Littérature du Moyen-orient

  • L'homo Sapiens sera la vedette de la rentrée littéraire puisqu'il s'est imposé par sa capacité à fictionner, donc à créer des récits mythologiques, des dieux, des lois, du réseau.

    Il y a 100 000 ans, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes d'hominidés. Une seule a survécu. Nous, les Homo Sapiens.
    Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète ?
    Pourquoi nos ancêtres ont-ils uni leurs forces pour créer villes et royaumes ? Comment en sommes-nous arrivés à créer les concepts de religion, de nation, de droits de l'homme ? À dépendre de l'argent, des livres et des lois ? À devenir esclaves de la bureaucratie, des horaires, de la consommation de masse ? Et à quoi ressemblera notre monde dans le millénaire à venir ?

    Véritable phénomène d'édition, traduit dans une trentaine de langues, Sapiens est un livre audacieux, érudit et provocateur.
    Professeur d'Histoire à l'Université hébraïque de Jérusalem, Yuval Noah Harari mêle l'Histoire à la Science pour remettre en cause tout ce que nous pensions savoir sur l'humanité : nos pensées, nos actes, notre héritage. et notre futur.

    « Sapiens s'est rapidement imposé partout dans le monde, parce qu'il aborde les plus grandes questions de l'histoire moderne dans une langue limpide et précise.» Jared Diamond, prix Pulitzer, auteur d'Effondrement.

  • 1947. La Palestine est encore sous mandat britannique. Sur la Colline du Mauvais Conseil, à Jerusalem, se dresse comme une menace le palais du Haut commissaire anglais. Et sur cette terre enfin atteinte, les Juifs du Retour attendent toujours, dans la révolte ou l'espérance, que viennent la joie, la lumière, et la liberté. Trois récits intimement liés expriment, à travers les expériences de plusieurs personnages qui sont autant de facettes d'un même destin, la difficulté d'être permanente d'un peuple. Il y a la candide vétérinaire Kipnis, dont la femme choisit de fuir vers une existence facile avec un Lord ; le tout jeune Uri, qui ne rêve que de bouter l'Anglais hors d'Israël, mais verra - sans doute - son désir concrétisé par un mystérieux visiteur aperçu chez ses parents ; il y a enfin le Dr Nissembaum qu'un mal incurable ronge et qui revoit avec nostalgie sa vie et ses amours tandis qu'il est le témoin des luttes de son quartier contre « l'occupant ». Spectateurs ou acteurs de ces événements, ce sont des enfants - dont l'avenir se joue alors - qui donnent à ces trois textes leur unité et leur sens profond. Dans une magnifique langue poétique et musicale, Amos Oz se fait, une fois encore, le porte-parole de la contestation et de l'espoir en Israël.

  • Yoel Blum, célèbre auteur israélien, se rend à Amsterdam, sa ville natale, pour assurer la promotion de son nouveau roman, et ce en dépit de la promesse qu'il avait faite à sa mère de ne jamais y retourner. En visite au Musée historique juif, il voit un film d'archives où apparaît sa mère tenant un bébé qu'il ne reconnaît pas. Qui peut bien être cet enfant et pourquoi sa mère, aujourd'hui morte, ne lui en a-t-elle jamais parlé ?

    Premier roman traduit en français d'Emuna Elon, écrivaine reconnue et primée en Israël, Une maison sur l'eau remonte le cours du passé et confronte le lecteur aux heures sombres d'Amsterdam, au fil d'un poignant voyage dans le temps et la mémoire. Une réflexion inoubliable sur l'identité et les origines.

  • Avril brise

    Ismaïl Kadaré

    • Fayard
    • 5 Juin 2002

    Réédition du grand classique d'Ismail Kadaré à l'occasion de la sortie de l'adaptation cinématographique qu'en a faite le grand cinéaste brésilien Walter Salles, dont le film sera projeté pour la première fois au Festival de Cannes en mai prochain.

  • Prison n°5

    Zehra Dogan

    Ce livre est le fruit d'une détermination, transformant un emprisonnement en une résistance. Zehra Dogan, artiste kurde condamnée pour un dessin et une information qu'elle a relayés, fut jetée dans la prison n°5 de Diyarbakir, en Turquie. Elle nous immerge dans son quotidien carcéral. Découvrir le passé de ce haut lieu de persécutions et de résistances, c'est connaître la lutte du peuple kurde.

  • La boîte noire, celle qui enregistre les dialogues des pilotes, restitue, sous forme de lettres échangées entre Alec et Ilana, après sept années d'éloignement et de silence, leur vie passée.
    Alec Gidéon, intellectuel de renommée internationale, vit aux Etats-Unis ; ses rapports exacerbés avec son ex-femme Ilana, révèlent un homme blessé, qui n'a pas su oublier. Ilana, agaçante, passionnée, s'écoutant écrire, n'aura de cesse qu'Alec revienne. Michel Sommo, pied-noir, partisan du Grand Israël, deuxième mari d'Ilana à qui il voue un amour total, se laissera corrompre par l'argent d'Alec qu'il lui aura extorqué. Et Boaz, fils d'Alec et d'Ilana, graine de voyou, est le symbole d'une certaine jeunesse, lasse des guerres, qui veut " prendre du bon temps ". Tels sont les acteurs de ce roman des affrontements, dans lequel ce qui est exprimé n'a souvent qu'un lointain rapport avec la réalité. Amos Oz change de registre et se renouvelle dans cette histoire d'amour où la violence, l'érotisme et l'humour servent de révélateurs à un Israël contemporain.

  • Découvrez Le Goût âpre des kakis, le livre de Zoyâ Pirzâd. Un bassin, des massifs de roses et un plaqueminier donnent de quoi faire au jardinier d'une vieille dame qui, depuis la mort de son mari, se sent très seule et en danger dans sa grande maison au c?ur de la ville. Les fleurs donnent des fruits, les kakis mûrissent et elle ne se prive pas d?en offrir, notamment à son locataire. Des liens subtils se tissent entre eux, que vient troubler l?apparition d?une fiancée? Comme dans ses autres recueils de nouvelles, Zoyâ Pirzâd explore avec subtilité, lucidité, tendresse et une certaine nostalgie les chassés-croisés de la vie amoureuse.Kaléidoscope, facettes distinctes d?un même objet : le couple. Mais le couple en ses murs, fracassé aux parois de l?Iran d?aujourd?hui, écartelé entre modernité et tradition. Xavier Lapeyroux, Le Monde diplomatique.

  • Il existe sur les marchés d'orient des "fèves" mystérieuses auxquelles d'antiques superstitions prêtent le pouvoir de favoriser la naissance d'enfants mâles. un peu partout, en effet, les naissances féminines vont se raréfier ; les "fèves" en seraient-elles la cause ? a travers une enquête à rebondissements qui les entraîne jusqu'à l'équateur, un savant français, spécialiste des scarabées, et sa compagne cherchent une explication. ce roman d'amin maalouf se prête à plus d'une lecture. roman de l'amour "maternel" d'un père envers sa fille, roman d'un homme attaché à "la féminité du monde", roman du partage de notre planète entre un sud qui dépérit et un nord qui s'exaspère, roman de l'effrayante rencontre entre les perversions de l'archaïsme et celles de la modernité... mais peut-être est-ce avant tout un conte philosophique, celui de notre fin de siècle déconcertante, et aussi, un regard inquiet vers le vingt et unième, si présent déjà, et que l'auteur appelle, énigmatiquement, "le premier siècle après béatrice". par l'auteur de léon l'africain.

  • Gazâ a neuf ans et vit sur les bords de la mer Egée. Il travaille avec son père Ahad, passeur de clandestins. Ils entreposent dans un dépôt les individus qui viennent de parcourir plusieurs milliers de kilomètres. Un jour, Gazâ cause la mort d'un jeune Afghan. Dès lors, le garçon ne cesse de penser à lui et conserve précieusement la grenouille en papier qu'il lui avait donnée ce qui ne l'empêche pas de devenir le tortionnaire des clandestins qui ont le malheur de tomber entre ses mains. Un soir, tout bascule, et c'est désormais à Gazâ de trouver comment survivre...
    On retrouve dans ce roman coup de poing le regard sans concession sur le monde contemporain et l'insolence de ton de l'auteur de D'un extrême l'autre (Prix du meilleur roman de l'année 2011, Turquie).
      Un sujet brûlant évoqué sans pudeur ni angélisme. Un roman aussi dur que beau.Yann Perreau, Les Inrockuptibles.

    Rageur et enfiévré. Juliette Bénabent, Télérama. 

  • Le regret d'être mere

    Orna Donath

    Ce livre est un cri d'alarme.

    Oui, certaines femmes regrettent d'être mère.

    Elles aiment leurs enfants, mais elles ont aussi besoin de s'exprimer par elles-mêmes, de s'épanouir, de réussir.

    Il n'est pas toujours facile de concilier le fait d'être mère et celui d'être une femme qui se réalise.

    L'idée même que l'on puisse concevoir du regret d'être mère peut être troublante. Orna Donath a interrogé de nombreuses femmes pour ce livre et propose l'idée suivante : nous devons nous questionner sur la façon dont la société pousse les femmes vers la maternité et pourquoi celles qui ne sont pas prêtes à suivre ce chemin sont encore considérées comme pouvant être une menace.

    /> Un livre étayé, nouveau, qui force à réagir.

  • Une panthere dans la cave

    Amos Oz

    Nous sommes à Jérusalem à la fin des années 40, au crépuscule du mandat britannique sur la Palestine. Le narrateur, un jeune adolescent surnommé " Profi " joue au résistant en lutte contre l'occupant anglais, rêvant de prouesses militaires et de sacrifice héroïque. A l'été 1947, ce garçon fanatisé par la rhétorique guerrière se lie d'amitié avec le sergent Dunlop, comptable de la police britannique : une bonne pâte d'homme, timide, trop gros et éternellement distrait, qui aime la Bible, admire le peuple juif et partage la passion de Profi pour le langage. Le sergent lui donne des cours d'anglais en échange de leçons d'hébreu, lui apprend à démythifier les héros bibliques et à regarder d'un autre oeil les Arabes. Trahisonà ou rédemption oe Un roman initiatique à la fois simple et profond, léger et grave, ironique et tendre.
    Né à Jérusalem en 1939, Amos Oz est l'auteur de neuf romans et de deux recueils d'essais (tous parus chez Calmann-Lévy), ainsi que de plusieurs volumes de nouvelles. Il a obtenu le Prix Fémina étranger en 1988 avec La Boîte noire. Son oeuvre est traduite en plus de trente langues.

  • Une rétrospective est organisée à Saint-Jacques-de-Compostelle en l'honneur du réalisateur israélien Yaïr Mozes. Celui-ci, au soir de sa vie, retrouve Ruth, l'actrice qui fut jadis sa muse et à cause de qui il a rompu avec Saül Trigano, son scénariste. En même temps qu'il revoit ses premières oeuvres, Yaïr revoit sa jeunesse et reconsidère tout ce qui a fait son parcours...

  • « Face à celui qui vient te tuer, lève-toi et tue le premier. » C'est par cette citation du Talmud que s'ouvre le livre-événement de Ronen Bergman, le premier ouvrage exhaustif sur les programmes d'assassinats ciblés menés par les services du Mossad, du Shin Bet et de l'armée israélienne. Depuis les mois qui ont précédé la création de l'État jusqu'aux menaces les plus contemporaines, Israël s'est appuyé sur le renseignement et les opérations secrètes pour préserver sa sécurité en exécutant, sur son sol ou à l'étranger, ses ennemis. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les Israéliens ont ainsi éliminé de manière ciblée plus d'individus que n'importe quel autre pays occidental.
    Il a fallu plusieurs décennies d'enquête à l'auteur pour réunir ces milliers de documents - dont beaucoup sont encore aujourd'hui classifiés - et pour mener des centaines d'entretiens avec des responsables du Mossad, des anciens Premiers Ministres israéliens, ou encore des membres de commandos parfois célèbres, remontant ainsi toute la chaîne depuis les agents exécutants jusqu'aux plus hautes sphères politiques. Bergman nous fait revivre les grands succès de ces opérations secrètes, certains échecs également, et écrit ainsi une histoire parallèle de l'État hébreu. Une histoire de l'ombre dont on comprend dès les premières pages qu'elle est ancrée dans l'ADN de la nation israélienne.
    Il s'agit d'un projet extrêmement ambitieux mais aussi d'un fabuleux page-turner qui se dévore, chapitre après chapitre, à l'instar des meilleures séries télévisées. Et pourtant nous ne sommes pas du côté de la fiction, Bergman nous raconte un monde secret mais bien réel qui continue, encore aujourd'hui, de modeler le Moyen-Orient et les relations internationales.

  • Un jeune colombophile surnommé « le bébé » et une demoiselle de Tel-Aviv s'envoient des lettres d'amour par pigeon voyageur. Leurs sentiments, qui s'expriment à travers leurs messages, sont de plus en plus forts. Pris dans la tourmente de la guerre d'Indépendance de 1948, le bébé meurt sur le champ de bataille. Cinquante ans plus tard, au décès de sa mère, Yair Mendelsonn, guide touristique et doux rêveur, se met à la recherche d'une maison. Il renoue avec Tirza, son amie d'enfance... Deux hommes qui ne se sont jamais connus, mais dont les destins sont intimement mêlés. Deux histoires d'amour qui ont en commun la passion, l'espoir et la quête irrésistible d'un foyer.

  • Zarathoustra (ou Zoroastre) est le grand oublié de l'histoire des religions. Inventeur du monothéisme il y a 3700 ans, il a donné naissance à la religion des empires perses jusqu'à l'avènement de l'islam, qui persécuta ceux qu'il percevait comme les adeptes d'une religion dualiste et idolâtres. Il faut dire que les Iraniens eux-mêmes avaient, au cours des siècles, oublié jusqu'à la langue des écrits originels de Zarathoustra, les Gathas, et avaient surchargé son message d'éléments étrangers à sa pensée. Il a fallu attendre le XIXe siècle pour que la langue des Gathas, proche du sanskrit védique, soit enfin déchiffrée. Le message de ces hymnes d'une grande poésie se révèle étonnamment moderne. Apôtre de la Justesse et de la Pensée Juste, les deux premiers attributs de ce Dieu unique qu'il appelle Ahura Mazda, Zarathoustra veut mener hommes et femmes vers une vie heureuse et dénonce la corruption des élites politiques et religieuses, les faux dieux et les sacrifices sanglants. Les plus grands philosophes grecs se réclamaient de lui, tandis que le judaïsme et le christianisme ont puisé à sa source les notions fondamentales de paradis, d'enfer, de royaume de Dieu. Khosro Khazai Pardis, l'un des grands spécialistes de ces textes et zoroastrien lui-même, nous livre ici une superbe traduction de ces hymnes qui ont fondé le monothéisme. Il nous explique également leur histoire, la philosophie qui s'en dégage et leur influence à travers les siècles.

  • Au bord de la mer Caspienne, un jeune garçon découvre les jeux de l'enfance avec son amie Tahereh. Lui est arménien. Elle, fille du concierge musulman de l'école. Ainsi se côtoient chrétiens et musulmans, dans la petite communauté arménienne, entre l'église, l'école et le cimetière. Pâques, c'est la fête des oeufs peints, des pâtisseries à la fleur d'oranger. C'est aussi l'occasion d'allers et retours entre passé et présent, entre Téhéran et le village natal. Avec un art consommé du détail, Zoyâ Pirzâd décrit cette vie iranienne au cosmopolitisme encore vivace, tout en équilibres subtils, qu'on a déjà pu apprécier dans On s'y fera ou dans Comme tous les après-midi...

  • Le Talmud, coeur de la spiritualité juive, n'est pas seulement un extraordinaire entrelacs de lois et de récits ; c'est aussi et avant tout l'expression de la Torah orale, Parole toujours vivante, à la fois divine et humaine, portée par des Sages haut en couleur.
    De Hillel l'Ancien (début du Ier siècle, Palestine) à Rav Achi (fin du Ver siècle, Babylonie) en passant par Rabbi Akiva, Mar Chemouel, Rabban Yohanan ben Zakkaï ou encore Rech Lakich, Adin Steinsaltz nous fait découvrir treize personnalités riches et profondes qui, par la magie de l'étude talmudique, sont encore aujourd'hui en quelque sorte nos contemporains.
    Les leçons de vie qu'ils nous donnent n'ont en tout cas rien perdu de leur fraîcheur.

  • Si la Bible est le livre le plus lu et commenté au monde, elle pourrait bien encore nous réserver quelques surprises ! Car Meir Shalev puise dans ce formidable répertoire d'histoires et les éclaire d'un regard neuf, impertinent et drôle. Il nous présente ses héros comme des êtres de chair et de sang, secouant les mythes et dévoilant des facettes insoupçonnées de leur personnalité. Comment Moïse combattit-il l'opposition ? Qui était vraiment la Reine de Saba ? Et qui aurait pu croire que David aurait recours à des méthodes dignes de la mafia pour devenir roi ? Au fil des intrigues tant politiques qu'amoureuses, la Bible nous apparaît peu à peu comme le creuset des passions humaines, et ces personnages vieux de plusieurs millénaires nous semblent soudain étonnamment proches...

  • Alex, onze ans, petit garçon juif de pologne, voit le monde s'écrouler autour de lui : sa mère arrêtée, ses amis disparus. et voilà que les allemands emmènent son père avec tous les habitants de la rue. alex se retrouve seul dans le ghetto vide. il s'aménage une cachette où il tente d'organiser son attente. les mois passent, les espoirs s'amenuisent. soudain, une voix, venue d'un monde oublié.

  • Yaari, à la tête d'un bureau d'installation d'ascenseurs à Tel-Aviv, et sa femme Daniella, professeur d'anglais, forment un couple uni. Ils n'ont pas l'habitude d'être séparés, et un dialogue intime se poursuit dans la tête de chacun quand Daniella, à la mort de sa soeur, part en Afrique centrale rendre visite à son beau-frère. Un roman d'amour conjugal dans un contexte plein d'incertitudes.

  • Les Sept Cités de l'amour regroupe cent des plus beaux poèmes (ghazals) que 'Attâr a consacré au thème intemporel de l'amour. Amour mystique, mais aussi amour passion dans lequel l'âme se perd pour mieux se retrouver. Il s'agit d'un aspect majeur de l'oeuvre du grand maître soufi, jusqu'alors complètement inédite en français.
    Ce texte superbe est suivi d'un important essai historique et spirituel sur le soufisme de 'Attâr, Rûmî et Ibn 'Arabî, par le grand spécialiste Michael Barry.

  • Le mot hébreu pour dire "année", chana, renvoie à la fois à la répétition et au renouvellement.
    Pour faire surgir dans notre quotidien des possibilités de renouveau, la Torah nous a donné des points de rendez-vous : les fêtes du calendrier hébraïque. Ces jours de souvenir sont là pour éclairer notre voie et l'enrichir de jalons empreints de sens. Intégrés dans le cycle de l'année, ils constituent des ouvertures nous permettant de nous réjouir ou de nous attrister, mais aussi de nous transformer et de nous renouveler.
    Ils sont autant d'occasions de dresser un bilan spirituel et de recevoir un supplément de vitalité. C'est à leur découverte que nous invite Adin Steinsaltz.

  • Djalâl-od-Dîn Rumî (1207-1273), fondateur de la célèbre confrérie soufie, connue en Occident sous le nom de derviches tourneurs, est à la fois un grand maître spirituel - désigné dans tout l'Orient comme "Mawlânâ", le maître par excellence - un poète, un philosophe, et aussi un voyant : ne parle-t-il pas - au Moyen Age ! - des dangers de la fission nucléaire et de la pluralité des mondes ? Il est l'auteur de plusieurs ouvrages : Odes mystiques, Quatrains, Le Livre du dedans : tous reflètent son amour de la beauté, sa nostalgie du divin. Son oeuvre principale, le Mathnawî, vaste théodicée, qui constitue le plus profond commentaire ésotérique du Qor'an, est encore lue et méditée dans tous les pays de l'Islam presque à l'instar du Livre saint lui-même. Elle présente en même temps cette remarquable caractéristique d'être rédigée de façon très accessible, avec une admirable simplicité, permettant ainsi une lecture à plusieurs niveaux. Elle se veut avant tout, en effet, un itinéraire de l'âme vers Dieu, l'âme exilée de sa patrie spirituelle et qui, unie à l'univers tout entier, au sein d'un cosmos sacralisé, poursuit sa quête de l'Absolu.

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