Non Lieu

  • Ce livre est le carnet de voyage d'un photographe libanais qui nous fait découvrir son pays à travers des images authentiques et des textes sans complaisance.
    C'est une invitation à découvrir un pays déchiré entre ses traditions millénaires et un monde d'insolentes richesses. La simplicité des regards et la chaleur des hommes, la beauté et la quiétude des paysages sont autant de défis à la marche forcée du Liban vers un modernisme implacable.

  • État paria de la Corne de l'Afrique, l'Érythrée est aussi un pays superbe, de la mer jusqu'au ciel, de la côte de la mer Rouge aux hauts plateaux du centre. Héritier de l'Empire axoumite, marqué par la colonisation italienne, le pays est également riche en trésors architecturaux aux accents mauresques, Art déco, futuristes et modernistes. Asmara, perchée à 2 300 m d'altitude, ne serait-elle pas la « capitale du style en Afrique » ?
    Terre d'aventure depuis l'Égypte ancienne, parcourue par Rimbaud, Buzzati, Monfreid, Pratt, Waugh et Malaparte, le temps semble aujourd'hui s'y être arrêté. De vieux Érythréens évoquent toujours l'âge d'or des années 1930, tandis que les jeunes, fuyant chaque mois l'État prédateur par milliers, oscillent entre résignation et espoir d'ailleurs.
    Cet ouvrage est le premier livre de photographies sur l'Érythrée en français. Ses chapitres sur l'histoire, la culture, la société et la politique éclairent ce pays oublié, entre splendeur et isolement.

  • Terre incandescente et inhospitalière, Djibouti est le point de rencontre de trois rifts formant des paysages désertiques « de roc, de sable et de sel ». Dénué de ressources naturelles autres que la mer, le soleil, le vent et la chaleur, ce minuscule État de l'Afrique de l'Est est pourtant un acteur essentiel de la région. Stratégiquement situé, Djibouti est la porte de la Corne de l'Afrique, et le port du géant éthiopien enclavé. Havre de stabilité entre l'Érythrée totalitaire et la Somalie décomposée, il est l'oeil du cyclone, et accueille la plus importante base militaire française à l'étranger. Cette ancienne colonie française dispose surtout d'atouts touristiques spectaculaires où le minéral domine et le vivant est en sursis : de la banquise de sel du lac Assal aux cheminées de calcaire ocre aux formes surréalistes du lac Abbé, en passant par la mystérieuse forêt du Day et les mangroves de l'île de Moucha, cet ouvrage est une invitation au voyage sur cette terre volcanique inondée « de lumières et d'espaces », qu'avaient décrites en leur temps Monfreid, Kessel et Rimbaud.
    Après une présentation de l'histoire du pays, l'ouvrage propose au fil des pages un voyage photographique dans les différents lieux parcourus naguère par les poètes français : la ville de Djibouti, Arta, le Ghoubbet-el-Kharab, les Grand et Petit Barra, le lac Abbé, la plaine de Gaggadé, le lac Assal, le massif de Goda, le site rupestre d'Abourma, le massif des Mablas, Tadjourah, Obock et l'île Moucha.

  • Kabylie, belle et rebelle

    Yassid Bekka

    • Non lieu
    • 10 Octobre 2006

    Depuis plus de 20 ans, yazid bekka répond à un devoir de mémoire en photographiant le pays de son enfance : les paysages, les villes, les objets, et surtout les hommes, les femmes, les enfants, saisis dans leurs activités quotidiennes, dans les moments de fête ou dans l'intimité familiale.
    Il nous fait pénétrer ici dans l'âme de la kabylie, une âme que depuis toujours les poètes ont cherché à saisir. leurs plus belles pages sont dès lors conviées à dialoguer avec les photographies. et ainsi textes et images collaborent pour brosser le portrait d'une kabylie belle et rebelle.

  • «Aux yeux du touriste pressé, Bucarest cache précieusement ses secrets. Bucarest ne se visite pas, Bucarest « se vit » et se dévoile au fil des expériences quotidiennes et des rapports humains qui se tissent au cours des petits ou des grands événements de la vie. Bucarest heurte et séduit à la fois. Cette capitale aux apparences trompeuses a toujours témoigné d'une vitalité bouillonnante et d'une volonté farouche de défier les mésaventures de son passé. Première arrivée au rendez-vous avec l'Histoire, la Capitale s'enflamme et déchante, le tumulte couve sans cesse sous les apparences de l'inertie.
    C'est sans doute à ces aspects que l'on doit l'abondance des traces écrites - en Roumanie et ailleurs - ayant consacré la singularité de Bucarest parmi les capitales européennes. Une vaste monographie de cette ville s'est ainsi constituée, au fil du temps, grâce à l'oeuvre d'écrivains et de peintres, d'historiens, d'anthropologues et de mémorialistes dont le florilège que nous proposons s'applique à donner un aperçu. Ce recueil comporte une mosaïque de thèmes à commencer par celui, fréquemment abordé dans la littérature mondiale, de « la montée vers la Capitale ».
    Textes de Nicolae Filimon, Cezar Petrescu, Ion Luca Caragiale, Hortensia Papadat-Bengescu, Adriana Bittel, Ioana Dragan, Mircea Cartarescu, Maria Elena Morogan, Silvia Kerim, Gabriela Adamesteanu, Marin Preda, Bogdan Suceava, Ioan Popa...
    Illustrations : photos, plans et cartes.
    A lire avant, pendant, après (où à la place d') une visite de Bucarest.

  • Dans ce désert volcanique, rongé par le sel et gorgé d'acide, le déchaînement de couleurs et de matières donne parfois l'impression étrange d'être sur une autre planète. La dépression du Danakil est le lieu le plus chaud du monde et le plus bas d'Afrique, sous le niveau de la mer. Cette région d'Éthiopie est aussi à la charnière de la guerre latente avec l'Érythrée. Une prise d'otages en 2007 et l'explosion meurtrière d'une mine en 2009 ont achevé de dresser de cet « enfer Danakil » le portrait d'une zone extrême.
    Il y a peu d'endroits plus hostiles à la vie sur terre et pourtant un peuple, les Afars, y subsistent et se sont adaptés à un monde de la rareté. Ils dépendent en grande partie d'un commerce millénaire : celui du sel, l'or blanc du désert, extrait manuellement de la croûte terrestre et transporté sur des centaines de kilomètres par des caravanes de dromadaires.
    Cet ouvrage est la première monographie, et le premier livre de photographies, sur les Afars du Danakil.
    Au fil des pages, nous suivons les caravanes du sel, à la découverte des traditions millénaires des Afars et de leur culture singulière.

  • Livre d'une route qui, pour une fois, se vit loin des avenues surpeuplées de la tentaculaire Abidjan, partant du grand pour aller vers le plus petit, du connu vers le moins connu, à la rencontre d'un peuple, d'un pays et d'une culture.
    En images et en mots, vivez la Côte d'Ivoire au coeur et hors des sentiers battus.

  • Récit photographique au fil de l'eau qui nous transporte d'Assanie, à la frontière ghanéenne, jusqu'à Sassandra, au coeur du littoral ivoirien. Région constituée d'un système écologique exceptionnel, formé d'un enchevêtrement de lagunes unique en Afrique. Les anciennes villes coloniales d'Assanie, Grand-Bassam, Bingerville, Badou, Sassandra, et la grande métropole moderne d'Abidjan offrent les repères et un fil conducteur le long de cette découverte.

  • Constantine, troisième ville d'Algérie, fascine encore aujourd'hui par sa position inexpugnable d'île aérienne nichée dans le rocher, par les vertigineuses défenses naturelles que forment son ravin et les serpentins du fleuve Rhumel.
    Sur les vestiges des numides et de leur capitale Cirta, des phéniciens et des vandales, de l'empire romain de Constantin, en passant par sa transfiguration arabe et jusqu'à l'ère moderne des dominations ottomane ou française, Constantine, multiple et inaltérable, aura été un formidable creuset des civilisations, un haut lieu de rencontres des populations amazighe, arabe, française, de convergence des religions, particulièrement de l'islam et du judaïsme, dont portent témoignage les oeuvres des hommes et des cultures qui s'y sont fondus.
    Ville des ponts, des musiques et d'un certain art de vivre, Constantine mérite d'être revisitée. Les auteurs s'attachent non seulement aux lieux et aux sites, mais aussi aux personnalités constantinoises de la politique ou de la culture (Berthier, Ben Badis, Benjelloul, Toumi, Raymond, Malek Haddad, Atlan...)

  • La méditerranée occidentale est une scène privilégiée pour les héros de la mythologie.
    Ainsi entend-on parfois dire que ulysse a rencontré la déesse circé à qerqeneh, l'actuelle kerkennah. deux îles majeures et cinq îlots principaux forment l'archipel des kerkennah, au large de sfax, sur la côte tunisienne. deux îles avec des villages encore traditionnels, et des rivages où l'aube offre encore la magie du départ en mer des felouques. d'abord habitée par une population berbère, kerkennah fut ensuite dominée par la carthage punique, puis elle connut une suite de civilisations apportées successivement par les romains de césar, les vandales de genséric, les byzantins de bélisaire...
    Avant d'être conquise au milieu du vile siècle par les arabes, puis de passer aux ottomans au xvie siècle. kerkennah vécut sous protectorat français à la fin du xixe siècle, jusqu'à l'indépendance de la tunisie 1956. le destin de l'archipel est indissociable de celui de la tunisie. terre d'histoire, terre d'exilés politiques, de courtisanes bannies - mais également siège d'un monastère chrétien -, kerkennah servit de refuge temporaire à hannibal et, deux millénaires plus tard, à habib bourguiba en mars 1945.
    Mariam brûlon nous promène à travers les âges dans cet archipel qui, malgré des périodes d'enfer, fut parfois qualifié de paradis. elle nous livre également les fruits d'une enquête auprès des kerkenniens, rapportant ainsi leur perception de l'histoire de leur terre, et leur quotidien. enfin, cet ouvrage ouvre grand la porte sur les travaux de chercheurs, kerkenniens ou non, qui tous ont à coeur la survie de kerkennah.

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