Terre De Brume

  • " L'Islande m'a offert tout ce que j'aime en photographie des lumières subtiles, des ciels d'une richesse inouïe avec cette pureté qui n'existe que dans les mondes du nord, des paysages grandioses, presque inquiétants, paysages de début ou de fin du monde...
    " Jean Hervoche rêvait à l'Islande depuis des années. Adolescent, déjà, il imaginait cette île presque ronde, perdue au milieu de la mer, entre l'Ecosse et l'Amérique, couverte de glace en hiver, dure, hostile, inaccessible... Le rêve se réalisa. Après avoir exploré les paysages de Bretagne, d'Irlande puis d'Ecosse, il décida de partir en Islande. Il y séjourna à deux reprises, en automne puis en hiver.
    Le premier séjour lui permit de visiter les grands sites, loin de l'agitation touristique de la courte saison estivale. Dans le cours de l'hiver 2000, accompagné par un guide, il pénètre au coeur de l'Islande, dans le massif de Landmannalaugar. Cet univers immaculé et vide le fascine. Mais comment photographier le néant ? " Je n'avais jamais été confronté à une telle difficulté. Soudain, le soleil apparaît an travers des nuées, peuplant tout ce vide de grandes silhouettes blanches.
    Alchimie de la lumière. Nous sommes en pleine féerie, pour un bref instant. Le temps de prendre trois clichés et tout se referme... Grâce au ciel, j'étais là pour voir et photographier cet unique instant de beauté... ". Dans ce livre, Jean Hervoche utilise toute la force et les ressources de la photographie en noir et blanc pour nous faire partager son émotion devant le spectacle d'un monde de glace et de feu, de lave et de cendres.
    Jean Hervoche a déjà publié six albums dont Iles et Ecosse, le pays derrière les noms (Terre de Brume).

  • "c'est pour moi un devoir de coeur de dire, en tête de ce livre, avec quelle joie il fut conçu, avec quelle tendresse il fut médité, avec quelle piété il fut écrit.
    Celui qui nous légua, comme un testament précieux, l'évocation de ces chapelles de bretagne retrouvait en franchissant leur seuil l'âme fervente et sereine des pèlerins d'autrefois. je revois son visage radieux, j'entends son pas plus allègre, quand, au détour d'un chemin ou au creux d'un vallon, nous apercevions l'humble silhouette d'un de ces vieux sanctuaires. puissent ceux qui liront ces pages y retrouver l'atmosphère mystique et souriante qui nous accueillait dans ces paisibles " maisons de prière ", et les aimer, comme il les aima.
    /> " mary d. le braz.

  • Skrivet eo gant Daniel Le Couédic evit ar wech kentañ istor ar re, un tri-ugent pe dost, hag o-deus kemeret perzh er "Seiz Breur", un emsav arzel. En-dro dezhañ, Pascal Aumasson, Denis-Michel Boëll, Philippe Bonnet, Denise Delouche, Prod'homme, Philippe Théallet, pep arbennigour war e dachenn, a zell pizh ouzh an arzoù pleustrek ar c'hoant ganto arneveziñ...

  • Voici nu attelage pour le moins curieux : d'une part Pierre Josse, rédacteur en chef du " Guide du Routard ", breton d'origine, jurant de la main droite qu'il est issu par la cuisse gauche des fées bretonnes au moins, de Nominoë au plus.
    Ancien soixante-huitard toujours attardé par la photo à faire ou le verre à partager. Passéiste moderne, journaliste façon " signes de piste " revisité indien de banlieues, avec, au bout de son appareil, un seul objectif : celui de traquer la poésie en noir et blanc, comme le drapeau breton. Et d'autre part, Bernard Pouchèle, romancier décalé, humoriste des errances, croyant non intégré qui cherche Dieu et l'arrêt de l'angoisse dans les mots des jours, dans le regard des femmes, dans les reflets ironiques de la nature ci parfois sous les tables des bistrots.
    Et ces deux-là ont trouvé, parait il, au-delà des gens, des lieux et des temps, une ou deux facettes de cette pierre taillée par les dieux et la mer, qu'est la Bretagne. " Deux Vagabonds en Bretagne " est un album de photos qui essaie pour le moins d'échapper aux clichés où les auteurs essaient de dire la Bretagne magique. Celle qui se cache dans les lumières de la Brière, dans le sourire entendu du paysan léonard, au fond du verre du marin du Finistère qui ne goûte l'eau que les jours de naufrage, sous les dentelles des coiffes et des crêpes, dans les fleurs et les ciels du pays de Belle-Ile, dans la solitude merveilleuse des hauts de l'Arrée et derrière les mers d'écume éclatantes qui poussent des rochers immobiles.
    Vous ne trouverez ici ni de l'exhaustif, ni du dogme, ni un guide, ni un traité. Ni même la vérité. Seulement les visions trop myopes ou trop presbytes, de deux vagabonds amoureux de la Bretagne, de ses gens et de ses trésors, de ses histoires et de sa mémoire, de ses terres et de ses mers...

  • Ouessant, Sein, Belle-Ile, Bréhat, Callot...
    Et Ys, Tolente et Occismor... Iles... Le voyage vers ces terres des confins et ces bastions du songe dépasse la simple satisfaction d'une curiosité touristique ou ethnologique. C'est, à travers un parcours d'images et de mots, une leçon de plein vent, d'air salubre, de pas rugueux, de géographie vivante, appréhendée au rythme du corps et du regard qui découvre. C'est une rêverie aussi commandée par l'isolement, le dépaysement, l'appropriation progressive d'un territoire marqué des charmes de l'avant.
    Le parcours des îles du large de l'Armorique et de l'imaginaire peut être une manière d'assouvir une faim de grands paysages originels. Parce qu'il est bon parfois de partir, de s'octroyer le temps méditatif d'une traversée dont on se désole souvent qu'il soit si court, bon d'aller tout au bout de ces confins lacérés d'écume, sur ces proues où le vent règne en maître invincible. La leçon des îles retrouve les errances et les éblouissements de l'origine.
    Elle est une griserie en permanence nourrie par les perspectives, les variations du ciel, la légende, les eaux d'émeraude, le souvenir des navigations fabuleuses et les aléas du compagnonnage marin. Philippe Le Guillou

  • L'Ecosse se trouvant actuellement à un tournant de son histoire, un nouveau livre sur ce pays, le plus contradictoire et paradoxal des pays celtiques, s'imposait.
    Mais le propos de ce livre se situe bien au-delà de l'actualité : l'Ecosse ne se contente pas de se (re)construire, elle se cherche. Présenter un pays en termes pittoresques est chose facile. Faire un bilan historicopolitique est aussi facile, de même que dresser des tableaux scientifiques. Mais pénétrer dans le lieu même, au-delà des catégories commodes, " au-delà des noms ", est beaucoup plus difficile.
    Pourtant, c'est sans doute la chose la plus nécessaire. C'est ce que tente de faire ce livre. Tout au début de la pensée occidentale, Aristote disait que le lieu est " une chose " sauvage. L'Ecosse est un des meilleurs exemples de cette " chose sauvage " en Europe, et " terre de brume " par excellence. Personne n'est plus qualifié que le poète Kenneth White, qui a déjà fait plusieurs lectures de son pays natal, pour entreprendre cette investigation.
    Il est accompagné sur son chemin tout en méandres, comme tous les vieux chemins des Hautes-Terres, par les photographies de Jean Hervoche, d'une austère et étrange beauté.

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