Religion & Esotérisme

  • Rassemblée par deux ethnologues internationalement reconnus, la présente anthologie est la plus complète qui soit sur le chamanisme. Jeremy Narby et Francis Huxley ont en effet recueillis les textes et témoignages essentiels écrits sur ceux qu'on appelait jadis « sorciers indigènes », « ministres du diable », « magiciens »... Ces écrits, dont le premier remonte à 1535, soit à la conquête espagnole, nous offrent un aperçu unique de ces traditions longtemps persécutées qui renaissent aujourd'hui. Au fil de ces soixante-dix textes, des explorateurs inconnus côtoient Alfred Metraux, Mircea Eliade, Claude Lévi-Strauss, R. Gordon Wasson, Carlos Castaneda et bien d'autres, retraçant cinq siècles d'études sur les chamanes, leurs pratiques, leurs pouvoirs et leur vision du monde qui passionnent nos contemporains.
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  • Djalâl-od-Dîn Rûmî que le monde de l'Islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au Xllle siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs.
    La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât : comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".

  • A travers cette nouvelle traduction, Malek Chebel a cherché à rendre le contenu du Coran plus accessible, tout en respectant son contenu, ses nuances et les valeurs qui y sont prodiguées. "J'ai réalisé une traduction scrupuleuse avec le souci de la clarté, pour permettre à chacun d'accéder au contenu sémantique, à l'épaisseur, à la beauté du texte". Spécialiste de l'islam, connu notamment pour s'être opposé aux partisans du port du voile, Malek Chebel a travaillé dix ans sur le texte arabe officiel.

  • La Bhagavad-Gîtâ ou « chant du Seigneur » est sans aucun doute, avec les Upanishad, l'un des textes fondateurs de la spiritualité indienne. Il a été sans cesse commenté par les plus grands philosophes indiens, de Shankara, qui voyait dans cette « sainte Écriture » « un recueil des vérités essentielles de tout l'enseignement védique » aux maîtres des traditions vishnoutes et shivaïtes, et a été traduit dans toutes les langues. Inséré dans la grande épopée du Mahâbhârata, juste avant le combat final, il met en scène le guerrier Arjuna et son cocher, Krishna, qui se révèlera progressivement dans le poème comme « le Dieu des dieux », le Bhagavân, « le Seigneur ».
    Par sa richesse, sa concision et la profondeur de son message invitant à avancer bravement au-delà des apparences vers l'Unité, ce texte se prête à une grande diversité d'interprétations. Forgée par trente années d'études et d'enseignement celle de Gisèle Siguier-Sauné situe la Gîtâ dans le prolongement des textes qui l'ont précédée pour en explorer la féconde originalité. Ainsi nous conduit-elle pas à pas dans cette quête de l'Unité jusqu'au dévoilement de l'Amour libérateur, ultime révélation de ce poème unique.

  • Ce recueil, qui expose les conceptions de l'auteur sur la vie, Dieu et la nature, constitue la plus accessible des initiations à l'enseignement de l'Inde éternelle. Rabindranâth Tagore, passeur par excellence de la philosophie et de la spiritualité indiennes en Occident, était un poète intimement religieux ; toute son oeuvre se veut un témoignage de ce que Dieu réside avant tout dans la pureté personnelle et dans l'attention à autrui. Sâdhanâ, d'un terme sanskrit signifiant « discipline spirituelle », est une superbe distillation des grands textes de la philosophie indienne, et depuis longtemps un classique.

  • Le Commentaire de Carl G. Jung sur le traité taoïste du Mystère de la Fleur d'Or constitue dans son oeuvre une étape cruciale: il inaugure sa recherche, aujourd'hui devenue incontournable, sur les civilisations orientales, et annonce quelques-uns des grands thèmes privilégiés - comme «l'âme» ou la quête d'une «conscience totale» - à partir desquels va se structurer dorénavant la psychologie des profondeurs.
    Ce commentaire est ici accompagné de dessins chinois anonymes du XIIIe siècle représentant les « quatre stades de la méditation » et de « mandalas européens » sélectionnés par Jung, ainsi que de certains textes - dont une remarquable préface au Yi King- qui jalonnèrent son exploration de la spiritualité chinoise traditionnelle.

  • Aux origines de la Bible Nouv.

    La Bible réunit des écrits très différents, datant de plusieurs millénaires, et pourtant elle se présente sous la forme d'un seul et même livre. Comment cette oeuvre extraordinaire a-t-elle vu le jour?

    Pas à pas, deux grands chercheurs en sciences bibliques, Konrad Schmid et Jens Schröter, décryptent comment des récits anciens, des chants, des proverbes de sagesse et des lois, mais aussi des lettres adressées aux premières communautés chrétiennes et des récits sur Jésus ont, dans un long processus, donné naissance aux Saintes Écritures des juifs et des chrétiens, qui sont lues aujourd'hui dans le monde entier.

    Un livre qui fait le point sur les dernières recherches et propose une formidable vue d'ensemble afin de mieux comprendre comment la formation de la Bible a eu lieu.

  • Le déclin de la chrétienté en Occident Nouv.

    Dans cet ouvrage élevé au rang de « classique » par l'English Historical Review, McLeod revisite la crise religieuse des années 1960 dans une perspective européenne et nord-américaine. Son usage des sources orales rend son travail très original et la perspective comparatiste qu'il adopte est assez rare pour être soulignée.

    Le texte a pour particularité de situer les questions religieuses dans un contexte véritablement international, contribuant ainsi à une histoire internationale de la spiritualité et de la sécularisation, autour de la notion de «déclin» du christianisme (revisitée), de la montée de la société de consommation dans les années 1960, de l'année 1968, et des questions de sexe et de genre. L'ouvrage explore ainsi les interrogations de la décennie des « sixties » pour nous aider à mieux saisir les questions religieuses et spirituelles qui agitent nos sociétés contemporaines.

  • Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (Ve-IVe siècle av. J.-C.).C'est comme une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et Terre.
    La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohérence globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois.
    Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l'agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.

  • « Un monde où les idées n'existeraient pas serait un monde heureux car il ne comporterait pas ces forces si puissamment conditionnantes qui contraignent l'homme à des actions inappropriées, ces dogmes sacro-saints au nom desquels les pires des crimes sont justifiés, les plus grandes folies méticuleusement rationalisées. » Aldous Huxley, préface à La première et dernière liberté.J. Krishnamurti n'a eu de cesse de réfléchir à la manière dont l'homme pouvait accéder à la vérité de la vie en se libérant de ses entraves que sont les idées préconçues, les traditions et les systèmes de pensée. Celui qui, toujours, refusa d'être perçu comme un penseur, un gourou ou un philosophe ne livre en aucun cas des solutions. Il ne prescrit pas de remèdes. La marche vers la liberté et la découverte de soi doit aboutir par chacun, et en chacun. Car, et c'est sans doute sa seule conviction énoncée comme telle : pour comprendre le réel, encore faut-il prendre connaissance de soi. Et pour se connaître soi-même, la première étape vers la libération consiste à s'échapper du carcan du conditionnement. Fuir le sempiternel rôle d'imitateur que s'est attribué l'homme et laisser jaillir l'état créatif. C'est cette libération de l'esprit statique, du connu, qui permettra à tout homme d'accéder au rang d'architecte d'une société nouvelle. Car le monde est fait par les hommes, et le mal qu'il exhibe n'est que le fruit pourri de leurs propres souffrances.Le livre de la méditation et de la vie se découpe en douze parties, comme les douze mois de l'année. À chaque semaine son thème et chaque jour sa variation. Le tout tendant vers une progression. Ainsi, alors que les quatre semaines de janvier dispensent une réflexion sur la capacité à « Écouter », « Apprendre » et faire fi de « L'autorité » pour tendre à « La connaissance de soi », celles de décembre closent 365 jours de pensées par les questions de « La solitude », « La religion », « Dieu » et « La méditation ». On retrouve tous les thèmes chers au penseur et ces questions, répétées pour mieux nous « guider » vers la compréhension du « moi » : pourquoi persistons-nous à vouloir nous connaître tels que nous désirons être et non tels que nous sommes ? pourquoi avons-nous peur de l'inconnu ? pourquoi l'attachement ? l'incertitude ? la soif de devenir ? On prend connaissance dans ce livre des acceptions qu'attribue Krishnamurti à certaines notions comme la passion, de sa volonté d'accession au point du libérateur « Je ne sais pas », de son rejet de l'analyse. Enfin, au 365e jour, on lit ce que la méditation n'est pas : une respiration particulière, un salut au soleil. Car « méditer, c'est purger l'esprit de toute activité égocentrique ».

  • Après son brillant essai sur le « pari bénédictin », Rod Dreher développe une réflexion aussi puissante que féconde autour du soft totalitarisme occidental. Pas d'interdiction officielle d'opinion, pas de déploiement d'un État policier, mais l'émergence insidieuse d'une tyrannie douce qui, sous l'égide d'un credo progressiste, annihile tout esprit critique et paralyse jusqu'au plus indépendant des libres penseurs. Qu'est-ce que le soft totalitarisme ? Comment l'homme moderne en vient-il à renoncer à sa liberté d'expression et aux lumières du bon sens ? Pourquoi l'Occident est-il gagné par le novlangue et la réécriture de l'histoire ?
    C'est en s'appuyant sur les précieux témoignages d'anciens dissidents des régimes communistes que le penseur américain répond aux interrogations de notre époque. Incisif et lucide, il place le chrétien devant le vertige des temps d'aujourd'hui et de demain et l'appelle à la foi profonde, à la résistance familiale, à la soif de la vérité, seules à même de fissurer les fantasmes d'une époque qui nous infantilise et nous noie dans les paradis artificiels.
    Aiguillé par l'exigence de vérité, cet essai magistral nous donne les moyens de résister au mensonge qui ronge et liquéfie l'âme.

  • « M'étant séparé de mon moi illusoire, j'ai cherché désespérément un sentier et un sens pour la vie. » Cette phrase définit parfaitement le projet biographique d'Alexandro Jodorowsky : restituer l'incroyable aventure et quête que fut sa vie. Né au Chili en 1929, c'est en effet un homme et un artiste aux mille facettes. Chantre de l'expansion de conscience, poète, romancier, comédien, fondateur du « théâtre panique » avec Arrabal, réalisateur notamment de films cultes tels que El Topo et La Montagne sacrée, scénariste de célèbres bandes dessinées comme L'Incal, Jodorowsky a aussi élaboré deux techniques thérapeutiques : la psychomagie, qui renvoie les faits quotidiens à des modèles mythiques, et la psychogénéalogie, qui agit sur les héritages psychologiques familiaux.
    Il brosse ici la fresque d'une existence qui exalte, au-delà de toute mesure, les potentialités de l'être dans le but de repousser les limites de l'imaginaire et de la raison, et d'éveiller le capital de transformation et de vie qui se trouve en chacun de nous.

  • Tous les oiseaux, connus et inconnus, se réunirent un jour pour constater qu'il leur manquait un roi. Exhortés par la huppe - messagère d'amour dans le Coran -, ils décidèrent de partir à la recherche de l'oiseau-roi Simorg, symbole de Dieu dans la tradition mystique persane. Après un voyage plein de dangers, et après avoir parcouru les vallées du désir, de la connaissance, de l'amour, de l'unité, de l'extase..., les trente survivants connurent l'ultime révélation : le Simorg était leur propre essence, jusqu'alors enfouie au plus profond d'eux-mêmes.
    Ce célèbre récit initiatique, entrecoupé de contes et d'anecdotes, demeure à jamais l'un des joyaux de la spiritualité musulmane. De son auteur, ' Attar, poète et mystique persan, auteur du Livre divin (Spiritualités vivantes, le grand Rûmî disait : "II fut l'âme du soufisme, je ne fais que suivre sa trace".

  • Ce livre rassemble les derniers textes de Krishnamurti et aborde les thèmes qui lui sont chers : les vertus du doute et la liberté de l'esprit, les rapports de la pensée et du temps, la méditation, l'intelligence de l'amour, l'écologie... En poète, en marcheur infatigable, il livre les réflexions apaisantes que lui inspire l'observation de la nature, qui prépare à ouvrir son esprit. Cette leçon de vie s'achève par une réflexion sur la mort. « La mort n'est pas une chose horrible, une chose à éviter, à différer, mais plutôt une compagne de chaque jour. De cette perception naît alors un sens extraordinaire de l'immensité. »

  • Pour la première fois, le pape François explique ce qu'est la vocation de tout chrétien : annoncer l'Évangile dans le monde d'aujourd'hui.
    Dans ce texte simple et profond, plein d'anecdotes personnelles, François affirme que cette mission n'a rien à voir avec la stratégie pastorale et ses techniques de marketing. L'Église ne grandit que par «l'attraction», lorsque les croyants font percevoir la présence de Dieu.
    Ce livre est destiné à durer dans le temps comme point de référence pour les croyants et les non-croyants qui veulent comprendre le «moteur» du christianisme.

  • Toute l'oeuvre d'Anthony de Mello est consacrée à la libération intérieure. Quand la conscience s'éveille se pré-sente comme un recueil d'histoires courtes, de fables ou de paraboles qui, influencées par les spiritualités bouddhiste ou taoïste, tracent les voies d'une sagesse originale et efficace.
    S'appuyant sur son expérience d'animateur de retraites spirituelles, Anthony de Mello s'adresse ici directement à son lecteur, dans un style vif et familier. Il aborde les thèmes essentiels qui pourraient l'éclairer sur l'éveil à soi, condition d'harmonie intérieure et de bonheur. Il le poursuit jusque dans ses derniers retranchements psychologiques avec une perspicacité teintée d'ironie et de tendresse.
    Ce livre sera un compagnon de route précieux pour qui veut cheminer vers la connaissance de soi.

  • Après être devenu quelques siècles après sa mort et durant deux millénaires le saint patron des lettrés, Confucius (551-479 av. JC) est désormais universellement reconnu comme l'une des plus éminentes figures de la Chine au point de lui servir d'icône culturelle. Sa vie est mal connue, mais il nous reste un témoignage de première importance de son activité de pédagogue, nous fournissant du même coup un portrait à la fois moral, intellectuel et même affectif de l'homme. Il s'agit des Entretiens, compilation des notes prises du vivant du maître par chacun des disciples séparément et réunies après sa mort.

    La traduction de Jean Levi a cette originalité de vouloir rendre le style du maître, ce à quoi beaucoup de traducteurs ont renoncé, vu la difficulté : la phrase de Confucius se signale en effet d'une part par la concision, et en second lieu par la proportion de mots vides de tout contenu (exclamations, interjections, « chevilles » qui seraient inutiles en chinois, etc) qui marquent l'émotion, l'étonnement, l'interpellation.
    Cette traduction vivante nous donne à entendre le sage comme s'il nous parlait aujourd'hui.

  • Moine bouddhiste vietnamien de tradition zen, inlassable défenseur de la paix, thich nhat hanh a enseigné à la sorbonne et à l'université de columbia.
    Voici, regoupés en un seul volume, ses commentaires de deux sutras historiques du bouddha. le premier concerne les techniques de respiration consciente qui permettent de métamorphoser notre rythme de vie et d'apaiser notre corps tout entier. le second nous apprend à vivre présent : notre rendez-vous avec la vie se situe en effet ici et maintenant, loin des mille pensées qui agitent sans trêve notre mental.

    Un enseignement simple et bénéfique au quotidien, basé sur une philosophie traditionnelle que thich nhat hanh, l'auteur de la vision profonde, éclaire de ses commentaires pénétrants.

  • Septième incarnation du nom, Yongey Mingyour Rinpotché nous présente ici les pratiques fondamentales du bouddhisme : quatre sont communes à toutes les écoles, et quatre sont « uniques », propres au bouddhisme tibétain. Toutes sont destinées à nous éloigner des habitudes qui nous plongent dans la confusion et le malheur, pour nous conduire vers la clarté, génératrice du vrai bien-être. Le premier signe d'éveil est la prise de conscience que nous ne sommes pas condamnés à répéter éternellement les mêmes schémas. Pour y parvenir, il faut lâcher prise, se défaire des attaches et des fixations, cesser de s'accrocher aux objets extérieurs. Outil essentiel dans ce cheminement, la méditation se voit ici accorder une large place, notamment à travers de nombreux encadrés guidant la pratique.Cet ouvrage, écrit dans un style simple et vivant, sera autant indispensable aux lecteurs désireux d'approfondir leur pratique qu'à ceux qui découvrent le bouddhisme.Préface de Matthieu Ricard.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Odile Demange.

  • Prêtre, écrivain, philosophe, théologien, exégète et poète, Leonardo Castellani (1899-1981) est l'une des plus grandes figures de la pensée catholique du XXe siècle, l'une des plus singulières aussi.
    Considéré comme un jésuite rebelle parce qu'il critiquait les égarements de l'Église et du clergé argentin, il refusa de quitter la Compagnie de Jésus, comme l'exigeait sa hiérarchie. Il accepta la réclusion en Espagne, puis s'évada au bout de deux ans, en 1949.
    Revenu en Argentine, il vécut en « ermite urbain » à Buenos Aires, payant le prix de son combat héroïque pour la Vérité.
    Pourquoi redécouvrir aujourd'hui ce maître oublié, que ses ennemis surnommaient le « Curé fou » ? Parce qu'en dépit des persécutions, Castellani suivit le Christ jusqu'au bout. Parce qu'il éleva son chant audessus des fracas du monde, avec autant d'humour évangélique que de rectitude et de sagesse visionnaire. Quarante ans après sa mort, à l'heure où l'humanité bascule dans le néant, son âme s'adresse aux âmes qui veulent encore se sauver.
    Conçu par Erick Audouard à partir d'une oeuvre comptant plus de cinquante livres, organisé en trois parties - « Vérité sur le monde », « Vérité sur soi », « Vérité de Dieu » -, cet ouvrage anthologique trace un chemin vivant, à la rencontre de l'Éternel et de sa Gloire.

  • Dans la Russie du XIXe siècle, un pèlerin anonyme erre dans les campagnes dénudées avec, pour seul bagage, la prière extatique.
    Cette Russie, qui est celle de Dostoïevski et de Tolstoï, des grands espaces et des climats éprouvants, est le théâtre extérieur de ce classique de la spiritualité universelle. Son paysage intérieur est celui que dessine la prière du coeur ou prière de Jésus, qui prend sa source dans les conseils spirituels de saint Paul, des Pères du désert et des Pères de l'Église. Guidée par la traduction russe de la Philocalie, l'ardeur à la prière du pèlerin sera parfois éprouvée, souvent récompensée, par la paix et l'amour qui l'emplissent.
    Ce récit, à la lumière surnaturelle et au souffle enthousiaste, est accompagné d'un commentaire qui en éclaire les références culturelles et mystiques. Il permet ainsi à chacun de participer, à son rythme, à cette grande aventure de l'âme et du coeur.
    La présentation propose le texte source en belle page et le commentaire en regard.

  • Les premiers missionnaires débarqués au Brésil sont confrontés à un curieux paradoxe  : alors que les Tupimamba acceptent volontiers la doctrine chrétienne et se convertissent, ils ne renoncent pas pour autant à leurs coutumes féroces, au cycle infernal des guerres intertribales, au cannibalisme et à la polygamie. Cette apparente inconstance, cette oscillation entre respect de la nouvelle religion et oubli de sa doctrine, entraîne finalement les Européens à déclarer que les Tupinamba sont fondamentalement sans religion, incapables de croire sérieusement en une quelconque doctrine. Dans cet essai, le célèbre anthropologue brésilien Eduardo Viveiros de Castro, figure tutélaire des études actuelles en ethnologie amazonienne, revisite les sources du XVIe siècle pour restituer les enjeux de cette «  inconstance de l'âme sauvage  », en laquelle se disputeraient deux manières fondamentalement différentes de penser le monde et la société. Il nous invite à remettre en cause, dans une perspective à la fois historique et anthropologique, le rapport entre culture et religion.

  • L'influence du bouddhisme zen sur l'éthique des samouraïs ou bushido et, par là, sur les arts martiaux constitue un trésor spirituel reconnu, notamment à travers le célèbre ouvrage de Myamoto Musashi, le Traité des Cinq Roues. Les textes réunis ici, Mystères de la sagesse immobile, Contes nocturnes de la mer Est et Limpidité sont trois classiques qui enseignent à chacun comment mener une vie droite et honorable à la lumière du Zen et du bushido.
    Maryse et Masumi Shibata, les traducteurs, ont agrémenté ce volume de portraits de samouraïs et d'extraits de chroniques historiques qui permettent de mieux saisir l'esprit de cette période.
    L'ensemble constitue un recueil de référence et très accessible sur la spiritualité des arts martiaux.

    Ce volume est la nouvelle édition du SVP n° 64, Mystères de la sagesse immobile.

  • Les histoires de l'Israël ancien ont toujours eu tendance à suivre le modèle narratif de la Bible, en cherchant à prouver l'historicité de la Bible. Mario Liverani, dans ce livre-événement devenu un classique, inverse la perspective. Il relit les grands récits de l'Ancien Testament à partir des enseignements de la recherche contemporaine sur l'histoire d'Israël et de tout le Proche-Orient ancien. Il nous offre une formidable enquête sur les conditions politiques et religieuses dans lesquelles Israël, parallèlement au cours "normal" de son histoire, a su forger son épopée, écrire son "histoire inventée".

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