Utopia

  • Comment mettre en oeuvre la véritable protection sociale de demain?

    Depuis une dizaine d'années, l'idée d'un revenu, d'une allocation universelle creuse son chemin et fait l'objet de débats et publications diverses, démontrant que l'intérêt pour cette question dépasse les cercles universitaires. Mais cette profusion est également révélatrice des controverses que cette proposition suscite. Récemment, en 2017 en France, un candidat à l'élection présidentielle l'a popularisée et même le pape François s'y est dit favorable.

    Ce livre représente la deuxième vague des réflexions sur cette allocation universelle. Il aborde la question du pourquoi, mais aussi du comment en le comparant avec les différentes mesures de protections sociales existantes actuellement en France.

    Nul doute que l'allocation universelle fera à nouveau l'objet de polémiques lors des prochaines échéances électorales en France, d'où l'intérêt de cet ouvrage et de ses nombreuses démonstrations qui alimenteront les débats.

  • La colère et la joie, que penser de cette association apparemment paradoxale ?
    Comment faire un bon usage de l'énergie créatrice de la colère, voire de la rage au sens de « rage de vivre » lorsqu'elle s'avère légitime, sans qu'elle ne devienne la source d'une révolte destructrice ou désespérée ?
    Comment, au coeur des bouleversements actuels, faire appel aux émotions sans que celles-ci nous entraînent sur la voie dangereuse du couple excitation /dépression, ou celle des « passions tristes », selon l'expression du philosophe Spinoza ?
    Comment développer la capacité de nos collectifs humains - qu'ils soient nationaux, religieux ou sociaux - à vivre ensemble et à savoir «s'opposer sans se massacrer», face au basculement dans la violence, ajoutant aux risques écologiques actuels de destruction de nos écosystèmes vitaux celui de notre propre autodestruction ?
    En d'autres mots, il s'agit de promouvoir une radicalité créatrice et non destructrice et ainsi créer les conditions, face aux multiples régressions émotionnelles que provoquent les peurs, d'une véritable intelligence sensible dont le moteur est la Joie de Vivre.
    Dans ce livre, l'auteur, « philosophe praticien » au sein de nombreux mouvements de transformation sociale et écologique, proche d'Edgar Morin, expose et contextualise ses réflexions et propositions autour du rapport à la violence et la gestion des conflits. Il souligne par ailleurs l'importance des médiations, les forces et les limites de la désobéissance civile et que l'éthique de responsabilité ne peut s'exonérer de l'éthique de conviction.
    Conscient des échecs, depuis plusieurs décennies, des mouvements civiques et politiques à construire du commun partagé, il propose de nouvelles pratiques démocratiques permettant «la construction de désaccords féconds» pour que l'adversaire se substitue à l'ennemi et que les oppositions deviennent source de richesses.
    Patrick Viveret est partisan et artisan de la méthode Archipellique (au sens d'Edouard Glissant), afin que le pouvoir de domination se transforme en pouvoir de création, que le pouvoir «sur» devienne un pouvoir «de».

  • Face aux catastrophes annoncées, aux risques d'effondrements et aux désarrois qu'ils suscitent, est apparu en France depuis 2015 une « bataille des récits » où s'entremêlent études scientifiques, travaux de vulgarisation, mais également communautés et collectifs affinitaires.

    Les "grands récits" des XIXe et XXe siècles ayant fait faillite, il est courant d'entendre aujourd'hui que de nouveaux récits collectifs doivent émerger. Ils répondraient aux inquiétudes et redonneraient de l'espoir, leur conférant alors un potentiel quasi magique. Ce faisant, ils entraînent alors des stratégies et des politiques différentes, voire opposées.

    Ce livre décode les fonctions et les puissances politiques du récit et ses enjeux, décrypte et compare ces récits d'effondrements afin d'en comprendre les origines, les vertus, les crispations et les affects qu'ils brassent. Il rappelle également que la question des limites est un souci écologique essentiel et une responsabilité collective.

  • Par notre appartenance à l'appareil de production, par notre consommation mais aussi par certaines de nos attentes, nous sommes inscrits pleinement dans l'ordonnancement d'un monde qui nous entraîne vers des catastrophes, alors que ce monde ne nous satisfait pas, individuellement comme collectivement. Malgré cela, rien actuellement ne semble devoir ébranler profondément cet ordonnancement. Le célèbre There is no alternative thatchérien domine l'esprit de nos dirigeants, mais aussi celui de beaucoup de nos concitoyens.
    Ce livre propose de récuser ce renoncement et d'envisager quelles seraient les alternatives que nous pourrions choisir pour ne pas subir l'ordre du monde tel que nous le vivons au quotidien. L'auteur en a retenu quatorze - dans les domaines écologiques, économiques, moraux, politiques ou existentiels - qui pourraient changer cet ordre mortifère actuel.
    C'est sur le plan politique et démocratique que les sociétés néolibérales suscitent le plus grand rejet. En effet, il n'est jamais question dans les échéances électorales de choix de société à proprement parler, parce que les principes du néolibéralisme sont inscrits dans le marbre et ne sont pas sujets à débats. Toute parole dissidente sur ce plan est immédiatement discréditée par la référence aux régimes totalitaires communistes du passé ou comme étant de nature liberticide. Pourtant l'histoire ne s'est pas achevée avec la fin du communisme. Certes, le consumérisme s'est laissé libre cours, sous l'influence notamment du numérique et d'internet. Et dans la continuité des décennies précédentes, le dumping économique et écologique est devenu la règle d'or du capitalisme à l'âge de la mondialisation.
    Mais de nombreuses alternatives sont également apparues, dans le reflux du messianisme révolutionnaire. Avec la prise de conscience universelle du réchauffement climatique, de l'effondrement de la biodiversité et de l'épuisement des ressources, de nouvelles manières de penser l'économie, le rapport au temps, l'alimentation s'imposent peu à peu à la conscience du plus grand nombre. Dans ce livre, l'auteur présente ces alternatives qui ouvrent un espoir dans un monde qui s'approche du chaos et de l'effondrement. À l'opposé des passions tristes, elles peuvent s'avérer enthousiasmantes.

  • « Rapprocher le pouvoir du citoyen », instaurer la « démocratie participative », soutenir le « développement territorial » et l'économie « de proximité »...
    Aujourd'hui, ces mots d'ordre localistes et décentralisateurs se retrouvent dans tous les discours politiques, de la gauche à l'extrème-droite en passant par la droite et les socio-démocrates.
    A l'approche des élections municipales, on assiste à une surenchère. La participation des habitants et les promesses de changement « par en bas » sont dans tous les programmes. Les démarches et les listes « citoyennes », plus ou moins instrumentalisées par les partis traditionnels, se multiplient. Même le président de la République s'affiche localiste : en réponse à la crise de « Gilets jaunes », il promet une nouvelle phase de décentralisation pour la deuxième moitié de son mandat. A en croire nos élites, c'est donc par l'action municipale ou régionale que les problèmes économiques, sociaux, environnementaux ou démocratiques pourraient être résolus...
    Ce livre s'attache à déconstruire ce mensonge. Car la mondialisation, elle, ne rapproche pas le pouvoir du citoyen, mais l'éloigne considérablement. Les décisions économiques sont concentrées aux mains des grandes firmes et de leurs actionnaires, et s'imposent aux peuples par-delà les principes démocratiques. Les droits sociaux sont en régression permanente à cause de la concurrence internationale. Et la classe politique n'en finit plus de se discréditer en obéissant aux injonctions des marchés.
    La « mondialisation heureuse » ayant fait long feu, c'est le « localisme heureux » qu'à présent on cherche à nous vendre. Le terroir et les circuits courts pour compenser les ravages de la mondialisation. Le régionalisme pour masquer le désengagement de l'État, la destruction ou la privatisation des services publics.
    Cette « Illusion localiste » doit être dénoncée. Non pas que l'action de proximité soit négligeable, car s'engager dans la vie locale est tout à fait nécessaire. Mais pour sortir du piège de la mondialisation, cela ne suffit pas. Plutôt que d'opposer l'action locale et celle de l'État, mieux vaudrait les articuler.

  • L'énergie est à chaque instant au coeur des activités humaines. Besoin vital, elle est le carburant de notre civilisation. Le contrôle de sa production et de sa distribution est donc hautement stratégique.L'énergie est de ce fait une source de conflits, voire de guerres. Son exploitation et sa consommation, très inégalitaires, accentuent les déséquilibres entre nations riches et pauvres et entraînent des risques majeurs pour l'homme et son environnement. Aujourd'hui, les services publics de l'énergie sont attaqués partout sur la planète,niant aux citoyens tout droit de regard sur cette industrie qui les concerne dans leur quotidien et leur devenir.L'objectif commun à toutes ces attaques: privatiser les bénéfices,socialiser les pertes et déployer une concurrence sauvage. Ce livre revient sur l'histoire de la propriété des énergies et propose de reconstruire un service public des énergies qui réponde aux enjeux sociaux et environnementaux de notre époque.

  • Ce livre interroge : pourquoi le temps long, qui est la norme dans le monde physique, végétal et animal, s'applique-t-il de moins en moins aux affaires humaines ? Pourquoi, si nous avons compris que nous sommes entrés dans l'ère de l'anthropocène, restons nous incapables de comprendre comment y vivre durablement?
    Cet essai explique à quel point la tyrannie du court-terme, résultat des rationalités technoscientifiques, économiques et politiques à l'oeuvre dans les démocraties libérales, reste orientée vers l'exploitation et la destruction du monde. Quelque chose s'est donc détraquée dans la pensée occidentale, qui la rendrait incapable de s'insérer dans le temps long.

  • Vingt-quatre ans de COP*. Depuis un quart de siècle, les négociations sur climat font quasiment du surplace tandis que les émissions de GES poursuivent leur ascension. Fin 2018, la COP 24 s'est passée comme si le dernier rapport spécial du GIEC sur l'urgence climatique n'avait pas existé. Les États sont parfaitement instruits des dégradations rapides des écosystèmes mais s'en préoccupent-ils vraiment? Le moment est venu de nous intéresser aux causes politiques ainsi que sur le rôle des COP et des Sommets de la Terre. La structure du capitalisme et sa mondialisation à l'ère des énergies fossiles fournissent-ils des éléments de réponse ? Pour mieux orienter les actions encore possibles, cet essai, avec son éclairage historique du capitalisme fossile, explique à la fois la logique du désastre annoncé, la farce des COP et et les investissements des milieux d'affaires dans la géo-ingénierie du climat.

    *Conference Of the Parties, soit les conférences internationales pour le climat.

  • Jamais les thèmes écologiques n'ont été aussi présents dans les esprits, jamais les déclarations des médias, des politiques, des scientifiques et des citoyens n'ont été aussi nombreuses et centrales sur ces questions. Pourtant et paradoxalement, les acteurs de l'écologie politique semblent peu audibles et marginalisés.

    Est-ce, version optimiste, parce que ses thèmes ont été récupérés et repris par d'autres formations politiques ? En partie oui, et on ne peut que s'en féliciter. Mais avec la précipitation des urgences, la multitude des solutions à proposer et l'exigence démocratique, l'écologie politique doit aussi se réinventer pour répondre aux nouveaux défis. C'est l'objet de ce livre.
    Quand l'écologie politique avait su, à la fin des années 60, ouvrir de nouveaux horizons comme la critique de la croissance ou l'épuisement à venir de nos ressources énergétiques, elle semble aujourd'hui buter sur les transformations récentes de l'habitat et de la ville globale, sur notre rapport à la démocratie et au corps, sur les évolutions du travail et de l'entreprise. Tout est bouleversé, tout doit être repensé.

    A quels nouveaux défis l'écologie politique est-elle aujourd'hui confrontée et comment aborde-t-elle les nouveaux visages du capitalisme : financiarisé, globalisé, courtermiste et hors-sol, épuisant le vivant sous toutes ses formes ? Comment se situe-t-elle par rapport à la technique, aux Civic Tech, au transhumanisme et à l'intelligence artificielle, aux communs, à l'éthique animale, à la collapsologie...?

    La crise de la temporalité, qui se double d'une crise de notre rapport au lieu et au territoire, exige non pas un programme clé en main, mais une réflexion ouverte, nourrie des apports de la philosophie et des sciences sociales, de nos propres impasses politiques mais aussi du désir, plus fort encore, d'ouvrir de nouveaux territoires de sens.

    De l'homme augmenté à l'homme jetable, de la réforme de l'entreprise à la crise de la démocratie, de la ville dans tous ses états à l'éloge de la lenteur ou du silence, cet essai nous invite à penser l'écologie politique à l'heure de tous les excès et de tous les dérèglements.

  • Autrefois élément emblématique de la distinction entre pensée de droite et pensée de gauche, entre discours de gouvernement et discours d'opposition, le réalisme apparaît aujourd'hui comme un mot-repère qui illustre parfaitement la dilution des clivages traditionnels. Omniprésent depuis quelques décennies y compris dans les discours dits de gauche, il est devenu une injonction contemporaine particulièrement vivace. Le chantage au réalisme est ce qui a fait dériver le parti socialiste d'une pensée de gauche vers une pensée de droite.
    Réalisme est un mot de pouvoir, au sens où il est une arme de déconsidération massive : le brandir, c'est abolir et anéantir aussitôt toute alternative, tout discours d'opposition ; l'invoquer, c'est renvoyer immédiatement l'autre à ses idéaux, à son utopisme, à son romantisme. Le réalisme n'admet pas la réplique. Il impose et s'impose en ce qu'il fait passer la réalité du moment pour le réel. C'est une injonction à ne pas imaginer, concevoir, revendiquer la possibilité d'autres mondes. C'est une assignation à se soumettre, à dire oui au monde tel qu'il est. Ou tel qu'il va.
    Dans les discours prononcés « au nom du réalisme » apparaît une constellation sémantique où brillent l'efficacité, le pragmatisme, la lucidité, qui permet de construire une posture de supériorité, très didactique. Se présentant toujours comme un impératif, le réalisme est donc une arme à double tranchant, entre évidence et discrédit.
    Si le réalisme implique un « ça va de soi », on constate en revanche que le mot, tel qu'il est employé, ne va jamais de soi. Et se trouve régulièrement pris dans un acte de nomination complexe, au sein d'énumérations disparates ou d'énoncés qui tendent à le redéfinir (« Le réalisme, c'est... », « le réalisme n'est pas... ») ou à le paraphraser (« le réalisme, c'est-à-dire... »). Autant de précautions oratoires et de réticences qui traduisent la complexité de ce mot puissant, performatif mais paradoxal, absolument plurivoque. Un mot-caméléon, dont la vacuité et la transparence accentuent le caractère d'évidence et que le discours politique pourra à loisir investir selon ses vues.
    Mais de quoi réalisme est-il le nom exactement ? En analysant un large éventail de discours officiels sur une période de près de quarante ans, de Georges Pompidou à Manuel Valls, de Michel Rocard à Emmanuel Macron, cet ouvrage se propose de mieux comprendre le pouvoir d'un mot d'ordre, un mot de et du pouvoir.

  • Comment ne pas voir que toutes les « crises » économiques, environnementales et démocratiques, ainsi que les dérives identitaires - du terrorisme à l'extrême droite -, ne sont que le résultat d'un seul et même processus : celui de la mondialisation et de la financiarisation de l'économie, provoquant un désastre économique, social, culturel et verrouillant l'ordre international ?
    Partout dans le monde, les luttes sociales se heurtent au libre échange, au chantage aux délocalisations et à la fuite de capitaux. En l'absence de perspective de sortie « par la gauche » de cet engrenage, les nombreuses victimes de cette mondialisation se résignent ou choisissent la stratégie du pire.
    Pour ne pas sombrer petit à petit dans le chaos et redonner de l'espoir, il faut démondialiser. Non pas pour défendre un capitalisme national, mais pour mettre en oeuvre un projet politique de rupture qui repose sur trois piliers : la démondialisation pour rompre avec le capitalisme, la décroissance pour répondre aux crises environnementales et la coopération internationale pour renouer avec l'idée de justice sociale au sens le plus global.
    Ce livre contribue à engager une nouvelle bataille des idées pour lutter contre l'extrême droite et le terrorisme, mais aussi pour combattre le fatalisme qui conduit à la soumission, à l'abstention et au désengagement.
    Il vise également à dépasser le débat opposant à gauche nation et internationalisme.

  • Les inégalités, l'austérité et le chômage de masse ne sont pas une fatalité mais les conséquences logiques des politiques néolibérales mises en oeuvre depuis maintenant plus de trente-cinq ans. A partir d'un travail idéologique d'économistes ultra-libéraux au milieu du XXe siècle, relayé politiquement par R. Reagan, M. Tatcher et la Communauté économique européenne, va se déclencher un peu partout dans le monde un mouvement d'ampleur que l'on peut qualifier de coup d'état larvé.

    Cet ouvrage, dans un premier temps, analyse comment le fondamentalisme marchand, ou néolibéralisme, se met progressivement en place, créant une nouvelle classe de travailleurs pauvres et précaires et fractionnant ainsi la société en deux. Ne profitant qu'à une élite fortunée, ces politiques provoquent également des replis sectaires ou identitaires, allant jusqu'à mettre en danger l'esprit de la République et la démocratie. La lutte contre le chômage, la précarité et l'austérité est vaine si on ne s'attaque pas aux inégalités.

    Concis et à vocation pédagogique, ce livre donne ensuite les pistes d'une résistance qui doit s'organiser lucidement et avec détermination. Après avoir dénoncé les fausses solutions, qui hélas sont celles que proposent actuellement la plupart des gouvernements, il met en avant sept principales propositions pour répondre au triptyque mortifère constitué par les inégalités, l'austérité et le chômage de masse.

  • Qu'est véritablement le Front national et pourquoi un tel succès ? Comment les idées de ce parti ont-elles réussi à infiltrer progressivement des esprits qui, pour la plupart, ne se disent pourtant ni d'extrême droite ni fascisants ? Pourquoi depuis plus de quarante ans n'arrive-t-on pas à le contrer efficacement ? Quel est le véritable ADN de ce parti qui se veut respectable ?

    Dans notre époque de « post-vérité », comment construire des armes intellectuelles efficaces pour le comprendre et le combattre ? C'est l'objet de ce livre.

    Son premier objectif est de renouveler l'analyse de l'entité « Front national ». Malgré l'abondance des ouvrages et des articles qui lui sont consacrés, aucune synthèse critique digne de ce nom n'existe à ce jour. Pour aller plus loin, il nous faut mener une véritable enquête, raconter l'histoire et découvrir tour à tour les rhétoriques frontistes, la doctrine, l'imaginaire, les modes de pensée, les pratiques, les interactions avec l'environnement social et politique. Cette méthode est très différente des approches moralisantes ou culpabilisantes qui se révèlent inefficaces. Elle présente un renouvellement de l'analyse et refuse de suivre les sentiers battus d'une dénonciation du «populisme», un concept qui s'avère flou, simpliste et banalisant. L'héritage fasciste est revisité, lui aussi, sans céder à ces simplifications. Il nous faut comprendre comment l'obsession ethnique de ce parti structure, aujourd'hui comme hier, toute sa pensée, son imaginaire, ses pratiques, ses penchants clairement autoritaires et sa volonté d'instituer des discriminations partout. Comprendre pourquoi la stratégie consistant à « couper l'herbe sous les pieds » des lepénistes en reprenant leurs thèmes n'est en rien une habileté mais se révèle être un choix stratégique suicidaire.

    Un livre pédagogique indispensable dans cette période de grande confusion, qui explique clairement et concrètement les mécanismes, les rhétoriques et les enjeux du FN.

  • Des droits pour la nature

    Collectif

    Ce livre a été écrit dans le cadre du troisième Tribunal international des droits de la Nature qui s'est tenu à Paris en décembre 2015, parallèlement à la COP21.
    Dans le contexte du cadre juridique émergeant des «Droit de la Terre », les auteurs traitent dans ce livre de sujets emblématiques tels que le réchauffement climatique, la fracturation hydraulique ou les OGMs, les méthodes extractivistes et d'autres violations environnementales.
    Lls démontrent comment l'homme et la nature sont intrinséquement liés et plaident pour que les générations actuelles comme futures aient le droit de vivre dans un environnement sain.
    Ils proposent de faire évoluer le droit international pour que soit prise en compte la réalité des excès de notre monde industrialisé. Cela implique de faire du vivant un sujet de droit, ce qui constitue dans ce domaine une révolution philosophique.
    Face à la destruction des conditions de vie sur Terre - que les États et les entreprises non seulement permettent, mais parfois encouragent - les auteurs proposent de reconnaître aux écosystèmes leurs droits à l'existence, à leur maintien, à leur préservation et régénération.
    Ce qui entraîne que ces droits puissent être revendiqués en justice.
    Ce livre offre également une voix aux peuples autochtones afin qu'ils partagent avec la communauté mondiale leurs préoccupations et leurs solutions singulières concernant la terre, l'eau, l'air et la culture.
    En se fondant sur la Déclaration Universelle des Droits de la Terre Mère, cet ouvrage formule des propositions dans une perspective de protection et de restauration de la Terre.
    Cette déclaration définit entre autres les devoirs incombant à l'humanité afin de respecter l'intégrité des cycles écologiques vitaux de la planète. De ce fait, la Déclaration promeut la proposition d'amendements au Statut de la Cour Pénale Internationale, permettant la reconnaissance du crime d'écocide.

  • L'urgence de relocaliser Nouv.

    Malgré les promesses des élus et les critiques qui fusent de toute part, l e libre- échange se poursuit et la délocalisation des activités productives s'ac- célère. La pandémie de Covid-19 n'a rien changé, car les multinationales n'ont pas l'intention de renoncer à extraire un maximum de profits des pays à bas salaires où l'on pollue sans entrave.
    En réaction aux fermetures d'usines en France, en Europe, en Amérique du Nord, une réponse inquiétante se profile : le nationalisme économique . Incarné par la présidence américaine de Donald Trump, ce concept monte aussi en France, à l'extrême-droite, à droite et même parfois à gauche. Comme aux États-Unis, le rejet du libre-échange pourrait favoriser l'accession au pouvoir de mouvements ultracon- servateurs.
    Pour mettre un coup d'arrêt au chômage, à la dégradation continue des conditions de travail et cesser d'offrir un boulevard aux nationalistes, les forces de transforma- tion sociale et écologique doivent penser la relocalisation, la décrire, la planifier. L'enjeu n'est pas seulement économique mais aussi écologique et démo- cratique, car sans relocalisation, il est impossible de choisir ce qu'il faut produire et de quelle manière.
    Dans cet ouvrage, l'auteur s'attelle à ce travail et livre sa vision transforma- trice, décroissante et internationaliste de la relocalisation. Il en présente les principes mais aussi les modalités concrètes dans cinq domaines stratégiques : les capitaux (et donc les investissements), l'industrie de la santé, l'alimen- tation, l'énergie et l'automobile.
    Grâce à ce tour d'horizon et à rebours du discours dominant, on comprend que les États disposent de nombreux leviers et qu'il ne leur manque souvent que le courage politique pour agir.

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