Sciences humaines & sociales

  • L'odyssée d'Outis

    Jean Lecointre

    La mythologie grecque revue et corrigée par Jean Lecointre ! Où l'on verra Héraclès créer des embouteillages à cause de l'hydre qu'il est en train de décapiter sur l'autoroute, où les centaures s'adonnent à des bagarres dans les bars... Outis, le héros qui va tous les trouver sur son chemin, va-t-il réussir à arriver à l'heure à la gare Lyon pour accueillir sa femme et son fils ?

  • Marx au combat

    Christian Laval

    Quelques semaines avant sa mort, Marx répond une dernière fois aux questions d'un journaliste. "Qu'est-ce qu'il y a ?", demande le journaliste alors que Marx silencieux scrute l'horizon. « La lutte », répond Marx. "Dévoiler la loi économique du mouvement de la société moderne", est le but du Capital. Et le silence de la bibliothèque du British Museum que Marx fréquente des années durant ne doit pas nous tromper : dire le vrai est un combat. Jeune publiciste, Marx a dû fuir les créanciers, la censure et les polices européennes. C'est entre de multiples changements d'adresse qu'il a écrit le Manifeste du Parti communiste. Avec son épouse et ses quatre enfants, nés dans trois pays différents, il partage une vie quotidienne précaire aux revenus toujours incertains. Enfin réfugié à Londres, avec l'aide de son irremplaçable ami Engels, il écrit et étudie sans relâche. Son combat prend ici la forme d'une critique systématique des fondements et des catégories fallacieuses de l'économie politique. Il faut dénoncer les "philistins" de tous bords (parfois même avec quelque injustice), être attentif aux mouvements longs de l'histoire comme aux soubresauts de l'actualité pour dire le vrai du système capitaliste.
    Il faut dire l'avenir aussi et démontrer que les crises ne sont pas de simples ajustements cycliques mais qu'elles scandent un mouvement irrésistible de l'histoire, celui du dépassement du capitalisme. Il le faut, parce qu'il y a urgence, parce que l'exploitation se fait au nom de la liberté, parce que la misère se répand à mesure que les richesses s'accumulent, parce que les inégalités et les injustices triomphent par le mensonge. La lutte n'est pas seulement une notion fondamentale de sa philosophie de l'histoire : la vie entière de Marx est un combat.

  • Durant des mois, Annie Rolland a chroniqué des livres pour ados sur le site Ricochet. Chercheuse en psychologie, elle a élu la littérature jeunesse comme objet d'étude théorique. Son travail ici recueilli est illustré par Etienne Delessert.

  • Ce livre a pour objectif de faire comprendre, en particulier aux parents, ce qui se passe en maternelle, ce qu'on y fait, ce qui s'y décide pour les enfants. À quoi ressemble une journée d'enfant à la maternelle ? Qu'est ce qui est en jeu derrière ces activités ? Quelles sont les méthodes d'enseignement ? Quelles compétences sollicite- t-on ? Quelles notions cherche-t-on à transmettre ? Quel est ce contenu imperceptible des programmes des sections de maternelle ?
    Parce que cet enseignement est soit ignoré, soit dévalorisé, que partout en Europe on nous l'envie pourtant, les deux auteurs ont enquêté, accompagnées des enseignants dans des écoles très différentes, pour expliciter aussi les enjeux de cette école particulière.

  • L'organisation d'une protection sociale pour les quelque 40 millions d'Américains qui en sont privés est devenue un des enjeux majeurs de la présidence de Barack Obama. Dans un contexte de grave crise économique, cette politique ambitieuse est l'occasion de réfléchir sur la place des pauvres aux États-Unis.
    Dès le début du XXe siècle, sociologues, psychologues, travailleurs et reporters sociaux, économistes ont tenté de comprendre le phénomène de la pauvreté. Ces différentes disciplines vont élaborer leurs diagnostics et prescrire des politiques. Si chacune de ces approches a ses spécificités, les enjeux politiques ne sont jamais absents des controverses des experts. Le pauvre bénéficiaire d'aides sociales est-il un indigent ou un profiteur ?
    Comment distinguer le bon pauvre du mauvais pauvre ? Plus radicalement encore, la pauvreté existe-t-elle ou est-elle un simple artefact, une invention des spécialistes de sciences humaines ?

  • Ils sont nuls à l'école, ils boivent comme des trous, ils sont machos, ils n'obéissent pas et ne s'intéressent plus à rien...
    On entend et on lit tout et n'importe quoi sur les ados. Autant d'idées reçues qui finissent par inquiéter les parents, plus démunis que jamais. Or, cette période de la vie, transition entre l'enfance et l'âge adulte, est beaucoup plus complexe que les clichés persistants le laissent croire. Plus complexe et moins terrible ! Car l'adolescence, c'est une période de mutation, pas forcément une crise. Gérard Dhôtel propose de calmer le jeu en interrogeant 20 idées reçues sur les ados.
    Un ouvrage à l'intention de tous les parents pour qu'ils parviennent à construire des relations apaisées avec leurs adolescents...

  • Pourquoi nos députés ont-ils tant ri lorsqu'il leur était proposé d'adopter l'isoloir ? Et pourquoi leur a-t-il fallu vingt-cinq ans années de débats parlementaires (entre 1889 et 1913) pour vaincre, derrière ces rires, leur farouche hostilité ? C'est qu'avant tout, il fallait inventer l'électeur.

  • Le principe d'égalité fonde notre démocratie parce qu'il fonde notre justice. Il nourrit tellement notre sentiment du juste que nous peinons à imaginer une justice en dehors de ce principe.
    Pourtant,avant son affirmation par les révolutionnaires français, les tribunaux de l'Ancien Régime examinent et condamnent quotidiennement.
    Mais sur quelle base ? Au nom de quoi ? Selon quelles règles et procédures ? Et puis, qui sont ces condamnés ?
    Arlette Farge convoque ici les faits les plus divers ou des grandes affaires pour dresser le tableau très vivant d'une justice bien singulière à nos yeux, celle du XVIIIe siècle. Ignorant la prison, obsédée par l'aveu, déchirant les corps et poursuivant les mauvaises pensées, la justice d'Ancien Régime régit un ordre social qui nous permet de mieux concevoir notre propre idéal de justice. Grâce à ce récit brillant, Arlette Farge nous aide à comprendre le terreau sur lequel les grandes réformes judiciaires et politiques de la fin du XVIIIe siècle ont été pensées. C'est là un moment décisif et fondateur de notre histoire.

  • Une décennie durant, entre 1966 et 1976, la société française est secouée par un mouvement inédit. Des milliers d'hommes et de femmes contestent l'ordre établi. La société en modifiant durablement son imaginaire, le politique devient l'affaire de tous... Et l'histoire de 68 court toujours...

  • Le dossier que nous publions ici n'avait pas vocation à l'être ; il constitue la documentation grise qu'une institution conserve par devers elle ; une archive vive au sens strict ; la constitution d'une mémoire de la vie de l'institution au cas où celle-ci soit prise à partie, accusée, menacée ; au cas où elle ait à rendre des comptes. Ici, il s'est passé cela, là ceci, ailleurs encore autre chose. Nous le savons ; nous l'avions signalé tel jour telle année. Notations parfois brèves, sans mention du nom des protagonistes ni même de celui des scripteurs. Brèves de la vie d'un lycée, d'un collège, d'une école. Main-courante de l'Education nationale semblable à celle d'un commissariat de police d'arrondissement, de celle d'un gardien de HLM ou d'une maison d'arrêt . Ce sont des signalements

  • Abcd signes

    Gourdon/Rodriguez


    les livres de la collection signes sont des imagiers bilingues qui créent un pont entre deux univers.
    celui des sourds et celui des entendants. autour d'un seul monde : le nôtre. les mots sont écrits, traduits en langue des signes française (l. s. f. ) et illustrés en images. cette collection est née de la rencontre entre bénédicte gourdon (entendante) psychologue de l'enfance. roger rodriguez (sourd) formateur en l. s. f. et des illustrateurs.

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