Littérature germanophone

  • Le parfum

    Patrick Süskind

    • Fayard
    • 8 Janvier 1998

    " A vue de nez, un chef-d'oeuvre. " Bernard Pivot " Dans la France du XVIIIe siècle, un nabot nommé Grenouille découvre le meilleur parfum du monde. De cette idée feuilletonnesque, saturée de détails et de cascades ethno-olfactives, Patrick Süskind, jeune romancier munichois, a fait le Parfum, le nouveau best-seller européen. " Patrick Mauriès, Libération " Encore un exploit, cette exaltation de l'exhalaison, dont seules sont capables l'écriture et la lecture, à l'exclusion de tout autre art! " Bertrand Poirot-Delpech, Le Monde " Un conte, philosophique sans en avoir trop l'air, qui exhale un fort parfum de talent et d'originalité. " Pierre Démeron, Marie-Claire " Tout le monde a déjà envie de lire ce parfum étrange qui restera unique dans la littérature d'aujourd'hui. " Sylvie Genevoix, Madame Figaro Patrick Süskind est né en 1949 à Ambach, en Bavière. Il a fait des études littéraires à Munich et à Aix-en-Provence et exerce le métier de scénariste. Outre ce premier roman, il a écrit un récit, Le Pigeon, et une pièce de théâtre à un personnage, La Contre-basse.

  • Hans Castorp rend visite à son cousin dans un luxueux sanatorium de Davos, en Suisse. Piégé par la magie de ce lieu éminemment romanesque, captivé par des discussions de haut vol, il ne parvient pas à repartir. Le jeune Allemand découvre son attirance pour un personnage androgyne et, au mépris du danger, se laisse peu à peu envoûter par cette vie de souffrances, mais aussi d'aventures extrêmes en montagne et de dévergondage, où fermentent des sentiments d'amour et de mort.
    Écrite entre 1912 et 1924, La Montagne magique est l'un des romans majeurs du vingtième siècle. Cette oeuvre magistrale radiographie une société décadente et ses malades, en explorant les mystères de leur psychisme. Évocation ironique d'une vie lascive en altitude, somme philosophique du magicien des mots, ce vertigineux « roman du temps » retrouve tout son éclat dans une nouvelle traduction qui en restitue l'humour et la force expressive.

  • « Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le front, nous sommes devenus des hommes- bêtes. ».

    Témoignage d'un simple soldat allemand de la guerre 1914-1918, À l'ouest rien de nouveau, roman pacifiste, réaliste et bouleversant, connut, dès sa parution én 1928, un succès mondial retentissant et reste l'un des ouvrages les plus remarquables sur la monstruosité de la guerre.

  • À bord d'un paquebot, deux inconnus s'affrontent lors d'une partie d'échecs. L'un d'eux n'est autre que Czentovic, homme d'origine modeste, mais champion du monde en titre. Le second est un énigmatique aristocrate, qui n'a jamais pratiqué les échecs que mentalement. Le narrateur, intelligent et fin psychologue, découvre alors, au fil d'une partie toute en rebondissements, le passé de ces deux génies, et comprend qu'une partie d'échecs se joue autant sur l'échiquier, qu'en dehors.

  • Elles s'appellent Paula, Judith, Brida, Malika et Jorinde. Elles veulent tout, ont obtenu beaucoup, mais continuent de s'interroger sur des questions cruciales. Les rapports de force entre les sexes, la place de l'enfant et du travail, l'héritage familial, la fragilité de l'amour. La liberté qu'elles assument et revendiquent cache une autre forme de contrainte : elle oblige à choisir.
    D'une écriture élégante et précise, Daniela Krien explore les sentiments, les contradictions, les désirs de cinq femmes dont les parcours se croisent subtilement. Une justesse de ton, un regard aigu et une impressionnante finesse d'analyse font de ce roman, véritable phénomène en Allemagne, une radiographie captivante de la femme moderne dans une société en plein bouleversement.

  • Écrivain de romans, de récits, de nouvelles, de poésies, de pièces de théâtre, mais aussi traducteur, épistolier - notamment avec Romain Rolland et Sigmund Freud - et essayiste, Stefan Zweig était un homme de lettres accompli, dont le succès, rencontré dans ses jeunes années, ne s'est jamais démenti depuis sa disparition, en 1942.
    Ce second volet du diptyque consacré aux oeuvres inédites de l'auteur autrichien se penche sur le rapport qu'entretenait Stefan Zweig avec des grands noms de la littérature, réunissant ses articles et essais qui portent aussi bien sur des classiques de sa langue maternelle - Goethe, Hölderlin, Keller, Schiller ou encore Nietzsche... -, que sur des classiques étrangers anciens et modernes - Homère et Eschyle, Shakespeare et Lord Byron, Balzac et Verlaine, etc. -, mais aussi sur des auteurs méconnus, sauvés des ténèbres de l'oubli, auxquels Stefan Zweig apporte, en linguiste polyglotte et styliste hors pair, un nouvel éclairage.

  • Venu d'ailleurs, Harry Haller, surnommé Le Loup des steppes, s'installe dans une ville européenne des années vingt pour se consacrer à de vagues travaux littéraires. Très vite, son existence tranquille se lézarde. Profondément déprimé, hostile au monde moderne, en révolte contre la société bourgeoise mais attiré par le confort et l'ordre, il flirte avec l'idée du suicide. Sa rencontre avec une prostituée lui redonne goût à la vie. Avec quelques personnages de son monde interlope, elle semble lui offrir la possibilité de réconcilier les deux extrêmes de son être : son côté loup solitaire, ascète et antisocial, et sa faim de sensualité. Si le conflit de personnalité de Harry (alter ego de Hermann Hesse) n'est sans doute pas résolu à la fin du roman, son monde se transforme, le temps d'une hallucination, en un extraordinaire "théâtre magique".

    Expérience spirituelle, récit initiatique, délire de psychopathe, Le Loup de steppes multiplie les registres. Salué à sa parution en 1927 (entre autres par Thomas Mann, qui déclare : "Ce livre m'a réappris à lire"), interdit sous le régime nazi, roman culte des années soixante et soixante-dix, c'est une des oeuvres phares de la littérature universelle du XXe siècle. Il méritait une nouvelle traduction. Le voici enfin rendu avec tout l'éclat de ses fulgurances, la troublante obscurité de ses zones d'ombre.

  • Un jour vient où l'enseignement traditionnel donné aux brahmanes ne suffit plus au jeune Siddhartha. Quand des ascètes samanas passent dans la ville, il les suit, se familiarise avec toutes leurs pratiques mais n'arrive pas à trouver la paix de l'âme recherchée. Puis c'est la rencontre avec Gotama, le Bouddha. Tout en reconnaissant sa doctrine sublime, il ne peut l'accepter et commence une autre vie auprès de la belle Kamala et du marchand Kamaswani. Les richesses qu'il acquiert font de lui un homme neuf, matérialiste, dont le personnage finit par lui déplaire.
    Il s'en va à travers la forêt, au bord du fleuve. C'est là que s'accomplit l'ultime phase du cycle de son évolution. Dans le cadre d'une Inde recréée à merveille, écrit dans un style d'une rare maîtrise, Siddhartha, roman d'une initiation, est un des plus grands de Hermann Hesse, prix Nobel de littérature.

  • « Tel qu'il se présente dans l'édition définitive, le Journal de Franz Kafka est un document d'une importance essentielle pour la connaissance de l'oeuvre et de la personne d'un écrivain qui demandait à la littérature plus qu'on ne lui a jamais demandé et qui, en conséquence, n'a jamais écrit une ligne qui ne fût en quelque manière liée au but de sa vie. En s'accrochant à son Journal comme il s'imposait de le faire, Kafka entendait moins s'observer que connaître, et si, tout au début, il écrit : Il faut qu'une ligne au moins soit braquée chaque jour sur moi comme on braque aujourd'hui un télescope sur les comètes, il définira plus tard dans un aphorisme le sens de cette connaissance de soi-même qui, pour lui, impliquait d'abord une destruction : Connais-toi toi-même ne signifie pas : observe-toi. Observe-toi est le mot du serpent. Cela signifie : transforme toi en maître de tes actes. Or, tu l'es déjà, tu es maître de tes actes. Le mot signifie donc : Méconnais-toi ! Détruis-toi ! c'est-à-dire quelque chose de mauvais, et c'est seulement si l'on se penche très bas que l'on entend aussi ce qu'il a de bons, qui s'exprime ainsi : Afin de te transformer en celui que tu es.
    Ces treize cahiers tenus presque régulièrement pendant treize ans ne peuvent être regardés comme une confession dont la sincérité ferait le prix, dans son effort pour se connaître, Kafka ne cherchait pas à être sincère, mais à être vrai, aussi ne s'est-il pas promis de tout dire, ni comme un document autobiographique qui livrerait, avec les idées et les préoccupations de son auteur, l'histoire complète de sa vie. » Marthe Robert

  • Au début du siècle, une petite pension sur la Côte d'Azur, ou plutôt sur la Riviera, comme on disait alors. Grand émoi chez les clients de l'établissement : la femme d'un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée.

    Seul le narrateur prend la défense de cette créature sans moralité. Et il ne trouvera comme alliée qu'une vieille dame anglaise, sèche et distinguée. C'est elle qui, au cours d'une longue conversation, lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle.

  • Adaptation tactile de l'album publié par les éditions Milan, en 1993. Une enquête auprès de tous les animaux pour trouver le coupable...En braille intégral et en gros caractères.

  • Les humains destructeurs risquent d'envahir le pays des dragons. Une légende raconte qu'il existe un endroit sur la terre où les dragons vivent dans la félicité. Le jeune dragon Long et ses compagnons (un farfadet, un jeune garçon...) tentent de trouver ce lieu fabuleux et mythique, perché quelque part entre les cimes de l'Himalaya, et effectuent un merveilleux et aventureux voyage initiatique au cours duquel ils traversent de nombreuses épreuves et rencontrent toutes sortes de personnages imaginaires adjuvants ou opposants... Ils réussissent leur mission et les dragons s'en vont vivre dans ce lieu sûr.

  • Les Lettres à un jeune poète ont été écrites entre 1903 et 1908. Rainer-Maria Rilke, depuis sa rencontre avec Lou Andréas Salomé en 1897 à Munich, poursuit sa vie errante. Autrichien né à Prague en 1875, poète de langue allemande, il vivra presque toujours hors d'Allemagne. La lecture de Mir zur Feier (A moi pour me fêter, 1899) décide un jeune homme de vingt ans, Franz Xaver Kappus, élève du prytanée militaire de Sankt-Poelten, à lui envoyer ses premiers essais politiques. Rilke lui répond longuement et une correspondance s'engage. En 1929, trois ans après la mort de Rilke, Kappus publie les dix Lettres à un jeune poète.
    « On assiste, en un mot, au spectacle extrêmement rare d'une formation par accomplissement intérieur. » Rilke a donc pu, dès 1903, faire de ses conseils à une jeune homme qui lui demande s'il doit se consacrer entièrement à l'écriture un véritable bilan, un « guide spirituel ». Les convictions de Rilke ne changeront jamais lorsqu'il s'agit des problèmes essentiels qui se posent à un poète. Il insiste avec passion sur la nécessaire solitude du créateur, celle qui permet de voir clairement le monde. Mais l'on doit répondre avec sincérité à la question primordiale : « Suis-je vraiment contraint d'écrire ? » Il faut être simple, s'approcher de la nature, savoir que la volupté de la chair « est une expérience sans limites qui nous est donnée, une connaissance de tout l'univers. » Avec une concision fulgurante, Rilke établit des règles de comportement, d'écriture et d'exercice littéraire.

  • Après avoir fui le Liban, les parents de Samir se réfugient en Allemagne où ils fondent un foyer soudé autour de la personnalité solaire de Brahim, le père. Des années plus tard, ce dernier disparaît sans explications, pulvérisant leur bonheur. Samir a huit ans et cet abandon ouvre un gouffre qu'il ne parvient plus à refermer. Pour sortir de l'impasse, il n'a d'autre choix que de se lancer sur la piste du fantôme et se rend à Beyrouth, berceau des contes de son enfance, afin d'y dénicher les indices disséminés à l'ombre des cèdres.
    Voyage initiatique palpitant, Tant qu'il y aura des cèdres révèle la beauté d'un pays qu'aucune cicatrice ne peut altérer. À travers cette quête éperdue de vérité se dessine le portrait d'une famille d'exilés déchirée entre secret et remords, fête et nostalgie.

  • En 1518, un Portugais exilé du nom de Magellan convainc le roi d'Espagne, Charles Quint, d'un projet fou : « Il existe un passage conduisant de l'océan Atlantique à l'océan Indien.
    Donnez-moi une flotte et je vous le montrerai et je ferai le tour de la terre en allant de l'est à l'ouest. » Partie en 1519, l'expédition reviendra trois ans plus tard, disloquée, victorieuse. Malgré les fausses cartes et les mutineries, le froid, la faim et les maladies, Magellan a forcé le détroit qui porte aujourd'hui son nom et vaincu le Pacifique, inconnu à l'époque. Un destin héroïque magistralement conté et réfléchi par Zweig.

  • Après ses vies de Magellan, de Marie Stuart ou de Fouché, faut-il rappeler le génie de biographe de Stefan Zweig ? Marie-Antoinette (1933) rétablit la courbe et la vérité d'un destin obscurci par la passion ou la honte posthumes. L'auteur a fait le ménage dans la documentation, puisant dans la correspondance de Marie-Antoinette avec sa mère, Marie-Thérèse d'Autriche, et dans les papiers de Fersen, grand amour de la reine.
    Qui était Marie-Antoinette faite, l'année de ses quinze ans et par raison d'Etat, reine de France ? Une débauchée futile ? Une icône pour la Restauration ? Nous la suivons de la chambre de son époux, qu'elle appelait son « nonchalant mari », le falot Louis XVI, jusqu'au lit de la guillotine. Quel voyage ! Quelle histoire ! Le monde enchanté et dispendieux de Trianon, la maternité, le début de l'impopularité, l'affaire du collier, la Révolution qui la prit pour cible, la fuite à Varennes, la Conciergerie, l'échafaud...
    Zweig s'est penché sur Marie-Antoinette en psychologue. Il ne la divinise pas : elle « n'était ni la grande sainte du royalisme ni la grande « grue » de la Révolution, mais un être moyen, une femme en somme ordinaire ». Il analyse la chimie d'une âme bouleversé par les événements, qui, sous le poids du malheur et de l'Histoire, se révèle à elle-même et se rachète, passant de l'ombre de la jouissance à la lumière de la souffrance. « A la toute dernière heure, Marie-Antoinette, nature moyenne, atteint au tragique et devient égale à son destin ».
    Davantage qu'un livre d'histoire : un roman vrai.

  • Lorsque la policière Pia Sander est missionnée pour enquêter sur la mort du vieux Theodor Reifenrath, elle est loin de s'imaginer l'ampleur que va prendre l'affaire. En effet, de nombreux ossements humains sont retrouvés sur la propriété du vieil homme. Quand les victimes sont enfin identifiées, un élément s'avère plus que troublant : toutes sont des femmes. Et toutes ont disparu le jour de la Fête des mères. Pia et son supérieur, Oliver von Bodenstein, font-ils face à un tueur en série ?
    Une nouvelle enquête passionnante et particulièrement éprouvante pour Pia, dont la rigueur sera mise à l'épreuve quand son cercle intime sera touché par le mystérieux tueur de femmes.

  • Franz Kafka Le Procès « Kafka dont l'oeuvre si singulière a l'air tombée du ciel est-il un maître ? Oui. Le maître se reconnaît à ce qu'il apporte aux hommes une nouvelle façon de regarder. Si nouvelle que souvent le public crie au scandale.
    « Dans Le Procès il se débat contre la justice. Où est la justice ? Qu'est la justice ? M. K., son héros principal, est arrêté un beau matin par des policiers mystérieux, pour une faute qu'on ne veut pas lui dire. Il reste libre de ses mouvements. Mais il ne peut plus ignorer qu'un procès lui est intenté par des instances énigmatiques. Il essaiera de voir des juges, des avocats. Il tourne en rond, il perd sa peine. Il apprend qu'il ne peut être gracié.
    « A l'aube, un jour, deux messieurs en frac et en gibus l'exécutent dans une carrière, en lui sciant le cou dans un mouvement de ballet.
    « Quelle est cette justice étrange ? Quel est ce Procès qu'on ne peut jamais gagner ? M. K. n'est-il pas l'homme tout court, condamné à mort de naissance, et qui s'agite vainement du néant à la tombe ? » Alexandre Vialatte.

    Traduction d'Axel Nesme.
    Présentation et notes de Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent.

  • Un homme se penche sur son passé : il revoit le moment précis de son existence où, renonçant à sa vie de libertin, il plonge éperdument dans le monde du savoir. Un vieux professeur et sa femme assistent, complices, à la naissance de cette "ardente curiosité" qui a tous les caractères de la passion charnelle : ils la partageront avec lui jusqu'à brûler eux-mêmes dans l'enfer de la passion...

  • L'art de la discussion, c'est l'art de la guerre.
    38 stratagèmes d'attaque et de défense simples à appliquer : généraliser à outrance la thèse de l'autre, créer des diversions, attiser la colère de son adversaire... L'Art d'avoir toujours raison donne au lecteur les règles d'un jeu passionnant, où le langage est maître. Où l'habileté des mots et la ruse sont nos meilleures armes pour finir toujours vainqueur.

  • On connaît l´intérêt passionné du romancier stefan Zweig pour les zones inexplorées et obscures de l´esprit humain. on connaît aussi l´indéfectible et révérencieuse amitié qu´il voua toute sa vie au père de la psychanalyse - Zweig prononça l´éloge funèbre de Freud en 1939. résolument conçu comme une apologie, cet essai, publié en France pour la première fois en 1932 dans le recueil La Guérison par l´esprit, était destiné à prouver aux yeux du monde la valeur et la portée de l´oeuvre de Freud. tout en donnant au lecteur contemporain les clés essentielles sur l´homme et sa théorie, il se double aussi d´une réflexion fondamentale sur les pouvoirs de la pensée et restitue admirablement l´esprit d´une époque, ses réticences, ses doutes et ses espoirs. Ce volume contient l´oraison funèbre « Sur le cercueil de Sigmund Freud ».

  • Lettres à Lou Andreas-Salomé Nouv.

    En mai 1897, à Munich, le jeune Rainer Maria Rilke rencontre Lou Andreas- Salomé, de quinze ans son aînée.

    Le coup de foudre amoureux évoluera en une longue amitié et une puissante complicité artistique et humaine. « Toi seule sais qui je suis », lui écrit-il en 1903.

    Cette sélection de lettres retrace l'histoire de ce lien unique entre deux âmes soeurs.

  • Fille d'un général devenu infirme, épouse d'un guerrier mort sur le champ de bataille, mère de deux fils emportés au combat et d'un troisième disparu, Svara est une femme du Bouclier. Son coeur de mère lui hurle que son marmouse est en vie, perdu dans les plaines glacées. Déchirée entre chagrin et espoir, elle réunira autour d'elle un ancien cognar et deux déserteurs pour partir à sa recherche.

  • En 1919, âgé de trente-six ans, Franz Kafka rencontre Julie Wohryzek. A nouveau déchiré entre l'écriture et l'amour, il est saisi par l'angoisse que se répète l'échec sentimental qu'il a connu lors de sa rupture avec Felice Bauer. Pour conjurer l'échec, il lui faudrait se délivrer de la culpabilité que son père a fait peser sur lui. Dans un effort halluciné d'analyse et de confrontation, il se résout à lui écrire une longue explication.

    La Lettre au père résonne comme une tentative désespérée d'existence ; une ultime velléité de sortir de l'anéantissement dévastateur où l'a plongé le mépris paternel. La lettre ne sera jamais lue par le père, le fils ne se sera pas libéré de son emprise...

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