupidité.
    Une fable caustique à redécouvrir dans un ouvrage à géométrie variable qui vous fera plisser et écarquiller les yeux.

  • Une femme victime de dépression post-partum, une vieille demeure, une chambre tapissée de jaune. Cest dans ce décor oppressant que Charlotte Perkins Gilman écrit un journal intime qui aurait pu être le sien, celui dune femme séquestrée par son mari médecin. Le papier peint devient alors son seul horizon, où se projettent hallucinations et apparitions fantomatiques. A mesure que le huis clos sinstalle, le lecteur senfonce dans les pages et la folie.
    Ce récit psychologique empreint dun engagement féministe davant-garde est une charge contre le patriarcat et lobscurantisme médical de la fin du XIXe siècle, qui résonne toujours aujourdhui. Et vous, que verrez-vous apparaître derrière le papier peint jaune ?

  • Ce récit est écrit dans la pure tradition du roman gothique irlandais, avec son château médiéval perdu dans une contrée reculée et cette jeune héroïne qui relate dans son journal intime tous les événements étranges qui lui arrivent. La narratrice est naïve et innocente, elle a le charme de la jeune anglaise prude du XIXe siècle. Carmilla, quant à elle, est énigmatique et dangereuse, figure maléfique de la nouvelle.
    Dans l'Angleterre puritaine de l'époque victorienne, l'auteur ose suggérer l'existence d'une relation homosexuelle entre la brune et sulfureuse Carmilla et la blonde et prude Laura. Evidemment, rien n'est dévoilé, l'érotisme est sous-entendu avec retenue, élégance et sensualité.
    Les éditions Tendance Négative ont souhaité remettre à l'honneur un texte quasiment inconnu du grand public français, montrant combien son apport a été déterminant dans la formation de l'image du vampire tel que nous le connaissons aujourd'hui. Carmilla, de Sheridan Le Fanu, compte parmi les textes fondateurs de la littérature vampirique et annonce son célébrissime successeur, Dracula de Bram Stoker, publié en 1897, plus de 25 ans plus tard. Il peut même être considéré comme une oeuvre majeure de la littérature fantastique du XIXe siècle, romantique et macabre, tant les atmosphères y sont puissantes et mystérieuses.
    Notre objectif est de donner un nouveau sens à la lecture en y appliquant des concepts éditoriaux et graphiques originaux s'éloignant des mises en page classiques.
    Pour rendre hommage à ce bijou littéraire, une nouvelle traduction du récit vient noircir les pages d'un livre percé de part en part, comme mordu par la mythique créature nocturne créée par Le Fanu. Une tranche peinte en rouge sang, vient caresser la candeur blanche de la couverture.

  • Sidney Davidson voit loin, très loin, trop loin... Victime d'un accident dans son laboratoire, le voilà capable de voir, par-delà les océans, une île déserte balayée par les alizées, le corps pourtant prisonnier au coeur de la vieille Angleterre. Don hors du commun, cette ubiquité devient une infirmité, mettant les nerfs du héros, de ses compagnons ainsi que ceux du lecteur, à rude épreuve. H.G. Wells nous livre une intrigue à suivre à l'aveuglette. La mise en page en forme d'origami suit un récit à recomposer soi-même par pliage. Elle reprend l'analogie de la feuille de papier pliée pour rapprocher deux points distants que sont l'île des Antipodes et Londres. (Découpe sur couverture, impression en bichromie, jaspage).

empty