Littérature générale

  • Le livre du lézard

    Collectif

    • Georg
    • 6 Mars 2013

    Le livre de Lezard est un recueil de poèmes écrits par Aimée Degallier-Martin (totem Lézard), une éclaireuse genevoise née à Moscou, de mère russe et père suisse. Ses textes, qui ont accompagné le parcours de nombreuses autres éclaireuses, reflètent une vie passée à contempler et à admirer le monde :

    «Nous étions perpétuellement en face des choses de la nature ; et la nature a été une seconde mère pour nous. Elle nous a beaucoup appris. Si doucement, presque à notre insu, elle nous a enseigné les choses naturelles : l'histoire des toutes petites vies : la fragilité de la vie ; sa dureté aussi ; la méchanceté de certaines créatures ; la beauté de certaines autres ; l'inégalité partout. Et puis les grandes lois de la croissance, de la reproduction, de la conservation, de la mort ; ces forces en face desquelles l'homme est petit. » Les poèmes de Lézard ont à ce jour été traduits dans plusieurs langues.

  • Dans l'héritage naturaliste et expérimental des Lumières, à la croisée des romans philosophique, épistolaire, gothique, noir et d'épouvante, au carrefour du romantisme littéraire et de la « fiction scientifique », ce livre collectif évoque les thématiques et les questions religieuses, philosophiques, politiques, littéraires, esthétiques, épistémologiques et éthiques sur la connaissance, la science, le savant, le corps, l'identité, le genre, l'expérimentation, la loi, la création et la transmission de la vie, la post-humanité, le mal et la mort que pose en 1818 l'oeuvre de Mary Shelley.
    Autour du bricolage cadavérique de la créature, dont la bonté innée se brise sur le monde social qui la réprouve en sa difformité corporelle, comme incarnation du mal moral, l'ouvrage balise le périmètre culturel des sens, des usages et des représentations qu'induisent les lectures critiques, les déclinaisons et les réappropriations culturelles de Frankenstein.

  • Comme un dialogue dans la fraternité intellectuelle, le livre évoque les pouvoirs de l'imagination et de la réalité de la littérature en temps de crise fictive ou réelle. La littérature mène à tutoyer la sagesse qui nous est impartie et permet de sentir, lorsque cela est impératif, que Dieu même n'est pas irréprochable.

  • En leurs divers agencements esthétiques, narratifs et imaginaires, avec aussi leurs frontières formelles ou en déplacement, la littérature et la poésie expriment - pour le dire beaucoup trop simplement - le bonheur, le malheur ou parfois l'indifférence de la présence humaine dans le monde. En ce sens, la fiction peut être l'alliée cognitive des sciences humaines et sociales qui espèrent donner du sens à l'Histoire, sans céder trop au présentisme qui écrase le temps long de la pensée. Alliées, elles constituent les perfectibles pivots humanistes de l'éducation scolaire, ainsi que de l'enseignement et de la recherche universitaires, cet irremplaçable patrimoine inscrit dans l'héritage humaniste des deux modernités de la Renaissance et des Lumières.
    Les textes de ce recueil sont issus des 49e Rencontres Internationales de Genève.

    Www.rencontres-int-geneve.ch/

  • 1984

    ,

    • Georg
    • 21 Juin 2019

    Le roman d'anticipation culte de George Orwell, mis en images par Antonio Saura, enfin en traduction française. Une interprétation de la dystopie orwellienne sous le pinceau sombre du maître espagnol. Illustré de 27 techniques mixtes reproduites en couleur.

    Année 1984 en Océanie. 1984 ? C'est en tout cas ce qu'il semble à Winston, qui ne saurait toutefois en jurer. Le passé a été oblitéré et réinventé, et les événements les plus récents sont susceptibles d'être modifiés. Winston est lui-même chargé de récrire les archives qui contredisent le présent et les promesses de Big Brother. Grâce à une technologie de pointe, ce dernier sait tout, voit tout. Il n'est pas une âme dont il ne puisse connaître les pensées. On ne peut se fier à personne et les enfants sont encore les meilleurs espions qui soient. Liberté est Servitude. Ignorance est Puissance. Telles sont les devises du régime de Big Brother. La plupart des Océaniens n'y voient guère à redire, surtout les plus jeunes qui n'ont pas connu l'époque de leurs grands-parents et le sens initial du mot « libre ». Winston refuse cependant de perdre espoir. Il entame une liaison secrète et hautement dangereuse avec l'insoumise Julia et tous deux vont tenter d'intégrer la Fraternité, une organisation ayant pour but de renverser Big Brother. Mais celui-ci veille...

  • Contre Guernica

    Antonio Saura

    • Georg
    • 5 Janvier 2019

    Contre Guernica est un pamphlet qui dénonce le théâtre unanime et tapageur, « la clameur démente» qui entoura l'arrivée du Guernica de Picasso en Espagne, son installation au Casón del Buen Retiro de Madrid en 1981, puis son « transfert triomphal », onze ans plus tard, au musée Reina Sofía. Saura est un des rares à voir que cette agitation polymorphe est en réalité une machine à combler le vide d'une Espagne culturellement exsangue. Il s'en prend aux imbéciles et se moque aussi de lui-même : « [...] Je méprise le barbouilleur en exercice Antonio Saura, admirateur de Picasso [...] ». Ce pamphlet est aussi une ode à Picasso et à son Guernica : « [...] Je déteste cette litanie qui aurait dû être un requiem pour Guernica, tableau caduc, et qui peut devenir pour beaucoup un ardent éloge de sa résurrection dans la blancheur ».

  • « Ouvrez ce livre comme vous le feriez d'une boîte de bons chocolats. Cherchez les titres qui vous semblent prometteurs comme vous choisiriez le praliné qui vous fait le plus envie, au risque même de renverser la boîte pour être bien sûr que vous les avez tous vus. » Aimez-vous Virginia Woolf, Alphonse Daudet, Léon Tolstoï, Daniel Pennac, Simone de Beauvoir ? Autant d'auteurs qui ont posé un regard différent, novateur et parfois même dérangeant sur la santé. Conçu comme une flânerie entre les livres, cet ouvrage vous propose de découvrir des nouvelles, des pièces de théâtre, des romans, des polars qui évoquent tous des questions liées à la santé et à ses aléas. Il nous permet d'explorer la folie avec Sarah Kane, la crise identitaire chez Pascal Mercier et même l'humour dans la nouvelle de Dino Buzzati... Loin d'un ton conventionnel, on se délecte de ces critiques qui disent l'essentiel sans trop en dire.

  • "Comment peut-on être européen?" A l'heure où la construction de l'Europe traverse une phase critique, la vie et l'oeuvre de Romain Gary apportent des éléments de réponse à cette question fondamentale.
    Jusqu'à présent, l'auteur de La promesse de l'aube était surtout connu pour ses romans, et pour ceux qu'il avait publiés sous le pseudonyme d'Emile Ajar.
    Cette biographie met en lumière l'existence d'un autre Romain Gary : l'humaniste combattant le nationalisme, le diplomate visionnaire impliqué dans la refonte de l'ordre européen d'après-guerre : on découvre que son identité d'Européen repose sur une expérience personnelle extraordinairement variée, transcendée par l'écriture.
    Son itinéraire le rattache à la lignée des grandes figures de la conscience occidentale, dans la tradition d'un Stefan Zweig ou d'un Romain Rolland.

  • Au terme d'une réflexion sur les modernités de tous ordres, thème du douzième numéro de La Vouivre, nous retrouvons dans les phénomènes de mode les paradoxes et polarisations propres au champ archétypique exploré par CG Jung, une dialectique entre l'éphémère et l'éternel, entre le fond et l'apparence, même si une inquiétude pour le devenir de Pâme humaine se fait jour face à des phénomènes de mode qui tendent vers une vacuité du sens.

  • S'il existe des écrivains de l'aube, il en est d'autres au contraire qui attendent que tout, autour d'eux, se soit éteint pour commencer à écrire.
    Face à une modernité qui n'a cessé de célébrer, à l'orée du XXe siècle, l'aurore d'une nouvelle ère, Thomas Mann (1875-1955, prix Nobel de littérature en 1929) s'est voulu le dernier créateur à hériter, au nom de la noblesse de l'esprit, de la culture européenne d'hier. Aussi faut-il dès lors lire toute son oeuvre romanesque, des Buddenbrook (1900) à La Montagne magique (1924) et de la tétralogie de Joseph et ses frères (1934-1943) au Docteur Faustus (1947), comme la voix même de la "Sehnsucht", un monument à la louange de ce qui a été et ne sera plus.
    Ce serait là fixer la création littéraire au dernier moment de sa possibilité, là où le roman peut encore advenir comme texte ultime. Car c'est bien à une cérémonie des adieux que nous convie celui que l'on a appelé le magicien de la littérature allemande de ce siècle. Sommes-nous prêts, nous ses lecteurs d'aujourd'hui, à devenir les spectateurs de ce crépuscule du sens ? Et à quoi bon écrire quand le monde croule ? Ainsi se formule, dans l'oeuvre de Thomas Mann, la question la plus difficile mais aussi la plus passionnante - sans doute la dernière interrogation de notre littérature européenne.

  • Viviane Alary, Danielle Corrado et Benoît Mitaine Genre mineur apparu dans les années 70 dans des revues underground américaines, l'autobiographie est devenue, quelque quatre décennies plus tard, un genre majeur de la bande dessinée actuelle.
    Née comme un exutoire sous la plume de jeunes gens en rupture de ban débordés par les émois de leur Moi, cette mise en scène de l'intime aux vertus cathartiques fait d'abord figure de mauvais genre, voire de genre rebelle par rapport aux schémas classiques de produc tion en vigueur à cette époque.
    Autobio-graphismes, premier ouvrage en langue française dédié intégralement à l'analyse de l'autobiographie dans la bande dessinée, brosse une cartographie de cette pratique devenue caractéristique de la bande dessinée actuelle aux Etats -Unis et en Europe. Les seize chapitres de cet ouvrage collectif abordent depuis des perspectives complémentaires les enjeux, modalités et questionnements que suscite le champ très créatif de l'écriture de soi en bande dessinée.
    Parmi les études de cet ouvrage préfacé par Philippe Lejeune, le lecteur retrouvera des auteurs comme Crumb, Spiegelman, Gree n, Pekar, Hayes, Quino, David B., Guibert, Satrapi, Gallardo, Tardi, Méthé, Leavitt, Bézian.

  • Au temps où « Rousseau était à peine né et Louis XIV était encore assis sur son trône », l'espace régional et néanmoins cosmopolite qui donnera naissance à la Suisse occidentale un siècle plus tard amorce le développement d'une réelle culture littéraire.
    C'est sur cette culture romande des Lumières que se penche le Pr François Rosset dans cet essai, de Soleure à Genève, en passant par Lausanne, petit Paris des Bernois.
    S'appuyant sur le langage, les figures et les images auxquels la littérature « romande » se réfère, cet ouvrage présente les enjeux culturels d'interaction, de dépendance et de domination, de structure et d'esthétique propres à la Suisse francophone de cette période, riche en émulation culturelle et scientifique.

  • Sur la ligne de mire

    Michel Porret

    • Georg
    • 18 Mai 2019

    Sur la ligne de mire fait écho au « présent crénelé » - selon la formule inquiète que René Char dédie à la poésie contemporaine, cette autre façon de garder la tête haute lorsque toutes les preuves se sont effondrées et qu'il importe d'avancer. Ce bouquet de textes ambitionne de focaliser le regard sur quelques objets et problèmes d'aujourd'hui. Leur singularité ou leur banalité font signes dans le monde contemporain dont la violence se décline entre le terrorisme global et le nomadisme des déracinés de la guerre ou des catastrophes climatiques.

    Dans l'écriture de l'urgence, cet essai fragmenté résulte de l'errance aventureuse dans les discours, les images et les imaginaires contemporains. Ceux graves ou légers que médiatise l'événementiel sur la ligne de mire de la dramaturgie collective ou faits divers d'une actualité devant laquelle le regard historique hésite souvent, car il lui manque le recul, les perspectives diversifiées et les sources multiples à croiser.

  • Actes d'un séminaire de 2006 portant sur l'intercompréhension entre langues voisines, c'est-à-dire la capacité qu'ont les locuteurs d'une langue x (par exemple, le français), à comprendre assez facilement (avec quelques clefs de «décodage») des langues directement apparentées, notamment des langues romanes comme l'italien, l'espagnol, etc. Les travaux montrent en effet que l'on peut, avec un investissement temporel et financier modeste, donner à chacun, grâce au principe d'intercompréhension, accès à un vaste éventail de textes, et parfois même à des productions orales, dans des langues voisines de sa langue maternelle.
    L'intercompréhension est une réalité de longue date dans les pays scandinaves parlant des langues apparentées (Danemark, Norvège, Suède) ; elle est prise en compte dans les systèmes éducatifs de ces pays ; dans le cas des langues romanes, elle a fait l'objet de programmes de recherche et de développement de matériaux d'enseignement dans le cadre d'un projet de la Commission européenne (EuRom 4), mais son potentiel n'est encore qu'à peine exploité.

  • Gérard Bauër (1888-1967), petit-fils d'Alexandre Dumas (père), chroniqueur et critique littéraire à L'Écho de Paris puis au Figaro, est une figure du monde des lettres de l'entre-deux-guerres avant de devenir membre de l'Académie Goncourt en 1948. Menacé par les persécutions antisémites, il trouve refuge en Suisse pendant la guerre, à Montana-Crans, Sion et Lausanne. Durant son exil en Suisse, il rédige un journal. Les Carnets d'un voyageur traqué. 1942-1944 montrent la difficulté du positionnement d'un intellectuel qui a perdu tous ses ancrages et ses certitudes ; ils donnent aussi un tableau saisissant de la vie culturelle ainsi qu'une chronique très vivante de la Suisse pendant la Seconde guerre mondiale.

    Le livre mettra en valeur ces archives de la vie privée par l'édition annotée des Carnets. Un portrait de Gérard Bauër retracera le parcours passionnant de l'écrivain et un choix de chroniques provenant du Figaro et de la Gazette de Lausanne montrera comment une fine plume s'attache à sublimer les contraintes et les duretés des temps de guerre.

  • Femmes et hommes : nouveaux rapports ? Nouv.

  • 17 mars 1887 : un crime épouvantable est commis à Paris, rue Montaigne, situé dans le triangle d'or.
    Jamais, déclare Paul Brouardel, l'expert judiciaire le plus célèbre de son temps, il n'a vu de crime perpétré avec une telle violence. Trois corps sans vie, la tête presque détachée du tronc, sont retrouvés dans un appartement cossu : une fillette, une dame de compagnie et une demie mondaine.
    L'émotion publique est considérable. L'assassin est-il un tueur de femmes qui prend plaisir à martyriser et ôter la vie, est-ce un maraudeur ? Ou bien encore un amant jaloux ? Goron, futur chef de la police judiciaire, déjà considéré comme le premier limier de France, et Guillot, réputé pour être le meilleur juge d'instruction, capable d'obtenir des aveux de n'importe quel coupable, sont lancés sur les traces du criminel.
    La presse se saisit de l'affaire, invente une manière de rendre compte de l'enquête, concurrence la police, se moque du secret de l'instruction et tient en haleine les lecteurs pendant plusieurs mois. Un suspect est signalé à Marseille et une nouvelle figure de criminel prend consistance : celle du don Juan oriental, aventurier et polyglotte, Henri Pranzini.

  • Le mercenaire

    Olivier Donzel

    • Georg
    • 28 Janvier 2009

    Au XVIIIe siècle en Suisse, le major Davel est exécuté pour s'être rebellé contre la suprématie bernoise. Il a été livré par ses concitoyens, les notables de Lausanne.

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