Tourisme & Voyages

  • Des dizaines de bustes, des monuments aux morts? Une ?uvre considérable, mais son nom n?est pas entré dans l?histoire.
    Sa vie durant, il s?est consacré à son art sans chercher la notoriété. Cet ouvrage, que nous devons à sa petite-fille, Francesca Lacour, et à Lucien Lacour, rétablit Ernest Nivet (1871-1948) à sa juste place et nous fait découvrir l?homme, son parcours, sa sculpture.
    Quittant Châteauroux pour parfaire sa formation à Paris, Ernest Nivet est engagé, à vingt ans, comme praticien par Rodin dans son atelier du Dépôt des marbres. Il y connaîtra la période éminemment créatrice desB ourgeois de Calais et du Balzac. Il côtoiera Camille Claudel, Jean Escoula ou encore François Pompon, qui demeurera son ami. Mais, désireux de conquérir son autonomie en tant que sculpteur, il rompt avec Rodin en 1895 pour rentrer en Berry, renonçant à une carrière à laquelle il aurait pu prétendre.
    Étayée par des documents et des témoignages familiaux inédits, illustrée par des photos jamais publiées, cette biographie de référence retrace l?histoire d?un artiste affrontant l?incompréhension, les difficultés matérielles, avant d?obtenir une reconnaissance officielle tardive, avec notamment la médaille d?or au Salon des artistes français en 1923 et le Grand Prix international de sculpture en 1937. Le lecteur découvrira l?univers intérieur d?un créateur qui a toujours cherché àe xprimer le plus possible dans le moins possible, selon la maxime écrite sur un mur de son atelier.
    Francesca Lacour est archiviste paléographe et présidente des Amis d?Ernest Nivet. Lucien Lacour est agrégé de l'université et a publié de nombreux articles sur Nivet.

  • " La Corrèze est plurielle " nous rappelle en préambule de ce livre de géographe amoureux, Jean-Michel Valade avant de présenter l'addition : " un espace de 580 000 hectares fait de bric et de broc ".
    Plateaux granitiques ici, orgues basaltiques là, un liseré d'Auvergne, une pointe de Périgord, une touche de Quercy. Comment se reconnaître parmi tant de paysages si différents ? Rien de plus simple. Il suffit désormais de se laisser guider par les auteurs de cet ouvrage, Jean-Michel Valade, l'enfant du pays, qui en connaît tout à la fois l'Histoire et les chemins, Lucien Rouland qui, d'un seul coup d'oeil, a su, entre deux nuages, saisir la vie qui palpite, l'autoroute qui se dessine, les éoliennes qui se plient à l'humeur des vents sur les hauteurs de Peyrelevade.
    Leur inventaire est passionné, passionnant aussi. Il coule de source comme les ruisseaux et les rivières qui naissent sur le " sauvage " Plateau de Millevaches cher à Vidal de la Blache. Il fouille dans les vestiges du passé, du côté de Merle et de Ventadour, rôde autour des châteaux, se glisse le long des étangs et des lacs. Il raconte la vie des hommes, des bêtes, des plantes. A l'appel des arbres, pas une essence ne manque, malgré les blessures de la tempête de décembre 1999 dont Lucien Rouland a saisi les séquelles.
    Tel est le grand livre de la Corrèze. Un livre où tout est vrai, tout est vu, tout est dit. L'herbe, bien sûr, et les bois, et les pluies venues de l'Atlantique à l'origine du " pays vert ". Mais aussi les villes, Brive, dans sa " rondeur balzacienne " qui n'en finit plus de s'étendre, Tulle avec sa Manufacture et ses quartiers en escarpements, Uzerche " la perle du Limousin " et Chaumeil " la Mecque " de La Monédière.
    Enfin ce livre est là, généreux en images, nourri par la mémoire fertile d'un géographe. On ne le quitte plus. Nous l'avons tant attendu...

  • Le Gard

    Laborieux/Alain

    Un ouvrage original où se côtoient histoire, coutumes, proverbes, toponymie, mythologie et croyances.
    Le résultat d'un long et minutieux travail d'enquêtes, tant sur le terrain que dans les vieux ouvrages.
    Riche iconographie, (plus de 160 photos dans ce livre de 145 pages), nombreuses photos en double page, la photographie portant des témoignages du passé aussi précieux que la parole.
    Deux grandes parties pour comprendre ce pays fait de contrastes et de disparités : le Gard méridional et rhodanien et le Gard cévenol, montagnard et âpre.
    Un auteur réputé et reconnu.

  • Si l'empreinte laissée par les traditions tend à s'effacer, il n'en est pas moins vrai que les siècles écoulés ont façonné un calendrier des fêtes et usages destiné à célébrer aussi bien le cycle des saisons que les solennités religieuses.
    Ce patrimoine coutumier, qui rythmait les travaux des villes et des champs, les peines et les joies de chacun, faisait, au même titre que l'Histoire, des habitants de cette région des Limousins. Les us et coutumes qui ciselaient le quotidien, canalisaient la liesse populaire, réunissaient les générations et perpétuaient le souvenir des morts, ne sont pas le simple reflet d'un temps révolu, mais un véritable héritage culturel.
    Les pratiques cérémonielles liées au culte de la Vierge et des saints, qui culminent avec les Ostentions, l'ordonnancement des travaux des champs, les rites alimentaires, les chants et les danses, les charivaris et autres mascarades, participent de ces traditions qui constituent les seules vraies mines d'or d'un terroir fier d'avoir donné naissance à la plus longue procession d'Europe, celle dite de neuf lieues.
    Michel Desforges, en fin connaisseur de sa région natale comme l'attestent ses précédents ouvrages, s'attache, grâce à un jeu de plus de 250 cartes postales, à faire revivre les fêtes et traditions qui ont longtemps animé la vie limousine, lorsque convivialité était encore un maître mot.

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