Anthropologie

  • Notre monde a besoin de la sagesse ancestrale pour ne pas disparaître Nouv.

    Avant de mourir, l'anthropologue Margaret Mead a exprimé la crainte qu'en glissant vers un monde plus homogène, nous ne soyons en train de jeter les bases d'une culture moderne générique et informe, qui n'aurait pas de concurrente. Elle redoutait que toute l'imagination humaine ne soit contenue à l'intérieur des limites d'une unique modalité intellectuelle et spirituelle. Son pire cauchemar, c'était que nous nous réveillions un jour sans même nous souvenir de ce que nous avons perdu. Ainsi s'exprime l'anthropologue canadien Wade Davis qui, après avoir sillonné la planète pendant plus de quarante ans, confirme dans ce livre la réalité des menaces qui pèsent aujourd'hui non seulement sur la biodiversité mais aussi sur la diversité humaine et culturelle. Dans un avenir proche, de nombreuses cultures, parmi les plus fragiles, sont vouées à disparaître. Et avec elles, des connaissances, des modes de pensée, des arts et des spiritualités : toute une mémoire ancienne qui représenterait une perte considérable pour la planète.
    De la Polynésie aux Andes, du Mali au Groënland, du Tibet à l'Australie, Wade Davis nous entraîne dans un voyage qui est tout autant un plaidoyer en faveur des cultures anciennes qu'une invitation à repenser notre monde avant qu'il ne soit trop tard.

  • La contribution des peuples amérindiens à notre histoire collective est inestimable. Techniques agricoles et nouvelles habitudes alimentaires (plus de la moitié des aliments consommés aujourd'hui viennent des Amériques), modes de gouvernement et pharmacologie moderne (dont l'usage de la quinine et de l'aspirine), développement économique et systèmes de pensée (ne serait-ce que par l'inspiration que Montesquieu, Rousseau et Marx ont puisée dans les sociétés indiennes) : ce livre fondamental, en dévoilant tout ce qu'ils nous ont apporté, bouleverse notre vision du monde et nous rappelle, plus de cinq siècles après Christophe Colomb, que l'Amérique reste à découvrir.

  • Le langage fait de nous tous, êtres humains, des créateurs, et non des créatures, en privilégiant l'audace de la pensée contre la banalité de l'évidence.
    Il invite nos enfants à la conquête, et non à la triste imitation. Il nous élève vers une spiritualité lucide en repoussant la soumission servile. Il nous incite à franchir les fossés, à accepter les différences. Il diffère la violence et déjoue la manipulation. Il nous exhorte à regarder vers le haut, même et surtout s'il n'y a personne...

    Bref, le langage est ce bien précieux, que nous devons chérir et protéger, et qui nous distingue fondamentalement de toutes les autres espèces animales. Parler, lire et écrire ne sont pas des activités parmi d'autres, mais ce qui constitue notre singularité fondamentale dans tout le règne du vivant.
    Tout ce que vous avez voulu savoir sur le langage sans jamais oser le demander !

  • Pour une écologie intelligente et humaniste. Un auteur de référence, écologiste et penseur engagé, qui fait son entrée dans la collection " Spiritualités ". L'immense succès des ouvrages de Pierre Rabhi (et récemment de La Convergence des consciences, Le Passeur, 70 000 ex vendus) et un auteur très présent en librairie. " Il est en train de devenir le penseur de référence pour les adeptes de l'écologie, les partisans de la décroissance et les sympathisants de l'altermondialisme.
    ", Psychologie.com.

  • Cet ouvrage offre un état des lieux à la fois théorique, méthodologique et empirique, de la manière dont les anthropologues traitent de la question du travail et des professions aux 20e et 21e siècles.
    L'ouvrage se centre sur différents angles d'approche du travail :
    Relativité de la notion de travail ; construction des travailleurs ;
    Pratiques langagières au et sur le travail ; que travaille-t-on et comment ; lieux et espaces du travail ; et temporalités du travail ;
    Chaque chapitre, illustré d'encarts « théorie », « méthodologie », et/ou « exemple de terrain », débute par une série de questions, soulevant ainsi un certain nombre d'enjeux associés à la thématique du chapitre.

  • Qu'est-ce que l'anthropologie des sociétés modernes ? Peut-on pratiquer l'anthropologie chez soi ? Au premier abord, ces questions peuvent sembler étranges, tant l'anthropologie reste associée aux sociétés traditionnelles et exotiques, à la distance et à l'éloignement. Pourtant, toutes les sociétés humaines peuvent aujourd'hui faire l'objet d'un discours anthropologique. La décolonisation, puis la globalisation, ont contribué à la possibilité d'un tel renouvellement de la discipline, de sorte que l'idée d'une anthropologie « chez soi » est devenue de plus en plus acceptable. Comment, dès lors, tourner vers soi-même le fameux « regard éloigné » de l'anthropologie ? L'ouvrage analyse les notions de temps, d'espace, de culture, de société et de corps, qui sont des thématiques transversales pour témoigner des diverses façons de faire de l'anthropologie de la modernité, tout en prenant en compte les dynamiques contemporaines de la globalisation et de la fragmentation.

  • Simple lobby pour s'assurer une réussite sociale, danger pour les âmes, secret de polichinelle ou initiation d'une élite aux secrets de l'humanité : les francs-maçons ont toujours suscité la controverse. L'Eglise catholique n'a jamais caché son hostilité. Beaucoup de croyants ne savent pas réellement pourquoi, et entendent quantité de discours contradictoires à ce sujet. Serge Abad-Gallardo a passé plus de vingt ans au sein des loges du Droit humain, Ordre maçonnique mixte et international, où il a occupé diverses fonctions d'officier, notamment celle de Vénérable maître et fait partie des Hauts Grades.
    Revenu à la foi chrétienne en 2012, il renonce définitivement à la fréquentation des loges à ses risques et périls. Il témoigne alors de sa foi et révèle au grand jour les véritables pratiques d'une organisation qui cultive méthodiquement le secret. Pour comprendre ce que la franc-maçonnerie recouvre exactement, il expose à partir de documents authentiques les pratiques ésotériques, alchimiques et magiques mais aussi politiques dont il a été témoin, et complète ses explications à la lumière de la Bible et des enseignements de l'Eglise.
    En fermant ce livre, chacun pourra comprendre pourquoi nombreux sont ceux qui sont séduits, et surtout nul ne pourra plus prétendre ignorer les méthodes et les intentions véritables de la franc-maçonnerie. Serge Abad-Gallardo, ancien haut fonctionnaire territorial, signe ici son sixième ouvrage. Il a passé plus de vingt ans au sein des loges du Droit Humain, Ordre maçonnique mixte et international.
    Revenu à la foi chrétienne en 2012, il livre son témoignage en parcourant la France et en donnant des conférences qui connaissent un véritable succès.

  • « Je suis en train d'écrire un texte qui intègre des aspects de mon expérience d'anthropologue politique - et qui trouve son origine dans un autre grand mouvement social, celui de Mai 68, auquel j'ai activement participé - quand les Gilets jaunes font irruption dans la vie politique.

    Au coeur de cette réflexion a surgi - incontournable - le fait que les humains, qu'on a dits si souvent enclins à obéir, à se soumettre, à plébisciter l'autorité et l'homme providentiel, manifestent une inclination puissante à s'assembler, non seulement pour débattre, mais aussi pour agir.

    L'anthropologie du temps présent offre de précieux instruments pour appréhender les tensions et les soubresauts qui se font jour un peu partout aujourd'hui.
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    Je relate dans ce livre la manière dont s'est imposée l'urgence de porter un regard différent sur le pouvoir et les lieux d'où s'énonce une parole citoyenne. » M. A.

    Une anthropologie de la politique pour comprendre ce qu'est la prise de parole publique, émergence d'une expression démocratique.

  • « Ce serait, dit-on, s'illusionner de regretter le passé, de l'idéaliser. Mais n'est-ce pas encore plus s'illusionner que d'idéaliser le progrès, de l'accueillir sans prudence ? » Cet essai ne porte pas un regard nostalgique sur un passé révolu non exempt de défauts, mais rappelle ce qui peut encore unir la société française, sa langue, sa culture, ses romans familiaux, ses clochers et ses soldats que les Français plébiscitent, ses bonnes manières même !
    Le regard acéré et plein d'humour de Gabrielle Cluzel nous propose de briser quelques codes du prêt-à-penser pour re-découvrir les qualités d'âme que la civilité a su éduquer et repérer un savoir faire qui a fait ses preuves. En décrivant une France vivante, quoique malmenée, elle ne se focalise pas sur la France d'hier, celle dont il est question ici est celle d'aujourd'hui et de demain.

  • A travers l'analyse des techniques de la chasse et de l'agriculture, de la cuisine et de l'habitation, le grand préhistorien et ethnologue que fut andré leroi-gourhan nous livre sa compréhension de l'univers techno-économique.

    " la technologie doit d'abord être vécue, pensée ensuite si le besoin s'en fait sentir (. ). il est bon d'avoir récolté un sac de pommes de terre avec un bâton pointu avant d'envisager la description des outils agricoles, et rien ne fait mieux désirer la découverte des métaux qu'un arbre abattu et débité avec une hache de silex. " fidèle à ce conseil, l'auteur du geste et la parole éclaire ici tous les pans de la vie en société et fait prendre conscience de l'industrieuse alliance entre la main et le milieu.

  • A l'heure où la théorie évolutionniste est parfois mal interprétée, détournée et surtout largement contesté par les créationnistes, il paraissait essentiel de proposer une version de L'Origine des espèces de Charles Darwin accessible à tous. Car si le texte original de cette oeuvre, qui a marqué l'histoire de l'humanité, passionne et demeure mondialement connu, il n'est finalement que très peu lu de nos jours.
    C'est pourquoi ce récit, superbement illustré par Georgia Noël Wolinski et adapté par Bernard-Pierre Molin, propose de (re)découvrir, de manière attrayante et ludique, ce livre qui a changé la pensée des hommes.

  • Bébés sur mesure

    Blanche Streb

    • Artege
    • 18 Avril 2018

    Les extraordinaires avancées de la science placent entre nos mains de nouveaux pouvoirs, des plus prometteurs aux plus menaçants. Avec la possibilité d'intervenir aujourd'hui sur l'origine de la vie humaine, nous sommes entrés dans l'ère du « bébé sur mesure ». Dans cet essai décapant, l'auteur nous entraîne à explorer ce qui se trame dans le secret des labos, où des bébés génétiquement modifiés sont déjà nés.À quoi ressemblerait le « monde des meilleurs », un monde où les êtres humains, en plus d'être triés, seraient améliorés, voire « augmentés » ? Les générations futures seront-elles encore libres de faire des bébés sous la couette ou allons-nous vers un « avenir sans sexe » où la fabrication des bébés serait confiée à des experts ?Ce livre accessible à tous aide à saisir les basculements qui s'opèrent dans le domaine de la procréation artificielle. Avec un optimisme réaliste, Blanche Streb appelle à une prise de conscience sur le fol emballement de la technique qui nous détourne d'un progrès pleinement humain et propose quelques clés pour encourager un sursaut éthique pour l'humanité.« Quel homme voulons-nous dans le monde de demain » ? Cette question se pose à chacun...
    Blanche Streb est docteur en pharmacie. Après avoir travaillé douze ans en recherche et développement dans l'industrie pharmaceutique, elle est aujourd'hui directrice de la formation et de la recherche pour Alliance VITA.

  • Qui étions-nous  ? Pour répondre à cette question, Paul Jorion dresse l'inventaire de ce que nous, êtres humains, avons pu comprendre jusqu'ici de notre destin. Il convoque pour ce faire les phares de notre réflexion sur nous-mêmes, certains aux noms attendus  : Confucius, Socrate, Aristote, Paul de Tarse, Hegel, Nietzsche et Freud, ou moins attendus, tels Machiavel, Shakespeare et Victor Hugo, voire inattendus, comme Mao Tse-toung et Jacob Taubes.
    Cette évaluation est réalisée en vue d'assurer notre salut, lequel est sérieusement compromis aujourd'hui, dans un contexte de destruction accélérée de nos conditions de vie à la surface de la Terre. Le scénario le plus optimiste parmi les plus plausibles a cessé d'être celui de machines de plus en plus intelligentes à notre service, pour être celui de notre remplacement pur et simple par celles-ci. Si nous voulons survivre en tant qu'espèce, il nous faut sans plus tarder passer la vitesse supérieure. Il faut pour cela réunir l'équipe de ceux qui ne se résolvent pas à notre disparition, des femmes et des hommes qui soient précisément résolus, bâtissant sur les principaux acquis de l'humain, de la réciprocité au génie technologique. C'est l'appel lancé dans cette Défense et illustration du genre humain.
      Anthropologue et sociologue, Paul Jorion révolutionne depuis dix ans le regard que nous portons sur la finance et l'économie. Il a récemment publié chez Fayard À quoi bon penser à l'heure du grand collapse  ?

  • Grand classique de l'histoire de l'anthropologie française du XVIIIe siècle, l'ouvrage de Michèle Duchet, professeur à l'ENS de Fontenay, a paru pour la première fois en 1971.
    En analysant les pensées sur l'homme de Buffon, Voltaire, Rousseau et Diderot, Michèle Duchet y définissait la nature de ce nouveau savoir encore profondément marqué par la philosophie. La postface de cette nouvelle édition, signée par l'historien de l'anthropologie Claude Blanckaert, nous rappelle le contexte intellectuel de cette publication et son importance dans les vifs débats de ces trente dernières années autour de la question de l'homme.
    Entre anthropologie structurale et " mort de l'homme ", Michèle Duchet aura plaidé pour un humanisme pratique.

  • Pendant longtemps, l´anthropologie a été associée à l´étude des peuples exotiques et lointains. Dès sa constitution, elle a cependant poursuivi un autre objectif, celui de transcender les particularismes et de penser les sociétés dans leur ensemble. À une époque marquée par la globalisation, son privilège scientifique réside précisément dans cette capacité de varier les échelles d´observation et d´articuler l´universel et le particulier.
    Plus qu´une simple introduction, cet ouvrage a pour ambition de présenter les débats et les orientations qui ont traversé et traversent actuellement la discipline, d´interroger sa démarche et ses méthodes et de l´inscrire dans l´histoire de la pensée de l´altérité.
    En abordant des problématiques en prise avec les transformations que le monde a connues ces dernières décennies (gouvernance mondiale, multiculturalisme, postcolonialisme, hégémonismes divers, conflits de mémoires, guerres et violences extrêmes...), il souligne enfin que les questions épistémologiques qui se posent à l´anthropologie sont aussi des questions politiques.
    Cette nouvelle édition revue et augmentée analyse les plus récentes recherches et études effectuées par la discipline.

  • Comment les Amérindiens ont-ils perçu l'alphabet occidental ? Que sait-on de leurs propres écritures ? Quels rôles leur ont-ils fait jouer au sein de leurs dispositifs politiques ou religieux ?

    Les colonisateurs, et les anthropologues après eux, ont longtemps considéré les sociétés amérindiennes comme dépourvues d'écriture, alors qu'elles employaient des techniques subtiles d'inscription graphique, le plus souvent dérobées aux yeux des observateurs extérieurs. La fameuse « Leçon d'écriture » de Claude Lévi-Strauss dans Tristes tropiques est le témoin magistral de ces malentendus. Cette scène mythique, discutée en son temps par Jacques Derrida, est ici disséquée et repensée.

    En étudiant les conceptions amérindiennes de l'écriture, fragmentées et disséminées dans les arts graphiques, les mythes, les discours des chefs et les rituels des chamanes et des messies, Pierre Déléage établit les coordonnées d'une anthropologie inversée, par laquelle ce sont cette fois les colons et leur culture qui sont pris comme objets de pensée. Ce faisant, il met au jour les conditions épistémologiques et politiques de toute enquête anthropologique, tout en laissant sourdre dans la composition même du livre la violence, symbolique et réelle, qui a donné dans les sociétés amérindiennes forme et valeur à la notion d'écriture.

  • Qu'est-ce qui fait l'humanité de l'homme, qui le détache de l'animalité, du tout biologique ?

    À la question anthropologique fondamentale, cette conférence répond en associant l'animal humain et la blessure une blessure première, primitive : le phénomène de la parole.

    La parole sépare l'homme des autres espèces et de sa propre opacité animale, elle introduit en lui la conscience réflexive qui implique de se savoir mortel et fait surgir la question existentielle de l'identité / altérité. Radicalement soustrait à la relation directe avec le monde, l'individu est arrimé à l'ordre langagier et enchaîne le monde au langage. Dès lors s'instaure l'interlocution de l'homme avec lui-même et avec le monde, devenu figure de l'altérité.

    Ainsi compris, ce fait structural détermine la condition humaine. Il éclaire la fragilité des civilisations, la délicate construction de l'homme et de la société, le lien entre le principe de raison et l'institutionnalité, mais aussi cet enjeu que l'Occident appelle la religion.

    La conférence de Montpellier fait suite à la série de mes Leçons, à laquelle s'ajoutent des livres synthétiques, comme De la Société comme Texte ou Sur la question dogmatique en Occident, tous parus aux éditions Fayard.

  • L'Afrique fut durablement considérée comme un continent enfoui dans sa ruralité. Les historiens de l'Afrique ont assez peu écrit sur les villes, surtout anciennes (précoloniales), ils ont laissé ce champ à quelques anthropologues et, à partir de l'époque coloniale, aux géographes. Il ne s'agit pas, ici, de « réhabiliter » purement et simplement une Afrique urbaine oubliée : le continent subsaharien fut, en très grande majorité, peuplé de paysans, à plus de 95, sinon 99 %. Mais, pour peu nombreuses et minoritaires qu'elles furent, les villes n'en ont pas moins été présentes, comme ailleurs, tout au long de son histoire. Qui plus est, elles ont joué - elles continuent de jouer - un rôle essentiel de creuset et de diffuseur culturel, d'accélérateur des mutations sociales et politiques. Elles ont, à leur façon, exercé une influence sans commune mesure avec leurs dimensions apparentes.

  • Les études savantes au sujet de l'humain ne manquent pas. L'anthropologie est l'une des disciplines majeures des sciences humaines. Le présent ouvrage a pour objectif de populariser cette science. Gammes humaines aux multiples sonorités propose donc 100 courtes réflexions et méditations au sujet de l'humain.
    Après un prélude, émergent dix gammes fondamentales, assises de l'ouvrage. Onze variations expliquent ensuite les innombrables potentialités de l'humain. Ce recueil est une invitation à redécouvrir la grandeur de l'Homme qui, à l'heure de la robotique, peut encore tenir debout et se projeter vers l'avenir.


    François-Eugène Wernert est Maître de conférences en théologie pratique et pastorale. Il est habilité à diriger des recherches à l'Université de Strasbourg. Docteur en théologie catholique, il est aussi titulaire d'un diplôme approfondi de musicologie. L'alternance d'ouvrages universitaires et de recueils de spiritualité accompagne sa ligne de créativité. Son ouvrage, Le dimanche en déroute - Les pratiques dominicales dans le catholicisme français au début du 3e millénaire, a reçu le prix européen du meilleur livre de théologie décerné par l'Association européenne de théologie catholique en août 2011 à Wien.

  • L'objet de cet ouvrage est d'explorer un champ de spécialisation classique de l'anthropologie sociale : celui de l'économique. Il dresse un état des lieux du domaine et en présente les divers aspects (production, distribution, échange, consommation), exemples à l'appui.
    Parcourant une large palette de sociétés, l'auteur illustre la diversité des procédures économiques et montre en quoi elles sont fonction de la pluralité des cultures. En ce sens, il expose les modalités de la pensée « traditionnelle », les grands courants d'exégèse, les rituels sociaux célèbres (potlatch, kula), la distinction entre sociétés du don et sociétés du marché, les rapports entre richesses et pouvoir, les rôles de la « monnaie primitive », la force structurante des rapports de parenté, les visages de l'économie informelle...
    Cette approche du rapport complexe et divers de l'homme aux réalités matérielles mène à un réexamen critique de catégories conceptuelles (surplus, profit, valeur, etc.), loin de toute conception restrictive de l'économie.

  • Dès sa naissance, l'homo sapiens est doté d'une faculté imaginaire que ses expériences successives déploieront en une certaine configuration. Ainsi, chaque personne devient « quelqu'un », parlant telle langue au sein de tel environnement et telle culture.
    Dans ce rétrécissement du potentiel d'origine, la tâche permanente qui échoit à chacun, à quelque âge que ce soit, consiste à ne pas échapper aux pans essentiels du soi dont il est dépositaire.
    Utilisant la théorie des structures anthropologiques de l'imaginaire, selon Gilbert Durand, puis le test AT.9 d'Yves Durand, Raymond Laprée démontre comment à 9, 10, 11 ou 12 ans, un jeune vit de son imaginaire, et il promeut conséquemment une façon d'accompagner adéquatement le « cheminement vers soi » de chacun. Trente cas réels sont étudiés, classés selon leurs forces structurantes et déployés en un mode d'accompagnement qualifié de psychagogique, visant à préparer en chaque personne un terreau propice à son épanouissement optimal comme être humain.
    Cette intention peut être reprise par toute personne soucieuse du bien-être d'un jeune, que ce soit en famille, à l'école ou en société, mais aussi être utile pour accompagner une personne de tout âge, l'imaginaire étant constitutif de notre nature humaine.

  • La protection de l'environnement est aujourd'hui un enjeu planétaire générateur d'un droit spécifique, d'une idéologie, de politiques publiques et même d'un business florissant. Doté d'une exceptionnelle biodiversité, le Gabon n'échappe pas à cette préoccupation.
    L'État gabonais s'est engagé depuis l'Indépendance dans une politique environnementale résolue. Pourtant, un hiatus apparaît entre les politiques publiques mises en place et leur réception par le corps social.
    Cet essai analyse la confrontation entre deux logiques opposées. Celle de la société bantu est en effet aux antipodes de celle ayant cours aujourd'hui et qui est le produit de la civilisation-monde judéo-chrétienne : l'homme traditionnel bantu ne se préoccupait pas de protéger la nature, il se contentait de la respecter dès lors qu'il se considérait comme en faisant partie. En conséquence, il n'avait nul besoin de construire un appareil conceptuel visant la protection de la nature (ou de l'environnement) car ce souci de protection repose sur l'idée que la nature a subi des agressions (du fait de la domination de l'homme) dont il faudrait désormais la protéger.

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