Sciences politiques & Politique

  • Simone Veil accepte de se raconter à la première personne. Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée, en France et à l'étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps. Elle s'y montre telle qu'elle est : libre, véhémente, sereine.

  • Une terre promise

    Barack Obama

    • Fayard
    • 17 Novembre 2020

    Un récit fascinant et profondément intime de l'histoire en marche, par le président qui nous a insufflé la foi dans le pouvoir de la démocratie.

    Dans le premier volume passionnant et très attendu de ses mémoires présidentiels, Barack Obama raconte l'histoire de son improbable odyssée, de jeune homme en quête d'identité à dirigeant du monde libre, retraçant de manière singulièrement détaillée et personnelle son éducation politique et les moments emblématiques du premier mandat de sa présidence historique - une période de transformations et de bouleversements profonds.

    Barack Obama entraîne le lecteur dans un voyage fascinant, depuis ses toutes premières aspirations politiques à sa victoire cruciale aux primaires de l'Iowa, qui démontra le pouvoir de l'engagement citoyen, jusqu'à la soirée décisive du 4 novembre 2008, lorsqu'il fut élu 44e président des États-Unis, devenant ainsi le premier Afro-Américain à accéder à la fonction suprême.

    En se retournant sur l'histoire de sa présidence, Barack Obama propose une exploration unique et pénétrante de l'amplitude phénoménale mais aussi des limites du pouvoir présidentiel, ainsi qu'un témoignage singulier sur les ressorts de la politique intérieure et de la diplomatie internationale. Il fait entrer le lecteur dans le Bureau ovale et la salle de crise de la Maison-Blanche, et l'emmène partout dans le monde, de Moscou à Pékin en passant par Le Caire. Il nous confie les réflexions qui l'ont occupé à certains moments cruciaux - constituer son gouvernement, faire face à une crise financière mondiale, prendre la mesure de Vladimir Poutine, franchir des obstacles en apparence insurmontables pour faire aboutir la réforme sur le système de santé, se retrouver en profond désaccord avec certains généraux sur la stratégie des États-Unis en Afghanistan, s'atteler à la réforme du marché financier, réagir face au désastre provoqué par l'explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, et enfin donner le feu vert à l'opération Neptune's Spear qui conduit à la mort d'Oussama Ben Laden.

    Une terre promise est un récit extraordinairement intime et introspectif - l'histoire du pari qu'un homme a lancé à l'Histoire, d'un militant du travail associatif dont la foi a été mise à l'épreuve sur la scène internationale. Barack Obama parle sans détours de ce véritable numéro d'acrobatie qui a consisté pour lui à être le premier candidat afro-américain à la présidence, à porter les attentes de toute une génération galvanisée par le message de « l'espoir et du changement » et à relever les défis que posent à la conscience morale les grandes décisions. Il évoque en toute franchise les forces d'opposition qui se sont dressées contre lui, sur le front domestique comme à l'étranger, la façon dont sa nouvelle vie à la Maison-Blanche a pu affecter sa femme et ses filles, et parle sans fard des moments où il s'est retrouvé en proie au doute et à la déception - sans jamais renoncer pour autant à croire que dans cette formidable aventure en marche qu'est l'Amérique, le progrès est toujours possible.

    Ce livre puissant et magnifiquement écrit est l'expression de la conviction profonde de Barack Obama : la démocratie n'est pas un don du ciel mais un édifice, fondé sur l'empathie et la compréhension mutuelle, que nous bâtissons ensemble, jour après jour.

  • Affronter Nouv.

    Affronter

    François Hollande

    • Stock
    • 20 Octobre 2021

    « Être utile pour un ancien président, c'est être libre.Libre de s'appuyer sur son expérience pour juger de la situation du pays et de l'état du monde. Libre de penser sans fard, sans désir de plaire, sans crainte de déplaire et sans rien rechercher pour lui-même.Libre, surtout, d'alerter les Français sur la gravité des choix qui les attendent. Pour affronter la mutation écologique, pour affronter ce monde de plus en plus dangereux, pour affronter les divisions qui fracturent la nation, je veux ici ouvrir une voie nouvelle. »F. H. Dans ce livre écrit avec la vivacité et la sagacité qu'on lui connaît, François Hollande passe en revue, au fil de portraits acérés, les prétendants déclarés dans la campagne présidentielle la plus cruciale de la Ve République. Il détaille les défis majeurs que la France doit affronter dans les cinq ans qui viennent, et expose les solutions originales qui permettront au pays de surmonter les multiples crises qui l'assaillent. Un guide brillant, réfléchi et indispensable pour s'y retrouver avant le scrutin de 2022.

  • L'art de la guerre

    Sun Tzu

    Le premier traité de stratégie au monde, rédigé aux alentours du Ve siècle avant J-C. Il développe en fait une philosophie fondée sur la réflexion et la psychologie, dont l'idée dominante est que l'objectif de la guerre est de contraindre l'ennemi à abandonner la lutte, y compris sans combat, grâce à la ruse, l'espionnage et une grande mobilité : il s'agit donc de s'adapter à la stratégie de l'adversaire, pour s'assurer la victoire à moindre coût.

  • Macron, les leçons d'un échec : comprendre le malheur français II Nouv.

    Le « dégagisme » qui s'est exprimé avec l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République a résulté de la prise de conscience d'une impasse française imputée à ses prédécesseurs et concurrents. Il a incarné la promesse d'y échapper. Cela donne au bilan de son action une portée particulière. Dans quelle mesure est-il parvenu à se saisir des causes de ce malaise et à y remédier ?

    Dans la ligne de l'analyse développée dans Comprendre le malheur français, ce livre analyse les réussites et les échecs d'un quinquennat pas comme les autres.

  • Du 15 mai 2017 au 3 juillet 2020, Édouard Philippe a été Premier ministre et Gilles Boyer son conseiller avant d'être élu député européen. Depuis vingt ans, ils ont partagé tous les combats et ont vécu ensemble ces 1 145 jours à Matignon. Il en reste des images, des moments, des lieux, des rencontres, des décisions difficiles, des crises violentes et imprévues : en définitive, des impressions qui peuvent, parfois, laisser entrevoir quelques lignes claires.

    Édouard Philippe et Gilles Boyer nous offrent un livre majeur, un témoignage exceptionnel, entre le récit et l'essai sur l'art de gouverner. C'est une leçon d'histoire et un éclairage unique sur les actes, les lieux, les hommes du pouvoir.

  • Raymond Aron avait analysé en son temps l'emprise du communisme sur les esprits dans L'opium des intellectuels.
    Et si l'opium des élites était aujourd'hui l'européisme ?
    On nous endort tous les cinq ans en nous promettant des lendemains qui chantent, alors que les vrais choix politiques ont été opérés il y a plus de trente ans. Et n'ont jamais été expliqués aux Français, auxquels on a au contraire raconté des fables lénifiantes.
    « La gauche devrait-elle opter pour l'Europe contre le socialisme, ou pour le socialisme contre l'Europe ? » s'interrogeait François Mitterrand dans une longue tribune publiée dans Le Monde en 1968. Eh bien, c'est précisément François Mitterrand une fois Président qui, avec le tournant de mars 1983 puis l'Acte Unique européen de 1986, a fait prendre à la France puis à l'Europe entière le chemin du fédéralisme. De sorte que loin d'être un bouclier contre la dérégulation, comme il nous a été répété à l'envi, l'Europe fut la matrice, puis le vecteur de la mondialisation libérale.
    Mieux (ou pire) : ce sont les Français qui ont été les chevilles ouvrières du néo-capitalisme financier, les anglo-saxons ne faisant que s'engouffrer dans la brèche que nous avons nous-mêmes ouverte, avec Fabius et Beregovoy au pouvoir en France, Delors et Lamy à la tête de la commission européenne, Chavranski à l'OCDE, Trichet à la Banque centrale européenne (BCE), Camdessus au FMI et Lamy à l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce).
    La civilisation européenne était supposée reposer sur l'État, plus l'État-Nation, plus l'État de droit, plus l'État-Providence. Or, l'État perd son pouvoir, l'État-Nation est voué aux gémonies au profit d'un fédéralisme hors-sol qui s'apparente à une religion politique, et l'État-Providence fut sacrifié, jusqu'au « quoi qu'il en coûte » de Macron, sur l'autel de la rigueur Maastrichienne.
    Cela s'appelle l'abdication d'une démocratie, selon la belle mise en garde de Pierre Mendès France: « L'abdication d'une démocratie: la délégation de tous les pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique ».
    Résultat : aucune majorité présidentielle ou parlementaire n'a été reconduite en France depuis 1983, le FN est passé de 0,8% des voix à plus de 25%, le pouvoir régalien parait illégitime ou impuissant, et ce que les élites appellent le « populisme » gronde.
    On connait la formule de Georges Bidault (ministre des Affaires étrangères) en 1953: « Faire l'Europe sans défaire la France ». Nous avons défait la France en catimini au nom de l'Europe, sans pour autant parvenir à faire l'Europe démocratique qu'attendent les peuples et pour laquelle plaide l'auteur. Nous avons en somme perdu sur les deux tableaux.
    Un sursaut est possible : après une analyse au scalpel de la décomposition française (première partie) et une déconstruction non moins rigoureuse de l'idéologie européenne (deuxième partie), c'est à quoi se consacre la troisième partie de cet ouvrage.
    Un essai politique de fond, puisant aux meilleures sources françaises et internationales, puissant et argumenté, qui fera date tant il remet en cause les opinions convenues.

  • Poète, essayiste, mémorialiste, Thoreau est l'auteur de l'inoubliable "Walden ou la Vie dans les bois". Ptrès de cent cinquante ans après sa parution, "La Désobéissance civile" qui s'ouvre sur cette pensée toujours actuelle : "le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins", demeure l'un des plus beaux pamphlets contre l'Etat qui, d'André Gide à la Beat Generation, a exercé une influence déterninante.

  • Avec près de 300 cartes et graphiques couvrant lescinq continents, l'Atlas géopolitique mondial 2022 constitue unoutil d'analyse sans équivalent dont le contenu est renouvelé chaque année. Cette édition aborde près de 100 événementsmarquants de l'actualité internationale, ainsi que dessujets moins médiatisés, mais tout aussi nécessaires à la compréhension des grands enjeux mondiaux. Le départ deDonald Trump de la Maison Blanche et l'arrivée de Joe Biden,une décennie de guerre en Syrie, la démocratie en Afrique,la situation en Somalie ou à Cuba, et surtout l'épidémiede Covid-19 et ses effets, sont étudiés. Cette maladie aurabouleversé nombre de sociétés, tout en permettant à certainsrégimes de se durcir. Un atlas incontournable pour tous ceuxqui s'intéressent aux relations internationales et souhaitenten saisir de manière claire et accessible toute la complexité.

  • « Ce que nous avons vécu a déjà été joué. À New-York. Lors d'une réunion ou plutôt d'un exercice de simulation d'une pandémie de coronavirus, le 18 octobre 2019 ; tout a été filmé et se trouve sur internet. Cela s'est passé plusieurs mois avant la survenance du virus. En réalité, les participants - les géants du capitalisme de surveillance- anticipaient ainsi la catastrophe à venir. Ils avaient voulu un monde d'un seul tenant, sans cloisons. Ils savaient que ce monde-là serait hautement pathogène. Ils le savaient et ils s'y préparaient. Ils attendaient la pandémie et ils la voyaient venir. Quand elle survint, ils la saluèrent comme « une fenêtre d'opportunité ». Pour les rentiers du numérique et de la Big Tech, ce fut une aubaine. Mais aussi pour les gouvernements qui mirent au ban d'essai l'idée d'une « société disciplinaire ». Ainsi les élites globalisées ont-elles préparé le jour d'après. Occasion rêvée pour tout changer, changer la société, changer de société. Et imposer enfin leurs codes de désocialisation, leur esthétisme woke, leur idéologie du Bien total. ».
    Ayant entre les mains des éléments d'information fiables, recoupés, glaçants, Philippe de Villiers a décidé de prendre la plume pour alerter les Français, en espérant contribuer ainsi à l'insurrection des consciences.

  • Libéraux et nationalistes ont plus de points communs dans leur stratégie politique qu'il n'y paraît. Il est important de redéfinir une lutte des classes qui s'attaque aux vrais problèmes : la financiarisation de l'économie, la mondialisation, le productivisme responsable de la dégradation de l'environnement et les inégalités.
    Partout les cadeaux fiscaux en faveur des plus riches se multiplient au même rythme que les coupes budgétaires pour les plus pauvres. Une minorité d'individus s'accapare une part importante des richesses tandis que la majorité de la population subit la dégradation des services publics, les fins de mois difficiles et le manque d'espérance.
    Des gilets jaunes aux banlieusards en passant par les cadres et les agriculteurs, cette majorité délaissée est multiple, et sa division est largement instrumentalisée par la minorité dominante et les partis politiques. La lutte des classes a laissé place à une lutte entre pauvres.
    Pour sortir de l'impasse, il faut que « les délaissés » se constituent en une classe majoritaire à même de soutenir une lutte commune : celle d'en finir avec le modèle économique actuel pour proposer un autre projet répondant aux urgences sociale et écologique.

  • La force de la non-violence Nouv.

    La force de la non-violence

    Judith Butler

    • Fayard
    • 20 Octobre 2021

    Alors que le recours à la violence est souvent présenté comme le mode de résistance le plus radical, Judith Butler propose de régénérer la non-violence comme idéal. La non-violence, ce n'est pas la passivité ni le renoncement à l'action. Ce n'est pas le pacifisme naïf ni l'aspiration inconséquente à une forme de pureté morale. Ce serait plutôt une entreprise politique agressive de rupture avec le monde et ses propres impulsions.
    Défendre la non-violence comme idéal, serait-ce idéaliste ? Pour Judith Butler, la non-violence est au contraire nécessaire dans des temps comme les nôtres, quand ceux qui prennent position pour la violence reproduisent les cadres et les pratiques institués.
    Judith Butler propose ainsi de constituer la non-violence comme nouvel imaginaire politique. À travers ses discussions de Fanon, Freud, Benjamin, Arendt, Foucault..., elle entreprend de fonder une éthique politique sur les notions d'interdépendance, d'égalité et d'anti-individualisme.
    Ce livre s'est imposé dès sa parution comme un classique de la théorie politique contemporaine.

  • « Ma carrière, commencée un an après l'élection de Ronald Reagan et conclue deux ans après celle de Donald Trump, s'est inscrite dans un moment particulier de l'histoire qu'à défaut d'un autre terme, j'appelle le «néo-libéralisme». Fondé, en économie, sur la souveraineté du marché, sur la méfiance vis-à-vis de l'État et sur l'ouverture des frontières et, en politique étrangère, sur la conviction de la supériorité des valeurs de l'Occident, ce modèle s'est imposé partout. ».
    Après trente-sept ans au Quai d'Orsay à occuper les postes les plus prestigieux, Gérard Araud analyse ici la longue séquence historique dont il a été un acteur et un témoin privilégié.

  • Le moment est venu de dire ce que j'ai vu Nouv.

    Sa carrière d'homme politique achevée, Philippe de Villiers révèle, avec la verve qu'on lui connaît, les dessous de la classe politique qu'il a côtoyée.

    « J'ai été un homme politique. Je ne le suis plus. Ma parole est libre. Je suis entré en politique par effraction. Et j'en suis sorti avec le dégoût.

    Le désastre ne peut plus être maquillé. Partout monte, chez les Français, le sentiment de dépossession. Nous sommes entrés dans le temps où l'imposture n'a plus ni ressource ni réserve. La classe politique va connaître le chaos. Il n'y a plus ni précaution à prendre ni personne à ménager. Il faut que les Français sachent. En conscience, j'ai jugé que le moment était venu de dire ce que j'ai vu. ».
    Philippe de Villiers

  • Penser le communisme Nouv.

    Le communisme est un cas unique dans l'histoire.
    Aucune doctrine n'a connu un engouement de cette ampleur si rapidement, aucune n'a conquis autant de pays en si peu de temps, aucune n'a provoqué de tels dégâts humains, aucune n'a réussi à conserver pareille force d'attraction en dépit de son échec, aucune ne laisse à ce point de regrets.
    Pourtant, hors de l'apologie ou du rejet dont les régimes communistes ont pu être l'objet, au-delà de la sanctification de l'idéologie ou de sa condamnation, ce phénomène exceptionnel continue d'échapper pour l'essentiel à une réflexion de fond.
    D'ou vient le communisme, de quel processus historique est-il l'aboutissement, à quoi correspond son apparition dans l'évolution des sociétés humaines, pourquoi a-t-il tant séduit, qu'est-ce qui explique sa faillite, pour quelles raisons son deuil est-il si difficile à porter, sa fin est-elle définitive, peut-il muter et si oui de quelles manières ?
    Ce livre répond à ces questions.
    Penser le communisme de nos jours, c'est sonder les aspirations humaines les plus profondes, c'est en révéler les cicatrices laissées, c'est en estimer l'évolution possible.

  • Le traître et le néant Nouv.

    Après Sarkozy et Hollande, ils ont enquêté sur Emmanuel Macron. Plus de cent dix témoins de premier plan parlent, à visage découvert, crûment.
    Ils confient aussi leurs documents.

    Les auteurs racontent le pouvoir solitaire d'un homme suprêmement habile, éperdu de lui-même. Ils révèlent les dessous de la conquête de l'Élysée, puis l'exercice de la toute-puissance, et la vaine quête d'une idéologie.

    La trahison a enfanté le néant.

  • Dans cet essai qui a beaucoup été repris dans la presse, Cynthia Fleury rappelle qu'il n'y a pas de courage politique sans courage moral et montre comment la philosophie permet de fonder une théorie du courage qui articule l'individuel et le collectif. Un texte aussi passionnant à lire pour soi que pour réfléchir aux graves défis auxquels sont confrontées nos démocraties.

  • Revendiquons le droit à la désobéissance Nouv.

    Quand l'état d'urgence sanitaire a été décrété en octobre 2020, ni le Parlement, ni les citoyens, sidérés, ne s'y sont opposés. Pourtant, notre démocratie souffre dans ses fondements même : la suite des régimes d'exception qu'elle connaît depuis plusieurs années donne des prérogatives toujours plus importantes à l'État. Surtout, l'épidémie de Covid-19 aura été une formidable occasion de banaliser les outils de contrôle et d'y accoutumer les citoyens. Cette manière de gouverner a des conséquences lourdes sur la justice et sur la société. Cela pourrait être plus grave encore si un parti extrémiste arrivait au pouvoir.
    L'avocat Vincent Brengarth et le journaliste Jérôme Hourdeaux sont à la fois les témoins privilégiés de la dérive à l'oeuvre contre les libertés publiques et les vigies attentives qui la combattent tous les jours. En ces temps d'affaiblissement extraordinaire des contre-pouvoirs, ils dressent un bilan implacable du quinquennat Macron, du tournant répressif contre ceux qui concourent à l'expression de la pluralité des opinions (gilets jaunes, zadistes, lanceurs d'alerte...), de l'illusoire course à la sécurité. Pour mieux nous inciter à résister à la surveillance généralisée.

  • Sécurité intérieure s'inscrit dans une brûlante actualité en évoquant d'abord les questions traditionnelles de la sécurité des Français. La délinquance subie par la population au quotidien, la manière de gérer les manifestations dérapant vers des épisodes violents sans remettre en cause les principes républicains.Sécurité intérieure évoque aussi les deux fléaux qui viennent de l'extérieur, le terrorisme et la cybercriminalité.Ce nouvel opus de Pierre Joxe veut apporter une réponse mêlant à la fois le fruit de l'expérience de son auteur, l'étude comparative internationale et l'analyse des tendances actuelles.
    Sécurité intérieure s'inscrit dans l'actualité en évoquant d'abord les questions traditionnelles de la sécurité des Français.

    Quelle stratégie de sécurité publique adopter pour endiguer la délinquance qui pèse sur la vie de nos concitoyens ?

    Comment gérer les manifestations dérapant vers des épisodes violents sans remettre en cause les principes du maintien de l'ordre républicain protégeant les libertés et l'intégrité physique de tous ?

    Faut-il développer sans limites la collecte, le fichage et le stockage des données personnelles (y compris médicales et biologiques) pour faciliter la lutte de la Police judiciaire contre le crime ? Bref, quelles sont les valeurs, les finalités et les moyens qui doivent servir une action efficace des forces de l'ordre républicaines au XXIe siècle ?

    Sécurité intérieure aborde aussi les nouveaux problèmes posés par le terrorisme depuis vingt ans et par la cybercriminalité plus récemment.
    Sécurité intérieure veut apporter une réponse mêlant à la fois le fruit de l'expérience et l'étude comparative internationale.

  • Geoffroy de Lagasnerie poursuit son entreprise critique avec la déconstruction des catégories politiques dans lesquelles nous baignons.
    « La naissance du sujet politique est un moment de pure imposition. Lorsque nous venons au monde, nous sommes jetés sur un territoire : l'État nous envoie des papiers que nous n'avons pas demandés et nous dit : tu m'appartiens. L'expérience politique n'est pas celle de la constitution et du consentement. C'est celle de la capture et de la soumission à la volonté de l'autre. Le sujet politique ne saurait dès lors être perçu comme un sujet qui contracterait ou qui délibèrerait. C'est d'abord un territoire occupé à qui la Loi vient de l'extérieur. ».

    La théorie politique ne cesse d'ordinaire de penser à travers des abstractions : le contrat social, la citoyenneté, la souveraineté populaire, la volonté générale... Mais comment la réalité apparaît-elle sitôt que l'on rompt avec ces fictions ? Geoffroy de Lagasnerie répond en déployant une approche qu'il appelle « réductionniste », qui le conduit à faire vaciller les oppositions classiques entre démocratie et colonie, force légitime et violence illégitime, État de droit et arbitraire...

    Un ouvrage qui renouvelle profondément les cadres de la théorie politique.

  • PAR L'AUTEUR DU BEST-SELLER Y A-T-IL UNE ERREUR QU'ILS N'ONT PAS COMMISE?Sanctionné par le pouvoir, déchargé en 24 heures de son poste de chef de service, harcelé par ses critiques, Christian Perronne persiste et signe.Mais dans ce nouveau livre accablant l'auteur va plus loin.Pourquoi ne peut-on plus débattre librement en France, notamment de tout ce qui touche à la santé publique ?Comment expliquer la survie prolongée des incompétents qui font de la lutte contre la Covid-19 un spectacle tantôt pathétique, tantôt comique ?Pourquoi le ministre de la Santé, Olivier Véran change-t-il si souvent d'avis ? Jusqu'où va l'influence de Big Pharma sur son ministère ?Au fait, d'où vient réellement cette épidémie ?La chloroquine est-elle vraiment dangereuse ? Qu'en pensent les experts en France mais aussi à l'étranger ?Ce témoignage nécessaire, courageux, est servi par une écriture féroce, et nourri de faits précis. Il interpelle chacun d'entre nous.Le Professeur Christian Perronne a été chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital de Garches. Pendant quinze ans il a été l'un des principaux conseillers en matière de santé publique de plusieurs gouvernements. Bien que faisant l'objet de plusieurs procédures administratives et judiciaires, il est toujours médecin et reste l'un des spécialistes reconnu des virus.

  • En vert et avec tou.tes

    Julien Bayou

    • Lattes
    • 8 Septembre 2021

    Il paraît que les écologistes sont rétrogrades. Qu'ils veulent revenir au modèle Amish. On dit d'eux qu'ils sont des amateurs, un mix de baba cool et de zadistes. Pourtant, ils sont désignés comme l'ennemi numéro un du pouvoir...
    Mais un adversaire n'est-il pas une alternative ? Pour la décrire, Julien Bayou prend la plume. Il déconstruit les attaques, décrit la révolution de velours dont la France a besoin. Car, après des décennies de crise qui ont abîmé l'idée même de progrès, l'écologie trace un chemin d'espoir !

  • « Le 10 mai 1981, nous vivons intensément, rue de Solférino, ce qui va devenir un moment très particulier pour la France : le premier gouvernement de gauche depuis 1936. Je suis pris dans l'euphorie de l'instant que j'espère depuis bientôt dix ans, dont d'autres rêvent depuis bien plus longtemps... Serons-nous à la hauteur des espoirs des quinze millions d'électeurs qui ont voté pour François Mitterrand ?
    Pour beaucoup, le 10 mai 1981 évoque davantage qu'une simple alternance : un ensemble considérable de réformes institutionnelles, culturelles, sociales et économiques. Comme on n'en avait pas vu en France depuis 1945, grâce au Programme commun de la gauche. Des réformes dont le pays bénéficie toujours.
    En ce jour très sombre de février 2021, où tant de drames et de menaces s'accumulent sur le destin de tant de gens, sur mon pays, sur l'Europe, sur l'humanité, sur la vie même, je commence à écrire ce récit. Les idéaux d'autrefois ont explosé ; en France en tout cas, l'espérance de la gauche s'est, au moins provisoirement, effondrée.
    C'est aujourd'hui, au crépuscule de ma vie, que l'envie me vient de me retourner vers le joli mois de mai 1981. Non par nostalgie, quarante ans plus tard, mais parce qu'il faut se souvenir de ce dont on a de bonnes raisons d'être fier. Et parce que le fil de cette histoire retrouvée nourrit la promesse de jours plus heureux encore.
    Je vous invite à une promenade dans mes souvenirs, à une chevauchée au gré des moments qui marquent un parcours. Pour éclairer le présent et l'avenir. ».
    J. A.

  • Le retour de la guerre Nouv.

    Une guerre comme celles qu'a connues le XXe siècle est-elle de nouveau possible??
    «??Paix impossible, guerre improbable??», écrivait Raymond Aron en 1947 à propos de la guerre froide.
    Mais qu'en est-il aujourd'hui alors que les théâtres de conflits se multiplient au Moyen-Orient et surtout en région indo-pacifique?? Qu'en est-il alors que les grandes puissances n'hésitent plus à prendre le risque de la guerre, qu'il s'agisse de l'aventurisme militaire de la Russie ou de l'affirmation de la puissance chinoise en mer de Chine du Sud??
    Dans cet essai, bref et percutant, François Heisbourg montre que l'ombre de la guerre est désormais bien présente, des forever wars à la lutte idéologique que se livrent les États-Unis et la Chine en passant par la cyberconflictualité. Quant aux armes de la guerre, elles concourent à l'instabilité ambiante en fragilisant la dissuasion nucléaire.
    Déclassé, humilié, déboussolé par la pandémie, notre continent, et avec lui notre pays, aura fort à faire pour défendre ses intérêts et ses valeurs.

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