Trajectoire

  • L'affrontement du christianisme et de l'Islam débute au VIIIe siècle. Il atteint son paroxysme au XIe siècle avec la prise de Jérusalem par Godefroy de Bouillon en 1099. Le royaume latin qui se crée au Moyen Orient suscite le développement de nombreux ordres à la fois militaires et religieux, dont la vocation est de défendre les positions franques en Orient. Les Templiers, officiellement reconnus par la papauté en 1129, sont de tous les combats. Leur règle, rédigée par Saint Bernard, fait de ces chevaliers du Christ un ordre tout puissant, dépendant directement du pape. Les Hospitaliers sont souvent à leurs côtés, quoique plus marqués par leur vocation caritative. Après la chute de Saint Jean-d'Acre en 1291, Templiers et Hospitaliers se replient en Europe. Ils sont devenus les banquiers des rois de France. Philippe IV le Bel est décidé à s'emparer de leur trésor... Quant aux Chevaliers Teutoniques, également présents en Méditerranée, ils cherchent d'abord à christianiser la Prusse et la Livonie, d'où ils seront finalement chassés. L'auteur évoque également les destinées des Chevaliers de Malte (qui résistent aux Turcs), et des ordres espagnols (Santiago et Calatrava), sans oublier celui de Notre Dame de la Merci, dont les membres ont pour vocation de racheter les chrétiens capturés par les musulmans en Méditerranée (près de 500 000 d'entre eux seront ainsi sauvés). Nés glorieux à l'époque des grandes croisades, tous ces ordres connaissent, à l'exception de celui de Malte, des destinées tragiques et souvent mystérieuses. C'est leur histoire, avec ses heurts et ses malheurs et ses nombreuses énigmes, que raconte ici Dominique Lormier.

  • L'auteur nous propose ici un ouvrage généraliste, dans lequel il retrace l'évolution de l'alchimie sur plusieurs milliers d'années, de l'Egypte ancienne, en passant pas la Chine et l'Inde, la Grèce antique, les pays arabes jusqu'en Europe, de l'Antiquité à nos jours. Et si l'alchimie n'a qu'un rapport secondaire avec la chimie on apprendra que de grands chimistes se sont aussi préoccupés d'alchimie (ainsi, le grand Newton y consacra dix ans de sa vie).

  • Lorsqu'en 1492, Christophe Colomb pose le pied sur une île des Antilles, et non en Amérique, il a été précédé depuis des siècles, des millénaires même, par des marins intrépides qui avaient chacun une bonne raison de cacher leur connaissance de routes maritimes et surtout des conditions permettant la traversée. À l'aide de documents précis et irréfutables, en s'appuyant sur les découvertes archéologiques récentes, Thierry Wirth dresse ce constat accablant : ils y sont tous allés sauf Colomb ! Celtes, Vikings, Templiers, Chinois, et plus avant : Romains, Phéniciens, Égyptiens. Si le livre se lit comme un roman, c'est parce que l'histoire est captivante, et que c'est aussi notre Histoire. Thierry Wirth est docteur en sciences (Muséum National d'Histoire Naturelle et École Normale Supérieure) et docteur en lettres et sciences humaines (Sorbonne). Il est l'auteur de 40 ouvrages et de plusieurs communications à l'Académie des sciences.

  • Si l'on en croit les chroniqueurs, Rome, et plus particulièrement la résidence des papes est le lieu de tous les scandales. Nombre de ces scandales relèvent du «fait divers» : meurtres, cruauté, sexualité. Certains sont la conséquence de faits avérés, d'autres de pures calomnies, inventions du peuple de Rome ou d'un candidat malheureux au siège pontifical. Un ouvrage passionnant et fort documenté qui met à jour la face obscure de l'Église et les dérives de ses plus hauts représentants. Jean-Luc Caradeau est un spécialiste de l'histoire et des traditions. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et a collaboré aux revues Historia et Histoire des Papes et des Saints. Il a consacré de nombreuses années à la recherche de documents rares ou inédits sur la Chrétienté. Cet ouvrage est le fruit d'un remarquable travail d'investigation.

  • Au cours de son histoire, l'Église chrétienne a fait face à des centaines de divergences, qui se sont succédé jusqu'à la Réforme de Luther et ont laissé leur empreinte sur l'esprit occidental. Dès l'origine, ces mouvements ont été considérés par les autorités ecclésiales comme de graves menaces ; des définitions de l'orthodoxie ont rapidement été posées pour cibler les écarts et les combattre par tous les moyens possibles. Pourquoi le christianisme présente-t-il cette spécificité que sont ces interactions, conflits et arbitrages entre hérésie et orthodoxie ?

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