Tertium

  • Dans le jardin d'une maison berlinoise, Franz et Venceslas construisent un mur. Sur le tracé où se dressait quelque quinze ans plus tôt le fameux mur de Berlin, détruit le 9 novembre 1989. Quelles sont leurs véritables intentions ? Rétablir le temps où ils étaient tous deux des citoyens profitant du système de l'Allemagne de l'Est ? Refuser la nouvelle société qui a succédé au communisme ? Ou au contraire élever une barrière qui freine le déferlement des souvenirs douloureux en éloignant de leur vue la femme qu'ils ont tous deux aimée ?
    Les deux amis s'affrontent en se passant les briques l'une après l'autre. Ce sont des personnages absurdes, mi-comiques, mi-tragiques, hantés par un secret qu'ils ont promis de taire. Ils sont massifs, brutaux, maladroits, mais quelque chose en eux, qui a la violence et la douceur d'une musique obsédante, les fait vaciller comme Bach joué par Rostropovitch a fait chuter le mur de Berlin.

  • LA FEMME PERPLEXE (ou Moi et mon placard).
    Un récit à une voix, comme une voix intérieure, celle d'une femme qui fait un court bilan de sa vie, s'interroge sur son aptitude au bonheur, son incapacité à rassurer son chien dépressif, son amant complexé par la dimension de son sexe, incapacité à dompter son téléphone portable, à recevoir des fleurs sans pleurer.

    LOGES SÉPARÉES.
    Edwige et Georges sont deux vieux comédiens, deux vieilles gloires qui ont partagé un bout de vie ensemble et partagent de temps à autre une affiche, plus rarement une loge. Entre eux tout est prétexte à chamailleries. Mais voilà qu'un inspecteur de police va les rapprocher en se comportant de façon étrange sous couvert d'obtenir des invitations. En coulisse, l'habilleuse et l'accessoiriste paniquent car leur passé n'est pas blanc-blanc.

  • Dans une cellule, deux taulards tuent les heures comme ils peuvent. Plutôt mal. L'arrivée d'un nouveau, Germain, provoque la méfiance. Mais bientôt, l'imagination de ce jeune homme secret fera basculer la torpeur ambiante dans un monde rêvé, raconté, où le temps n'accuse plus la même épaisseur

  • J'ai vu quelquefois dans des bars, écrit Jean-Claude Carrière, des gens qui jouaient à des jeux et je cherchais quel était l'enjeu de la partie. Giroise et La Porte se présentent ainsi. Deux pièces courtes à deux personnages, les premiers aux prises avec

  • Deux personnages, deux amis, Charles et Jean. L'un est passionné de l'oeuvre et l'action de Charles Péguy, l'autre de l'oeuvre et l'action de Jean Jaurès. La pièce se déroule dans un train de nos jours. Ce sera l'occasion d'une confrontation et d'un croisement des visions de ces illustres personnages qui vont éclairer l'époque. Deux regards qui se penchent aussi sur les répercussions actuelles des théories socialistes du début du siècle.

    Quatorze années les séparent - Jaurès est l'ainé - ils sont néanmoins frères d'armes, frères de lutte pendant l'affaire Dreyfus. Frères d'utopie dans les années du nouveau siècle. Frères de destin. Tués tous deux d'une balle dans la tête à un mois de distance.

  • Les amoureux

    Carlo Goldoni

    Fabrizio, bourgeois désargenté et ridicule avec sa folie des grandeurs, vit à Milan avec ses nièces, Flamminia, jeune veuve, et Eugenia, fiancée à Fulgenzio. Les deux amants s'aiment passionnément, mais Eugenia est jalouse et Fulgenzio coléreux. Chacune de leurs rencontres est l'occasion de scènes violentes qu'ils redoutent et semblent à la fois rechercher.

  • Dans une ville qui domine la Volga et où vivent de riches bateliers, une veuve à court d'argent se comporte de façon complaisante et quelque peu ridicule avec les bourgeois de son entourage. Sa fille, Larissa, dont la beauté et les talents de chanteuse fascinent bien des hommes, n'a hélas pas de dot. Elle est promise à un jeune fonctionnaire. Le mariage se prépare, mais trois hommes reviennent dans leur ville, tous séduits par Larissa. Il y a là l'homme d'affaires Knourov, très fortuné, qui est prêt à entretenir la jeune fille sans l'épouser, le snob Vojévatov aux manières comiquement occidentales et Paratov qui rêve de reconquérir Larissa alors qu'il est déjà fiancé à une héritière millionnaire. Ballotée, déchirée se sentant trahie par l'un ou par l'autre, Larissa perdra dans ce tourbillon ses illusions et même la vie.

    « La Sans-Dot » est une grande pièce méconnue. Une oeuvre qui dépeint une certaine société russe de la fin du XIXème siècle.

  • Assim aime bien Simon, mais de là à partager sa chambre, il y a un pas. un fossé, une tranchée même ! Alors quand la maman d'Assim et le papa de Simon tombent amoureux, la catastrophe diplomatique éclate : par décret parental, Simon vient désormais partager la chambre d'Assim, ses jouets, ses "Contes de l'Ogresse", et même son lit. La guerre de territoires est déclarée !

  • Le jeune Armand Jean Du Plessis de Richelieu se plaint de ses furoncles et supplie Dieu de lui offrir la France. Son voeu est vite exaucé, mais même devenu Cardinal sa santé reste fragile et ses accès de peur demeurent excentriques. On le voit osciller entre les injonctions tyranniques de Marie de Médicis et les chuchotements de Monsieur Gardien, personnage fictif qui incarne sa face cachée. Passant par la séduction et la répression, les amusements et le goût des arts, la surveillance des amours du roi tout autant que la guerre contre les Habsbourg, son ascension est implacable et triomphante.

    Quand on a peur, c'est bien connu, mieux vaut adopter un air sûr de soi pour ne pas être dévoré. Cette pièce est l'observation de ce double jeu, la folie des grandeurs et l'ambition du rayonnement de la France entremêlés à une enfance assombrie. S'il n'avait été désemparé par une perte affective, Richelieu se serait-il emparé comme nul autre du pouvoir et sa descendance coulerait-elle dans les veines de l'Etat ?

  • Une société, réduite à six personnages, se fissure de l'intérieur, s'abîme, implose doucement.
    Six personnage en quête d'espoir, de repère, d'amour...
    Pour survivre, il va falloir, comme aux échecs, sacrifier une pièce maîtresse. Mais laquelle?
    Après "les Abîmés" et "Le soleil est rare (et le bonheur aussi)", Michaël Cohen nous livre à nouveau, avec humour et lucidité, son regard sur une génération perdue qui se heurte à la difficulté d'aimer.

  • On fait attendre Pierre Corneille ! Mme Pulchérie de Saint-Hélion qui gère le mécénat d'un puissant aristocrate, n'est pas pressée de le recevoir. Elle ne connaît que son frère - Thomas Corneille - dont la nouvelle pièce vient de remporter un immense succès. La responsable du mécénat vient cependant discuter avec "ce" Pierre, ne serait-ce que pour donner à cet écrivain tombé au bas de l'échelle quelques leçons sur l'art moderne et l'art d'écrire.

    Le Solliciteur est une comédie bouffe, une blague truffée d'invraisemblances, un dialogue faussement vrai sur les erreurs d'hier qui pourraient être des erreurs d'aujourd'hui. Tout est imaginaire, sauf deux choses. Un : Corneille a connu une brève mais pénible traversée du purgatoire. Deux : son frère Thomas a véritablement récolté le plus grand enthousiasme de son époque pour une tragédie dont la notoriété a ensuite coulé à pic, Timocrate..

  • Ludmilla, jeune fille prolongée, et son père, vieil avocat ruiné, louent deux modestes chambres chez Madame Chablova, cartomancienne, qui héberge aussi ses deux fils : l'aîné Nicolas, qui a mal tourné et risque la prison pour dettes, et le cadet Dormedonte, enfant sage qui est épris de la jeune fille. Mais celle-ci préfère Nicolas, lequel jette ses vues sur une riche veuve, Madame Lébiodkina. Cette femme, sans scrupules, demande à Nicolas d'opérer une escroquerie. Lequel il imagine exploiter l'amour que lui voue la pure Ludmilla. L'escroquerie faite, la veuve se montre si féroce que Nicolas se résout à l'abandonner et à mener une vie honnête, puisque Ludmilla est restée amoureuse et accepte de l'épouser. Tant pis pour Dormedonte qui n'aura pas su s'imposer face à son diable de frère.

    " Un amour tardif " est une grande comédie inédite. Une oeuvre qui dépeint une certaine société russe de la fin du XIXème siècle.

  • Deux enfants parlent d'amour, de princesses sauvées des flammes par un chevalier, d'un baiser qui change en prince. Ils s'en amusent mais finissent par se poser la question de l'amour dans la vie réelle.
    Léon vit au sein d'un foyer amoureux et Lucie vit le divorce récent de ses parents.
    Petit à petit, ils comprennent que l'amour n'est pas une évidence, mais quelque chose qui se contruit. La vie est un mouvement.

  • Léo pense voyager tranquillement vers Bordeaux quand il prend en covoiturage Anna qui n'est autre que son premier amour !
    Ces retrouvailles sont-elles vraiment le fruit du hasard ?
    Anna et Léo vont revenir sur leur histoire, avec autant de mauvaise foi que d'affection, parfois de regrets. "C'est un beau roman..." est une comédie pleine de rebondissements.

  • Éric a créé une agence chargée d'annoncer, à votre place, la rupture avec votre ami ou conjoint - un service impeccable, efficace avec à l'occasion un bouquet de fleurs pour agrémenter la nouvelle - un service qui fait ses preuves. Mais ce soir-là, rien ne se passe comme prévu.
    Sur un air de vaudeville, moderne et imprévisible, l'auteur revisite, la comédie romantique avec du rire, des quiproquos et des retournements de situation incessants.

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