Sciences humaines & sociales

  • En 1789 la France a fait sa révolution, laquelle a produit des actes mémorables tels que ceux relatifs aux droits de l'homme et du citoyen ou à l'abolition des privilèges. Mais alors comment expliquer ce qui a suivi?: la Terreur, la guillotine...?; une conquête de l'Algérie dispendieuse en vies humaines?; l'engouement des intellectuels français pour le communisme, à l'époque du goulag et, peu après, pour les révolutions "marxisantes" en Amérique latine?; et, enfin, un fonctionnement si peu démocratique de nos institutions politiques??

    Toutes ces anomalies ont des causes, proches, depuis la Révolution, mais aussi, lointaines, depuis la fin du premier millénaire, lors de l'émergence d'une nation qui deviendra la France?; mais une France constituée de 2 pays, le "pays d'Oïl" et le "pays d'Oc", vivant avec des moeurs et des philosophies de la vie différentes. Or l'un de ces pays, le "pays d'Oïl", siège du pouvoir, a acquis une position dominante par rapport à l'autre?; en outre depuis la Révolution, ce sont les intellectuels de ce "pays", adeptes des versets du "Discours de la Méthode", qui "volens, nolens", ont imposé et imposent, encore aujourd'hui, leur manière de voir à l'ensemble des Français...

    Il serait donc utile, dans l'intérêt de tous, certes de prendre en compte les civilisations autres que celle du pays d'Oïl (l'occitane, la bretonne, etc.), mais aussi d'instaurer la démocratie et, pour cela, d'ouvrir le pouvoir à toutes les catégories socio-professionnelles.

  • Il y a trente ans, les centenaires faisaient figures de sacrés veinards ! Devenir âgé et dépendant est aujourd'hui une malédiction. Que s'est-il passé pour que l'on en arrive là ?
    Les débats sur le financement, l'organisation, l'évaluation des dispositifs chargés de la dépendance révèlent de nombreuses contradictions. Grâce à une lecture critique des chiffres et des faits, une analyse sur les moyens engagés et le regard porté sur les seniors, son expertise de haut fonctionnaire et alimenté par de nombreux témoignages, l'auteur mène une enquête minutieuse et sans langue de bois sur ce qui va et ne va pas dans notre société occidentale.
    II est temps d'inventer une société où l'avancée dans l'âge serait un « plus », où la bientraitance serait correctement évaluée, où des nouvelles solutions de logement partagé, d'ergonomie ou de médiation seraient sérieusement expérimentées.
    L'avertissement lancé par Jean-Christophe Parisot ne peut laisser indifférent : construit-on une société vraiment humaine en réduisant le débat sur la dépendance à une préoccupation budgétaire ? Cette parole humaniste sera-t-elle entendue ?

  • Le bois flotté

    Georges Mazou

    • Melibee
    • 23 Mars 2012

    Le bois flotté, chronique à la fois abrupte et poétique bretonne, relate la douloureuse expérience dans l'accompagnement du cancer et du diffi cile travail de deuil.

    Face à la souffrance nue, au refus de l'inexorable, et de l'irrémédiable, la démarche d'écriture, dans sa singularité, vient s'imposer comme une digue face à la dépression et à l'écroulement psychique. Le bois fl otté, comme transfi guration de la perte, fait écho à l'une des grandes thématiques humaines :
    L'irrémédiable de la vie et de la mort.
    Ce petit livre est un chant d'amour dans l'épaisseur d'une existence.

    Né en 1950, l'auteur à toujours vécu sur la côte bretonne. Travailleur social, directeur d'établissement médicosocial, directeur départemental de l'Aide Sociale à l'enfance, il vient de quitter la vie active après une longue carrière consacrée tout entière à l'enfance et aux familles précarisées. Il est diplômé de l'École Nationale en Hautes Études de Santé Publique, d'une maîtrise de Sociologie, et d'un DEA de Psychopathologie.

  • Souhaitez-vous vivre dans un monde d'harmonie ?
    Alors, sortez du moule ! Soyez vous-même et restez vous-même !

    Tel pourrait être le message lancé par l'auteur, à la fois un signal d'alarme et un cri du coeur. Mais avant, il partagera sa vision un peu moqueuse de notre pays. Les sujets abordés sont tous d'actualité et le resteront encore longtemps : la politique, le pouvoir, l'argent, la justice, la religion, la raison, l'enseignement, le social et le féminisme. Il n'y a plus de sujets tabous, encore moins de sujets qui fâchent!

    Chapitre par chapitre, il les aborde avec bonhomie, bien sûr, mais surtout avec du bon sens. Il égratigne nos élites surmédiatisées sans jamais les écorcher. Il veut une France meilleure pour les générations futures. Il dénonce les excès de notre société et nos mauvaises habitudes de citoyens qui comptent toujours sur l'État.

    Après avoir lu ce livre, vous n'écouterez plus tous nos missionnaires porteurs de la bonne parole de la même oreille.
    Comme il l'écrit lui-même, il ne cherche pas à provoquer qui que ce soit parce qu'il déteste les rapports de forces, il espère juste provoquer une réaction chez le lecteur.

    Natif de Paris, l'auteur a vécu dans différentes régions, il a exercé de nombreux métiers, il a côtoyé tous les milieux sociaux et il a beaucoup voyagé. Tous ces changements ont permis une observation de notre société sous différents angles. Aujourd'hui, éloigné de la vie professionnelle, vivant au milieu de la forêt du massif vosgien, il souhaite partager ses observations et sensibiliser le lecteur aux dangers du laisserfaire et que nous avons tendance à occulter. Le remède ?
    Ouvrir les yeux et accepter sa responsabilité.

  • Profession Grand Reporter est le récit, fascinant comme un film, des événements qui font de l'actualité un long fleuve rarement tranquille. Une histoire chaque jour recommencée qui s'écoule entre les cascades où disparaissent, dans les chutes vertigineuses du paysage, des gloires sans lendemain. De Ben Laden à Bashar El Assad, de Kadhafi à la grande illusion des printemps arabes, des seigneurs du pétrole aux jihadistes de la troisième guerre mondiale, Michel Clerc raconte ce qu'il a vu, vécu, entendu, en exerçant depuis plus de cinquante ans ce qu'il appelle sa « coupable industrie » : le journalisme et la littérature.

    Ces gens-là ne sont pas comme les autres. Ils occupent les fauteuils d'orchestre et profitent parfois de l'entracte pour mettre leur nez dans les coulisses. Sous les feux de la rampe, ils regardent les politiques d'un oeil goguenard ou charitable quand leurs dérives d'opérette ou leurs incantations de faux ténors aux egos débridés les conduisent sur le radeau de la méduse. De là, sans doute, cette leçon d'humilité inscrite entre les lignes de ce récit où se bousculent dans les trous vertigineux de nos mémoires des personnages d'opérette et quelques grands hommes.

    Le métier de grand reporter comporte des risques, mais ils sont volontairement assumés. La différence est qu'aujourd'hui l'ennemi n'a plus de visage. La guerre plutôt propre du Mali aurait pu faire battre le coeur des nostalgiques de l'Empire. Finalement, ce sont des reporters qui ont payé de leur vie le plus noble défaut de la profession : la curiosité.

  • Cet ouvrage résume une longue et riche expérience de la vie. Il prend en compte les inquiétudes qui troublent l'esprit de nombreux Européens aujourd'hui. Ne ressentons-nous pas tous les changements profonds qui sont en train d'affecter notre civilisation?? Le virage entre modernité et postmodernité, l'apparition d'une ère nouvelle, suscite autant de craintes que de questions. La volonté d'émancipation qui voudrait mettre en cause le pouvoir de l'État entre en conflit avec celle d'une sécurité parfaite, dont la liberté n'a que faire.
    Les réflexions de Jean-Didier Bauer présentent autant de bonnes questions que de bonnes réponses. Mais, ce qui frappe, c'est le refus de l'auteur de livrer ce qui serait la vérité. Au contraire, il désigne la confrontation d'idées comme étant l'indispensable contribution à la découverte de réponses adéquates. Le respect de l'opinion des autres lui paraît essentiel, du fait que nous avons tous été créés différents. Sa lecture de la Bible reste celle d'un livre enraciné dans l'Histoire, mythique et symbolique, ce qui n'enlève rien à sa valeur de mémoire collective. Cette parole venue d'ailleurs doit être interprétée et comprise dans le sens de notre époque, à l'abri des intégrismes de tous horizons.
    Les références à Jung sont nombreuses dans cet ouvrage. Elles rappellent la « fantaisie créatrice » de l'âme et l'importance capitale de l'intuition, rappel qui est d'autant plus important que la voie scientifique, c'est-à-dire celle de la raison, prédomine de façon excessive aujourd'hui.

  • La réforme du collège est-elle possible ?
    Elle apparaît pour le moins souhaitable au regard du récit que nous livre Jonathan de ses années collège.
    Un portrait parfois féroce, parfois tendre mais toujours réaliste.

    « Mais vous dormez ce matin ! » « Vraiment, Jérémy, ce n'est plus un poil, c'est un baobab que tu as dans la main. » « J'ai corrigé vos copies, vous êtes très décevants, c'est nul ! » « Si vous étiez moins paresseux et un peu plus motivés, vos résultats seraient meilleurs. » « Mégane, c'est mieux que la dernière fois mais ça reste scolaire, il va falloir aller plus loin. » Mais où ?!

  • Simple citoyen, passionné par la chose politique, François Midon a rédigé cet ouvrage dans le but d'apporter sa contribution au renversement de l'ordre des choses dans l'élaboration des programmes pour les prochaines élections présidentielles et législatives. Il a le sentiment que tout, ou presque, part du haut pour aller vers le bas, parce que les hommes politiques donnent la priorité à leurs idéologies, à leurs convictions et à la ligne de leur parti. Il invite donc les élites du monde politique et médiatique à changer de méthode pour changer la vie des concitoyens.

    Quelle méthode adopter ? Il faut renverser l'organigramme de la France !
    Le politique a pour mission de servir le peuple et de contribuer à son bonheur. Il doit donc partir du peuple, il doit écouter et radiographier le peuple. Il doit faire un diagnostic juste et complet. Ainsi, c'est le peuple qui parlera et dirigera l'élaboration du programme des candidats. Il n'est pas pour autant nécessaire d'intégrer toutes les demandes du peuple, car celui-ci peut avoir tort. Il n'est pas pour autant exclu d'intégrer dans le projet des propositions que n'attend pas le peuple. Mais il faut partir du bas pour aller vers le haut.
    Puis le haut élabore projets et programmes tout en intégrant, mais à ce moment-là seulement, son propre logiciel pour que l'offre politique prenne toute sa dimension et se différencie des autres.
    Partir d'abord du bas, réaliser un diagnostic citoyen, identifier les raisons de la colère et de l'exaspération des Français, voilà l'objet central de ce livre, première étape de ce nouvel organigramme à l'envers !

  • Beaucoup a été dit sur la royauté en Égypte ancienne, mais on n'avait jamais insisté sur son mode d'apparition, sur ce qui s'était passé la « Première fois », ce que les Égyptiens eux-mêmes appelaient « Sep tepi ». Pour ces derniers, cette « Première fois » devait être régulièrement répétée. Si tel fut le cas, nous devons nous attendre à la voir consignée sur le matériel archéologique. Et en effet, les artefacts disponibles et les rites funéraires montrent que ce qui fut toujours répété dans la liturgie royale jusqu'à la fin de l'Ancien Empire, est l'évocation de la descente de quelque chose venue du ciel et sa remontée ou ascension céleste symbolisée par le dieu faucon Horus, dont le roi était l'incarnation. Ce quelque chose était une lumière ineffable. Et le faucon avait été utilisé comme métaphore pour exprimer cette descente et remontée à cause de sa capacité à aller très haut dans le ciel et à redescendre en vol plané.
    L'illustration la plus parfaite de la répétition de ces deux événements sont les pyramides. Il n'est pas possible que celles-ci aient été à l'origine l'illustration d'une butte primordiale ou encore la matérialisation d'un faisceau des rayons solaires, comme le suggèrent les égyptologues. L'intérieur des pyramides, avec leurs toits en encorbellement, est toujours l'illustration de la descente d'une lumière venue du ciel et de son déversement sur le roi défunt dans son sarcophage et ceci en tant que réitération de ce qui s'était passé la « Première fois » avec le premier roi Horus. L'extérieur des pyramides, qui était quasi systématiquement recouvert de calcaire blanc, était aussi la matérialisation de l'ascension céleste lumineuse du ka du roi défunt et ceci toujours en tant que réitération de ce qui fut vécu à l'origine de la royauté par le premier roi Horus. À l'origine de cette royauté divine égyptienne, il y avait eu une expérience du sacré qui avait mis aux prises une lumière et un roi.
    À la dix-huitième dynastie, lorsque va se faire la révolution religieuse axée sur la lumière et le roi Akhénaton, ainsi que l'invention du monothéisme, ce dernier, à la suite de son père Amenhotep III, ne faisait que répéter à grande échelle ce qui s'était fait « la Première fois », qui avait également tourné autour d'une lumière et d'un roi. La prétendue révolution religieuse d'Akhénaton n'était qu'une oeuvre de restauration de la royauté divine qui visait le retour à ce qui s'était fait initialement. Et cette oeuvre avait commencé bien avant Akhénaton.

  • Ce livre décrit le chemin étonnant mais très ordonné de la vie. Il délivre tous les secrets de l'odyssée, du parcours universel et planétaire dont nous sommes issus et intégrés. L'humanité à travers la Bible, à travers ses grands physiciens, cherche inlassablement le sens de la vie et de fait ce que nous sommes.

    Le cycle fermé de la vie est celui qui s'applique à n'importe quel grain de poussière, la moindre particule et il régit le sens, la raison des vies anciennes et futures.
    Mais le plus insolite, le plus fascinant, c'est que la vie est issue de la mort !

  • Élucider le corps, l'incarnation, l'existence dans la chair, tel est le propos de ce livre. Il s'agit d'interroger le corps, à travers ses stades de développement, la dialectique de ses désirs, ses médiations culturelles traversées par la violence. Ainsi se soutient le procès du corps-signifiant, d'Éros à Agapé, avec ses figures multiples de l'amour et de l'amitié. Il se rapporte, historiquement, dans les récits du corpus biblique, à l'Alliance, la Loi, la fraternité. Et d'une manière singulière à l'affirmation du prologue de Saint-Jean : « la parole s'est faite chair ». Celle-ci se produit dans le Nazaréen, comme corps de liberté, de fraternité, d'égalité. Le dévoilement culmine dans l'Agapé, amour gratuit, en plénitude ; « plus fort que la mort ». Une subversion ! En filigrane apparaît une structure anthropologique, un savoir sur l'homme en fonction duquel se noue un réseau de significations et de valeurs qui engagent sa condition existentielle.

  • Il ne suffit plus de s'émouvoir devant les atteintes aux forces vives de la société et les épreuves imposées aux citoyens. Il faut une indignation structurée contre les délires de la finance internationale et l'incapacité de la classe politique d'y mettre fin.
    Son expression par les urnes s'inscrit dans le programme du P.I.R.E., le seul capable d'améliorer la qualité de vie de chacun et d'assurer le passage à une « Unité européenne » salvatrice.
    Voilà pourquoi Le Manifeste des Indignés apporte aux peuples d'Europe une évidente contribution à la reprise en main de leur destinée.

  • Quels sont les rapports entre la philosophie et la sociologie ?
    Nous nous sommes efforcés de tracer des parallèles pour montrer que la philosophie et la sociologie ont toujours entretenu des liens privilégiés, souvent harmonieux, mais parfois aussi antagonistes. Pensons, à ce sujet, pour ce qui est des périodes fastes, à l'aide qu'ont apporté le symbolisme et la phénoménologie à la constitution d'un sujet souverain. Mais aussi, pour ce qui concerne les moments critiques, à l'attaque en règle qu'a menée la philosophie contre le subjectivisme. Cela n'a pas été sans conséquences et a même conduit certains à nier la possibilité même de la sociologie. Car elle ne peut pas se passer de l'individu, quelles que soient ses faiblesses conceptuelles, que celui-ci soit atteint à partir d'une approche individualiste ou à partir des grandes créations de la vie sociale (holisme). Une multitude d'approches ont fleuri ; elles sont restées éclairantes, voire ingénieuses, mais elles demeurent partielles. Quelles que soient leurs visées novatrices, jamais on ne remplacera le rôle irréductible, indépassable, incontournable du sujet socialisé et qui, à sa manière, participe au processus de socialisation. Mieux comprendre d'où vient la sociologie depuis l'oeuvre des Pères Fondateurs, où elle va sous l'impulsion de l'extrême richesse des trouvailles des auteurs français et anglo-saxons, tel est le but de cet ouvrage.

  • Réalisant que, sans une intervention consciente de sa part pour effectuer ses propres choix, les circonstances de la vie décideront de son destin, le personnage principal décide de se transformer. Ce choix le motive à délaisser ses vieilles habitudes pour écouter son intuition intérieure. S'apercevant que des blessures passées influencent ses choix, il découvre des paradoxes inhérents à la vie humaine. Il accède alors à la connaissance des règles fondamentales du jeu de la vie et rejette ses illusions, car par-delà le monde matériel qui l'entoure, il entrevoit progressivement une réalité à l'échelle de ses vrais désirs.

  • 7 ans en 40

    Jean Bresson

    • Melibee
    • 17 Octobre 2014

    Un récit rare et authentique, qui s'étend sur la période 1932-1945.
    En son coeur, un événement fort : l'exode connu par l'auteur et sa famille en juin 1940.
    Le tout vu par un galopin de petit Dijonnais, qui a toujours peur d'avoir un sourire de retard.
    D'où le titre, 7 ans en 40.

  • Principal, l'auteur vient d'achever sa carrière dans un collège de Zone d'Éducation Prioritaire à Marseille. À partir de son expérience, il analyse et décrit dans ce témoignage rare, de la part d'un chef d'établissement, un collège en crise où adolescents et personnels sont souvent désespérés. Il estime et démontre, sans acrimonie, que la technocratie qui dirige le ministère de l'Éducation nationale, depuis plus de 20 ans, malgré ses intentions généreuses, porte une lourde responsabilité dans ce déclin continu de l'école républicaine. Pourtant l'auteur garde l'espoir et envisage des solutions simples. Il pense que ces propositions permettront à tous les élèves d'apprendre et de progresser pour s'insérer en tant que citoyens responsables dans notre société.

  • Quand La Patrie est en danger, il faut sonner le tocsin ! La pulsion de vie doit prendre le pas sur la pulsion de mort. S'indigner et résister, pour éviter le changement de civilisation en cours, en France et en Europe.

    Le but de cet essai est de démontrer rationnellement qu'un paradigme s'impose : si un problème n'est pas explicitement posé il ne peut être réglé. Nous y sommes en matière d'évolution sociétale. Il n'est donc plus temps de tourner autour du pot, mais il est urgent d'user de la liberté d'expression, de poser le diagnostic et d'agir.

    Les termes de l'équation sont multiples, de la responsabilité première du citoyen-électeur, aux responsables politiques, en passant par les médias aux ordres ou moutonniers, qui enfument, désinforment, et pire, finissent par anéantir tout esprit positivement critique du citoyen. L'auteur démontre, en tant que scientifique, sans haine, sans crainte et sans esprit partisan qu'il faut comprendre pour agir. Il s'attaque ainsi, par une analyse objective, aux agents et concepts destructeurs de la civilisation occidentale, en particulier les lieux communs mortifères, comme « l'islam qui a tant apporté à l'humanité », ou « l'islam religion de paix et de tolérance », ou « les Arabes source des mathématiques ». Données présentées comme définitivement acquises, mais en fait erronées et sources de désinformation véhiculées par l'oligarchie médiatique et politique.

    Le principal objectif de l'ouvrage est de combattre une propagande, dont Hannah Arendt a démontré le rôle dans l'avènement des totalitarismes, et ainsi de contribuer au Salut public comme au « vivre ensemble » dans la République. Le résultat attendu dépend de la prise en compte de la réalité des situations et problèmes et non de dogmes et convictions virtuels sans fondements concrets.

    L'élite intellectuelle de notre pays, qui n'a pourtant cessé de se tromper depuis soixante ans sur tous les phénomènes de société, maîtrisant tous les pouvoirs, veut maintenant imposer une pensée unique, comme si la France n'était peuplée que de clones décérébrés. Cette oligarchie médiatico-politique et financière prépare ainsi, sans doute inconsciemment, mais activement, l'avènement du totalitarisme islamiste.

  • Quand Zaza's birthday débarque sur la toile, gare aux internautes non avertis : le forum de Sciences Po Paris est bien placé pour le savoir ! De l'affaire DSK aux présidentielles, en passant par l'actualité footballistique et le quinquennat de Nicolas Sarkozy, Zaza's birthday a un avis sur tout, et sa curiosité n'a d'égal que sa pertinence et sa volonté de débattre et de partager.

    Constitué d'une compilation de ses meilleures interventions sur le forum internet du très prestigieux Institut d'Études Politiques de Paris, cet ouvrage thématique est un véritable état des lieux de l'actualité vue par une internaute. Une façon originale de revenir sur les grands évènements de 2009 à 2012, avec un entrain et un enthousiasme qui transparaissent dans chacune des interventions. Même le lecteur a priori le moins intéressé ne pourra que se passionner pour ces débats effrénés !

    Revivre l'actualité à la sauce 2.0, c'est le programme qu'offrent avec brio les Chroniques de Zaza's birthday !

  • En apprenant à observer la nature et ses quatre éléments avec intelligence, l'homme créa le four à pain il y a des milliers d'années, et le fit évoluer au cours des siècles.
    De la première maîtrise du feu à nos jours, ce livre relate les diverses étapes du four à pain. Fruit d'une expérience professionnelle et d'un savoir accumulé pendant toute une vie, G. Garramone nous fait partager cette passion qui brûle en lui tel le bois dans le foyer d'un four. Il a posé, placé, construit, réglé et observé des milliers de fois cet outil fantastique. Il a voyagé dans le monde entier à la recherche de son histoire et de son évolution à travers plus de 25 000 ans.

  • Mal connu, souvent méprisé malgré un bilan plus qu'honorable, l'Enseignement professionnel peut réserver sa part de surprises. On retiendra que l'humour est un outil pédagogique d'une redoutable efficacité ; en particulier quand il s'agit d'encadrer des adolescents souvent turbulents, parfois insupportables mais toujours attachants. On suivra donc avec gourmandise le déroulement d'une année scolaire dans un lycée professionnel, ses situations déroutantes, déstabilisantes, voire délirantes qu'a vécues ce petit peuple de quatorze à soixante ans (en attendant mieux !). Et, en bon disciple de Beaumarchais, on se pressera de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer. et de consommer des antidépresseurs.

  • Le principat d'Auguste

    Claude Badami

    • Melibee
    • 19 Avril 2012

    Quel est ce régime qu'Octave met en place et qui marque la fin de la République romaine ? Comment peut-on le définir ? Peut-on parler d'une monarchie après le régime mixte qu'aurait été la République ? Quels en sont les fondements historiques, philosophiques, institutionnels ?

    Cette thèse explore les fondements religieux, historiques du principat d'Auguste, tels que les synthétise la version latine des Res Gestae Diui Augusti : l'abrégé des Actions du Divin Auguste, ce monument politique gravé à Rome et sur le temple d'Auguste et de Rome, à Ancyre, en Galatie, une province hellénisée de l'empire.

    C'est dans l'évolution de la République romaine - le discours sur les vertus, la mutation des pratiques politiques qui en dérive, l'extension du droit civil romain à l'État -, ainsi que dans la transformation idéologique - la lecture cicéronienne des philosophies grecques - que cette thèse repère l'émergence de nouveaux principes politiques à Rome.

    Dans cet univers ambivalent qu'est le monde ancien, à la fois grec et romain, l'auteur s'est attaché à décrypter les différences de culture, de pensée et de pratiques de ces deux civilisations : incidence et différenciation des termes de pouvoir, de leurs étymons.
    En face du vocabulaire politique latin, origine et fondement du principat, cette thèse analyse les résonances philosophiques et historiques de la version grecque des Res Gestae.

    Que signifie la valeur de philanthropie attribuée à Auguste ? Pourquoi le groupe sémantique des temples d'Honneur et Vertu n'est-il pas traduit dans le grec des Res Gestae ? Que peut être, au plus près du latin, une traduction grecque de ce texte politique majeur, qui exprime les concepts clés du pouvoir ?

    La thèse décode les différences et les ressemblances sémantico culturelles entre les versions latine et grecque des Res Gestae : ainsi le texte grec s'approprie la divinité d'Auguste à travers une construction idéologiquement adéquate à son système de représentation.
    Plus globalement, le texte grec des Res Gestae exprime la vision hellénistique du pouvoir augustéen, lecture divergente, parfois antinomique de l'idéologique tardo-républicaine du principat.

  • La mimèsis (conventionnellement traduite par imitation), le fabuliste nous l'apprend, est ce désir de la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf, et que le poète voit encore dans la violette qui regarde le ciel azuré « jusqu'à ce que sa couleur devienne ce qu'elle regarde ». Dans l'expression de ce désir, l'une et l'autre ont fait choix d'un modèle qu'elles s'efforcent d'imiter. Mais leur action d'imiter se déroule dans un climat bien différent : dans la quiétude pour la violette, dans l'inquiétude pour la grenouille. Car, dans son règne, la provocation est première.

    L'homme lui-même ne saurait échapper à cette mimèsis : pour lui, depuis les Grecs, elle qualifie à la fois l'action d'imiter un modèle, mais également, ce qui va le différencier nettement de l'animal, le résultat de cette action, c'est-à-dire sa représentation. Bien des sujets, et c'est ici l'occasion d'en examiner les principaux, donneront matière (deviendront des motifs) à imitation. Les hommes rassemblés en grand nombre : une foule, est aussi prétexte à mimèsis, où tout motif patent d'insatisfaction déclenche un processus victimaire, celui du bouc émissaire. C'est lui qui a été retenu à titre d'illustration en première de couverture.

    Dans les dernières années de sa carrière professionnelle dans le BTP, l'auteur a publié le livre intitulé : Le bâtiment tous corps d'état (Éditions du Moniteur), où plus de 7 000 mots, replacés dans leur contexte, ont trouvé leur signification. Depuis les années 1990, plusieurs de ses ouvrages ont paru chez Résiac, notamment Education profonde, et plus récemment, L'évènement christique vu par Jean-Luc Marion.
    Les Editions Mélibée ont édité deux ouvrages consacrés à Bachelard : Les quatre éléments en seize opérateurs d'images (fin 2010) et Bachelard : l'invitation au poème (2011). La même année, chez le même éditeur, parait, dans un tout autre registre, Parler d'identité nationale.
    Plusieurs éléments de ces ouvrages figurent au site InitiationPhilo, parmi de nombreux textes à caractère philosophique présentés par l'auteur depuis plusieurs années.

empty