Littérature générale

  • "Je vivais dans le quartier de Musrara, sur la ligne séparant Jérusalem-Ouest de Jérusalem-Est, cité israélien.
    Une vieille maison arabe dont le couloir central était une ancienne ruelle de souk. (...) J'achetais les pitas chez le boulanger palestinien de l'autre côté du boulevard, chaudes et moelleuses comme une peau d'enfant sortant du sommeil, et les bagels saupoudrés de sel chez un vendeur de falafels israélien de la rue Hanevi-im, la rue des Prophètes." Jérusalem, un lieu unique où les passions se déchaînent, où la vie brûle plus que partout ailleurs.
    Une ville ambiguë où l'Histoire est au coeur de chacun, où l'on s'interpelle parfois par des "shalom habibi !" ("salut" en hébreu, "chéri" en arabe), ultime espoir de paix. Au-delà de celles et ceux qui la peuplent et l'animent, cette ville concentre les fureurs et les vénérations d'une bonne part de l'humanité.

  • Le chat, le pré, le chêne, la forêt, la roche, les nuages. Le regard monte, circule, cherche, s'arrête, repart. Qu'est-ce qu'un paysage sinon cet échange ? Cette pénétration du dedans par le dehors et l'inverse. Au point qu'il n'y a plus, du corps à la ligne de crête, que ce continu de mots, de formes, de rêves, de couleurs, de souvenirs et d'air qu'on appelle l'espace.

  • La vertu essentielle de ces récits est de ré-enchanter notre territoire, de donner âme et vie aux lieux, de les emplir de cette profondeur historique que pierres et paysages évoquent sans révéler d'emblée. L'autre qualité de ces textes est de permettre, sous les auspices de l'abbé, de mieux imaginer cette société rurale d'avant-guerre, en ses veillées, son travail ordinaire, ses rites, mais aussi et peut-être surtout, en ce qui a pu la faire rire et rêver, en ses croyances et ses songes qui parfois, deviennent des contes. Cette description d'un imaginaire et de représentations du monde nous est sans doute précieuse, dans un monde devenu rationnel et parfois désenchanté.
    Certains de ces textes sont des contes pour la plupart répertoriés mais ces versions inédites ont l'avantage d'être localement situées, à la manière des légendes et autres récits, ces racontes qui font partie de « ce qui se raconte » et que l'on tient pour vrai.
    Les occitanistes sauront reconnaître sous la plume de l'abbé, une langue riche, subtile, nuancée et les amateurs de littérature orale sauront apprécier, dans une traduction en français de Guilhem Boucher et une adaptation de Martine Bergues, la diversité et la saveur d'histoires bonnes à transmettre.

  • Planète Brasilia

    Jean-Yves Loude

    • Tertium
    • 25 Septembre 2008

    Oscar Niemeyer aura cent ans cette année, ce livre lui est dédié.

    « Je m'apprête à quitter Brasília et je ne sais toujours pas ce qui est le plus beau pour moi : la ville ou son histoire, les monuments érigés ou l'épopée de leur construction. Je reste étonné.
    - Tu peux aller à Brasília, tu peux aimer ou ne pas aimer, mais tu ne peux pas dire que tu avais déjà vu avant une chose pareille !
    C'est l'opinion d'Oscar Niemeyer, l'architecte héros de la ville, et je la partage : oui, je n'ai jamais vu une chose pareille. »

  • Ce livre invite chaque enfant à comprendre et à apprivoiser la nuit, à se réconcilier avec elle pour grandir et aller confiant vers l'avenir, en prenant sereinement place dans le cycle de la vie, rythmée par l'alternance du jour et de la nuit.
    Que chaque lecteur, petit ou grand, ouvre les yeux vers les étoiles et enrichisse sa nuit des mots du poème.

  • Dans le jardin d'une maison berlinoise, Franz et Venceslas construisent un mur. Sur le tracé où se dressait quelque quinze ans plus tôt le fameux mur de Berlin, détruit le 9 novembre 1989. Quelles sont leurs véritables intentions ? Rétablir le temps où ils étaient tous deux des citoyens profitant du système de l'Allemagne de l'Est ? Refuser la nouvelle société qui a succédé au communisme ? Ou au contraire élever une barrière qui freine le déferlement des souvenirs douloureux en éloignant de leur vue la femme qu'ils ont tous deux aimée ?
    Les deux amis s'affrontent en se passant les briques l'une après l'autre. Ce sont des personnages absurdes, mi-comiques, mi-tragiques, hantés par un secret qu'ils ont promis de taire. Ils sont massifs, brutaux, maladroits, mais quelque chose en eux, qui a la violence et la douceur d'une musique obsédante, les fait vaciller comme Bach joué par Rostropovitch a fait chuter le mur de Berlin.

  • Pétra en Jordanie, n'est pas une ville tout à fait comme les autres. Héritage des Nabatéens, cette cité mythique, d'une beauté époustouflante, s'est perdue, durant six siècles, cachée, quelque part entre le Nil et l'Euphrate, aux portes du désert et de l'Islam, jusqu'à ce que Johann Burckhardt ne la retrouve il y a précisément 200 ans.
    C'est un livre de poète, un livre de rencontres avec le temps où se sont précisément croisées quelques-unes des plus grandes civilisations.

  • Dans un pays lointain vit un tsar entouré de ses trois fils : Dimitri, Vassili et Ivan. Ce royaume possède un jardin extraordinaire. Il y pousse toutes sortes de fleurs et d'arbres rares. Au milieu, trône un pommier. Tous les jours quand le tsar se lève, il se précipite pour l'admirer. Mais un matin... une pomme d'or a disparu !
    D'après le conte d'Alexandre Afanassiev.

  • La guerre de Cent Ans sévit : une guerre de chevaliers et de bandits de grands chemins ravage les campagnes. Pourtant la vie de cour brille autour des seigneuries de la Raymondie. La noblesse se livre aux jeux de l'amour courtois, mais la guerre est sa raison d'être. Un monde où religieux et religieuses prient, soignent, instruisent, et où la foi multiplie les pèlerinages.
    Jude Maleterre, né misérable d'une famille aimante, est un jeune homme ambitieux. Mais saura-t-il prendre les bonnes décisions ? Il pourrait bien finir à la prison de La Tournemire. Le destin sera-t-il clément avec le grand rêve qu'il se murmure : « cette tour, je l'aurai ! » ou bien Guillaume de Vassal, gouverneur impitoyable, le broiera-t-il en place de Rode, comme Bertrand de Pibiès, trop idéaliste pour ces temps incertains ?

  • Pendant l'occupation anglaise, les consuls ont manoeuvré, rusé, défendu leur ville ; Jude Maleterre et son épouse Canette ont assuré leur fortune en servant Lady de Trumpington. Le tome 3 voit « Le Retour de Jean de Vassal », prisonnier sur parole, venu chercher sa rançon. Mille maux l'accablent : son père, Guillaume de Vassal, et la plupart des siens ont été empoisonnés, le domaine de La Vassodie ruiné et son neveu, Renaud, abandonné à des ribauds... pendant que son ami Bernard Stephani mène toujours grand train à la Raymondie jusqu'à cette Jaquette Maleterre qui se trouve bien souvent sur son chemin... Le désespoir pourrait le conduire au pire à moins que la découverte de quelques trésors lui sourie enfin ! Une série qui parle de guerre, d'occupation, de résistance, de trahison... et d'amour.

  • Les abimes

    Michaël Cohen

    • Tertium
    • 16 Octobre 1996

    Quatre jeunes gens d'environ vingt-cinq ans, un peu désorientés, un peu désaccordés, un peu perdus, un peu sans repères, sans équilibre, quelquefois même sans espoir, mais qui rêvent continuellement du bonheur. Les voici prêts à se briser, et pourtant prêts à réapprendre, prêts surtout à aimer, car Michaël Cohen, auteur et comédien, humoriste des plus tendres, a décidé de croire à l'amour.

  • Ce livre s´inspire de longues marches sur les sentiers douaniers des Côtes d´Armor et du Finistère, peu fréquentés en juin. L´écriture tente de saisir des instants de ce cheminement. Les rivages atlantiques attirent l´auteur, et surgissent souvent dans l´écriture (Chemins de bord, Isthmes, Table de l´estuaire).
    «Le rivage a toujours été le lieu de prédilection des poètes», dit un vieux texte celte cité par Kenneth White. Certes, ce n´est pas le seul ! Mais il nous confronte à la force des éléments, avive les sensations, nous plonge ici dans un temps très lointain, granits immémoriaux, strates des falaises, algues des origines. C´est un condensé de traces, d´empreintes, de vestiges, depuis la préhistoire, menhirs, tumulus, forteresses, blockhaus ou croix des fusillés. Les légendes et la toponymie côtière, imagée, insolite, activent l´imaginaire. Dans un espace changeant, sans cesse en mouvement, on retrouve les rythmes premiers, la marche qui nous accorde à la côte, le flux et le reflux, les pulsations, les percussions, la respiration de la mer, la danse des oiseaux, le va-et-vient des bateaux. L´étendue se déploie vers l´immensité, vers l´inconnu. Le corps poreux s´unit « à plus vaste que lui » (Guillevic).
    Si le « désir de rivage » (Alain Corbin) est aujourd´hui largement partagé, il vise surtout la plage.

    S´adressant aux jeunes lecteurs, le poème donne à voir, à sentir, à imaginer, à s´interroger.

    Il éclaire leur vécu, peut l´approfondir, les éveiller à la contemplation. Il déchiffre le lieu, son champ d´énergie, capte les vibrations de l´éphémère. Il fait éprouver le pouvoir des mots, peut susciter le désir d´écrire. Il s´ouvre à l´invisible, à l´infini. Mais aussi à soi-même, à la résonance intime du dehors :

    « le monde est grand, mais en nous il est profond comme la mer » Rilke.

  • LA FEMME PERPLEXE (ou Moi et mon placard).
    Un récit à une voix, comme une voix intérieure, celle d'une femme qui fait un court bilan de sa vie, s'interroge sur son aptitude au bonheur, son incapacité à rassurer son chien dépressif, son amant complexé par la dimension de son sexe, incapacité à dompter son téléphone portable, à recevoir des fleurs sans pleurer.

    LOGES SÉPARÉES.
    Edwige et Georges sont deux vieux comédiens, deux vieilles gloires qui ont partagé un bout de vie ensemble et partagent de temps à autre une affiche, plus rarement une loge. Entre eux tout est prétexte à chamailleries. Mais voilà qu'un inspecteur de police va les rapprocher en se comportant de façon étrange sous couvert d'obtenir des invitations. En coulisse, l'habilleuse et l'accessoiriste paniquent car leur passé n'est pas blanc-blanc.

  • Retour à Lisbonne

    Max Alhau

    Lisbonne, ville de contrastes sans cesse métamorphosée selon l'acuité du regard, la couleur du jour ou les passants qui la traversent. Lisbonne auréolée par la présence de Fernando Pessoa dont la silhouette surgit au cours de ces pages. Le Château Saint-Georges, l'Alfama, le monastère des Jerónimos, la Baixa, le Parc des Nations - le promeneur s'efforce d'entraîner le lecteur, de le guider au plus près d'une ville aux multiples visages.

  • Rien n'est plus émouvant, aux abords des villes recrues d'Histoire, que ces échappées vers l'arrière-pays de l'intemporel et du hors sujet. Sur les pavés de Novy Svet, le pas tressaute au rythme d'un ländler ébouriffé, où viennent se loger des éclats de végétation. On décolle, on se dissout, on tend à disparaître.

  • A cloche pied au-dessus des nuages, sur la plage, au milieu des jeux des enfants ou des mots.
    Les photographies font contrepoint à la poésie pour rendre une autre musique. Un ouvrage qui s'adresse sans limite ni frontière du plus jeune public jusqu'au mieux averti. La poésie est bien ce lieu qui ouvre un regard singulier sur les chemins de traverse.

  • Face au tumulte des jours, à un monde désenchanté, toujours plus exigeant, des images et des mots «d'une apaisante clarté» nous interpellent en nous murmurant l'essentiel, l'authenticité des êtres et des choses, l'amour et l'humilité, comme autant de promesses. Appel ultime à la sobriété, qui peu à peu nous effleure.
    Sous l'apaisante clarté résulte alors d'une conversation poétique et philosophique entre un pharmacien-poète et un philosophe-écrivain, deux voix qui se retrouvent et s'expriment à l'unisson avec en contrepoint l'image qui balance sa note.

  • Dans une cellule, deux taulards tuent les heures comme ils peuvent. Plutôt mal. L'arrivée d'un nouveau, Germain, provoque la méfiance. Mais bientôt, l'imagination de ce jeune homme secret fera basculer la torpeur ambiante dans un monde rêvé, raconté, où le temps n'accuse plus la même épaisseur

  • J'ai vu quelquefois dans des bars, écrit Jean-Claude Carrière, des gens qui jouaient à des jeux et je cherchais quel était l'enjeu de la partie. Giroise et La Porte se présentent ainsi. Deux pièces courtes à deux personnages, les premiers aux prises avec

  • Deux personnages, deux amis, Charles et Jean. L'un est passionné de l'oeuvre et l'action de Charles Péguy, l'autre de l'oeuvre et l'action de Jean Jaurès. La pièce se déroule dans un train de nos jours. Ce sera l'occasion d'une confrontation et d'un croisement des visions de ces illustres personnages qui vont éclairer l'époque. Deux regards qui se penchent aussi sur les répercussions actuelles des théories socialistes du début du siècle.

    Quatorze années les séparent - Jaurès est l'ainé - ils sont néanmoins frères d'armes, frères de lutte pendant l'affaire Dreyfus. Frères d'utopie dans les années du nouveau siècle. Frères de destin. Tués tous deux d'une balle dans la tête à un mois de distance.

  • Les amoureux

    Carlo Goldoni

    Fabrizio, bourgeois désargenté et ridicule avec sa folie des grandeurs, vit à Milan avec ses nièces, Flamminia, jeune veuve, et Eugenia, fiancée à Fulgenzio. Les deux amants s'aiment passionnément, mais Eugenia est jalouse et Fulgenzio coléreux. Chacune de leurs rencontres est l'occasion de scènes violentes qu'ils redoutent et semblent à la fois rechercher.

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