Tourisme & Voyages Asie

  • D'abord l'étourdissement des steppes. Ces paysages infinis. Cette liberté unique, chérie par les cavaliers nomades. La Mongolie est un rêve qui vous porte aux confins de notre monde. Sa seule évocation vous transporte dans le froid glacial des hivers les plus rigoureux de la planète. Mais ce pays n'est pas que cela : l'instauration de la démocratie et son entrée dans l'économie de marché après 1990 ont engendré de profondes mutations. La Mongolie, coincée entre l'ours russe et le dragon chinois, imprégnée du culte et de la légende de Gengis khan, a toujours survécu à ceux qui prétendaient la conquérir et l'asservir. Ce petit livre n'est pas un guide. Il raconte la Mongolie que Marc Alaux a passé des années à arpenter à pied. Il dit le coeur mongol, les superstitions, les croyances, la force qui se dégage des steppes et d'un climat si rude. Parce que pour comprendre l'âme mongole, avoir le goût de l'infini - et vouloir le transmettre - est juste indispensable. Un grand récit suivi d'entretiens avec Isabelle Charleux, Nomindari Shagdarsüren et Naraa Dash.

  • 16056 îles : le chiffre, à lui seul, dit l'immense défi qu'est ce pays archipel nommé Indonésie. Un pays où la terre, à l'image de ses innombrables volcans, est aussi indomptable que les mers qui l'entourent. « Tanah Airku » ou « Ma terre-eau » : l'hymne national indonésien témoigne de cette fusion unique entre les éléments que les peuples de l'archipel ont appris tant bien que mal à dompter. Avec, en réponse à ce relief kaléidoscope, une mosaïque d'ethnies que l'Islam, religion ultra- majoritaire, revendiquée par 88 % de la population, a davantage épousé qu'unifié.
    La Reine des mers du Sud a toujours fait battre le coeur des puissants. Ses épices furent, pendant des siècles, l'aimant du commerce mondial. Ses détroits sont stratégiques. Son immense territoire fait du premier pays musulman du monde l'une des clefs de voûte de l'Asie-Pacifique. « Ma terre-eau » : comprendre l'Indonésie exige de décrypter cette relation unique entre ses peuples et les éléments, à commencer par ce sol si fertile qui servit, depuis toujours, la domination de Java.
    Ce petit livre n'est pas un guide. Mais d'île en île, au plus prés des peuples, il dit la magie de l'Indonésie

  • Les mangeurs de ville ; Tokyo Nouv.

    Au début était la marche. Évolution naturelle, instinctive, vitale.
    Au début aussi, était la nourriture.
    Au début, donc, étaient la marche et la nourriture.
    Pour moi, une paire vitale. Je marche et je mange. Et je mange et je marche. Je savoure les rencontres visuelles, auditives, olfactives. La lumière, le ciel. La lune. Dans la nature ou dans la ville. Je déguste ce que mes papilles testent, ce que mes narines goûtent. Mon esprit est libre. Fluide. Oxygéné. Flottant. Il imprime : les passants. Les pâtisseries. Les sommets. Les cafés. Les monuments. Les restaurants. Dessinant la carte d'une terre nourricière sur laquelle je revis sans cesse mon tout premier voyage, celui du nourrisson parcourant le ventre de sa mère pour se restaurer après une naissance éprouvante.
    Comme l'appétit vient en mangeant, le goût du voyage vient en voyageant. Habitat, voisinage, région, pays, contrées, des horizons vastes s'ouvrent à mes appétits. Appétit de bouger. De marcher. De découvrir. De goûter.
    Certains lieux, plus rares, créent l'envie de se poser. D'y revenir. D'en faire un centre, même lointain, le pôle d'une attraction diffuse. Une gravité nouvelle. Depuis mes premiers séjours professionnels jusqu'à mes dernières découvertes hédonistes, le Japon est devenu une seconde terre, et le point de départ de multiples parcours. Se laissant toujours dévoiler mais jamais démasquer, sa porte grande ouverte pour révéler d'autres portes, le Japon est le pays de la succession des miracles de la découverte. Accueillant et distant, chaleureux et réservé, moderne et antique, facile et inaccessible, la liste de ses paradoxes n'a pas de fin. Celle des interrogations du voyageur, non plus. La marche, la table et l'amitié m' ont permis de pénétrer, lentement, progressivement, jamais linéairement, dans ce pays-planète. Et de le déguster. Car, vraiment, chaque jour passé au Japon est une épopée culinaire.

  • Il était une fois un petit royaume où l'on persiste à croire que le bonheur existe. Un pays qui s'efforce encore de conjuguer autrement les mots nation, monarchie, prospérité et bien collectif. Au Bhoutan, dans ces confins himalayens que le relief continue d'isoler du reste du monde, prétendre que la vie est différente est tout sauf un vain mot. Au long des sentiers perchés, le Bhoutan, si lointain et si fascinant, se raconte au fil des kilomètres parcourus et des visages croisés.

    De Thimphu, la capitale enclavée, aux hautes vallées reculées, ce petit livre vous dit cette vie qui s'y écoule, l'écho des mantras bouddhiques, le bleu tellement pur du ciel himalayen, l'indicateur si atypique qu'est le « Bonheur national brut ». Parce que pour saisir l'âme d'un tel royaume, la seule façon de procéder est d'essayer, d'abord, de le comprendre.

    Récit suivi d'entretiens avec Françoise Pommaret (Ngawang Namgyel a créé l'Etat bhoutanais grâce à un charisme extraordinaire), Karma Phuntsho (Le Bhoutan souffre du syndrome de la grenouille ébouillantée) et Tho Ha Vinh (Le Bhoutan est un laboratoire).

  • Jordanie

    Collectif

    • Jpm
    • 11 Octobre 2001

    Cap sur la Jordanie vous invite sur les terres bédouines à l'hospitalité légendaire. Tout comme Lawrence d'Arabie, partez à l'aventure dans le désert de Wadi Rum et ses magnifiques formations rocheuses. Découvrez le Trésor de Pétra, véritable ville taillée dans le grès du désert, une des merveilles du monde. Parcourez la Route des Rois, sillonnez les plages de la Mer Morte ou arrêtez-vous dans Amman pour y admirer le théâtre romain, les mosquées et la citadelle. Ce guide vous renseigne sur la culture millénaire du pays et vous permet d'en profiter au mieux. Quelques suggestions d'achats et de plaisirs gourmands compléteront votre expérience.

  • Le Japon, pays des samouraïs, des geishas et du mont Fuji. Archipel qui vit entre « traditions et modernité , « toujours propre », proche de la nature, composé d'immenses villes où les gens travaillent avec précision du matin au soir, où les trains sont toujours à l'heure et... la liste pourrait continuer encore et encore. Si beaucoup disent aimer le Japon, la plupart ne savent pas que ce qu'ils aiment, c'est surtout l'image qu'ils s'en font. Car derrière ces clichés se cache un Japon du quotidien qui, certes, colle parfois à ces images mais s'en détache aussi souvent. Angelo Di Genova vit au Japon depuis 2009. Dans ce livre, il vous emmène à la rencontre de son pays d'adoption et vous offre un panorama complet de tous ces petits quelque chose qui font l'âme du Japon. Vous n'y trouverez pas de bonnes adresses ni d'itinéraires mais une rencontre humaine avec un pays et ses habitants, un guide personnel qui donne à voir un Japon de l'envers au-delà des stéréotypes ; un Japon qui ne connaît pas le sèche-linge ou le double vitrage et qui utilise encore le fax ; un Japon un peu plus déroutant, un peu plus poussiéreux, définitivement plus bruyant mais aussi plus humain ; un Japon qui sacrifie parfois l'esthétique au fonctionnel et au pratique et qui rappelle, au détour d'une ruelle timidement éclairée, aux voyageurs fascinés que ce pays est avant tout un espace de vie et pas un parc d'attraction.

  • Le photographe anglais John Thomson (1837-1921) fut l'un des premiers photographes à parcourir la Chine. Installé à Hong-Kong depuis 1868, il attendit que sa femme enceinte et leur premier enfant regagnent l'Angleterre pour réaliser son rêve d'un grand voyage dans l'intérieur de la Chine. Après avoir visité la province du Fujian, il s'embarque pour Taïwan avec le missionnaire et médecin anglais James Maxwell qui s'y est déjà rendu plusieurs fois. Ils débarquent à Ta-kao début avril et rejoignent Thaï-Ouan, la capitale, avant de parcourir la plaine occidentale de Taïwan, de village en village, où le docteur Maxwell soigne les aborigènes. John Thomson rencontre et photographie les Pepohoans, une tribu à demi sinisée qui constitue la population indigène.
    Extrait : « Plus nous avancions, plus le pays devenait impraticable, et plus les précipices devenaient larges et profonds. Quelques-uns formaient de véritables vallées, au fond desquelles nous trouvâmes des champs cultivés. Nous y observâmes aussi les traces des torrents qui, dans la saison des pluies, à travers les couches argileuses, s'ouvrent dans la montagne des passages souterrains, et offrent ainsi une sorte de drainage naturel à l'écoulement des eaux de la chaîne centrale. Ces torrents invisibles font de la culture dans cette région montagneuse une entreprise pleine de périls, car ils produisent des affaissements soudains du sol dans lesquels le cultivateur peut voir disparaître ses champs et sa demeure. »

  • Un guide très complet construit en trois parties conformément au modèle Peuples du monde 1 Des chapitres généraux, histoire, géographie, arts, etc. 2 La description du pays région par région : Khiva, Samarcande, Boukhara, Tachkent, Fergana, le désert de Kizyl Kum, la mer d'Aral, etc. 3 Des renseignements pratiques extrêmement copieux. Le point fort des guides Peuples du Monde c'est la cartographie. Les cartes sont nombreuses et indiquent monuments, restaurants, hôtels, etc.

  • ?Après Fès, Le Rajasthan, Angkor, Île de Pâques et Hué, un sixième titre de Pierre Loti, l'un des plus grands écrivains-voyageurs français, vient compléter la collection « Heureux qui comme... » ? Un regard sensible et singulier, sur une ville singulière et menacée, par un auteur qui ne se lasse jamais d'observer et de décrire, du détail d'un objet au regard panoramique. ? Cette escapade coréenne est une parenthèse asiatique dans l'Asie sino-japonaise de Loti ; elle introduit comme « une manière d'ailleurs de l'ailleurs, de lointain au-delà du lointain ; comme une forme d'exotisme au sein de l'exotisme extrême-oriental. » Les journées passées à Séoul sont d'abord publiées sous la forme de deux articles : « À Séoul. I - Dans la rue », paru dans Le Figaro du 10 mai 1903 ; puis, dans Le Figaro du 1er juin 1903, « À Séoul. II - À la Cour ». Le chapeau en tête du premier annonce l'exclusivité des « belles pages qu'on va lire, l'attachante vision, à la fois pittoresque, pleine de couleurs et de vie de ce coin d'Extrême-Orient ». Avec de très rares retouches et titré « À Séoul : dans la rue, à la Cour », ce reportage a formé le chapitre XL du récit-roman hybride La Troisième Jeunesse de Madame Prune, paru deux ans plus tard (Calmann-Lévy, 12 avril 1905). Bref et peu connu, il prend une place méritée aux côtés des témoignages documentés de visiteurs plus savants venus la même année en Corée, entre le classique Pauvre et douce Corée de Georges Ducrocq et les lignes ethnographiques d'un Louis Marin.

    Extrait : « À la splendeur de juin, qui est là-bas rayonnante et limpide plus encore que chez nous, je me souviens de m'être posé pour quelques jours dans une maisonnette, à Séoul, devant le palais de l'empereur de Corée, juste en face de la grande porte. Dès l'aube - naturellement très hâtive à cette saison, - des sonneries de trompettes me réveillaient, et c'était la relève matinale de la garde : une longue parade militaire, où figuraient chaque fois un millier d'hommes. Les autres bruits de Séoul commençaient ensuite, dominés par le hennissement continuel des chevaux, - de ces petits chevaux coréens, ébouriffés et toujours en colère, qui se battent et qui mordent. »

  • En juillet 2009, à Urumqi, des violences éclatent entre Ouïghours et Chinois han, en réponse à la sinisation forcée du Turkestan oriental, ou région autonome du Xinjiang. Dix ans plus tard, en novembre 2019, le New York Times publie plus de plus de 400 pages de documents secrets révélant les rouages internes de l'impitoyable oppression visant les Ouïghours et le système de détention de masse mis en place par le gouvernement chinois durant la décennie. Minorité turcophone et musulmane établie à l'Ouest de la Chine, le peuple des Ouïghours subit depuis longtemps une campagne de répression d'une violence inouïe. Assimilation forcée, patrimoine détruit, interdictions de quitter le territoire pour accomplir des pèlerinages ou de parler leur propre langue étaient le quotidien de ces populations. Mais depuis les années 2010, c'est un véritable enfer orwellien que vivent les Ouïghours, étroitement surveillés par le régime. Actuellement, on estime que plus d'un million d'entre eux seraient détenus dans des camps dits « de rééducation ». Dans cet ouvrage qui a fait date, Sylvie Lasserre relate son reportage clandestin dans cette région chinoise et y révèle les ressorts du contrôle qui pèse sur les Ouïghours. Dans cette nouvelle édition actualisée, son livre offre un éclairage nécessaire sur des persécutions entre trop ignorées et qui n'ont fait que s'aggraver ces dix dernières années.

  • 1) L'ascension du Fujiyama en 1874, par un jeune homme de vingt ans !
    2) Le mont Fuji est l'âme du Japon, objet de vénération pour tous les Japonais. Alfred Houette en fait un portrait vivant avec l'enthousiasme de son jeune âge.
    3) Comment se comporter au Japon, pays très fermé et intransigeant sur les règles, quand on est un étranger curieux et ambitieux...

  • Le guide Vietnam par exemple contient, sur un total de 384 pages, 20 pages de renseignements pratiques généraux (Chapitre XIII) et 100 pages de renseignements pratiques ville par ville (Chapitre XIV). Le reste est divisé entre 32 pages d'introduction générale (géo, histoire, coutumes, religion) et la description du pays région par région.
    On compte 62 cartes en 2 ou 4 couleurs.

  • 1) Un des premiers témoignages sur Ceylan (le Sri Lanka actuel) écrit en français, dans une langue magnifique.
    2) Beaucoup d'humour dans les descriptions des comportements des colons anglais.
    3) Un hymne à la liberté et à la profusion de la nature, ainsi qu'à la richesse des cités royales millénaires.
    « Ceylan ! Nous débarquerons ce matin, après dix-sept jours de voyage. Impatient, j'arpente le pont encore bleu de la nuit suante. Un vent presque frais, annonciateur de l'aube, fait vaciller les larges étoiles et, une à une, souffle ces belles lampes inutiles. La lune s'altère comme un visage et, pâle, se dissout dans ses limbes..."

  • Le royaume de Siam, depuis 1939 la Thaïlande, est resté un État libre et indépendant, parvenant à échapper, sinon à l'influence tout au moins au protectorat ou à la colonisation des puissances impériales qui l'entouraient de toutes parts, c'est-à-dire la France et la Grande-Bretagne présentes et militairement actives dans la région à partir de la seconde moitié du xixe siècle. Si cette situation toujours fièrement évoquée par les Thaïlandais n'a pas eu un grand impact sur l'oeil du photographe, elle a eu plus probablement un effet pervers sur l'archivage des documents argentiques qui ne furent pas toujours, comme c'est le cas dans les pays voisins, copiés et expédiés pour être publiés en Europe. Même modeste, la collection de l'EFEO est donc précieuse car le Siam n'a sauvegardé que peu de documents ayant pu résister aux atteintes du climat tropical. De ce fait les originaux sur support argentique ont été souvent endommagés quand ils n'ont pas disparu totalement. Un bon nombre des plus belles photos du début du xxe siècle, conservées en Thaïlande, ne sont connues que par des copies.

  • Anne Bève, grande voyageuse éprise de liberté, ne s'est pas encore délivrée de la formidable emprise exercée par l'Inde. Ce pays à nul autre pareil, l'attachement des gens croisés en route, une culture multiple et millénaire qui laisse pantois, le foisonnement de la richesse humaine dans tous ses états, rien ici ne laisse indifférent. Certains fuient cet univers face à la crainte qui remet en cause les certitudes les mieux ancrées ; d'autres s'y frottent avec le doute chevillé à l'âme, mais prêts à l'acceptation. Anne Bève, par sa formation médicale et ses trente ans de pratique n'a pas peur de l'autre. Elle est apte au partage et au respect, y compris avec les plus pauvres. Les textes réunis ici, inspirés par ses nombreux voyages sur place, et ses photos au plus proche de la marge humaine, le prouvent avec simplicité. Apprendre à vivre libre, s'imprégner du divers et pouvoir en témoigner, est un chemin d'existence qui vaut d'être vécu.

  • Si le Laos trouve aujourd'hui avantage à être situé au centre géographique de l'Asie du Sud-Est continentale, le territoire qu'il couvre, en raison de son enclavement et de sa configuration physique compartimentée, est cependant resté longtemps une sorte d'« espace-tampon », une surface vaste mais très inégalement peuplée que les puissants États voisins renonçaient à occuper, préférant la maintenir en marge. En s'établissant à la fin du XIXe siècle dans les principautés laotiennes de la rive gauche du fleuve, l'autorité coloniale française perpétua en quelque sorte cette situation. Plus peut-être que par les ressources qu'elle mettait à sa disposition, la possession du Laos se justifia finalement par le souci de préserver sur le côté occidental du domaine indochinois un espace intermédiaire, dont la maîtrise stricte n'apparaissait pas comme une nécessité.

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