Arts et spectacles

  • (on était dans les années 1970).
    Mon estime est devenue de l'enthousiasme quand Surian est entré sans hésitation dans la grande peinture avec ce que je ne trouve pas mieux à appeler que ses "légendes marseillaises" des années 1980 et 1990.
    Surian a alors remarquablement enrichi et élargi sa vision. Il a compliqué et approfondi sa peinture sans rien abandonner, tout au contraire, de son ancrage local pittoresque. Il a pleinement assumé la narration et la représentation. Au passage on se souviendra opportunément que le "pittoresque", notion introduite au XVIIIe siècle, désigne explicitement la qualité de ce qui est pictural, y compris du point de vue de l'objet représenté.

  • Lino Ventura est né à Parme en 1919.
    S'il a débuté dans la lutte professionnelle chez les poids moyens (champion d'Europe de lutte gréco-romaine en 1950), c'est surtout au cinéma qu'il s'est fait largement connaître. Enfant, il quitte rapidement l'école et commence à travailler dès l'âge de huit ans. Il exercera successivement divers métiers : groom, mécanicien, représentant de commerce et employé de bureau. Mais c'est le sport qui va l'emporter, puis le métier d'acteur.
    Après de nombreux combats de lutte puis de catch, en 1953, tout à fait par hasard, un de ses amis parle de lui au réalisateur Jacques Becker qui cherchait un Italien pour jouer face à Jean Gabin dans son film Touchez pas au grisbi. La rencontre se fait et Jacques Becker lui propose illico le rôle d'Angelo. Il est immédiatement adopté par le milieu du cinéma, par Jean Gabin qui devient un grand ami et par le public grâce à sa carrure, sa « gueule » et son exceptionnel naturel de comédien qui font de lui l'interprète idéal du film noir, de truand et de policier dur à cuire au grand coeur.
    Il devient rapidement l'un des poids lourds du cinéma hexagonal et restera à tout jamais reconnu comme l'un des meilleurs acteurs du cinéma français. Père d'une enfant inadaptée, dû à un problème à la naissance, sa fille Linda, née en 1958, il a créé avec son épouse Odette en 1966 l'association humanitaire « Perce-Neige » à Saint-Cloud, là où il vivait, avec pour but « l'aide à l'enfance inadaptée ».

  • Briata, nus et portraits

    Blua

    La carrière de Georges Briata est totalement indissociable de la passion qu'il a toujours portée à sa femme et à sa fille. Il en résulte des centaines de dessins, portraits et nus qui sont la matérialisation de ce double parcours amoureux. Nus et dessins ont été peu exploités dans l'ensemble de la biographie déjà parue sur Briata. C'est donc un album parfaitement novateur pour aborder ce peintre, hors les nombreuses biographies qui lui ont été consacrées. Grand peintre contemporain qui a fêté ses cinquante ans de peinture, Georges Briata exprime toute sa sensibilté dans cet ouvrage.

  • Jean-Paul Belmondo

    Bernard Boyé

    Avec bientôt soixante-dix-sept printemps, cinquante-cinq ans de carrière, soixante-quinze films et trente pièces de théâtre, Jean-Paul Belmondo reste, incontestablement, un monstre sacré du cinéma français, au même titre que Jean Gabin ou Lino Ventura.
    Fer de lance de la nouvelle vague dans les années 60, grâce à son interprétation de Michel Poiccard dans À bout de souffle de Jean-Luc Godard, il tourne avec les plus grands réalisateurs, au premier rang desquels Chabrol, Sautet, Verneuil, Melville ou encore Truffaut, et tient dans ses bras les plus belles actrices, de Gina Lollobrigida à Sophia Loren, en passant par Sophie Marceau, Catherine Deneuve, Claudia Cardinale et Jeanne Moreau.
    Aussi à l'aise au cinéma que sur les planches, dans la comédie ou dans la tragédie et les films d'action, dans lesquels il se passionne très vite pour les cascades, réalisant lui-même les scènes les plus dangereuses, la majorité des oeuvres dans lesquelles il a joué se sont placées en tête du box-office, le faisant passer du statut de jeune vedette à celui de valeur sûre du cinéma français. Des millions de spectateurs et, grâce aux multiples rediffusions télévisées, plusieurs générations se sont ainsi succédé, riant et pleurant tour à tour au gré de ses fantaisies comiques et des frasques de ses personnages magistralement incarnés.

  • Né le vendredi 16 février 1940 à Tunis, Joseph Alessandri est un des grands peintres du Midi de la France dont l'univers est constitué essentiellement de reliefs peints et parfois brûlés où la matière, bois, fer, sable, tissu, carton, papier, résine, cuir, pierre et plâtre, tutoie l'objet de rebut.
    La mémoire de la Méditerranée et la nostalgie des racines sont interprétées dans des ensembles parfois monumentaux où la palette, extrêmement réduite, illustre les leçons du passé de l'art tout en dépassant les limites de la grammaire picturale patiemment acquise dans les Ecoles des beaux-arts d'Aix-en-Provence et de Marseille. Il a été proche du peintre Mario Prassinos qu'il a connu à Eygalières, cité des Alpilles où il vit et travaille aujourd'hui après un long temps passé à Marseille.
    L'ouvrage monographique de Claude Darras présente l'homme et son oeuvre selon sept périodes : les années d'enfance (1940-1954), les années d'apprentissage (1954-1963), les années marseillaises (1963-1975), les années studieuses (1975-1988), les années décisives (1988-2002), les années sereines (2002-2007) et les années de lumière (2008-2009). La rétrospection de l'oeuvre peinte permet de distinguer, chronologiquement, plusieurs thématiques fondamentales, si l'on excepte les parenthèses des oeuvres de jeunesse, gouaches, encres, dessins et terres cuites (1954-1963), et l'exercice de la lithographie (1970) : Reliefs à rebut, Peintures à la cire brûlées, Collages (1963-1966), Villes et châteaux et Objets fétiches (1966-1971), Bois assemblés, Personnages et cordes, Personnages et cuirs (1972-1975), Papiers collés et déchirés (1972-1987), Portes, Bois et reliefs, Murs et fresques (1975-1987), Papiers collés, peints et déchirés, Hauts-reliefs, Paysages informels, Totems et Mégalithes (1988-2009).
    Les reproductions d'oeuvres et les portraits de l'artiste sont l'oeuvre du photographe aixois Jean-Eric Ely.

  • Rita gorr

    Farret

    Cette biographie réunit Rita Gorr et Ernest Blanc, tous deux d'expression française. Trois ans l'âge les séparent mais beaucoup de paramètres les réunissent. Ils ne se destinent pas à la carrière lyrique mais sont attirés en quelques mois de leur province vers l'Opéra de Paris, symbole de toutes les aspirations.
    Ils se retrouvent au fil des soirées dans Samson et Dalila, Aïda ou Tannhauser, ou bien salle Wagram dans les studios d'enregistrement. Ensemble, ils effectueront des créations mondiales, Tomasi, Barraud. Ensemble, en 1958, ils débuteront au Festival de Bayreuth dans Lohengrin. Trente ans plus tard, la Monnaie de Bruxelles reforme ce couple mythique dans Louise.
    Rita Gorr et Ernest Blanc, par leurs voix, leurs personnalités d'acteurs et leurs rayonnements, ont contribué à la réussite des représentations du Festival de Bayreuth dans sa première décennie.

  • Marseillaise de f. mireur

    Roumel

    Comment le.
    Chant de guerre pour l'armée du Rhin a-t-il pu devenir le Chant des Marseillais, puis La Marseillaise ? Quel rôle le Provençal François Mireur, tout jeune docteur en médecine, a-t-il joué à cette charnière de l'Histoire, avant d'être nommé chef d'état-major de Bernadotte et général de Bonaparte ? Alors que notre hymne national retrouve le chemin des écoles françaises, voilà quelques questions auxquelles répond Pierre Roumel, le journaliste se faisant historien pour la circonstance.
    L'auteur dresse un portrait rayonnant d'un jeune héros de la Révolution, disparu trop tôt - et tragiquement - dans les sables d'Egypte, mais dont la mémoire est restée présente dans sa Provence natale. Des documents inédits apportent un éclairage captivant sur cette période de l'Histoire, où les héroïsmes désintéressés cotoyèrent les appétits les moins patriotiques. François Mireur relevait de la première catégorie...

  • Zanella

    Blua

    L'album nous fait entrer de plain-pied dans le monde onirique et lumineux de Zanella. Plus de cent reproductions couleurs déclinant les pôles d'intérêt du peintre, toujours axés sur la lumière et des jaunes chromatiques éclatants : Venise, Tahiti, la Grèce, la Provence. Comme le dit Patrick Cauvin dans sa préface : ce monde n'existe pas, et pourtant nous le vivons chaque jour. Le regard devient alors vérité.

  • Pp theatre

    Chevaly


    la magie du théâtre est probablement aussi ancienne que l'homme lui-même.
    avant de transformer le réel, on demande au rêve sa représentation. le sorcier originel était un acteur. l'acteur, aujourd'hui, est toujours un sorcier. mais pour arriver à la perfection du spectacle, il faut longuement s'y préparer, pour soi et pour les autres. dans son petit précis, maurice chevaly - lui-même acteur, metteur en scène et auteur d'ouvrages théoriques sur le théâtre - ne nous cache rien du long chemin initiatique qui mène à la scène : l'éducation corporelle, son expression, les techniques afférentes, les origines du jeu dramatique, ses différents genres (revue, récitation, chorale, chants animés, farces, fables, monologue, etc.
    ), la diction, l'usage des masques, les respirations et les exercices vocaux. il adapte tous ces apports indispensables spécifiquement aux troupes de théâtre, au théâtre à l'école ou bien encore aux ateliers artistiques, sans oublier les incontournables périphériques que sont les décors, les costumes, le maquillage, la musique de scène et les bruitages. une bibliographie et une approche du répertoire des pièces pour les enfants, les jeunes et les adultes complètent harmonieusement un ouvrage indispensable sur tous les terrains de l'expression théâtrale.


  • Fernandel l'album

    Blua

    C'est un fait, Fernandel s'est imposé comme un artiste de dimension internationale et il est devenu une véritable légende associée au cinéma des années trente a soixante, dont les films, près de quarante années après sa disparition, font toujours la joie des téléspectateurs sur toutes les chaînes de télévision, publiques ou privées. Il a tourné avec les plus grands acteurs de sa génération, a été dirigé par les plus célèbres metteurs en scène, et a côtoyé toutes les personnalités françaises et étrangères. Chacune de ses apparitions, a l'écran ou sur les planches, étaient par ailleurs synonymes de succès d'audience. Habité depuis son enfance - sur les traces de son père - par l'attrait du spectacle et du public, il a gravi toutes les marches, depuis le music-hall, qui l'amenèrent à devenir une grande vedette du cinéma. Mais surtout pas une star au sens actuel du terme, car il a su rester toute sa vie, en famille et avec tous ses amis, un homme proche de la vie, sensible et humain à la convivialité communicative. Sur un texte de Gérard Blua qui retrace ce parcours hors norme dans son essentiel, plus d'une centaine de pages de photographies, dont beaucoup encore inédites, égrènent près de cinquante années de Vie familiale, amicale et professionnelle de celui qui a fait rire et pleurer plusieurs générations de spectateurs.

  • " photographier, c'est écrire avec la lumière ", affirme lucien clergue en préface à cet ouvrage.
    Voici des éléments d'initiation à la technique photographique, pour mieux la mettre au service d'un regard créatif sur le monde. après avoir évoqué les origines de la photographie et son essor, rené brenguier s'adresse, avec précision et passion, tout autant au débutant qu'au photographe confirmé : lumière, choix des pellicules, vitesse, diaphragme, flash, etc. mais, nous dit-il, la technique ne se substituera jamais au contenu d'une photo : elle n'en n'est que l'outil.

  • Acteur incontournable pour toute une génération, et évoluant dans un milieu propre à stimuler ses velléités de création, jean marais a toujours été admiratif des oeuvres de son illustre cercle d'amis, à commencer par jean cocteau, puis picasso ou encore colette.
    Mais il n'a pas été qu'une simple source d'inspiration, un contemplateur avide de beauté et d'absolu. il a, lui aussi, joué un grand et beau rôle dans l'art. en témoignent ses nombreuses sculptures et dessins, réalisés pour la plupart à la fin de sa vie, au creux du village de vallauris, lové sur les rivages méditerranéens. ainsi parlait-il de ses actes de création : " quand je peins, je m'amuse. je m'amuse aussi quand je suis acteur.
    Je me repose d'une activité en m'abîmant dans une autre. mais je continue de m'amuser ". c'est cette facette de la personnalité du grand homme que nous dévoile jacqueline dellatana, son sens aigu du renouvellement de sa créativité, de son univers artistique, et du travail accompli jusqu'à ses derniers jours. nombre des oeuvres conçues par jean marais viennent illustrer le propos de l'auteur tout au long du livre.

  • L'équipe du Splendid se forme dans les années soixante dix autour de Christian Clavier, Thierry Lhermitte, Michel Blanc et Gérard Jugnot, quatre copains d'enfance qui se sont connus au Lycée Pasteur de Neuilly.
    Le groupe s'étoffe avec la venue de Josiane Balasko, Marie-Anne Chazel, Bruno Moynot et Claire Magnin. Ils se produisent alors dans le café-théâtre du même nom qu'ils viennent de créer, rue des Lombards, dans le quatrième arrondissement de Paris. C'est le film de Patrice Leconte « Les Bronzés » qui les fait connaître du grand public en 1978. L'année suivante l'équipe triomphe au théâtre avec la pièce « Le Père Noël est une ordure » qui sera adaptée au cinéma en 1982 par Jean-Marie Poiré.
    Même si chacun poursuit sa carrière en solo, c'est avec plaisir qu'ils se retrouvent fréquemment pour tourner ensemble dans des films qui restent cultes : Papy fait de la résistance, Les bronzés font du ski, Les héros n'ont pas froid aux oreilles ou Les bronzés 3 amis pour la vie.Une amitié de plus de quarante ans

  • André Bourvil nous a quittés en septembre 1970.
    Son existence aura marqué des générations de spectateurs et de cinéphiles. Comique d'abord naïf, Bourvil a très vite évolué dans sa carrière de comédien qui a débuté à la fin de la Seconde Guerre mondiale. En près de soixante films - dont Le Corniaud et La grande vadrouille qui ont marqué tous les esprits -, il a offert des moments de franche rigolade entrecoupés bien souvent par des instants mélodramatiques qui correspondaient parfaitement bien à sa sensibilité et à son humilité naturelles.
    Tour à tour paysan normand, trompettiste, domestique, garagiste, hussard, restaurateur... il a incarné des personnages qui n'appartiennent qu'à lui et qu'il a su, par son immense talent, léguer à la postérité. Cette biographie est également une plaidoirie pour le comique tendre de cet immense acteur et chanteur que constitue Bourvil dans notre patrimoine, et tant pis pour ceux qui font de la simplicité d'esprit un objet facile de dérision, car c'est davantage contre ce mépris que luttera André Bourvil.
    Son message fut plus complexe qu'il n'y paraît. D'une façon générale, le héros ou l'antihéros de l'histoire, au cinéma ou dans la chanson, tire facilement son épingle du jeu par ses qualités de coeur ou de tête. Autour d'anecdotes poignantes et révélatrices de sa formidable personnalité, et de photographies inédites de l'acteur et du chanteur des célèbres Crayons, c'est un regard nouveau que l'auteur nous permet de porter sur l'un des plus grands comiques que la France ait connu.

  • Luigi alva

    Georges Farret

    De son vrai nom Luis Ernesto Alva Talledo, né le 10 avril 1927 à Lima, le ténor Luigi Alva a tout joué.
    Du tuteur dans Maria Golovin en passant par le rôle de Rita, de Don Ottavio dans Don Juan, de Belmonte dans L'Enlèvement au sérail ou encore de Fenton dans Falstaff, " son obstination à vaincre les obstacles ne le quittera jamais ". C'est sans doute grâce à ce trait de caractère qu'il a quitté son Pérou natal pour partir étudier à la " Piccola Scala " de Milan. Lui-même exercera par la suite ses talents de pédagogue dans la fameuse école milanaise.
    Mais avant d'être un virtuose du chant lyrique, Luigi Alva est avant tout un travailleur forcené, un de ceux qui restent bien après la fin des répétitions pour, encore et encore, perfectionner son art et ses rôles. Et, avec le travail, le succès ne se fait pas attendre. Il arrive notamment avec son interprétation du comte Almaviva dans Le Barbier de Séville, unanimement applaudie, qui le fait accéder au rang de " grand " ténor.
    " Il est admirable qu'après avoir été le partenaire de sopranos aussi célèbres que Callas, Renata Scotto, Victoria de Los Angeles et Teresa Berganza, et qu'après s'être produit sous la baguette des plus grands chefs d'orchestre, Luigi Alva ne se soit pas endormi sur des lauriers si mérités et qu'il accomplisse au Pérou, avec un engagement et une ferveur exemplaires, la tâche de promouvoir l'art lyrique et l'amour de la musique.
    Avant créé l'Association Pro Lirica [...], il organise à Lima les "Saisons d'opéra". " (Extraits de la préface de Davier Perez de Cuellar, ambassadeur du Pérou, ancien Secrétaire général de l'ONU.)

  • Ernest Reyer

    Segond

    Ernest reyer, de son vrai nom louis-etienne rey, est né à marseille en 1823 et s'est éteint en 1909 au lavandou.
    Il est surtout connu pour ses deux opéras, sigurd et salammbô, injustement oubliés comme les autres oeuvres du musicien : le sélam, maître wolfram, la statue, erostrate, et le ballet sacountalâ écrit avec la collaboration de théophile gautier. ami de berlioz, admirateur de wagner, défenseur de bizet, gounod et chabrier, attentif aux nouveaux courants artistiques, reyer a fortement marqué la vie musicale de son temps, non seulement par ses compositions, influencées par gluck, weber, berlioz et wagner, mais aussi par ses feuilletons du journal des débats, dont il a été le critique lucide et redouté pendant une trentaine d'années.
    Attachant avec son physique d'officier de cavalerie, à l'allure bourrue et aux réparties cinglantes, mais sensible et fidèle en amitié, le compositeur provençal mérite de retrouver sa vraie place dans l'histoire de la musique. telle est la seule ambition de la présente biographie, complétée par une bibliographie et une discographie sélectives.

  • Zanella

    Gérard Blua

  • Les danses de salon connaissent actuellement un regain d'intérêt du grand public.
    Jeunes et vieux sont tentés de s'essayer à ces danses autour du couple. Charme des rythmes, élégance des gestes, connivence des corps, les cours de danses et notamment ceux de Tango argentin voient leur nombre d'élèves augmentés d'année en année aux quatre coins de l'Hexagone. Il est à noter que pour parfaire ce dictionnaire du Tango, une liste des cours et associations enseignant cette danse terminera l'ouvrage.

  • De Georges Villars, premier parolier de Vincent Scotto en 1906, à René Sarvil (dont c'est l'anagramme phonétique), son dernier porte-parole dans Marseille mon pays (1951) pour Tino Rossi, c'est toute l'histoire des opérettes marseillaises qui nous est proposée.
    Etiquetées dans le répertoire comique de divertissement, elles eurent à souffrir d'un dédain provoquant un déficit de respectabilité. Coincées entre l'habit vert de la " pagnolade " et le débraillé du folklore des " marseillaiseries ", elles ne furent jamais reconnues à leur juste valeur. Il sera injustement fait grief aux opérettes marseillaises d'avoir prêté un flanc trop complaisant à la critique parisienne.
    Celle-ci ne manquera pas de se gausser de ces Méridionaux hâbleurs ; image pourtant installée par Alphonse Daudet et réanimée par Marcel Pagnol. De malveillances en incompréhensions, souvent de la part des Marseillais eux-mêmes, ces opérettes auraient pu définitivement disparaître de la mémoire du spectacle et sa véritable histoire aurait alors été oubliée. Cet ouvrage, le premier sur le sujet, devrait permettre à ce théâtre musical chanté (comédie musicale), authentique et populaire, d'être reconnu comme faisant partie du patrimoine culturel marseillais.

  • Vincent scotto

    Vignaud

    La petite tonkinoise, sous les ponts de paris, la lava bleue, j'ai deux amours, prosper, le plus beau tango du inonde, adieu, venise provençale.
    Nombre de chansons composées par vincent scotto appartiennent aujourd'hui au patrimoine de la variété française. le musicien marseillais qui fit chanter les plus grands - joséphine baker, maurice chevalier, tino rossi. - écrivit la musique d'une quarantaine d'opérettes - notamment des fameuses " opérettes marseillaises " - et de cent cinquante films, parmi lesquels la trilogie de pagnol ou pépé le moko, de julien duvivier.
    Son oeuvre, populaire, est immense. jusqu'alors, il n'existait pourtant aucun ouvrage sur la vie de ce compositeur, né à marseille, qui fit carrière à paris, dans le music-hall des années folles. cette biographie, s'appuyant sur de nombreux témoignages de personnalités, illustrée de photographies inédites, rend hommage à ce talent inimitable qui fait encore résonner les mélodies de l'homme aux quatre mille chansons.

  • Fresques de Corse

    Imbert


    " nous n'avons pas voulu faire un ouvrage historique ou religieux.
    nous avons simplement essayé de faire partager nos émotions devant ces chefs-d'oeuvre moyenâgeux perdus dans la luxuriante nature corse et qui se détériorent lentement ". plus qu'une invitation au voyage, cet ouvrage nous fait pénétrer dans les arcanes de chapelles séculaires clans l'antre desquelles notre regard vient se poser sur de saints personnages. ou bien est-ce l'inverse ! " on a l'impression reposante d'être attendu ", assure jacques faliès.

    décrivant tour à tour les chemins à emprunter pour parvenir jusqu'à ces joyaux d'un art lointain, et les techniques employées par des artistes anonymes du moyen age, l'auteur nous emmène à la redécouverte de nos sens oubliés. et, au travers de ces fresques que le photographe jean-paul imbert a su fixer dans leur mystère, nous comprenons que si la contemplation est importante dans l'approche esthétique de l'art, sa portée humaniste et la conscience de sa pérennisation clans notre mémoire - individuelle et collective - sont tout autant nécessaires.


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