Sciences humaines & sociales

  • L'energetique psychique

    Carl Gustav Jung

    • Georg
    • 16 Juillet 1997

    C. G. Jung L'Energétique psychique Dans ces essais publiés à différentes périodes de sa vie, le grand psychanalyste suisse, auteur de Métamorphoses de l'âme et ses symboles, convaincu que la théorie de Freud ne rend pas compte de toute la richesse des phénomènes psychiques, explore quelques-unes des pistes de recherches les plus fécondes de son oeuvre.
    La notion d'énergie, qu'il est assez tôt amené à substituer à la libido freudienne, fait l'objet de la première partie. Liée à l'instinct, à la volonté, à l'émotion, etc., elle apparaît comme un potentiel dans lequel nous puisons sans cesse et qui pourtant se conserve durant toute notre existence, dans ses prolongements conscients ou inconscients.
    Dans la seconde partie, C. G. Jung aborde diverses manifestations psychiques universelles telles que la symbolique du rêve, les phénomènes dits occultes, la croyance à l'immortalité de l'âme ou aux esprits. Elles font l'objet d'une investigation appuyée sur l'observation, sans jamais inciter le lecteur à adopter une quelconque croyance, « ce que moi-même, précise-t-il, je n'ai jamais pu faire ».

  • Un ouvrage de référence sur la vie et l'oeuvre de Jung, révisé et retraduit par l'une des plus importantes héritières de la psychologie jungienne.

  • « La première fois qu'un homme ashaninca m'a dit que les propriétés médicinales des plantes s'apprenaient en absorbant une mixture hallucinogène, j'ai cru qu'il s'agissait d'une plaisanterie. » Un anthropologue étudiant l'écologie d'un peuple indigène de l'Amazonie péruvienne se trouve confronté à une énigme : les Indiens, dont les connaissances botaniques sont admirées par les scientifiques, lui expliquent invariablement que leur savoir provient des hallucinations induites par certaines plantes.

    Dans une enquête qui s'étale sur dix ans, de la forêt amazonienne aux bibliothèques d'Europe, il réunit suffisamment d'indices pour être convaincu que la réponse à l'énigme se trouve dans l'ADN. Son hypothèse ouvre de nouvelles perspectives sur la biologie, le savoir des peuples indigènes, l'anthropologie et les limites du rationalisme.

    Ce livre, déjà traduit en onze langues et vendu à près de 50'000 exemplaires, n'a cessé depuis sa parution d'intriguer le monde scientifique.

  • Types psychologiques

    Carl Gustav Jung

    • Georg
    • 12 Février 2021

    En publiant Types psychologiques e 1921, C.G. Jung affirme son besoin de se différencier de Freud et développe une nouvelle théorie de la personnalité qui prolonge la classification traditionnelle. Dans cet ouvrage fondateur, Jung présente une structure schématique de la personnalité fondée sur « quatre fonctions psychiques » que chaque être humain possède, à des degrés variables : le type Pensée, le type Intuition, le type Sentiment et le type Sensation. À ces quatre types, Jung ajoute deux « attitudes » : l'extraversion, qui est le mouvement de la libido vers l'extérieur, qui se réfère à l'objet ; et l'introversion qui est le mouvement de la libido vers l'intérieur et qui se réfère au sujet. Sur la base de ces quatre fonctions et de ces deux attitudes, Jung explique les variantes de types psychologiques, à l'origine de nos passions ou de nos jugements personnels. Paru pour la première fois en français en 1950 aux éditions Georg, Types psychologiques est l'une des plus grandes contributions de la psychologie analytique aux sciences humaines et n'a cessé depuis d'influencer d'autres domaines de la psychologie, comme les théories managériales (notamment le modèle de Myers Brigg), le développement personnel, la graphologie ou encore l'astrologie.

  • Dans Désarroi de notre temps et autres fragments sur la guerre, la philosophe humaniste Simone Weil (1903-1943), ressent les prémices du cataclysme mondial dans le désarroi social et moral des années 1930 avec la défaite des régimes démocratiques dans le marasme économico-social. Serions-nous à l'orée sombre d'une génération du désarroi dans les termes de Simone Weil ? À l'aube du XXIe siècle, entres peurs sociales, politiques, économiques, climatiques et épidémiques, dans l'héritage révoltant du terrorisme aveugle, le désarroi est tenace. Est-il une réponse indignée et présentiste aux périls les plus divers qui éprouvent notre modernité démocratique ? Or, le « désarroi n'est pas simplement une indignation, un choc ou un chagrin » ajoute Antoine Volodine, car la « parole littéraire » et le « rêve », en dispositif de survie intellectuelle, contournent l'abîme du désarroi.

  • À l'orée des années 1990, l'historiographie s'empare de la figure du résistant. À la faveur de l'ouverture des archives, les chercheurs reconstituent les réseaux, interrogent les actions et les modalités de la vie en clandestinité. En dépit de l'intérêt certain de ces travaux et d'une scientificité tout aussi attestée, il s'avère que cette production contribue à prolonger le mythe façonné dans et par le contexte particulier de la France d'après Seconde Guerre mondiale.
    Depuis quelques années, des études particulièrement novatrices reviennent néanmoins sur cette question fascinante. Elles se permettent souvent d'égratigner les certitudes, en exposant l'incroyable variété des causes d'engagement.
    Dans cet élan de cette désacralisation, de (trop) rares auteurs se sont penchés sur le sort des étrangers qui ont participé aux efforts consentis pour débarrasser la France de la tutelle allemande.

  • Alliés indispensables des professionnels de la santé, les proches aidant·e·s représentent une ressource extrêmement précieuse pour assurer des soins de qualité. Considérant le nombre restreint de professionnels pour répondre à l'augmentation de la demande de soins et de soutien auprès de la population, le domaine Santé de la Haute Ecole Spécialisée de Suisse Occidentale (HES-SO) a mené durant quatre ans un programme de recherche « Pénurie de main-d'oeuvre qualifiée dans les professions de la santé : place, intégration et soutien des proches aidants » (PePA).
    Cet ouvrage présente les résultats de ce programme. Les différentes études y soulignent le rôle crucial qu'occupent les proches aidant·e·s et documentent leur situation de vie et leurs besoins.
    Illustrant l'engagement de la HES-SO en faveur de la reconnaissance de la valeur stratégique des proches aidant·e·s pour faire face aux défis à venir, ce livre présente des pistes pour les intégrer dans les soins formels et différentes mesures de soutien. Des politiques publiques ambitieuses sont essentielles pour permettre aux proches aidant·e·s d'exercer aux côtés des professionnels, tout en préservant leur santé.

  • Exils et refuges

    Collectif

    • Georg
    • 18 Octobre 2019

    Aujourd'hui, environ 68,8 millions d'humains sont recensés comme déplacés contre leur gré (HCR). Ce qui équivaut à la population française - ou à 7,7 fois la population helvétique. Nombre inouï de l'exil forcé pour 20 personnes chaque minute ! Parmi eux, 22,5 millions de réfugiés ont gagné l'étranger. Entre le tombeau abyssal de la Méditerranée, les circuits maffieux du trafic d'êtres humains et le durcissement policier des lois nationales contre les étrangers, la « nation des exilés » constitue le 21e pays du monde - avant le Royaume-Uni ou l'Afrique du Sud.
    Comment repenser les réalités anthropologiques, culturelles, démographiques et sociales du « nomadisme forcé » et de la misère migratoire ? Entre traditions juridiques et démocratiques de la solidarité et de la fraternité issues du cosmopolitisme des Lumières, l'« hospitalité » bienveillante sous l'État de droit et la protection des vulnérables doivent constituer l'avenir des refuges et des exils pour en prévenir politiquement les causes. Dans la mondialisation catastrophique des déracinements humains, tout autour des routes croisées de l'exil, s'enracine le désarroi humanitaire.

  • 100elles*

    Collectif

    • Georg
    • 2 Décembre 2020

    À travers cent biographies illustrées de femmes* ayant marqué l'histore, le recueil 100Elles* ancre dans la mémoire collective autant de figures féminines, du 6e au 20e siècle.
    Prolongeant l'installation de cent noms de femmes* dans les rues de Genève, cet ouvrage d'art et de vulgarisation scientifique est le fruit d'un travail collaboratif, local et inclusif. Un recueil écrit par des historiennes de l'Université de Genève et illustré par dix jeunes artistes genevoises, sous la coordination de l'association féministe l'Escouade, en partenariat avec la Haute École d'Art et de Design (HEAD) de Genève.
    Un ensemble de phénomènes sociaux et culturels, notamment liés au patriarcat et au sexisme, ont contribué à l'invisibilisation des femmes* dans l'histoire et dans l'espace public. Des mécanismes participent encore aujourd'hui à renforcer les inégalités de genre. Ce livre est une contribution à la féminisation de la mémoire collective.

  • Ce Dictionnaire tend à faire le point de manière critique sur les grandes thématiques de l'imaginaire utopique dans les cultures littéraires, philosophique, politique et esthétique des Lumières.
    Rédigé par une cinquantaine de chercheuses et chercheurs actifs dans plusieurs pays de l'Europe et des Amériques, le Dictionnaire critique de l'utopie au temps des Lumières n'est pas un compendium d'informations, mais un instrument de réflexion et de travail.
    Il intéressera les spécialistes et le grand public désireux de revenir sur la façon dont l'utopie a mis en scène des thématiques aussi diverses que l'Etat, la justice, la famille, les beaux-arts, le langage, la communication, les lois, le jeu, les relations entre les femmes et les hommes, la sexualité, les bibliothèques, les voyages, la Révolution, la guerre et la paix ou encore la police, les mathématiques ou la piraterie.

  • En août 1867, aux assises de la Seine-et-Marne, Mathilde Frigard, l'épouse d'un négociant failli, est accusée d'avoir assassiné, trois mois plus tôt, en forêt de Fontainebleau, son amante, Sidonie Mertens, dont elle était à la fois la magnétiseuse et la proxénète. À l'issue du verdict, l'accusée, qui n'avait cessé pendant son procès de se dire innocente, réclame la visite du procureur dans sa cellule. Là, elle lui révèle être enceinte et lui avoue sa culpabilité.
    Cette ténébreuse affaire, à laquelle Verlaine consacra immédiatement une complainte, n'est pas devenue, contrairement aux prédictions des chroniqueurs judiciaires, une « cause célèbre ». Pour comprendre cet étrange silence, il faut rendre à cette criminelle atypique son histoire et retoucher le portrait caricatural qu'ont dessiné d'elle les hommes qui se sont succédés sur son dossier, du commissaire de police aux journalistes, des magistrats aux médecins légistes. L'enquête historique révèle une femme déterminée à ne pas céder sur sa volonté d'apprendre et d'entreprendre, au risque de devenir une figure tragique d'émancipation dans un monde dominé par l'autre sexe.

  • La bande dessinée, à l'instar des autres arts, s'imprègne en permanence des secousses qui bouleversent la marche du temps. En tant qu'événements majeurs de l'histoire des nations et des peuples, les guerres et les totalitarismes, deux phénomènes souvent liés par des relations de cause à effet, se trouvent naturellement présents dans l'univers bédéistique. Il convenait donc d'interroger ce médium qui a toujours fait la part belle aux aventures guerrières en le considérant pour ce qu'il est vraiment : un témoin privilégié de son temps qui, en dépit d'avoir nourri l'imaginaire de millions d'enfants de 7 à 77 ans, reste trop souvent un objet d'étude à la marge de l'Histoire.

  • La guerre d'indépendance des Tchétchènes, qui a tenu le monde entier en haleine, n'est ni une copie de celle d'Afghanistan, ni une nouveauté.
    Elle s'inscrit, en effet, dans un combat qui dure depuis plus de deux siècles entre la puissance impériale russe et les montagnards imbus de liberté du Caucase. Les récits de voyage du capitaine anglais Edmund Spencer, qui a consacré plusieurs ouvrages au Caucase entre 1836 et 1854, représentent un des plus sérieux et captivants témoignages sur la résistance des montagnards caucasiens sous la conduite de leur héros légendaire, l'Imam Chamil, qui s'opposa aux armées russes pendant vingt-cinq ans, de 1834 à 1859.
    Spencer, certainement un agent d'influence britannique dans le cadre du "Grand jeu", dont la guerre de Crimée qui éclatera peu après son dernier voyage est un épisode, nous emmène tout d'abord dans l'Empire Ottoman en déliquescence. Puis, en compagnie d'officiers russes, nous voyagerons en sa compagnie sur la Mer Noire, devenue un lac russe, faisant escale et découvrant avec lui la colonisation et l'énorme effort de préparation à la guerre des Russes.
    Des incursions en Crimée permettront à l'Anglais de faire revivre le passé grec et génois de ces terres. Une croisière le long de la côte orientale nous amènera dans le vif du sujet, la guerre de conquête faite aux peuples caucasiens par l'Empire des Tsars dans sa volonté d'expansion vers les mers chaudes. A l'aide d'autres témoignages de l'époque et par son introduction, Mateï Cazacu nous permet de mieux comprendre pourquoi ce petit peuple, après avoir mené une résistance acharnée longtemps victorieuse (1785-1859) et qui faillit ensuite être exterminé par Staline en 1944, trouve encore la force en cette fin de siècle de mener une guerre acharnée contre le géant russe.

  • Trois reves freudiens

    Mario Cifali

    • Georg
    • 20 Octobre 1999

    Les résistances auxquelles Freud se heurte dans l'interprétation de trois rêves, conduisent l'auteur de ce livre sur la voie d'une mise en lumière nouvelle de l'Oedipe, - le conflit inconscient -, qui dramatise le désir d'amour.
    Entre la fiction investie d'affect et la vérité refoulée de l'inceste premier, une question surgit de l'analyse originelle de Freud : "Ne vois-tu pas le cauchemar le la chose bien étrange ?" La réponse à cette question, l'auteur la découvre dans l'arrière-pays de la vie psychique.

  • Quadratura americana

    Desveaux/E

    • Georg
    • 16 Août 2001

    Quadratura Americana : titre en clin d'oeil pour un livre qui traite avant tout de l'Amérique et dont l'argument, dans ses aspects formels, fait volontiers appel à des quadrants : groupes de Klein et formule canonique des mythes.
    Essai d'anthropologie lévi-straussienne : le titre alterne renvoie à un parcours.
    A l'origine du propos, une relecture très attentive des Mythologiques, le maître ouvrage de Lévi-Strauss. Mais l'auteur franchit l'horizon de la mythologie. Il montre que la notion de transformation s'applique au-delà, pulvérisant ainsi les limites communément admises entre mythes, rites et organisation sociales. Il en arrive alors à remettre en cause l'enseignement du premier Lévi-Strauss, celui des Structures élémentaires de la parenté et de l'instauration de l'échange des femmes comme instant fondateur de l'ordre social, au nom du deuxième Lévi-Strauss, celui précisément des Mythologiques et d'un primat absolu du sémantique dont la dynamique transformationnelle dessine en Amérique les contours d'une humanité résolument autre.
    Il s'agit donc de défendre l'idée d'une singularité radicale de l'humanité américaine précolombienne, laquelle réside, comble du paradoxe, dans une négation de l'altérité telle que l'entend la doxa des sciences sociales contemporaines.
    Pour les Amérindiens, la seule altérité qui vaille est celle des sexes et de la mort.

  • Depuis le début du siècle, nous assistons à la multiplication des conflits, à la propagation du terrorisme, à des violations innombrables du droit international en toute impunité, à d'incommensurables souffrances humaines. Comment ne pas exprimer sa révolte ?
    Pourquoi sommes-nous si mauvais dans l'organisation collective de nos sociétés, alors que les êtres humains sont capables par ailleurs de tant de chefs d'oeuvre artistiques, de découvertes scientifiques, de prouesses individuelles, d'exploits techniques ? Pourquoi la politique est-elle si décevante ? Pourquoi le monde semble-t-il de plus en plus ingouvernable ? Pourquoi les conflits se multiplient-ils ?
    Ce livre est une réaction à l'intolérable. L'intolérable, c'est l'état de guerre en ce début de siècle, la violence aveugle, l'impuissance internationale, la crise du politique.

  • La guerre mondiale pour la domination du cyberespace et du contrôle de l'Internet bouleverse la vie politique. Aux espoirs d'émancipation de l'Internet a succédé la contre-révolution numérique : désinformation, dérives sécuritaires et autoritaires, nouvelles formes d'espionnage, hypersurveillance, concentration des données, censure du Web.
    L'Europe doit se réveiller afin d'éviter que les modèles chinois ou russe de l'Internet en viennent à dominer au mépris des libertés individuelles. Sans cela la propriété des données, les connaissances et les richesses se concentreront dans les mains de quelques superpuissances de l'ère numérique, creusant davantage les inégalités.
    Couvrant l'ensemble des enjeux et stratégies au coeur de la guerre de l'information, cet ouvrage propose une réflexion sur les mutations profondes de notre environnement sociopolitique et sur les outils de promotion et d'action en faveur de la paix numérique, plaidant pour l'émergence d'une nouvelle conscience citoyenne.

  • Avant de prendre le parti de Freud et de la psychanalyse, C. G. Jung (1875-1961) s'est souvent présenté comme médiateur de la psychologie de langue française en terres germaniques. Il s'employa ainsi durant plusieurs années à synthétiser et à discuter de l'actualité francophone de cette jeune science pour le compte de revues européennes.

    Republiées pour la première fois dans une édition comprenant le texte original allemand et une traduction française inédite, ces analyses bibliographiques qui éclairent d'un jour nouveau l'oeuvre du célèbre psychiatre helvétique, sont agrémentées d'un appareil critique et d'une introduction resituant les principaux enjeux de la pratique de la recension selon Jung et dans le champ des sciences de la psyché au XXe siècle.
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  • Si l'ici-bas est réduit à l'ordre du monde matériel, l'intimité comme expérience intérieure ne peut trouver à s'y loger. Une lumière est capitale dans le cheminement de l'esprit qui n'est pas qu'affaire cérébrale : il s'agit d'éclairer la chose du dedans de soi. Voilà ce qui est plus fécond que de rationaliser. L'imagination est la fidèle compagne de l'artiste, du poète et du chercheur d'âme. Elle n'obéit pas à la malignité du politique qui détourne de la vérité. Tel est le fil rouge de la démarche propre à l'auteur de ces deux essais.

  • Cet ouvrage est né au moment où Richard Pottier disparaissait. C'est son dernier voyage. Celui-ci nous emporte, dans un rythme ressemblant à une promenade, dans le monde de la bioéthique. Critique, philosophe, Richard aborde les grands thèmes avec sa bienveillance et son humanisme. Au-delà d'une immersion dans le monde de la bioéthique. Il nous fait partager les préoccupations d'un grand observateur des mondes des sciences médicales. Dans sa postface, il ouvre des portes de réflexions qui sont tellement importantes au moment où l'auteur n'est plus, mais que la pandémie persiste. En fidèle de Montaigne, Richard nous aide à apprendre à vivre. Il soutient le lecteur dans sa quête du sens, il redonne des couleurs aux valeurs de la vie et lui apprend à mourir. Le voyage explore le corps, la personne, le rapport au corps, se poursuit dans les débats éthiques autour de la procréation, du don, de la fin de vie et se termine dans les étoiles de la médecine « méliorative » allant de l'eugénisme au transhumanisme, en passant par des questionnements intelligents sur l'intelligence artificielle.
    L'auteur

  • Remettre en perspective la politique actuelle et celle des quarante dernières années en matière de drogue : voici l'objectif avoué de cet ouvrage.
    Confrontant dans ce livre le récent rapport 2014 de la Global Commission on Drug Policy - présidée par Kofi Annan - à ses propres publications scientifiques, le Pr Christian-Nils Robert s'appuie sur plus de quarante ans de recherche pour inviter le lecteur à une réflexion sur l'inefficacité des politiques adoptées en Suisse et à l'international.
    Au terme d'une carrière consacrée aux problématiques posées à notre société par l'usage des stupéfiants, du terrain à l'étude, dans les médias ou les milieux associatifs et académiques, l'auteur soutient - et met ici en exergue - un combat contre ce qu'il appelle « l'ineptie de la prohibition », contre cette « guerre à la drogue » incessante et démesurée, n'ayant jamais porté ses fruits.
    Un livre aussi bien consacré au grand public qu'aux spécialistes du droit, introduit par une préface de la journaliste Sylvie Arsever.

  • Bois, fers et papiers de justice

    Collectif

    • Georg
    • 20 Février 2013

    Autour d'objets aussi complexes et différents que les « choses banales », l'habitat, la ville, le livre ou encore la culture équestre, le célèbre historien français Daniel Roche a bien montré l'importance de la culture matérielle pour penser l'histoire des idées, des institutions et des pratiques sociales sous l'Ancien Régime.
    Bois, fers et papiers de justice rend hommage à cette démarche pionnière de l'auteur du Peuple de Paris. Il invite à emprunter les voies de l'histoire de la culture matérielle pour penser celles du droit de punir. Problématique de la matérialité judiciaire et pénale à construire dans la longue durée depuis l'Antiquité jusqu'à aujourd'hui, entre continuité (hégémonie du pénal selon Mario Sbriccoli) et rupture (homo criminalis comme ennemi social versus homo criminalis comme pécheur ; État de droit versus État justicier ;
    Légalité versus arbitraire ; prison versus supplice). Doctrine, lois et pratiques selon les archives judiciaires : on montre ce qu'apporte la matérialité des mots et des choses dans l'économie du droit de punir ancien et moderne.
    Papiers, monuments, costumes et instruments de justice consacrés à marquer les corps ou à instaurer rituellement l'autorité sacralisée du pénal : l'archéologie judiciaire est prometteuse pour donner sens aux usages judiciaires et pénaux. Souvent matrice de sa ritualité, la matérialité du droit de punir en détermine l'anthropologie. Au nom de l'égalité et de l'utilité, Bentham le matérialiste ne rêvait-il pas d'une « machine » à fouetter pour diminuer l'émotion de l'exécuteur et rendre parfaitement uniforme la norme pénale ?

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