Yellow Now

  • Au travail ! collection Véronique Marit, Philippe Marczewiski

    Les Carnets Cote Photo

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    • 17 Septembre 2021

    Cet ouvrage s'inscrit dans la collection Les carnets, une collection - mise au point avec Bernard Plossu - qui se propose de revisiter les archives d'un photographe ou d'un collectionneur et d'en extraire des séries thématiques (des faits, des objets, des situations, des évocations...).
    Au travail ! dévoile une sélection de photographies de l'impressionnante collection privée de Véronique Marit. Composée d'images glanées et chinées, cette collection est dédiée aux photographies trouvées (albums de famille, photographies anonymes, photos d'amateurs...) prises entre la fin du XIXe siècle et les années 1960.
    Un texte de Philippe Marczewski introduit cette série d'images.
    « Les photographies rassemblées par Véronique Marit témoignent d'une époque où travailler était au centre de tout. Le travail tenait lieu d'organisation sociale, de lieu où se faisait la communauté, où se créaient des liens d'autant plus importants que le labeur occupait la majeure partie de la vie des femmes et des hommes [...]. Les communautés nées du travail étaient aussi le lieu de l'entraide et de la solidarité, le lieu de luttes communes pour acquérir des droits. Le lieu de fêtes, de cafés, de maisons du peuple, d'amicales sportives. Le monde du travail était plein d'une vie dépassant le travail.
    [...] Ces photographies témoignent de l'épopée d'un corps social, et dans leur majorité, d'une classe sociale, dure à la peine, jamais gagnante de la lutte. C'est une épopée de chaque jour, pleine de noblesse. Pleine de moments joyeux et de camaraderie, sans doute, mais dont il ne faudrait pas oublier qu'ils n'étaient que les maigres compensations de semaines harassantes et de vies très souvent écourtées. Pour reprendre les mots de Raoul Vaneigem : «De la force vive déchiquetée brutalement à la déchirure béante de la vieillesse, la vie craque de partout sous les coups du travail forcé.» Et au dos des images, comme un conseil offert par mille voix venues du passé, je suis sûr qu'on peut lire, écrits au crayon, ceux de Debord : «Ne travaillez jamais.» »

  • Quotidiens, les objets

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    • Yellow now
    • 17 Septembre 2021

    L'objectif de mon travail est de porter un regard singulier sur les objets quotidiens ou plutôt des quotidiens, chaque individu ayant le sien propre. La photographie de ces objets dénués de tout contexte temporel ou matériel, ne donne pas à voir tel ou tel objet que je possède, mais conduit à l'idée de cet objet telle qu'elle peut être perçue par chaque spectateur ; libre à lui de la re-contextualiser dans sa propre histoire et de lui donner la valeur d'archétype.
    Le choix des objets, anciens pour la plupart, est purement subjectif ; il est guidé essentiellement par leur pouvoir évocateur d'un usage antérieur au quotidien.
    Au départ, les photographies étaient réalisées en noir et blanc, en argentique ;
    Ensuite est apparue la notion de grandeur nature pour une représentation monumentale d'objets de grande taille, toujours en rapport avec les mêmes notions (par ex. : la pelle, le râteau, la chaise...) Cette recherche de la simplicité - ou peut-être de l'évidence des choses - réside autant dans le choix du sujet que dans ma manière de photographier, sans effet, sans modification, sans artifice.
    Le passage à la couleur découle de l'avènement de la photographie numérique :
    La photographie est devenue par nature en couleurs. Transformer des images en couleurs en images noir et blanc aurait été, dès lors, un artifice.

  • à boire et à manger

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    • 5 Octobre 2017

    Cet ouvrage s'inscrit dans la collection Les carnets, une collection - mise au point avec Bernard Plossu - qui se propose de revisiter les archives d'un photographe ou d'un collectionneur et d'en extraire des séries thématiques (des faits, des objets, des situations, des évocations...) ; dans chaque volume, un texte dialogue avec les images.

  • De Djibouti à Addis 1980

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    • 17 Mai 2018

    Qui, jeune, n'a pas aimé Rimbaud ? Et qui n'a pas rêvé d'aller sur ses traces ? Évidemment, certains préfèrent regarder la télé...
    Françoise Nuñez, en 1980, avait 23 ans, et, après ses années flamenco de feu, la voilà avec un appareil photo et l'envie de voir le monde, de retrouver ses amis à Djibouti, de prendre le train fameux qui mène en Ethiopie. La voilà sur les routes de l'Afrique où Rimbaud était allé ne pas écrire ses poèmes de sable et de vent. Instinctivement, elle n'a pris que le 50 mm comme objectif sur son appareil, pressentant que la photo doit être simple et directe. Sans effets, pour bien parler, bien dire ce qu'on voit, bien faire passer les sens qui entourent le voyage avec mille odeurs neuves...
    Et, peut-être à cause du flamenco si rigoureux, elle sent que c'est le noir et blanc qui peut traduire le mystère de ce qu'elle cherche, de ce qu'elle veut découvrir...
    Cela s'appelle un voyage initiatique. Tout simplement. Et, en regardant ces images, on est vraiment dedans : on les sent, on les voit, on les entend, on les respire. Elle est, dès la première seconde, une vraie photographe, et pas une faiseuse. Elle ne fait pas ça pour plaire, mais pour être.
    Bernard Plossu.

  • énigmes et portraits dans la sierra madre

    Ivan Alechine

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    • 21 Novembre 2018

    Au sein de l'univers huichol, déjà saturé de présences, visibles et invisibles, humaines et non-humaines, Alechine ajoute un niveau de complexité supplémentaire, en auscultant comment les produits de la modernité se distribuent.
    Ce n'est pas seulement la superposition d'objets appartenant à des strates spatio-temporelles distinctes : une machine à coudre sur une chaise en bois, un panneau de basket, une parabole, des fils électriques. C'est un alliage plus profond qui est réalisé, à mesure que les Huichols coulent leurs gestes et les mouvements de leurs corps dans des nouvelles formes de vie, adoptant progressivement de nouveaux systèmes de valeurs (esthétiques, marchandes, morales).

  • Histoires courtes

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    • 21 Novembre 2018

    Histoires courtes présente un ensemble de diptyques, puisés dans le grand Abécédaire qu'est mon travail photographique, à la recherche d'une émotion, d'un sentiment, d'une idée, d'une histoire.
    Des images anciennes côtoient des images récentes, le noir et blanc rencontre la couleur, le Polaroïd croise le numérique.
    Une tapisserie dont un morceau se décolle, une main aux doigts rougis, une chaise vide sur une marche d'escalier, un oiseau de papier collé sur une vitre, une gaufre dans une assiette, une peau d'ours accrochée à un mur, une table vide sont comme autant de petits univers, parlant de personnages, les suggérant.
    De l'association de deux images - avec elles, au-delà d'elles, entre elles - émerge un nouveau récit.
    Chaque double page présente ainsi une « histoire courte », individuelle.

  • Les fantômes de mai 68 (les)

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    • 17 Mai 2018

    Les images présentées ici n'ont jamais été vues. Elles sont tirées d'un film de Michel Andrieu et Jacques Kébadian, avec des images tournées par le collectif ARC, en maijuin 1968, Le Droit à la parole. Mais ce qui n'a jamais été vu, ce qui apparaît ici pour la première fois, et que révèlent les photogrammes tirés par Jacques Kébadian de ce qui a été enregistré dans les journées de mai, ce sont les traces que forment les images quand elles sont arrêtées. Un autre état du visible, ordinairement masqué par le mouvement même des images dans le projecteur. Qu'on interrompe ce mouvement et l'image apparaît pour ce qu'elle est : traces claires et sombres dans un cadre immuable, traînées d'ombres et de lumières, poussières d'image éclaboussant le rectangle du cadre.
    L'événement, dont tant d'images ont partout circulé, devient énigmatique, illisible, mystérieux, en ceci qu'il rejoint sa généralité la plus grande, non anecdotique, essentielle :
    Postures, gestes interrompus, attitudes suspendues, interruption du temps qui court d'habitude à travers les images et qui, ici figé, montre les mouvements inaccomplis, comme en réserve, en attente. Une bataille de rue est un ballet dans des fumées. À cinquante ans de distance, l'usure du temps a sans doute dégradé l'homogénéité photographique de la pellicule, mais l'effet premier, l'effet majeur de cette dégradation est de libérer les prises de vue de la nécessité ordinaire de l'analogie photographique qui commande à la ressemblance, à l'identité, au « réalisme ». Ces jeunes gens, ces étudiants, ces ouvriers, sont devenus des emblèmes, dans l'histoire mais hors du Temps.
    Jean-Louis Comolli

  • Africa hotel

    Olivier Le Brun

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    • 16 Novembre 2016

    Cet ouvrage s'inscrit dans la collection - mise au point avec Bernard Plossu - Les carnets, qui se propose de revisiter les archives d'un photographe ou d'un collectionneur et d'en extraire des séries thématiques (des faits, des objets, des situations, des évocations...) ; dans chaque volume, un texte dialogue avec les images.

  • Entre jeunes filles

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    • 18 Novembre 2017

    On est en 1978. Carole Bellaïche a 14 ans. Elle est en seconde. Elle se lance avec ferveur dans le projet de photographier certaines filles de sa classe, un acte d'emprise sur celles qu'elle juge les plus belles. Elle les maquille, les dispose, les déguise, les met en scène dans l'espace hors du temps de la grande maison familiale. C'est un jeu étrange, à la fois léger et sérieux, mais elle n'a pas conscience de faire oeuvre de photographe. Peu après cette expérience lycéenne, elle devient « pour de vrai » photographe - elle réalise des portraits d'acteurs et d'actrices pour leurs books. Elle abandonne ses premiers films dans un placard, comme une passade d'adolescence sans lien avec son nouveau métier.
    Les pellicules dorment pendant quarante ans, et s'abîment. Un jour, elle y repense et les exhume. Le temps de latence est achevé : les images ressurgies du passé sont bien celles d'une jeune fille de 14 ans qui ne savait pas qu'elle était photographe. Elles sont devenues « autres » car elles ont été, pour la plupart, rongées, partiellement effacées, mais aussi ornées, redessinées, recréées par le travail chimique et inconscient du temps.
    Elles sont devenues autres car Carole Bellaïche peut les voir désormais comme une expérience fondatrice pour son travail de grande photographe d'actrices.
    Pour Alain Bergala, la rareté de ces images de jeunes filles tient à leur beauté propre, à leur tenue formelle impeccable, mais aussi au fait, unique, qu'elles ont été prises par une jeune fille de leur âge. La jeune fille a toujours été un motif de prédilection pour les peintres, les photographes, les cinéastes, mais ceux qui photographient les jeunes filles sont le plus souvent des hommes, plus avancés en âge, avec tout ce que cela entraîne de nostalgie ou de désir de leur part. Le trouble qui naît de certaines de ces photos est d'un autre ordre : c'est qu'elles ont été manigancées... entre jeunes filles.

  • De part et d'autre

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    • 16 Février 2018

    « Nous avons été présentés l'un à l'autre en 1991. Patrick est très vite devenu un frère, dont j'ai immédiatement aimé le travail et la philosophie. Petit à petit, je suis allé souvent chez lui, y faisant chaque fois mes meilleures photos.
    Nos travaux allaient bien ensemble ! D'ailleurs, c'est ensemble que le musée Reattu à Arles et notre galerie commune, La Non-Maison, à Aix-en-Provence nous ont exposés et que la revue Semaine nous a publiés.
    On se voit souvent, et que dire de plus ? C'est le meilleur ! » (B. P.) « Lorsqu'on regarde les photographies de Bernard Plossu en ayant les oeuvres de Patrick Sainton sous les yeux, l'idée inattendue nous vient que le premier semble documenter le geste de pensée du second, lequel, en son ordre et à sa façon, lui a toujours déjà lancé un appel préalable. Un peu comme si l'un trouvait chez l'autre de quoi actualiser ce qui le regarde aussi. Comme s'il fallait accueillir la distance pour révéler l'accord. Chiasme de l'amitié. Mystère dudit chiasme. Insolite jeu de miroir où le reflet cesse d'être un leurre. Dans ce cas, l'acte de documenter relève moins d'un accompagnement qu'il n'indique une reconnaissance. (Extrait du texte de Pierre Parlant).

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