Bandes dessinées / Comics / Mangas

  • Contribution à une nouvelle facette des études anthropologiques sur le sang, ce dossier accorde la priorité à ce sang qui est celui des spécialistes de la santé publique et du domaine biomédical. Loin de laisser de côté le symbolique ou le surnaturel, il s'attache à montrer de quelle façon le social, le culturel et le religieux s'immiscent dans des contextes où, pensait-on communément, ils n'avaient guère leur place.

  • TERRAIN n.57 ; mentir

    Terrain

    Qu'est ce que le mensonge ? Est-il propre à l'être humain ? Comment et quand les enfants apprennent-ils à mentir ? Existe-t-il des circonstances où le mensonge serait légitime ? On dit de certains groupes ou cultures qu'ils mentent plus que d'autres. Mais la recherche scientifique - notamment l'archéologie et les statistiques -, non plus que les activités touchant la criminalité ne sont à l'abri d'interprétations ou de détournements qui vont parfois à l'encontre de la vérité, qui est pourtant leur objectif déclaré.

  • TERRAIN n.35 ; danser

    Terrain

    La danse, sa présence et ses modes d'existence dans le monde occidental contemporain sont au centre de ce numéro : danse du ventre tunisienne et danse classique à la française comme modelages du corps et formes paradoxales d'accès à la féminité, tango exprimant l'identité argentine aux lendemains de la dictature, engouement à Toulouse pour la salsa cubaine, visibilité et esthétique du corps révolutionnées par la danse contemporaine.

  • TERRAIN n.26 ; rêver

    Terrain

    Chaque culture a sa façon d'interpréter les songes, dont la théorie freudienne, centrée sur l'individu, ne suffit pas à rendre compte. Six anthropologues montrent ici le puissant rôle de régulateur social de la pratique, très répandue, de l'interprétation collective des rêves, en Asie (Mongolie, Chine) comme en Europe (France, Italie, Grèce).

  • TERRAIN n.55 ; transmettre

    Terrain

    Que ce soit en Europe ou dans des sociétés plus lointaines, les discours « de crise » sur la disparition des sociétés, des valeurs, des identités, des racines ou des langues abondent aujourd'hui, poussant les ethnologues à développer leurs analyses de la notion de transmission et d'apprentissage (qu'il s'agisse de pratiques, de représentations ou d'émotions). Et, ce faisant, à penser les mécanismes complexes qui lient les individus et rendent possible la perpétuation du culturel.

  • C'est notamment à travers les recherches sur l'autisme de Simon Baron-Cohen, les enquêtes sur des transsexuels, ou encore l'analyse du sociologue Erving Goffman sur la manière dont les hommes et les femmes se donnent à voir aux autres et à eux-mêmes qu'est examinée la réalité d'un brouillage des frontières homme / femme.

  • Si la question de l´authenticité est déterminante dans l´art contemporain, elle l´est aussi pour les préhistoriens, les ethnologues, les pèlerins et touristes... La perception visuelle elle-même en est-elle une garantie ? Les travaux de Broca sur l'oeil et les procès des spirites photographes montrent que rien n'est moins sûr...

  • La séparation et la rupture au sein de la famille ne peuvent se penser aujourd'hui sans que soit pensé en même temps le maintien de certains liens. Cette problématique du lien se retrouve en effet dans toutes les étapes de la trajectoire familiale des individus : du départ des enfants du foyer au mariage envisagé comme un lien avec le pays d'origine tout autant que comme un passage obligé vers une séparation, gage d'autonomie des jeunes filles, en passant par les familles recomposées et le veuvage. Pour aider les individus dans ces passages difficiles, de nombreuses associations et institutions ont vu le jour ces vingt dernières années et un nouveau métier - médiateur familial - est apparu.

  • Que ce soit en matière d'équipement ménager, d'aménagement de l'espace domestique ou d'alimentation c'est la dimension culturelle des pratiques de consommation familiale qui est mise en valeur ici. Deux articles sur l'ethnologie italienne et sur les musées régionaux allemands inaugurent l'ouverture de Terrain à l'Europe.

  • Y a-t-il des émotions universelles ou sont-elles toutes culturelles ? Quoi qu'il en soit, ethnologues et historiens montrent comment l'expression de ces émotions varie fortement selon les cultures et les époques.

  • La famille fait-elle bon ménage avec l'argent ? Pour beaucoup d'entre nous, sous peine d'échec ou de réprobation, c'est l'amour, l'affection et la solidarité qui devraient structurer les relations familiales ; et les mondes de l'intimité et de l'économie, sous peine de pollution réciproque, devraient éviter tout contact. Pour V. Zelizer, il convient d'étudier la signification des rapports qu'entretiennent ces deux sphères qui, bien loin d'être séparées, sont imbriquées au quotidien. C'est la tâche que les ethnologues et sociologues se sont ici fixés. Les familles d'allocataires du RMI, montre E. Ribert, préfèrent généralement leur offrir des cadeaux en nature, comme si la monnaie, dans certaines situations, se révélait un mauvais "moyen d'échange". D. Roy identifie les discussions, sur Internet notamment, et les manières de redistribuer l'argent au sein des ménages. A. Martial et S. Cadolle mettent en lumière, dans les couples recomposés, le rôle des nouvelles compagnes dans le maintien d'une relation de solidarité entre les pères divorcés et leurs enfants devenus adultes. Après le décès des parents d'une famille de commerçants, S. Gollac s'est aperçue que les partages prennent en compte non seulement le capital matériel - ici, une boulangerie mais aussi le capital symbolique - la possibilité ou non de faire des études des différents enfants. Quant à F. Weber, elle décrit la succession d'une vieille dame sans enfants à Barcelone qui, profitant des particularités du droit catalan, a privilégié ses "affinités affectives" au détriment du droit du "sang". T. Barthelemy et P. Ténoudji nous entraînent dans des époques ou lieux plus lointains qui ont cependant un point commun : pour les châtelains bretons des 18e et 19e siècles comme pour les Napolitains d'aujourd'hui, c'est à la famille, et non à l'Etat, qu'il revient de payer pour l'éducation des enfants.

  • C'est d'Afrique saharienne et de l'Ouest, de Madagascar, de Nouvelle-Calédonie que partent les regards posés ici sur les Français et plus généralement sur les Européens : ce numéro tente d'éclaircir ce que les ex-colonisés pensent de nous, leurs souvenirs de la colonisation. L'anthropologie en tant que discipline est bien sûr impliquée dans ce jeu de miroirs.

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