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  • Palais n  31 - natures mortes Nouv.

  • Humanworld

    Guillaume Paris

    A mi-chemin entre livre d'artiste et catalogue raisonné, cet ouvrage rend compte, sous une forme inédite, du vaste projet artistique H.U.M.A.N.W.O.R.L.D. engagé par Guillaume Paris dès le début des années 1990. Avec ce projet, l'artiste développe une réflexion critique autour des enjeux du multiculturalisme, prenant pour point d'appui la question de la représentation de l'Autre : comment représenter le genre humain sans engendrer de nouvelles formes d'inégalités ? Problématique insoluble à laquelle H.U.M.A.N.W.O.R.L.D. tente d'apporter des éléments de réponses.
    Dans cet univers muséographique peuplé de " produits-portraits ", le fétichisme de la marchandise acquiert une nouvelle dimension : véritables fétiches, les constituants - humains et non-humains - servent de médiateurs, d'énonciateurs.
    Le livre H.U.M.A.N.W.O.R.L.D. expliqué aux enfants reprend l'ensemble des concepts et des réalisations du projet sous une forme essentiellement visuelle. Les enjeux et les activités du projet y sont présentés par un ensemble de pictogrammes développés tout spécialement entre l'International Signage System et la bande dessinée. Ce livre d'images au format de livre pour enfants permet une lecture sans fin : les sept chapitres reliés par une spirale font chacun office de couverture possible.
    L'ouvrage est accompagné d'un poster dépliant, servant de référence de lecture.

  • Dynasty

    Collectif

    Cette exposition prospective présente une nouvelle génération d'artistes sur la totalité des espaces d'exposition du Palais de Tokyo et du Musée d'Art moderne de la Ville de Paris/ ARC. DYNASTY réunit une quarantaine d'artistes sur près de 5000 m2, marquant ainsi un engagement fort de ces deux institutions envers la création émergente et une nouvelle étape dans la collaboration entre les deux ailes du bâtiment. Selon une règle du jeu préétablie par Marc-Olivier Wahler (directeur du Palais de Tokyo) et Fabrice Hergott (directeur du MAMVP), chaque artiste est invité à montrer deux oeuvres en résonance : l'une au Palais de Tokyo, l'autre au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris/ARC, soulignant ainsi la complémentarité des deux institutions et offrant aux artistes une occasion unique de développer plus largement le champ de leur univers créatif.
    Stéréo, symétrie, dialectique : à travers la multiplicité des techniques et des approches stylistiques, le projet vise à révéler l'énergie qui habite ces artistes, mais aussi leurs interrogations, leurs ambiguïtés ou leurs paradoxes.
    Le projet se propose de prendre le pouls de la sensibilité artistique émergente en France, d'en marquer les points de rencontres et de divergences et de participer à son rayonnement sur la scène artistique internationale. Il témoigne de l'essor artistique de Paris et des régions, des écoles et des centres d'art, des Frac et des lieux alternatifs. Ce numéro spécial de PALAIS est construit avec les quarante jeunes artistes de l'exposition et il réunit leurs contributions inédites conçues spécialement pour le magazine.

  • Special issue created by the artist Alexandre Singh, with Alfredo Arias, Simon Fujiwara, Michel Gondry, Donatien Grau, Leah Kelly, Danny Rubin, and Marc-Olivier Wahler.

  • Céleste Boursier-Mougenot élabore des dispositifs à partir de situations, d'objets du quotidien et d'appareils, dont il extrait le potentiel sonore et musical. L'artiste reconfigure ainsi les possibilités rythmiques et mélodiques, aussi bien visuelles que sonores, des matériaux qu'il emploie, pour générer des formes sonores qu'il qualifie de « vivantes ». Déployé en relation étroite avec les don­nées architecturales et spatiales du lieu dans lequel il est présenté, chaque dispositif constitue pour le visiteur un cadre propice à une expérience plurisensorielle. En 2015, Céleste Boursier-Mougenot représente la France à la 56e biennale d'art contemporain de Venise. Au Palais de Tokyo, il imagine un paysage lacustre qui entraîne le visiteur dans une expérience visuelle, tactile et auditive modifiant sa perception des lieux. Le visiteur est introduit dans un flux d'images créant les prémices d'un voyage halluciné.

    Au sommaire de ce livre - « Chorégraphie Zombie » : une conversation entre Céleste Boursier-Mougenot et Daria de Beauvais, commissaire de l'exposition de Céleste Boursier-Mougenot au Palais de Tokyo - « Univers préparé » : un essai de Frédérique Aït-Touati - Un ensemble de notices sur une sélection d'oeuvres de l'artiste Au sujet des auteurs - Frédérique Aït-Touati est metteur en scène et chercheuse. Elle met en scène des performances et des spectacles qui croisent sciences, arts et politique. Elle a publié plusieurs ouvrages sur les rapports entre arts et savoirs.
    - Daria de Beauvais est curatrice au Palais de Tokyo.

    Livre publié à l'occasion de l'exposition personnelle de Céleste Boursier Mougenot au Palais de Tokyo, « acquaalta», 24.06 2015 - 13.09 2015.

  • Conçue comme une structure émotionnelle, l'exposition « ?? » de Mélanie Matranga au Palais de Tokyo est volontairement équivoque. Son titre même, en mandarin, nous met dans une situation malaisée, comme lorsqu'il faut demander à un(e) inconnu(e) son chemin dans une ville étrangère, ou qu'il faut avouer son ignorance devant un message qui nous échappe pour commencer une conversation. Mélanie Matranga mêle, dans son exposition, des objets renvoyant à l'intériorité et des signes liés à des attitudes et des habitudes sociales. Elle nous place parmi des codes familiers et des formes génériques, dans des espaces où l'expression de soi, paradoxalement, n'est possible qu'à condition de perdre son identité. Des endroits où être seul(e) avec les autres.

    Au sommaire de ce livre :
    - « Complexe ou compliqué » : Conversation entre Mélanie Matranga, Thomas Boutoux et Benjamin Thorel - « Dire et médire par le chant » : un essai de Delphine Manetta.
    - « Le geste et la parole » : un essai de Julien Mahon.

    Au sujet des auteurs :
    - Thomas Boutoux et Benjamin Thorel sont les commissaires de l'exposition personnelle de Mélanie Matranga au Palais de Tokyo.
    - Delphine Manetta est ethnologue.
    - Julien Mahon est critique de cinéma.

    Livre publié à l'occasion de l'exposition personnelle de Mélanie Matranga au Palais de Tokyo, « ?? », 21.10 2015 - 10.01 2016

  • Le magazine Palais dédie l'intégralité de ce numéro 22 à l'exposition « I Love John Giorno » de Ugo Rondinone présentée au Palais de Tokyo (du 21 octobre 2015 au 10 janvier 2016), première rétrospective au monde consacrée à la vie et l'oeuvre du poète américain John Giorno, figure majeure de la contre-culture américaine depuis les années 1960.
    Personnage iconique des premiers films d'Andy Warhol, et influencé par les artistes Pop qui lui ouvrent la voie de la « poésie trouvée », John Giorno capture sur le vif la langue populaire des publicités, de la télévision, des journaux et de la rue. Cherchant depuis le milieu des années 1960 à conférer une pertinence et une résonance nouvelle à la poésie, il conçoit le poème comme un virus qui doit se transmettre au plus grand nombre. Qu'ils soient enregistrés sur un disque ou un répondeur téléphonique, sérigraphiés ou peints sur toile, déclamés sur scène ou déstructurés sur la page d'un livre, les poèmes de John Giorno sont des images dont la reproduction par la technologie est sans limite.
    Concevant cette exposition comme une oeuvre à part entière, l'artiste suisse Ugo Rondinone réinvente le format de la rétrospective à la manière d'un portraitiste. « L'ensemble reflète le processus de travail de John Giorno et permet de comprendre la double influence de la culture américaine et du bouddhisme tibétain sur sa vie et son art. » (Ugo Rondinone) Ce numéro du magazine Palais suit l'organisation de l'exposition en huit chapitres représentant chacun une facette de l'oeuvre foisonnante et de la vie de John Giorno. Il regroupe un ensemble de contributions inédites et de témoignages d'artistes, des documents issus des archives personnelles de John Giorno, ainsi qu'une sélection d'écrits de John Giorno.
    Avec les contributions de John Giorno, Ugo Rondinone, Florence Ostende (commissaire de l'exposition), Marcus Boon, Laura Hoptman, Daniel Kane et Jean-Jacques Lebel à propos de l'oeuvre de John Giorno, Bruce Jenkins sur John Giorno et Andy Warhol, Marcia Bassett et Anastasia Clarke au sujet des archives de John Giorno, Nathalie Bazin et Vivian Kurz sur le bouddhisme tibétain et sur son importance pour John Giorno, Anne Collier et Matthew Higgs à propos de Giorno Poetry Systems, ainsi que de Verne Dawson, Judith Eisler, Pierre Huyghe, Françoise Janicot, Scott King, Gérard-Georges Lemaire, Elizabeth Peyton, Michael Stipe, Billy Sullivan, Rirkrit Tiravanija.

  • 1977. Theodore Kaczynski - qui ne répond pas encore au surnom de « Unabomber » - vit isolé dans une petite cabane du Montana en prévision de « l'effondrement du système technologique ». Paul Laffoley termine The Renovatio Mundi , confiné dans les quinze mètres carrés de son atelier et Dieter Roth travaille à un projet de longue haleine : l'inventaire photographique de toutes les rues et les maisons de Reykjavík (33 000 diapositives). La même année, le Community Reinvestment Act s'efforce d'encadrer les prêts hypothécaires à risque.
    Vacillement des interprétations, renversement des valeurs, paradoxe des situations. CHASING NAPOLEON prend acte d'une bérézina qui met en déroute le réel lui-même. Après GAKONA et SPY NUMBERS, le spectre électromagnétique et l'infra-mince, CHASING NAPOLEON et ce numéro de PALAIS/ réunissent dix-huit artistes dont les oeuvres sont autant d'instructions pour se soustraire au regard et se réfugier dans les marges du visible.
    Un numéro construit autour de l'exposition CHASING NAPOLEON avec : une fable satyrique écrite en détention par Theodore J. Kaczynski ; un texte du sociologue et historien du mouvement anarchiste Ronald Creagh autour des utopies américaines et des nouveaux intellectuels libertaires ; une interview avec François Specq, spécialiste de Henry David Thoreau, à propos du Journal du poète et philosophe américain ; un texte de l'artiste américain Paul Lafolley ; des portfolios (Ola Pehrson, Dieter Roth et Paul Lafolley) ; ainsi qu'un guide très complet de l'exposition.
    1977. Theodore Kaczynski-who doesn't yet answer to the name Unabomber-lives alone in a small cabin in Montana in anticipation of the «collapse of the technological system.» Paul Laffoley finishes The Renovatio Mundi in the confines of a fifteen square meter atelier, and Dieter Roth works on a long-term project: a photographic inventory of all the streets and houses in Reykjavík (33,000 slides). That same year, the Community Reinvestment Act is passed, an attempt to regulate subprime loans.
    A wavering of interpretations, an inversion of values, and a paradox of situations. CHASING NAPOLEON recognizes how a rise and fall can spread to reality itself. On the heels of GAKONA and SPY NUMBERS, the electromagnetic specter and the infra-mince, CHASING NAPOLEON and this issue of PALAIS / bring together eighteen artists whose works also read as instruction manuals on how to withdraw into seclusion and take refuge in the limits of the visible.
    An issue around the CHASING NAPOLEON group show with: a satyrical fable written in prison by Theodore J. Kaczynski, an essay by the sociologist and historian of the anarchist movement, Ronald Creagh, on American utopias and the new libertarian intellectuals, an interview with François Specq, a specialist on Henry David Thoreau about the Journal of the American poet and philosopher, a text by American artist Paul Lafolley, portfolios (Ola Pehrson, Dieter Roth & Paul Lafolley), as well as an exhibition

  • Pour son quatrième numéro, PALAIS / invite l'artiste Ugo Rondinone à créer un numéro spécial en relation avec l'exposition « The Third Mind ». Gigantesque cut-up réalisé par l'artiste à partir de 350 oeuvres des artistes de l'exposition et illustré de 30 couvertures différentes, chaque exemplaire du magazine est, grâce à un mode de production aléatoire inédit, un livre d'artiste unique. Un numéro collector !

    Avec « The Third Mind », Ugo Rondinone nous offre un voyage unique. IRM de ses influences, de ses inclinations et de ses obsessions, cette exposition se construit comme une déambulation dans un cerveau en perpétuelle activité et plonge à la source des références et des découvertes de l'artiste. Le talent de celui-ci à construire des systèmes de correspondances est mis pour la première fois au service non plus de ses propres travaux, mais des oeuvres d'autres artistes. Les systèmes de correspondances activés ainsi que les artistes et les oeuvres choisis font de « The Third Mind » une exposition qu'aucun curateur ou historien de l'art ne pourra jamais imaginer.
    À cette occasion, Ugo Rondinone crée un numéro spécial du magazine PALAIS / . En hommage à The Third Mind - livre culte conçu par William S. Burroughs et Brion Gysin selon la méthode du cut-up - , il procède à un découpage et à un remixage du paysage artistique contemporain pour en laisser jaillir un sens inédit. Composé à partir des oeuvres de trente et un artistes, ce gigantesque cut-up en images constitue un livre d'artiste unique, créé par un troisième esprit, fruit de la réunion d'Ugo Rondinone et de ses choix.

  • PALAIS N.2

    Palais De Tokyo

    En résonance avec les expositions, événements, conférences et performances de la programmation, le Palais de Tokyo crée un nouveau magazine. Chaque trimestre, PALAIS / parcourt l'univers artistique en expansion de la nouvelle programmation : on y trouve ainsi des images tirées des expositions du Palais de Tokyo, des portfolios mais aussi des textes de critiques d'art ou de philosophes, écrivains, artistes et une carte blanche à un autre magazine. PALAIS /, un complément essentiel pour saisir les enjeux de l'art contemporain.
    Le prochain numéro s'articule autour des notions de renversement, d'antimatière et d'inversion.
    Ce second numéro regroupera en effet des projets artistiques et des oeuvres qui constituent des nouvelles du monde renversé, comme autant de ponts ou de points de basculement du réel entre des polarités différentes (avec notamment les artistes contemporains Michel Blazy, Peter Coffin, Joe Coleman, Daniel Dewar & Grégory Gicquel, David Noonan et Tatiana Trouvé).
    Au sommaire de ce magazine, figureront également un texte sur la Caverne de l'antimatière de l'artiste situationniste Pinot-Gallizio par Laurent Jeanpierre, une contribution de l'astrophysicien Christophe Galfard, une carte blanche donnée à Make Magazine, magazine de bricolage américain, ainsi qu'une interview réalisée par le correspondant de l'agence Reuters dans le monde virtuel Second Life.

  • De la Révolution industrielle à l'apparition du glam rock en Angleterre, en passant par la musique électronique en Union soviétique, l'émergence du rock en France, les banderoles syndicales d'Ed Hall et les fictions personnelles de William Scott, D'UNE RÉVOLUTION À L'AUTRE explore des domaines en marge de l'art contemporain et interroge de possibles relations entre révolutions industrielles et culturelles. Aux frontières de l'histoire, de l'anthropologie et de l'art contemporain, cette exposition mêle de manière singulière histoires collectives et personnelles. À l'occasion de sa carte blanche, l'artiste britannique Jeremy Deller conçoit pour le Palais de Tokyo, avec l'aide de nombreux collaborateurs, un projet inclassable où les protagonistes échappent parfois à la définition d'artiste et où les objets présentés ne s'appréhendent pas toujours en tant qu'oeuvres d'art.
    Ce numéro du magazine PALAIS / est construit autour de ce projet, avec une conversation avec Jeremy Deller, une interview du catcheur Adrian Street, un article sur les expérimentations sonores dans la Russie des années 1920, des portfolios (Golf Drouot, William Scott, Folk Archive), un reportage photos sur les banderoles d'Ed Hall, ainsi qu'un guide complet.
    From the Industrial Revolution to the appearance of glam rock in England, by way of the electronic music in Soviet Union, the emergence of rock in France, the union banners of Ed Hall and the personal fictions of William Scott, FROM ONE REVOLUTION TO ANOTHER explores fields in the margins of contemporary art and questions possible relationships between industrial and cultural revolutions. At the boundaries of history, anthropology and contemporary art, the exhibition mingles collective and personal histories in a unique way. For his «carte blanche» at the Palais de Tokyo, British artist Jeremy Deller, enlisting the help of quite a few collaborators, has devised a project that defies categorization where the protagonists can escape being defined as artists and the objects presented are not always apprehended as works of art.
    This issue of the magazine PALAIS / is edited and designed around this project, with a conservation with Jeremy Deller, an interview of the pro wrestler Adrian Sreet, an article about experiements in sound in Russia in the 1920s, several portfolios (Golf Drouot, William Scott, Folk Archive), a photo-report on Ed Hall's banners, and also a guide section.

  • PALAIS N.1

    Palais De Tokyo

    Des zombies à la théorie des ondes, de l'occultisme à Mike Tyson, en passant par le skateboard, la métaphysique, la sculpture à la tronçonneuse ou la philosophie des gardiens de but, ce premier numéro de PALAIS / parle d'art. Et donc d'expositions, qui s'articulent autour des concepts d'aléatoire, d'accélération et de dilatation du temps, et d'objets en lévitation ou en attente d'activation. PALAIS / est tout entier traversé par une notion d'élasticité : il tire ainsi l'art vers la réalité et la réalité vers l'art. Y a-t-il des points de rupture possibles ? Où sont les zones de correspondances, territoires improbables où se mêlent le yodel et la physique quantique, le Pape et les fantômes, la topologie et la proctologie ? Destiné à évoluer au cours des prochains numéros en une véritable machine schizophrénique, ce magazine fonctionne comme un accélérateur de particules dans lequel toute notion trop statique viendrait se muer en une dynamique contagieuse.
    PALAIS / dans les raccords et les connexions qu'il active, s'aborde comme un objet paradoxal. À la fois invisible et hyper-spectaculaire, il se révèle comme un bombardier furtif invisible pour un certain regard (le radar) et pourtant hyper-spectaculaire pour un autre regard (il suffit de lever les yeux). Il ne fonctionne pas dans une logique d'exclusion (c'est a ou b), mais dans une dynamique d'inclusion (c'est a et b). Comme l'art contemporain qu'il défend, il aspire à une véritable hygiène de l'esprit, à un regard dénué de filtres. « Si vous pouvez voir l'art comme de l'art, tout simplement, alors la réalité peut rester ce qu'elle est », comme le suggère Olivier Mosset.

  • Steven Parrino (1958-2005) constitue pour beaucoup le modèle d'une activité artistique radicale et sans concession mêlée à un esprit d'ouverture enclin à mélanger les genres et à activer les collaborations les plus variées.
    Steven Parrino a fait la jonction, apparemment impensable, entre la culture pop et le modernisme le plus radical. Il est celui qui a fait se rencontrer l'esthétique Hell's Angels et l'art minimal. Celui qui, rêvant de créer un nouveau Cabaret Voltaire dans le No New York des années 1980, a conçu des expositions où ses propres monochromes noirs servaient de paillassons aux savants fous de la noise music. Steven Parrino fut le Dr Frankenstein de la peinture. Témoin de la mort annoncée de la peinture, il s'est efforcé de la ramener à la vie en rapiéçant bout à bout les morceaux de son cadavre. La nécrophilie au secours du Grand Art : un programme ambitieux auquel Steven Parrino s'est attelé pendant plus de vingt ans, faisant fi des hiérarchies, du bon goût et des catégories que la société génère.
    Du minimalisme aux bikers, en passant par la noise music, la piraterie, les comic books et le tatouage, ce troisième numéro de PALAIS / est consacré à l'univers et à la figure d'un artiste qui n'a eu de cesse de faire voler en éclat les catégories et de considérer le mode de la collaboration comme le matériau même de sa propre activité créatrice.

  • Tout le Palais de Tokyo, version 2009: les expositions, les artistes, les Modules, les Jeudis, les concepts clés de la programmation...
    Les informations les plus pertinentes sont dans cet ouvrage : yodel, physique quantique, aurore boréale, cabane, geek, ionosphère, ondes électromagnétiques, primitivisme, stations de nombres... Véritable encyclopédie avec plusieurs centaines d'entrées et d'illustrations. Du yodel à la physique quantique..., volume 3, propose plus de 300 pages de connaissances. En famille, entre amis, au travail, ne soyez plus pris au dépourvu !

  • PALAIS N.13

    Palais De Tokyo

    Après Ugo Rondinone en 2007 et Jeremy Deller en 2008, carte blanche est donnée à l'artiste britannique Adam McEwen qui devient commissaire d'exposition pour un projet hors norme.

    L'exposition conçue par Adam McEwen réunit les oeuvres d'une trentaine d'artistes internationaux qui partagent un intérêt pour une approche sceptique de la création artistique et du rôle de l'artiste : la difficulté et le caractère illusoire du « progrès », le poids de l'histoire et l'absurdité même de l'entreprise artistique. Avec un certain humour noir, l'exposition vise à suggérer que l'influence historique et l'inspiration évoluent de manière latérale plutôt que verticale, organique plutôt que linéaire.

    Exposition Fresh Hell au Palais de Tokyo du 18 octobre 2010 au 16 janvier 2011.
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  • 1916 : Le Corbusier construit à La Chaux-de-Fonds (Suisse), une « Villa Turque », la Villa Schwob, flanquée d'une pergola. Quelques années plus tard, il en publie les photos dans L'Esprit nouveau. Sur le sol, devant la villa, une trace blanche indique une retouche. La pergola a disparu. Moins d'un siècle après, le journaliste irakien Muntazer Al-Zaidi lance ses chaussures à la tête de George W. Bush.
    L'esprit frappeur est au rendez-vous de PERGOLA. Sur fond d'une modernité hantée, des formes et des vies effacées demandent réparation: des lanternes de taverne suisse éclairent d'une lumière sombre l'espace du musée, des conduits d'aération se rappellent au bon souvenir de l'architecture monumentale, la mélancolie de la Renaissance s'invite dans les terrains vagues, des pneumatiques défient toute communication... Dans l'espace public, les délaissés revendiquent d'être traités à égalité, comme le souligne Charlotte Posenenske. Ce nouveau numéro de PALAIS / est l 'occasion de découvrir le travail de cette importante artiste allemande, aux côtés des oeuvres de Valentin Carron, Raphaël Zarka, Serge Spitzer et de la grande chaussure de l'Irakien Laith Al-Amiri.
    Avec un texte de l'artiste Raphaël Zarka autour des rapports entre skateboard et espace public, des portfolios (Valentin Carron, Charlotte Posenenske), une interview de l'artiste irakien Laith Al-Amiri, un article de John Brinckerhoff Jackson sur les évolutions du style d'habitat et de la conception du travail, une contribution de l'équipe éditoriale de la revue d'architecture Face b , un article de l'architecte et sociologue Daniel Pinson sur la notion d'usage, ainsi qu'un guide complet des expositions.
    1916: Le Corbusier builds a «Villa Turque» (Turkish Villa), the Villa Schwob, flanked by a pergola, in La Chaux-de-Fonds ( Switzerland ). Some years later, he publishes photos of it in L'Esprit Nouveau . On the ground, in front of the villa, a white smear betrays retouching: the pergola has disappeared. Less than a century later, the Iraqi journalist Muntazer Al-Zaidi throws his shoes at George W. Bush's head.
    Poltergeists are on the agenda at PERGOLA. Against the background of a haunted modernity, silhouettes of erased lives demand restitution: Swiss tavern lanterns cast a gloom over the museum space, the ventilation shafts bring back good memories of monumental architecture, the melancholy of the Renaissance seeps into this no man's land, pneumatic dispatch breaches communication... In the public spaces, the forsaken demand equal treatment in the art works by Charlotte Posenenske. This new issue of PALAIS / is the opportunity to discover the works of this important German artist, alongside the art objects of Valentin Carron, Raphael Zarka, Serge Spitzer, and the large shoe of the Iraqi Laith Al-Amiri.
    W ith a text by artist Raphaël Zarka looking at the relationship between the skateboard and public space, des portfolios (Valentin Carron, Charlotte Posenenske), an interview with Iraqi artist Laith Al-Amiri, an article by John Brinckerhoff Jackson on how the style of domestic housing and the conception of the work have developed parallely, a contribution from the editorial team of the journal Face b, an article by the architect and sociologist Daniel Pinson sur la notion d'usage / on the notion of use, as well as a complete exhibition guide.

  • PALAIS N.5

    Palais De Tokyo

    En résonance avec les expositions, événements, conférences et performances de la programmation, le magazine trimestriel PALAIS / parcourt l'univers artistique en expansion de la programmation du Palais de Tokyo. On y trouve ainsi des portfolios d'images mais aussi des textes de critiques d'art ou de philosophes, écrivains, artistes. PALAIS /, un complément essentiel pour saisir les enjeux de l'art contemporain.
    Pour le cinquième numéro de PALAIS /, Loris Gréaud invite l'historien d'art Pascal Rousseau à concevoir un numéro spécial en relation avec l'exposition CELLAR DOOR, exposition personnelle de Loris Gréaud au Palais du Tokyo du 14 février au 27 avril 2008.
    Au sommaire de ce numéro : des textes de Pascal Rousseau (sur les ondes cérébrales et l'encéphalogramme), de Géraldine Fabre (sur l'impression de déjà-vu), de Bertrand Méheust (sur William T. Stead, la prémonition et le naufrage du Titanic), d'Erik Davis (sur Pierre Teilhard de Chardin) et de Frédéric Migayrou, des portfolios d'images (Buckminster Fuller et les dômes géodésiques, Loris Gréaud, etc.).

  • Le numéro 20 du magazine Palais entre en résonance avec la nouvelle saison d'expositions du Palais de Tokyo (octobre 2014 - janvier 2015), notamment avec l'exposition « Inside ». À cette occasion, les questions de l'intérieur et de l'intériorité ont inspiré les contributions de nombreux auteurs : philosophes, anthropologues, historiens, architectes et commissaires d'exposition.
    Palais publie un dossier « Inside » dans lequel sont abordés, en textes et en images, les enjeux liés aux notions d'intérieur et d'intériorité, en dialogue avec l'exposition. Celle-ci propose un voyage intérieur, une exploration, tant physique que psychique, d'une intériorité dont l'espace d'exposition est la métaphore. Avec les contributions de Jean Clottes et David Lewis-Williams (spécialistes de la préhistoire), Françoise Dastur (philosophe), James Elkins (historien de l'art), Alexa Hagerty (chercheuse en anthropologie), Frédérique Ildefonse (philosophe), Georges Teyssot (architecte et théoricien) et des commissaires de l'exposition Daria de Beauvais, Katell Jaffrès et Jean de Loisy.
    À l'occasion de l'exposition « In Low Resolution » de l'artiste croate David Maljkovic qui met en scène les temps du souvenir individuel et de l'imaginaire collectif autant que le temps de l'expérience et de sa représentation, Julien Fronsacq s'interroge sur la façon dont, partant d'un travail sur la difficulté à hériter du passé, l'artiste développe une pensée plus vaste du temps, appuyée sur une pratique élargie du collage.
    Et aussi : « Inside China : l'intérieur du Géant », un projet spécial qui met en présence les oeuvres de sept artistes émergents de Chine et de France (Li Gang, Wu Hao, Renaud Jerez, Yu Ji, Edwin Lo, Aude Pariset et Zhao Yao) ; une contribution visuelle conçue spécialement par l'artiste Shahryar Nashat ; un focus sur quatre artistes de la scène émergente : Jean-Marie Appriou, Virginie Gouband, Louise Pressager, Enrique Ramírez et Qingmei Yao.
    Publié trois fois par an, le magazine Palais offre un regard enrichi sur les expositions et la programmation du Palais de Tokyo. Palais donne à voir l'art contemporain d'une manière actuelle et, aussi souvent que possible, du point de vue des artistes eux-mêmes. Chaque saison, dossiers thématiques, entretiens, essais, projets spéciaux et inserts sont autant de contributions d'artistes, de critiques d'art, d'historiens ou de théoriciens qui font du magazine Palais un outil indispensable pour appréhender l'art contemporain.

  • Palais t.8

    Collectif

    Quelques maisons, une station service, un bureau de poste, deux diners... Et une base scientifique énigmatique. Gakona, petit village au centre de l'Alaska, abrite le programme de recherche américain H.A.A.R.P. (High-frequency Active Auroral Research Program). Inspirés par les travaux de l'inventeur Nikola Tesla, des chercheurs y étudieraient la transmission de l'électricité dans les hautes couches de l'atmosphère. Mais, en raison de son financement militaire et des peurs liées à l'électromagnétisme, H.A.A.R.P. est aussi devenu une source intarissable de rumeurs. Dérèglement climatique, influence sur les comportements humains. On prête à cette forêt d'antennes des pouvoirs dignes de la science-fiction. Constituée de quatre expositions personnelles (Micol Assaël, Ceal Floyer, Laurent Grasso et Roman Signer), la session GAKONA se situe à la croisée du fait et de la rumeur, du réel et du fantasme, de la science et de l'imaginaire. Présentant des oeuvres qui échappent à toute velléité d'interprétation figée, elle poursuit ainsi la volonté du Palais de Tokyo de promouvoir une dynamique du regard et de l'esprit, fondée sur une oscillation permanente entre pôles opposés.
    Ce numéro du magazine PALAIS / est construit autour de l'exposition GAKONA avec : une nouvelle de Cory Doctorow autour de Nikola Tesla, une interview de Laurent Grasso par Marc-Olivier Wahler, deux portfolios (Ceal Floyer, Roman Signer), des documents d'archive sur Alexander Chizhevsky (sélectionnés par Micol Assaël), des expériences inattendues sous haute tension, ainsi qu'un guide complet de l'exposition.
    A few houses, a service station, a post office, a couple of diners... and a mysterious scientific research base. Gakona, a small village in the center of Alaska, is home to the American H.A.A.R.P. research program (High-frequency Active Auroral Research Program). Inspired by the works of the inventor Nikola Tesla, it is believed that researchers there are studying the transmission of electricity in the high strata of the atmosphere. But because of its military funding and the fears associated with electromagnetism, H.A.A.R.P. has also become an inexhaustible source of rumors. From climatic disruption to influence over human behavior, this forest of antennas has been credited with powers worthy of science fiction. Made up of four solo exhibitions (Micol Assaël, Ceal Floyer, Laurent Grasso and Roman Signer), the GAKONA session lies at the intersection of fact and rumor, reality and phantasm, science and imagination. Presenting works that elude any suggestion of a fixed interpretation, it thus pursues the Palais de Tokyo's intention of promoting a dynamics of looking and thinking, based on a permanent oscillation between opposite poles.
    This issue of the magazine PALAIS / is edited and designed around the GAKONA exhibition, a Nikola Tesla short story by Cory Doctorow, an interview of Laurent Grasso by Marc-Olivier Wahler, two portfolios (Ceal Floyer, Roman Signer), archive documents about Alexander Chizhevsky (selected by Micol Assaël), unexpected experiments with high-voltage current, and also a guide section.

  • Le Superdome est un stade mythique : construit en 1975 à La Nouvelle-Orléans (Louisiane), il a accueilli de nombreux Super Bowls (la finale du championnat de football américain), un concert des Rolling Stones, le pape Jean-Paul II, la Convention Républicaine et les réfugiés de l'ouragan Katrina. Paradoxal, le Superdome jette un pont entre le divertissement le plus grand et la détresse absolue. S'inspirant de cette logique additionnelle et schizophrénique d'un « I Can Get No Satisfaction » et d'un « Notre Père qui es aux cieux », le programme SUPERDOME réunit cinq expositions personnelles oscillant entre spectacle et vanités, décibels et prières, high-tech et chaos, dans la continuité du programme d'expositions testant la notion d'élasticité de l'oeuvre d'art entamé au Palais de Tokyo avec l'exposition Cinq milliards d'années . Ce numéro du magazine PALAIS / est construit autour de SUPERDOME, avec un extrait du dernier livre de Naomi Klein à paraître chez Actes Sud, des interviews (Jonathan Monk par Marc-Olivier Wahler , François Girbaud avec Giraud & Siboni), des portfolios (images d'archive du Superdome, Arcangelo Sassolino), un making of (Daniel Firman), ainsi qu'un guide complet.
    The Superdome is a legendary stadium: built in 1975 in New Orleans ( Louisiana ), it has hosted many Super Bowls (the finals of the American football championship), a concert by the Rolling Stones, Pope John Paul II, the Republican Convention, and refugees from Hurricane Katrina. Paradoxically the Superdome forms a bridge between superlative entertainment and total distress. Drawing inspiration from the additional schizophrenic logic of «I Can Get No Satisfaction» and «Our Father in heaven,» SUPERDOME brings together five solo exhibitions, oscillating between spectacle and conceits, decibels and prayers, high-tech and chaos, continuing the program of exhibitions testing the notion of the work of art's elasticity, first broached at the Palais de Tokyo with «Five Billion Years». This issue of the magazine PALAIS / is edited and designed around SUPERDOME, with an excerpt of Naomi Klein's latest book, interviews (Jonathan Monk by Marc-Olivier Wahler , François Girbaud with Giraud & Siboni), portfolios (press images of Superdome, Arcangelo Sassolino), a «making of» (Daniel Firman), and also a guide section.

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