Ginkgo

  • Suite au massacre de Sabra et Chatila (25 Septembre 1982) perpétré par les milices chrétiennes libanaises avec l'aide des troupes du général Sharon, près de 400 000 Israéliens descendaient dans la rue pour crier leur indignation. Quelques 25 ans plus tard, ils sont péniblement 5 000 a manifester lorsque leur pays bombarde Gaza faisant en quelques jours plus de 1 400 victimes. Que s'est-il passé entre temps dans les rangs de la gauche israélienne ?

    Ce livre réunit une dizaine de témoignages d'Israéliens engagés contre l'occupation. Ils reviennent sur leur parcours offrant ainsi une perspective militante sur l'histoire récente du Proche-Orient. Des espoirs d'un accord de paix aux désillusions. Dépassant la simple rhétorique militante, ces regards nous offrent l'opportunité de repenser les lignes de fracture qui traversent le Proche-Orient, et nous rappellent ainsi qu'avant d'être ethnique ou religieux, ce conflit est avant tout politique.

  • « Voilà dix ans, s'effondrait le régime soviétique (...) sous l'effet de sa propre putréfaction », constatait le regretté Jean-François Revel à l'aube des années 2000. Beaucoup pensèrent tout naturellement que cet échec d'un système politique dans l'histoire humaine, allait susciter au sein de la gauche internationale une réflexion critique sur la validité du socialisme. Ce fut tout le contraire !
    Et l'intellectuel de poser clairement le problème : « Pour nombre d'intellectuels, le communisme, doit répondre de ses actes et ses crimes. Il faut, insiste-il, démonter à fond les mécanismes de ce système totalitaire pour, à défaut d'en juger les responsables aujourd'hui disparus, étaler au grand jour leurs monstrueux forfaits contre l'Homme.
    Seule cette forme de catharsis permettrait d'exorciser les vieux démons de peuples désormais en quête de démocratie. Un procès qui représenterait en quelque sorte le point culminant d'une véritable « décommunisation » ou mieux, d'une déstalinisation. ».

    Certes, en ce début de XXIème siècle, les configurations européenne et internationale s'avèrent très différentes, mais peut-on oublier si facilement à la fois Munich et Yalta ?
    Des années 1990 à 2000, pléthoriques sont les intellectuels qui ont milité en faveur d'un « nécessaire procès du Communisme ».
    Mais évidemment c'est aux Russes ainsi qu'aux autres peuples ex-soviétiques, et à eux seuls, d'en décider. À eux, et à eux seuls, d'organiser ce « Nuremberg du Communisme » selon l'expression du célèbre dissident soviétique Vladimir Boukovski.
    L'homme qui, contre vents et marées, a tout tenté d'organiser un tel procès...
    Ce document inédit dévoile, pour la première fois, l'histoire d'un bien étrange procès qui ne s'est jamais tenu. Pourtant décidé, programmé, jugé nécessaire, indispensable même, et qui devait être finalisé après l'implosion de l'URSS, fin décembre 1991.
    Après une série de rebondissements et une pitoyable mascarade judiciaire, ce véritable "Nuremberg du Communisme" n'aura finalement pas lieu. Pourquoi ?

    Ce véritable "thriller historique" ambitionne d'apporter des réponses à ce grand mystère de la Russie post-soviétique, l'un des épisodes les plus obscurs du XXème siècle dans lequel l'Occident joua un rôle décisif, dont on pourra mesurer les effets.
    Et dont, depuis le décès de Boris Eltsine en 2007, Boukovski, témoin et acteur principal de l'affaire, reste seul à détenir toutes les réponses.
    Il accepte de lever le voile sur ces événements.
    L'ancien président de l'Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, par ailleurs dernier Secrétaire général du PCUS (Parti Communiste de l'Union soviétique) possède peut-être, lui aussi, quelques cartes de ce singulier jeu de patience. Mais il se tait...

  • Le récit débute par la capture de l'auteur, le 8 juillet 1916, au nord de la Somme. Pris sous le feu croisé de troupes françaises et anglaises, il est contraint à la reddition et décide de se livrer aux Français.
    Transféré d'abord à Toulouse, sous les lazzis d'une foule déchaînée, il entreprend une première tentative d'évasion en direction de l'Espagne. Repris avec son compagnon, l'auteur décrit longuement ses nouveaux compagnons de cellule, hauts en couleurs (Annamites, Zouaves, Turcos, « Nègres », tous accusés de désertion, mais aussi des Belges, des Américains, des Serbes et des contrebandiers français). Après des mois d'enquête préalable, il est déféré devant le conseil de guerre pendant lequel ses compagnons et lui sont défendus par un avocat français qui prend fait et cause pour eux. Ils sont condamnés à 4 mois de forteresse à Avignon.
    Puis Kersting tente pour la deuxième fois de s'évader. Lors du transfert dans un autre camp, il fausse compagnie à ses gardiens en sautant du train à hauteur de Lyon. Au bout de quelques jours, il est repris et conduit à Cholet puis à Carcassonne, Barcelonnette, puis Uzès. L'auteur détaille toutes les erreurs qu'un candidat à une évasion ne doit pas commettre et donne des conseils pour contourner les dispositifs mis en place par les autorités françaises. C'est à Annecy qu'il peut les mettre en pratique.
    Le dernier tiers du livre est en effet consacré à cette ultime évasion ; préparatifs, traversée de nuit de la campagne française, arrestation de son compagnon, contournement des habitations, franchissement de ruisseaux glacés, nuits dans des fermes abandonnées, ruses pour échapper à la vigilance des douaniers et gendarmes près de la frontière, passage par la montagne enneigée du Salève, défi que, selon lui, personne n'avait encore relevé, jusqu'à l'arrivée en Suisse. À Genève, il passera une dernière nuit dans un cachot du commissariat de police avant de rejoindre l'ambassade allemande et de regagner son pays.

    Ce récit permet au lecteur français de sortir de son point de vue tricolore en adoptant celui d'un prisonnier allemand, de voir ainsi les geôles françaises de la Grande Guerre et de partager le regard « ennemi » sur la société française et les événements en cours.
    Le livre est à replacer dans son contexte : lorsqu'il parait, des milliers de prisonniers allemands sont encore détenus en France, employés pour certains dans des conditions très difficiles, à des travaux de reconstruction dans le nord de la France.

    Le livre de Carl Kersting est représentatif de toute une littérature publiée en Allemagne dès le début de l'année 1919. Le but de cette quantité assez phénoménale de parutions demeurant le même pour tous les livres : prouver que l'armée allemande s'est bien battue, que ses officiers ont tous été d'excellents combattants et de haute tenue contre des adversaires, piètres soldats immoraux. De l'écrasante majorité de ces livres, ressort le sentiment d'étonnement devant une défaite « inexistante ». Cette littérature se veut dans l'esprit de la fameuse déclaration du maréchal Hindenburg devant la commission parlementaire allemande sur les responsabilités de la guerre : « Die deutsche Armee ist von hinten erdolcht worden » (« L'armée allemande a été poignardée dans le dos »).
    L'historien Didier Dutailly, fin connaisseur, non seulement de la Grande Guerre, mais également de la Savoie où se déroule l'évasion finale, a enrichi le livre de ses notes et commentaires critiques.

  • Plus de vingt ans après la signature des accords de paix entre Israéliens et Palestiniens, les regards des médias occidentaux se focalisent sur l'éventuelle reconnaissance internationale d'un État palestinien par l'Assemblée générale des Nations unies. Comme à l'accoutumée, c'est l'aspect géopolitique du conflit qui polarise l'attention ; On sait en revanche beaucoup moins de choses sur la vie quotidienne dans les territoires occupés.
    Quelles sont les conséquences de l'occupation militaire israélienne sur l'économie locale ?
    Comment vivre quand se déplacer devient un combat au quotidien ?
    Ce livre mêle entretiens, chroniques intimistes et réflexions de deux chercheurs engagés dans ce conflit depuis plus de vingt ans. On y découvre de l'intérieur la période s'étendant du processus de paix enclenché en septembre 1993 avec la signature des accords dits d'Oslo, de leur échec, symbolisé par l'Intifada de septembre 2000, et des nouvelles invasions militaires israéliennes au sein des villes palestiniennes dans les années 2002-2006. Il constitue un témoignage passionnant sur la sourde violence d'une occupation qui ne dit jamais son nom.

  • Ce soir de 27 juillet, le régime de Pyongyang diffuse dans le monde entier, comme chaque année, les photos impressionnantes du défilé, place Kim Il Sung, qui commémore la victoire de l'armée de la République Démocratique Populaire de Corée sur son voisin du Sud, le 27 juillet 1953.
    On y découvre les phrases de propagande écrites en jaune sur fond rouge par des milliers de pixels humains et des bataillons de soldats, la jambe parallèle au sol.
    Cette fois-ci, nous percevons les odeurs, le son des tissus des uniformes en tergal, le petit défaut d'alignement du troisième soldat, dixième rang en partant de la gauche.
    Nous imaginons la carnation de ces centaines de visages, en les confondant avec les traits de ceux devenus familiers : celui tout rond de Chal, le traducteur affable, devenu un ami ; celui de M. Ri, sec mais s'illuminant parfois d'un sourire désarmant, celui de Kim chauffeur, rebaptisé Kim Rivers pour ses lunettes et sa coiffure en carton.
    Nous avons assisté aux entrainements sur cette place, les flammes de la Juché découpées dans du carton et peintes au crayon. Il y avait des petits, des grands, certains s'appliquaient, d'autres suivaient mollement le mouvement. Tous avaient chaud. Nous étions à l'ombre.
    Maxime et Colin avaient délaissé leurs trottinettes pour venir contempler la scène. Des dizaines de milliers d'enfants de leur âge, dans la moiteur du mois de juin, stoïques, répétaient une centième fois leur chorégraphie, matraquée par le grésillement des mégaphones. Les chefs encourageaient leurs ouailles, y compris pendant les courtes pauses où, les mains sur les hanches, les danseurs soufflaient, assommés de chaleur.
    Pendant une année, notre famille a été domiciliée au Compound diplomatique, Munsundong, Taeddongang district, à Pyongyang. Nous avons donc pu soulever un coin du rideau, nous glisser dans le décor, et nous vous proposons de nous suivre dans cette exploration surréaliste et parfois drôle.
    Libres de conduire et de circuler seuls dans la capitale la plus mystérieuse du monde, nous ramenons dans nos textes des moments forgés par un choc culturel de puissance 12 sur l'échelle de l'absurde. Une simple partie de tennis, l'achat de spaghetti, une réunion de travail, un cours d'anglais, tout prête là bas à rire ou à désespérer.
    Notre petite histoire s'est également frottée à la grande, quand Kim Jang Il est mort, plongeant le pays dans un deuil terrible et notre communauté internationale, frappée de milles interdits, dans une morosité créative.
    Nous vous embarquons pour un voyage à travers les regards de Quentin et Sarah, au son des chants de soldats ouvriers, des mégaphones grésillant et des roues des trottinettes de Colin et Maxime sur les pavés de la place Kim Il Sung.

  • La « crise migratoire » s'invite à la table des échanges internationaux comme à celle des repas de famille. Et tous de déplorer les horreurs en Libye, les victimes des naufrages en Méditerranée, les passeurs odieux, les drames de la montagne...

    Ce livre propose une approche radicale : il n'y a pas de crise migratoire, mais une crise de l'accueil des réfugiés - terme que les auteurs ont préféré à « migrants ». En effet, si l'on parle volontiers des migrants entrants, on oublie systématiquement les sortants, tous les Français qui partent chercher fortune ou rayon de soleil à l'étranger, pour les mêmes raisons qui poussent les Africains de l'Ouest à venir chez nous ! En nous appuyant sur des données officielles, nous réfutons la thèse de l'envahissement : le solde migratoire, en France, diminue depuis dix ans !

    Nous avons souhaité ne pas nous limiter à une approche purement démographique ou économique, mais aller au plus profond des causes qui poussent des jeunes gens courageux à affronter tous les dangers dans l'espoir d'une vie meilleure ou pour échapper à un sort funeste.

    Nous avons également percé à jour les mécanismes officiels et n'hésitons pas à parler d'un racisme d'État : des contrôles au faciès à la frontière, parfois accompagnés de violences, au labyrinthe intenable de la demande d'asile.

    Enfin, nous sommes allés à la rencontre des milliers de citoyens qui ont opté pour la solidarité et ont inventé des solutions à cette crise de l'accueil. Leurs témoignages donnent des raisons d'espérer en un monde plus juste et plus fraternel, face aux machinations et aux mensonges des gouvernements qui se succèdent depuis plus de vingt ans.

  • Près de vingt ans après la fin de l'Union soviétique, il reste encore des dissidents. Condamnée à mort en 1983 pour "haute trahison d'État", Renata Lesnik en est le vivant exemple. Ses crimes ? Être passée à l'Ouest en bernant le KGB et avoir révélé dans Ici Moscou, son premier livre, le vrai visage du régime. Avec Mariée au KGB, en femme libre, elle nous livre enfin ses mémoires et dévoile un pan largement méconnu de l'histoire récente. Avec sa verve sans égale, son humour ravageur - sans idéologie ni pathos - elle évoque sa résistance au sein d'un système totalitaire et son quotidien à travers une URSS digne de Kafka. Passionnant thriller politique, la vie de Renata - toujours sur le fil du rasoir - prend littéralement le lecteur aux tripes. Intransigeante, courageuse et authentique, elle s'est affirmée comme l'un des plus brillants experts de la Russie post-soviétique, sans jamais accepter le compromis. Toujours traquée, cette réfugiée politique en France est devenue, aux yeux de certains, un témoin gênant.

  • Russia blues

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    • Ginkgo
    • 23 Février 2012

    Vingt ans après l'implosion de l'URSS, le bilan des années Poutine s'avère hallucinant.
    L'État ne survit que grâce aux rentes pétrolière, gazière et à la vente de matières premières. Le pays est la proie d'une corruption colossale et les élites ont pactisé avec "le milieu". Mais la société a changé : elle refuse les violations systématiques de ses droits, l'absence totale de contre-pouvoirs, un régime où le FSB, héritier du KGB, règne en maître absolu, reléguant parfois les citoyens au rang de serfs modernes.
    Les Russes ne supportent plus cet État pillard, la fraude, le racket généralisés, l'arbitraire total d'une "justice" aux ordres. Ils rejettent les simulacres d'élections. Et le pacte Medvédev-Poutine pour la présidence, qui aurait dû rester secret, a mis le feu aux poudres. Après les "révolutions de couleur" en Géorgie, en Ukraine, au Kirghizstan, après le Printemps arabe, les "Indignés" russes se font entendre et dénoncent le cynisme d'un pouvoir autiste face à leurs aspirations légitimes...
    Le bilan qu'ils font d'un système prédateur est sans complaisance. Pour la première fois, Russia Blues leur a largement donné la parole...

  • Expériences de la rue à Mexico.
    Six hommes, âgés de 26 à 40 ans, livrent le récit de leur vie. Confrontés dès leur enfance à la brutalité quotidienne de la rue, ils nous racontent cet espace tel qu'ils l'ont vécu ou le vivent encore. Parties prenantes, ils évoquent leurs souvenirs et éclairent de leur expérience nos représentations de cet univers. Espace de liberté ou de perdition, certains hésitent encore.

  • « Destin, vous avez dit destin ? Soit un jeune homme fraîchement diplômé d'arabe qui croit obtenir un poste à Bagdad.
    Annulation... Une démission subite à Klaipeda en Lituanie précipite son choix. Adieu Mille et une nuits, place au froid et à la brume baltique et l'apprentissage d'une langue ...rare, le lituanien. Premier contretemps, le 21 mars 1939, la ville est rattaché au Reich. Quelques heures pour plier bagages. Repli sur Siaulai et Kaunas. Juin 40, la roue de l'histoire tourne, la Lituanie n'existe plus, elle devient partie intégrante de l'Union soviétique. Arrestation le 20 octobre 1940, la « taule » sauce NKVD.
    Fin juin 1941, on les avait oublié, les Allemands sont de retour avec une petite invit' à la Gestapo en mai 42 »...
    Mes prisons en Lituanie est un témoignage rare sur la Lituanie prise en étau sous plusieurs Occupations dont aucune n'offre de mansuétude particulière. Juin-juillet 1940, les Soviétiques occupent militairement puis annexent les pays baltes. Tous les étrangers quittent ces pays. Cependant Matoré décide de rester. Il est certain que le souhait des nouvelles autorités lituaniennes qui l'invitent à enseigner, n'est pas la seule cause de sa décision : Matoré vient en effet de rencontrer Aldona, qui sera sa compagne, et plus tard sa femme.
    20 octobre 1940, le stalinisme s'abat sur la Lituanie ; accusé par le NKVD d'espionnage, il est incarcéré à Siaulaï, et condamné aux travaux forcés. Il restera deux mois au secret, puis sera transféré à la Sûreté de Kaunas. C'est à la prison centrale de Kaunas (son troisième lieu de captivité), bondée de prisonniers politiques qu'il connaîtra les moments les plus intenses : peur, faim, espoir, solidarité.... À la fin du mois de juin 1941, l'armée Rouge quitte le pays précipitamment, fuyant devant la Wehrmacht. La prison de Kaunas, abandonnée par ses geôliers, se soulève. Matoré, comme la plupart de ses compagnons de captivité, recouvre la liberté. C'est avec l'un d'eux qu'il parcourra à pied les 100 km le séparant de Vilnius. Il réintègre l'université de Vilnius et épouse Aldona durant l'été 1941. Mais le nazisme s'est abattu sur le pays. Matoré et les siens découvrent l'antisémitisme, les ghettos de Kaunas, les premières déportations. Ses talents de dessinateur lui permettent de maquiller des faux passeports pour le compte d'un réseau d'aide aux Juifs évadés.
    La Gestapo veille. Elle l'inquiétera en mars 1942, mais faute de preuve le relâchera. Georges Matoré comprend qu'il ne peut vivre plus longtemps en Lituanie ; Le 20 mars 1943, avec Aldona, il quitte le pays. Ils traversent la Pologne et l'Allemagne pour rejoindre définitivement la France.

  • Document unique sur les communautés juives d'Asie centrale. Au-delà du récit anecdotique et de la description ethnographique, Davidoff nous a laissé un incomparable témoignage illustrant les bouleversements de la Révolution russe.

    Le journal de Nathan Davidoff est un très riche document sur la communauté juive d'Asie centrale : monde peu connu de l'Occident et disparu aujourd'hui. Communauté aux fortes traditions, dont les membres les plus riches intégraient la société russe à grands pas.
    Davidoff a également laissé un incomparable témoignage sur l'évolution de l'Empire russe et dont la lucidité laisse entrevoir les dramatiques événements. En effet, voyant la Russie se diriger inexorablement vers les bouleversements de la Révolution bolchevique, Nathan Davidoff, monarchiste sincère, tenta à plusieurs reprises de prévenir le Tsar et de le convaincre de fuir, en vain...
    Oublié pendant plusieurs décennies, ce manuscrit fut tardivement retrouvé par son petit-fils, Benjamin Ben David qui, passionné, se lança dans une longue et difficile enquête à la recherche de ses racines. Elle le mènera de Paris en Asie centrale, à Moscou et à Jérusalem.
    Traduit en français, ce journal est accompagné de précieux commentaires et de spectaculaires photographies.

  • Charles Doubleday, jeune américain de bonne famille s'engage du côté des Libéraux dans la guerre civile qui ravage le Nicaragua. Il deviendra l'aide de camp d'un des plus fous des aventuriers du XIXe siècle : le flibustier William Walker né en 1824. En butte aux appétits concurrents de l'Angleterre et des Etats-Unis, la jeune république d'Amérique centrale ne pouvait qu'attirer les mercenaires. William Walker commencera par une tentative de s'emparer des terres mexicaines de Basse Californie et du Sonora. L'année suivante, il se tournera vers le Nicaragua, aventure de sa vie, et cause de sa mort.
    C'est ainsi que Walker, à la tête d'une petite troupe devint rapidement l'homme fort du pays, dont il prend la présidence en 1856. Par ses prises de position esclavagistes, Walker se fera de redoutables ennemis qui finiront par le vaincre. Débarqué au Honduras, il est fait prisonnier par les Anglais qui le remettent aux autorités honduriennes. Walker sera fusillé le 12 septembre 1860.

  • La multiplication des régimes autoritaires ou l'égocentrisme de la première démocratie du monde jettent des brouillards nouveaux sur la compréhension de notre environnement international. La Crise du Coronavirus et les tensions qu'elle provoque entre USA et Chine, sans même parler des égoïsmes nationaux qu'elle suscite en est, hélas, la plus «remarquable» des illustrations. L'actualité place cette crise, sans oublier la situation au Moyen-Orient, en première place à la Une de tous nos journaux. L'escalade entre les USA et l'Iran semble inéluctable ; La rivalité américano-chinoise semblant moins inquiéter les observateurs. Les germes de violence sont moins visibles, mais bien présents. La tension est durable car elle devient de plus en plus systémique. La bataille peut être féroce. Les victimes "potentielles" de ce nouveau paradigme des relations internationales sont multiples.
    Parmi les premiers ensembles fragilisés dans ce contexte bipolaire figure naturellement l'Europe. Mais pour l'Europe les équilibres internationaux changent en profondeur. Les États Unis sont-ils des alliés durables pour employer un qualificatif à la mode ? Sur tous les grands sujets, changement climatique, nucléaire, intelligence artificielle, transition écologique, internationalisation des monnaies, ... l'Europe est tiraillée et se condamne à des attitudes plus réactives que pro-actives. Le dossier de l'intelligence artificielle est particulièrement significatif de la capacité de l'Europe à assumer sa souveraineté La deuxième victime possible est le multilatéralisme. La multiplication des initiatives unilatérales d'une part et la domination de la dialectique bilatérale sino-américaine d'autre part marginalisent le multilatéralisme.
    L'Afrique est potentiellement très menacée par la rivalité entre ses deux principaux investisseurs. Le premier risque serait que l'Europe, prise entre le marteau américain et l'enclume chinoise, se désintéresse de l'Afrique. Avec son milliard de jeunes à intégrer dans le siècle, avec ses besoins pour la révolution digitale, avec sa demande d'investissements, l'Afrique ne peut plus être à la périphérie des préoccupations du monde ! Face aux nouvelles formes de violence « intelligente » ni les murs ni les mers ne nous protégerons des drones ou des cyberattaques. L'indifférence à l'Afrique est à la fois absurde et coupable -La quatrième victime potentielle pourrait-être le peuple chinois qui a fait des efforts considérables pour transformer son pays. Ce fut souvent dans la douleur et dans le sang. Puissante, la Chine est aussi fragile. Malgré son attachement à l'idée d'unité, elle est aussi fracturée. Une colère ou une misère du peuple chinois s'étendrait vite au monde.
    Cette nouvelle donne internationale est dangereuse. Partout l'idée de guerre semble banalisée. Les grandes puissances développent leur budget militaire de façon parfois vertigineuse.
    Cet Almanach reprend et développe ces thèmes primordiaux. Il ne propose ni de prévoir, ni de décrire le futur, mais plus simplement de réfléchir aux grands enjeux de demain.
    La Fondation Prospective et Innovation par la voix de son Président Jean-Pierre Raffarin et sous la plume des meilleurs experts nous appelle au travers de cet Almanach 2020 à la réflexion.

  • Goodbye Poutine

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    • Ginkgo
    • 29 Janvier 2015

    La Crimée, brutalement annexée en mars 2014, alors qu'au début de ce même mois Vladimir Poutine assurait le contraire, est passée par pertes et profits? Par pertes pour l'Ukraine et le monde civilisé, respectueux du droit international et d'une certaine morale, au profit de la Russie devenue un Etat-cc KGB .. ?
    L'Union européenne, les États-Unis et le reste du monde ont-ils enfin réalisé à quel point Vladimir Poutine est devenu dangereux pour le monde libre?
    Depuis quinze ans, les avertissements de nombreux Russes clairvoyants, ou d'observateurs européens intègres, sont restés lettre morte. Et les actions arbitraires du Kremlin, menées en toute impunité, n'ont pas suffi à guérir la cécité des leaders européens. Autant de voix prêchant dans le désert! Real politik? Intérêts bien compris ? Russophilie fanatique ? Autres raisons secrètes beaucoup moins avouables? Au fond, peu importe. Malgré son succès à court terme, la victoire de Poutine pourrait bien en définitive se retourner contre Moscou.
    Si le Président russe ne s'était pas ingéré depuis l'été 2013 dans les affaires intérieures de Kiev, s'il avait laissé lanoukovitch signer les accords avec l'UE, accords que personne à l'Est du pays n'avait critiqués, l'Ukraine aurait aujourd'hui des relations privilégiées avec l'UE tout en conservant - chose normale- des liens étroits avec la Fédération de Russie. Mais Poutine en a décidé autrement.
    " craint par dessus tout que le virus libertaire ne contamine le peuple russe. Alors, il a décidé de dicter sa loi à un lanoukovitch aux ordres du Kremlin qui a pourtant "résisté" aux pressions et au chantage jusqu'à novembre 2013.
    Poutine le Soviétique, Poutine le rétrograde qui tire son pays en arrière, n'a pas compris que les temps ont changé.
    Même s'il a cc re-soviétisé la Russie .. , même s'il se croit autorisé à violer plusieurs fois la Charte de l'ONU, à bafouer tous les accords et traités signés (avec la CFCEOSeE, le Conseil de l'Europe, la CEl, le Mémorandum de Budapest, etc.) et à ne respecter ni la signature de la Fédération de Russie, ni sa parole à l'égard de l'Ukraine, le Kremlin a saisi un prétexte pour dicter sa loi au monde.
    Grave erreur. Le dirigeant à poigne s'est déconsidéré devant l'Union européenne. " lui a même rendu service en lui faisant réaliser qu'elle devait d'urgence diversifier ses sources d'approvisionnement pour son dépendance énergétique et politique. Elle a compris qu'elle devait sans tarder mettre sur pied une vraie défense européenne car la diplomatie a ses limites. En fait, les basses manoeuvres de Poutine ont rendu service à l'Union européenne. cc Good bye Poutine.. est plus qu'un simple cri, un slogan qui reprend le cc dégage» du Printemps Arabe.
    C'est, sous la direction d'Hélène Blanc les voix multiples des meilleurs observateurs de la Russie et de la géopolitique du bloc de « l'Est... Au fils des textes, synthèses de leurs analyses le bilan qu'ils font d'un système prédateur est sans complaisance.
    On a mis longtemps à démythifier Lénine. Mais on a fini par le faire. Good bye Lénine.
    Alors, aujourd'hui, adieu, le mythe d'une "Russie démocratique" que les Russes eux-mêmes ont baptisé "démocrature", une dictature camouflée en démocratie, donc soluble dans la morale internationale.

  • Les fouilles conduits de 1962 à 1965 par la mission archéologique de l'Indus, avec le soutien du Ministère des Affaires étrangères et européennes et la collaboration du département d'archéologie et des musées du Pakistan, sur le site de Nindowari dans le Balochistan méridional, n'avaient encore jamais été publiées, exception faite d'un court rapport sur les deux premières campagnes.

    Cette publication reprend l'ensemble de la documentation laissée par Jean-Marie Casal (1905-1977) sur la seule fouille jamais réalisée d'une agglomération de la civilisation de l'Indus.

    Ces données anciennes, réinterprétées dans le cadre de travaux archéologiques plus récent, permettent de présenter une véritable synthèse sur l'origine et le développement de la culture de Kulli, ainsi que sur la question de ses relations avec la civilisation de l'Indus et l'ensemble des sites des régions indo-iraniennes au cours du IIIe millénaire avant notre ère.

  • Troubadour des temps modernes, Miguel Haler est né à la croisée de deux cultures, nomade par son grand-père maternel, sédentaire par son père.
    À travers son livre, l'auteur retrace avec verve et truculence ses longues années de bohême et renouvelle avec bonheur le genre du " On the road ". Dans un récit bouillonnant, où le cocasse côtoie le tragique, mêlant poésie vagabonde des gitans et accents populaires du monde ouvrier, Miguel Haler nous raconte comment il a décidé et réussi à ne vivre que de sa guitare. " Le guitariste nomade " est la description d'une errance, d'une quête, d'un art de vivre avec une guitare, pour elle et par elle, comme le font certains gitans...
    Péripéties vagabondes d'un homme pas très ordinaire qui croit à son destin, en l'homme et qui nous dit comment rencontres, amitiés et amours l'ont amené à considérer à la fois la beauté et l'éphémère de l'existence.

  • Depuis 1999, sous Poutine, un second conflit d'une rare violence secoue une Tchétchénie dévastée.
    Entre propagande et désinformation, le public se perd en conjonctures à propos de cette guerre sans fin. Quelles en sont les véritables causes ? S'agit-il bien de terrorisme ? Qu'en est-il du jeu troubles des services secrets russes, du poids des mafias " économico-financières " ? Qui a intérêt à la faire durer ? La paix est-elle vraiment possible ? D'une grande clarté, accessible et foisonnant de révélations, " T comme Tchétchénie " fait le point sur l'imbroglio tchétchène en rétablissant les faits dans leur contexte.
    Répondre aux nombreuses questions qui surgissent à propos de cette guerre et mettre en lumière les risques d'extension à l'ensemble du Caucase, les retombées sur la société russe, l'Europe et les Etats-Unis est également la raison d'être de ce document brûlant d'actualité.

  • Alexandre Émile John Yersin est né le 22 septembre 1863 à Aubonne dans le canton de Vaud. Médecin, bactériologiste et explorateur franco-suisse, on lui doit notamment la découverte du bacille de la peste , la préparation du premier sérum anti-pesteux et l'étude de la toxine diphtériquue. Il est mort le 28 février 1943 à Nha Trang, en Indochine française.

  • R comme rue

    Collectif

    Vous les avez probablement rencontrés au détour d'une rue, sous un porche ou sur un banc, solitaires, jeunes ou moins jeunes, parfois accompagnés d'un ou plusieurs chiens ou bien en groupe, souvent bruyant, vous faisant presser un peu le pas, vous laissant perplexes... Que font-ils ? Pourquoi en sont-ils arrivés là ? Ont-ils une histoire ? Comment vivent-ils ? Où dorment-ils ?
    Les textes qui suivent apportent certes quelques éléments de réponse à ces questions, mais au-delà des contingences matérielles, au-delà du quotidien qu'il faut gérer, au-delà des apparences parfois rébarbatives, il y a des gens en souffrance, qui tentent de rester dignes, qui espèrent « s'en sortir », qui aiment la vie, même s'ils pensent qu'elle ne le leur rend pas toujours, qui aiment rire, s'amuser.
    Certains cherchent l'amour, d'autres l'ont trouvé, d'autres encore, ou bien les mêmes, ne croient plus à rien... Ou bien si ! À la fidélité de leurs chiens.
    Ces textes sous forme d'un abécédaire ont été écrits, quelquefois dictés, tout au long d'une année, un soir par semaine. Rendez-vous était donné dans un lieu d'accueil et ceux qui le souhaitaient venaient. De façon irrégulière certes, mais ils venaient... Chaque mardi soir, c'était la même inconnue : seront-ils là ? Qu'ont-ils pensé de ce qui a été fait la semaine précédente, ont-ils réfléchi à ce qu'ils avaient envie de dire, d'écrire ? Les mêmes problématiques revenaient sans cesse : le logement, primordial pour pouvoir se reposer, se ressourcer, pour trouver un travail, se présenter dignement devant un employeur, pour pouvoir avoir la garde d'un enfant... Et puis, en filigrane mais bien présents, toujours présents on entendait les mêmes mots, déclinés sur tous les modes : solitude, indifférence, ignorance, exclusion... Parfois l'un ou l'autre disparaissait quelque temps puis il revenait, reprenait au vol le fil de la discussion, s'installait devant une feuille blanche, torturait son crayon, discutait avec le groupe autour de telle ou telle lettre, ou bien dessinait et continuait cet abécédaire qui les empêchait parfois de dormir... R comme rue !
    L'idée de faire un livre vient de la mort accidentelle, jamais vraiment élucidée, de l'un d'eux. Parce qu'aucune vie n'est anonyme, parce qu'ils voulaient rendre hommage à leur copain, ils s'étaient donné rendez-vous place François Ier à Cognac.
    Ils étaient plus de soixante à l'heure dite... Soixante personnes un peu atypiques au même endroit, tristes et silencieuses, ça se remarque, non ?
    Et bien non ! Il n'y a même pas eu l'ombre, le lendemain, d'une discussion autour du café du matin, ni d'un article, ni d'un entrefilet dans la presse... Rien.
    Face à cette facilité que nous avons à ne pas voir, à ne pas savoir voir, peut-être à ne pas vouloir voir est née la volonté de parler, puis d'écrire. Ce sont ces fragments de vie, de leur vie qu'ils nous offrent.

  • Au coeur de l'Océan Pacifique, située dans le sud de l'archipel des Australes (à plus de 1400 km de Tahiti) et reliée au monde par un unique bateau accostant tous les deux mois, l'île de Rapa constitue une société à part au sein de la Polynésie française.
    Son isolement en a fait, depuis longtemps, un lieu de préservation unique des traditions anciennes du monde polynésien.
    Cette particularité, propre à certains lieux dans le monde que la modernité n'a pas encore atteint, ou n'a atteint que très tardivement, est le sujet privilégié de l'ouvrage proposé par Ginkgo, sous la plume de l'ethnologue François Ghasarian.
    Ce livre, adressé à tous ceux que le passé de la Polynésie passionne. Remontant dans le temps, aussi loin qu'ont pu être livrés les témoignages des premiers Européens à toucher le sol de Rapa, il présente et commente pratiquement tous les récits consacrés à cette île « perdue » du Pacifique sud, depuis sa découverte par le navigateur anglais Vancouver en 1791, jusqu'aux recherches archéologiques menées par Thor Heyerdhal en 1956.
    Est donc ici réunie une grande variété de documents (récits, souvenirs et témoignages, correspondances et textes administratifs, articles de journaux et de revues scientifiques), provenant de sources variées (explorateurs, militaires, administrateurs coloniaux, missionnaires protestants et catholiques, ethnographes). Y sont également jointes la plupart des photographies prises à Rapa, depuis les toutes premières à l'aube du XXeme siècle, témoignages visuels irremplaçables que l'écrit le plus précis ne peut transmettre.
    Tous ces documents, uniques, difficilement localisables et consultables, proviennent d'institutions, d'archives et de bibliothèques dispersées dans le monde. Ils sont ici rassemblés et présentés chronologiquement, suivant ainsi la progression de la « découverte » de l'île et sa lente absorption par le monde colonial. Ces récits - fragments et bribes du passé - constituent les seules données disponibles sur les habitants de Rapa et leurs relations avec les Européens depuis plus de deux siècles et nous permettent de reconstituer la pensée coloniale et son impact religieux, commercial et politique.
    Parole enfin redonnée aux Polynésiens et à leurs coutumes et traditions.

  • Chacun de nous est aujourd'hui " du monde " comme on était jadis " bien de son pays ".
    Cette appartenance à une même humanité travaillée par la mondialisation est le coeur de notre condition contemporaine. C'est le phénomène émergent par excellence de notre siècle. L'une des manifestations les plus évidentes de cette ambiance nouvelle pour chacun de nos contemporains est la place que la Chine a prise et prend toujours davantage dans les équilibres généraux du monde aujourd'hui. Pour apprécier cette expression majeure du remodelage de nos sociétés, la Fondation Prospective et Innovation a consacré chaque année depuis 2006 un colloque à la Chine vue depuis une autre partie du globe.
    Cet effort de triangulation, en abordant le phénomène chinois comme une mutation mondiale majeure, conjugue une approche indirecte de l'émergence chinoise avec une analyse des transformations concomitantes des autres parties du monde. Le présent recueil, qui rassemble les apports de ces six colloques, s'attache à en dégager les enseignements concordants pour une meilleure intelligence de notre temps et une vision renouvelée de la place stratégique que tient " sous le ciel " l'Empire du Milieu.

  • Félix Gaillard a été le plus jeune et, de fait, le dernier chef de gouvernement de la IVe République avant l'arrivée au pouvoir du général de Gaulle. Son souvenir a été gommé des livres d'histoire. Pourtant, cet acteur dé des grandes aventures de la France des années 50, a directement participé à tous les combats de son temps : la Résistance, la reconstruction du pays au côté de Jean Monnet, le Plan, la Communauté Européenne, la décolonisation, la lutte contre l'inflation. Il a également été l'initiateur de la modernisation de l'agriculture, des fondements constitutionnels de la Ve République et de l'indépendance énergétique et militaire de la France. Ainsi se dessine par petites touches le portrait d'un homme au destin fulgurant, orateur d'exception, accessible à tous, aimant les siens autant que l'action publique, discret et chaleureux. Au fil des pages de ce livre, Samuel Cazenave nous entraîne à la redécouverte de ce surdoué de la politique, d'une vie publique aussi brillante que vibrante ; d'une époque mal connue et mal comprise, gangrenée par la guerre d'Algérie et malade d'une Constitution à bout de souffle, écartelée entre la fidélité à l'héritage de la IIIe République et la nécessité d'une démocratie moderne. Félix Gaillard, député de Charente, qui présida aux destinées du parti Radicat à une période clé de son histoire - de 1958 à 1961 - allait revenir au pouvoir, bouleversant ainsi la donne politique nationale, quand il disparaît tragiquement sur son bateau au large de Jersey le 9 juillet 1970.

  • Journal d'un voyage en amérique est le récit étonnant d'un homme épris de liberté, qui voulait croire au rêve américain.
    Devenu comme tant d'autres un aventurier par la force des choses, morris birkbeck va s'expatrier avec sa famille et traverser successivement les états de la virginie, de la pennsylvanie, de l'ohio avant de s'établir près de princeton, en illinois, au terme d'un long voyage. ce fermier, issu d'une famille quaker, homme cultivé et humaniste, avait décidé de donner à ses amis restés en europe un récit de sa découverte du nouveau monde.
    Cette vision de la jeune amérique, à l'aube de la conquête de l'ouest, est probablement l'une des plus pertinentes et sincères, mêlant anecdotes de la vie quotidienne, descriptions de paysages et de lieux, et réflexions personnelles à la fois politiques et sociales. la question de l'esclavage qui allait déchirer les états-unis quarante ans plus tard y tient une grande place. son texte s'en fait l'écho, avec émotion...
    Abolitionniste convaincu, morris birkbeck luttera de toute son énergie contre l'" institution particulière " comme on l'appelait à l'époque, n'hésitant pas à entrer en politique pour réaliser son idéal.

  • Mille et un litres de thé. En Mauritanie, un groupe de femmes d'affaires a émergé dans la seconde moitié du XXe siècle, des businesswomen qui font du commerce à l'international. D'origines sociales diverses, elles ont toutes su s'imposer dans cet univers essentiellement balisé par les hommes. Céline Lesourd retrace ici les parcours ascensionnels de ces grandes dames et révèle le cheminement de sa recherche au coeur de la jet-set mauritanienne. Entretiens, éléments d'analyse et souvenirs cocasses s'entremêlent pour reconstituer sans fard la réalité de ce que les anthropologues appellent mystérieusement le " terrain ". Céline Lesourd est anthropologue et enseigne actuellement au Niger. Ce livre est issu de la recherche qu'elle a mené pendant 6 ans en Mauritanie.

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