Antipodes Suisse

  • Pourquoi continuer à se former quand on a atteint l'âge de la retraite? Inutile? Coûteux? Plus d'un million et demi de Suisses sont des piliers invisibles de la vie sociale et politique de ce pays, générant de nouveaux besoins en formation. Il s'agit d'y répondre, en les cernant avec soin pour apporter une réponse qui soit adaptée à une population qui a acquis, au fil de la vie, compétences et expériences. La pédagogie elle aussi doit tenir compte de cette situation.

    La formation des Adultes Aînés ainsi conçue apportera des éléments propres à donner sens à ce moment de la vie et des clés pour comprendre un monde qui change. Neuf universités du 3e Âge s'efforcent aujourd'hui de relever ces défis en proposant des programmes pertinents, avec l'appui des universités locales. Mais leur organisation est fragile, car elles ne sont guère reconnues publiquement.

    En six chapitres bien documentés, ce livre analyse la situation actuelle, décrypte les besoins en formation, légitime sa mise en oeuvre, décrit les institutions existantes et esquisse la pédagogie à inventer. Il s'agit de séduire et non d'imposer. Cantons, Confédération et membres du 2e Âge doivent prendre au sérieux une des grandes mutations de la société contemporaine, caractérisée par l'avènement d'adultes motivés et responsables, mais à la retraite!

  • S'appuyant sur l'histoire de Magdalena R., ce livre permet de saisir les problèmes auxquels chacun-e se heurte au moment de la retraite. Que faire de tout ce temps libre? Comment vieillir, sans dépérir? La formation/éducation, on le sait aujourd'hui, est le facteur qui contribue pour 50% à la bonne santé, quel que soit l'âge de la personne concernée. Mais quelle formation alors? Des spécialistes de l'apprentissage tout au long de la vie tentent de répondre dans cet ouvrage à ces questions importantes et d'une grande actualité.

  • En Suisse, la formation professionnelle est la filière post-obligatoire la plus fréquemment choisie. La plupart des jeunes suivant cette filière optent pour le système dual, qui alterne formation pratique en entreprise et formation théorique en école. Ce système, qui constitue un contexte propice à la socialisation professionnelle des apprenti·e·s, est un lieu privilégié d'observation des processus de construction de l'identité professionnelle. Cependant, les changements qui affectent aujourd'hui le monde du travail ont un impact direct sur la formation professionnelle duale et rendent les parcours de formation et de transition moins linéaires.
    Ce livre présente les résultats d'une recherche qualitative et interdisciplinaire analysant le phénomène des arrêts prématurés de formation professionnelle du point de vue des apprenti·e·s. Il permet tout d'abord de comprendre comment les jeunes vivent et expliquent cette expérience. L'accent est ensuite mis sur les implications d'un arrêt de formation professionnelle sur la suite du parcours des jeunes. Enfin, le lien entre arrêts prématurés et questionnements d'ordre identitaire est investigué. Un certain nombre d'implications pratiques découlent de ces analyses, tant au niveau de la prise en charge individuelle que de l'intervention organisationnelle ou institutionnelle.

  • « L'axe Venise-Anvers, écrit Fernand Braudel, est 'l'isthme' européen le plus actif. Et les Alpes, ajoute-t-il, forment le théâtre d'un miracle continu au centre de l'économie-monde, du XIIIe au XVIe siècle. » Placée dans cette perspective, la Suisse se situe donc au coeur d'un réseau international, dont l'impact a largement déterminé son sort et son évolution. D'une importan ce existentielle, ses liens avec les marchés, les pays et les puissances extérieurs définissent encore aujourd'hui ses stratégies économiques et sa politique en matière d'Affaires étrangères.
    Dès 1997, cette dimension internationale de la Suisse a fait l'objet des IIIes Cycles d'histoire moderne et contemporaine des universités romandes, dont les derniers travaux (2005) figurent dans ce volume. S'attachant aux années qui succèdent à la Deuxième Guerre mondiale, ils proposent différents regards sur une période particulièrement intéressante, puisqu'il s'agit pour la Suisse de s'adapter à la nouvelle donne internationale et de procéder à une réorientation fondamentale de ses relations extérieures. Une histoire qui ne concerne d'ailleurs pas seulement la diplomatie et la politique, mais également les associations é ;conomiques et les entreprises privées, auxquelles les articles de cet ouvrage accordent une attention particulière.

  • Avec l'introduction de l'Euro en janvier 1999, une nouvelle étape décisive de l'intégration européenne est franchie. Toutefois, l'"Euroland" ne surgit pas du néant! Ce projet politique est structuré par la déréglementation économique et le corset d'austérité du Traité de Maastricht. Ce recueil, issu d'un colloque organisé par le Groupe Regards Critiques, invite à une réflexion sur cette Europe en devenir. Il aborde des thèmes comme les tendances économiques globales qui marquent l'intégration actuelle, les relations entre l'Union européenne et l'Est du continent, les logiques des processus de privatisations, l'évolution des rapports entre citoyenneté et droits des femmes, ou encore la position du capitalisme suisse dans les différents projets européens. Cette réflexion débouche sur une interrogation: l'Europe néolibérale est-elle la seule possible?

  • Comment les relations économiques entre la Suisse et l'Afrique du Sud ont-elles évolué entre 1945 et 1990 ? Quel rôle les banques et l'industrie helvétiques ont-elles joué dans le financement du régime de l'apartheid, dans l'écoulement de l'or sud-africain, ou encore dans les investissements effectués dans le cône sud de l'Afrique ? Les milieux dirigeants suisses ont-ils développé des liens particulièrement étroits avec les autorités de Pretoria ? L'attitude de la Suisse officielle a-t-elle été influencée par les sanctions internationales adoptées contre le régime d'apartheid ? L'ouvrage tente de répondre à ces questions, en se basant sur les archives qui ont été accessibles en Suisse et en Afrique du Sud.


  • Ce livre analyse les normes légales et les critères qui ont structuré l'acquisition, le refus et le retrait de la nationalité suisse de 1848 à nos jours. Il prend en compte l'impact du discours des experts et des agents de l'État, ainsi que les interventions des acteurs sociaux et il met en lumière les procédures politico-administratives à travers l'analyse de nombreux cas.
    Dans un contexte de forte mobilité des populations, la politique de naturalisation constitue un des éléments clés de l'intégration, mais aussi de l'évolution de la société nationale. Cette politique pose non seulement la question de l'appartenance et de la notion de citoyenneté, mais elle apparaît également comme un instrument de gestion de la société nationale et de la population du pays.
    Contribution importante à la recherche internationale sur un thème sensible et d'une grande actualité politique en Suisse comme en Europe, la perspective historique de cet ouvrage met en lumière les enjeux du débat actuel et permet de concevoir une politique de naturalisation adéquate.

  • Entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et la fin des années 1950, les milieux dirigeants helvétiques parviennent à assurer le retour à un «ordre libéral» mis entre parenthèses par l'essor de l'économie de guerre.
    En contenant rigoureusement le développement de l'intervention de l'État et des assurances sociales, en pratiquant une politique monétaire conservatrice, et en conservant une pression fiscale faible en comparaison internationale - particulièrement pour les hauts revenus et les entreprises - le patronat parvient à faire de la Suisse de l'après-guerre un îlot libéral décalé dans le paysage du keynésianisme triomphant, pour le plus grand bénéfice de la place financière suisse en plein essor.
    Jusqu'alors pratiquement inexplorée pour la période de l'après-guerre, la politique financière est analysée dans cette recherche comme la clé de voûte du modèle helvétique de l'«État svelte», dont les caisses vides ne laissent que peu de moyens à disposition pour le développement de prestations sociales ou pour une politique conjoncturelle digne de ce nom.
    Écrite dans un langage accessible, cette recherche jette également un regard éclairant sur l'influence que différents lobbies, en particulier les associations patronales, exercent sur le système politique suisse des années 1950.

  • Jamais sans doute n'a-t-on autant parlé de finance, de banque centrale et de régulation des flux financiers.

    La crise des subprimes a montré à quel point l'autorégulation bancaire peut conduire à une catastrophe financière et sociale. Il est donc nécessaire de comprendre comment elle s'est mise en place, dans les années 1920, en Suisse et en Angleterre, et comment elle s'est consolidée dans l'après-guerre.

    Ce livre permet de comprendre pourquoi le rapport de force a toujours été particulièrement favorable aux banques, à qui l'État et la Banque nationale suisse ont délégué en quelque sorte leur pouvoir de faire la loi. Il analyse cette zone grise du Pouvoir suisse et l'émergence d'un capitalisme d'autorégulation, en particulier dans le secteur bancaire. La manière de réguler les banques se fait davantage sous la forme de gentlemen's agreements avec leur participation et leur accord que par un recours à la loi et des discussions au Parlement.

    Cet ouvrage met en lumière cet espace para-étatique, étonnamment négligé par la science politique, en s'appuyant sur un important dépouillement d'archives et une analyse des acteurs.

empty