Ecole Nationale Des Chartes

  • De l'emphyteose. edition critique du traite de pierre helie, doctor t holosanus Nouv.

  • Si dans la mythologie grecque Clio est bien fille de Mémoire, une histoire de la mémoire judiciaire procède, à l'inverse, de la mémoire à son histoire, de l'Antiquité à nos jours.
    Associant archivistes, historiens, historiens du droit et juristes, ce volume met l'accent sur les questions d'enregistrement et de mémoire directement induites par l'activité des juges et des tribunaux. De l'écriture aux hommes qui tiennent la plume, de la production des actes aux lieux et aux aléas de leur conservation, de la mémoire judiciaire à ses usages ou à son utilité, trois points de vue convergents sont ainsi privilégiés pour explorer une question aux fortes implications contemporaines : la mise par écrit des actes de la vie judiciaire, la conservation pour " mémoire " des actes, enfin l'exploitation de cette mémoire institutionnelle pour l'écriture de l'histoire et l'apparition éventuelle d'autres formes, parallèles ou concurrentes, de mémoire de la vie judiciaire.

  • Le discrimen veri ac falsi appartient depuis les Temps modernes à l'art de l'historien. Récemment le couple vrai/faux est entré uni dans le langage de l'historien qui a cherché ce que le faux lui apprenait de vrai sur la société qui l'avait vu naître, prospérer et souvent demeurer indétecté. Il est peu fréquent cependant que l'on se penche sur les circonstances qui ont déterminé un faux à être repéré et dénoncé, puis que l'on s'attarde sur la manière dont ce dernier était saisi, discuté, éventuellement puni par la justice. Les contributions rassemblées ici prennent le faux comme point de départ et non comme point d'arrivée, autrement dit s'intéressent moins à sa fabrication, à ses modèles ou aux motivations de son faussaire qu'à l'aval de son histoire, depuis la découverte ou la dénonciation jusqu'à son jugement ou sa condamnation, en passant par les moyens et les hommes qui permettent d'établir son caractère falsifié. Ce livre constitue un élément d'une plus vaste enquête engagée autour de l'écrit comme moteur, et non plus seulement symptôme ou instrument, de la construction de l'État et de ses rapports avec la société.

  • Instrument politique par excellence, le budget de l'Etat possède ses raideurs et ses souplesses. C'est du budget des cultes qu'il est ici question : les gouvernements successifs l'ont mis à disposition des religions concordataires pendant la période 1801-1905. Les crédits que l'Etat leur affecte servent essentiellement à la rémunération du personnel ecclésiastique, mais ils contribuent aussi à faciliter les initiatives lorsqu'ils sont abondants ou à les entraver lorsqu'ils diminuent : ils concernent la création des circonscriptions paroissiales, la formation des séminaristes, l'entretien du patrimoine religieux... Il n'est pas seulement question de catholicisme : le budget sert aussi à favoriser, ou encadrer, les Eglises protestantes, le judaïsme et, en Algérie, l'islam. Un groupe de spécialistes livre ici le résultat de leurs enquêtes. L'ouvrage comporte en seconde partie la réédition de la classique et introuvable étude de Charles Jourdain, publiée en 1859 : Le Budget des cultes en France depuis le Concordat.

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