Littérature d'Afrique noire

  • Kijakazi, née à zanzibar dans une famille d'esclaves, est la plus fidèle servante du seigneur malik et de son fils, fouad.
    Tandis que ceux-ci vivent comme des princes de la récolte des clous de girofle, leurs esclaves ne connaissent que brimades et tâches harassantes. mais sur la plantation, certains jeunes se laissent gagner aux théories révolutionnaires venues de la ville. a travers ce récit aux airs de conte de fées, adam shafi adam relate un événement peu connu de l'histoire contemporaine, la révolution de janvier 1964, qui marqua la rupture brutale avec le sultanat féodal de zanzibar et l'instauration d'une république populaire.

  • La Parenthèse de sang La Parenthèse de sang : les reîtres d'un gouvernement totalitaire recherchent Libertashio le rebelle et refusent de croire à l'évidence de sa mort. Dans un climat de fin du monde, les soudards s'entre-tuent et martyrisent avec une logique absurde la famille du héros mort. Je soussigné cardiaque : Mallot, un instituteur, a le malheur d'avoir une conception personnelle de la liberté et du respect de soi-même... Cette attitude peu commune le conduira jusqu'au poteau d'exécution.

  • Dans ce panorama consacré à la nouvelle et au roman africain d'expression française, Jacques Chevrier a rassemblé, à l'intention d'un large public, quelques uns des textes les plus significatifs d'une littérature qui nous apporte un témoignage de première main sur la mutation des sociétés africaines au cours des cinquante dernières années.

  • Aux etats-unis d'afrique

    Waberi-A

    • Lattes
    • 4 Janvier 2006

    La Fédération des Etats-Unis d'Afrique prospère avec ses centres d'affaires, ses mégalopoles, ses savants et ses artistes réputés, indifférente au sort des millions de réfugiés, pauvres rebus de l'humanité qui se pressent à ses frontières. Les sans-terre, les sans-pain, les sans-espoir fuient la désolée et sanglante Euramérique et viennent s'échouer sur les plages d'Alger ou de Djerba.
    Le chemin qui mène vers cette terre promise africaine, Maya l'a déjà empruntée, il y a bien longtemps. Enfant, elle a été arrachée à la misère et à la faim par un homme providentiel, Docteur Papa, alors en mission humanitaire en Normandie. Il l'adopte et l'emmène à Asmara en Erythrée. Mais même dans ce pays de cocagne, la mort et le malheur peuvent s'abattre.
    Maya doit partir, revenir, retrouver l'Europe et ses maux, se rapprocher des siens. Elle entame un long et douloureux périple loin de la douceur des côtes africaines, vers les terres sombres et désolées qui l'ont vu naître.

  • Haruka, Miho et Kanuma ont plus de 30 ans et ne sont toujours pas mariées. Entre tromperies, cocuages et réconciliations, la vie amoureuse d'une trentenaire n'est pas de tout repos. Et même si leur carrière commence enfin à décoller, il ne faudrait pas que leur vie sentimentale vienne tout gâcher, ni le contraire d'ailleurs ! Suivez le récit sans concession de la vie de ces trentenaires jusque dans leur intimité !

  • « Veux-tu dire que la société française est mauvaise ? Ou qu'elle ne sait pas former les hommes ? Pourquoi donc tu es venu en France ? Tous les Africains qui viennent ici et ceux qui rêvent de l'Europe donneraient tout pour venir ici, et toi, tu dis que mes enfants doivent être élevés à l'africaine ! » Né en Afrique et imprégné des coutumes locales, Kome est un jeune homme parti en France pour continuer ses études. Désireux de se marier et souhaitant rendre hommage à ses ancêtres, il se met en quête d'une épouse africaine. Hélas, leur passion ne dure guère, et au contact de la civilisation occidentale sa femme s'affranchit peu à peu des dogmes africains, jusqu'à mépriser son mari. Prise dans une spirale de haine et de mensonge, elle dépasse les limites de l'impardonnable dans le seul but de nuire à Kome.
    Par ce récit, Clément Mvoto questionne notre société : les coutumes africaines sont-elles incompatibles avec l'épanouissement et la liberté individuelle ?

  • Elvis Oke, un jeune Nigerian de 16 ans, vivote dans un bidonville en imitant Elvis Presley sur la plage de Lagos, pour la plus grand joie des touristes. Abandonné à lui-même par un père alcoolique et une marâtre indifférente, Elvis oscille entre délinquance et activisme politique. C'est entre ces deux écueils qu'il saura risquer sa vie pour se frayer un chemin vers son Graceland à lui (l'équivalent, donc, du paradis mythique d'Elvis Presley) et réaliser ainsi son propre destin : l'exil.
    Ecrite d'une plume percutante, nourrie du dialecte si coloré de Lagos, cette histoire bouleversante témoigne finalement de ce que dans certaines situations de dénuement absolu, lorsque l'on est en butte à l'abus du pouvoir de l'Etat, l'exil n'est jamais un choix mais la seule issue possible à qui a décidé de vivre - envers et contre tout.

  • Née " africaine et blanche " au pays de l'apartheid, l'indocile et séduisante Hillela, insouciante et libre dans ce pays déchiré, va d'homme en homme au hasard des rencontres. jusqu'au jour où son destin croise celui de Whaila, un jeune révolutionnaire noir. L'assassinat de Whaila la laisse seule avec leur enfant, qu'elle espérait être le premier d'une famille " arc-en-ciel ". Seule, mais transformée, et jetée dans le combat politique. il s'en suivra une vie d'exil et de luttes, avec pour horizon un rêve de fraternité : le " pays de Whaila ".

  • Petit Bodiel, grand conte traditionnel peul, restitué par Amadou Hampâté Bâ dans un style plein de saveur et d'humour, retrace les aventures désopilantes d'un malin petit lièvre. Grâce au don de la ruse obtenu de "Papa Bon Dieu" lui-même au troisième étage du ciel, il parvient à rouler les personnages les plus vénérables de la brousse, car "le meilleur appât pour attraper un homme, c'est de lui promettre ce qu'il désire". Mais, grisé par sa réussite et ses pouvoirs occultes, il ambitionne de devenir roi, voire même de se substituer à "Papa Bon Dieu"...

  • Meheret, journaliste éthiopienne, et mano, comédien métis sud-africain, vivent à paris mais courent le monde, engagés qu'ils sont dans la lutte contre l'apartheid. la première partie du livre se présente comme une longue lettre de meheret à son futur enfant. elle lui présente sa famille - fantastique galerie de portraits où voisinent l'empereur haïlé sélassié et guebre gsiaber le boiteux, champion de tango d'ethiopie. elle brosse également le portrait de son père mano, le doux révolté, leurs amours, le piège tendu à mano dans son propre pays et sa condamnation à mort. la seconde partie a pour auteur mano qui, en prison, écrit une série de lettres à son propre père et, ainsi, raconte sa mission, son procès, sa condamnation, ainsi que le scénario d'un film qui évoque la mort lente d'un détenu politique. au fil de ces portraits, de ces scènes tour à tour truculentes (le récit de la vie de fausto coppi conté "tout compagnolo" par un vieux voltaïque est un régal) et désespérantes (tel le dialogue d'intellos tiers-mondistes au bord de la piscine du grand hôtel d'ouagadougou), une certitude s'impose : breyten breytenbach est un grand écrivain. ce livre est son premier roman.

  • Conciliant des méthodes dont la valeur est reconnue par les instituteurs, ce syllabaire a été conçu suivant trois principes :
    - L'enfant doit comprendre aussi complètement possible ce qu'il lit.
    - Chacune des leçons ne contient qu'une seule difficulté nouvelle.
    - La tâche du maître est facilitée par des conseils et indications d'ordre pédagogique.

  • Ce qui vole en éclats

    Bondoka-H

    Descente aux enfers Un roman explosif Nizar est étudiant aux Beaux Arts. Quelque peu misanthrope, il s'étiole dans la dépression depuis qu'Anaëlle l'a quitté. Un jour, il reçoit un appel d'une parfaite inconnue lui apprenant que Nathan, un ami d'enfance, est aux prises avec la justice thaïlandaise. Une fois, en Asie, Nizar ouvre peu à peu les yeux sur la sombre réalité touristique de ce pays. Hamouda Bondoka s'occupe de réinsertion sociale et sillonne les foyers pour jeunes délinquants de toute la région parisienne. C´est, pour ce jeune auteur, une source intarissable d'inspiration.

  • Contes traditionnels du Mali ou d'ailleurs, ces "nouveaux contes de la savane" sont rapportés et développés par Amadou Hampâté Bâ dans le style plein de vivacité, d'humour et de poésie qui est le sien.

    Qu'il s'agisse de grands récits d'aventures mêlés de fantastique, de satires morales ou sociales, de contes humoristiques ou de tranches de vie savoureuses, on y trouvera non seulement un vif plaisir de lecture et de dépaysement, mais aussi de nombreux sujets de réflexion dont l'actualité est de tous les temps.

    Certains de ces contes projettent en effet une lumière particulière sur divers défauts ou qualités de la nature humaine ; d'autres stigmatisent certaines tares sociales : tentation du despotisme, fanatisme religieux, indifférence devant les conflits qui ne nous concernent pas, etc. ; d'autres enfin, à travers les aventures de personnages d'exception cachés sous des dehors repoussants, nous invitent à ne jamais juger d'après les apparences...

    Amadou Hampâté Bâ avait coutume de dire qu'"instruire en amusant a toujours été le grand principe des maîtres africains de jadis". Ce recueil montre, une fois de plus, qu'il est l'héritier incontestable de cette grande lignée.

    Amadou Hampâté Bâ (1900-1991) est né au Mali. Ecrivain, historien, ethnologue, poète et conteur talentueux, il était l'une des plus hautes figures de la sagesse et de la culture africaines.

  • Naître femme au Sénégal n'est peut-être pas une bénédiction du Ciel. Mariama Barry en sait quelque chose. Elle trouve les mots pour évoquer les émotions de son enfance et son itinéraire. Au cours de celui-ci, elle croise le mépris, l'incompréhension, et subit de profondes blessures physiques et morales. Elle ne se plaint pas : elle raconte. Et raconter, c'est se révolter : contre le machinisme imbécile, contre la mauvaise application des traditions cultuelles ou culturelles et contre cette suprême injustice pour un enfant : l'égoïsme de l'adulte.

    De la "case départ" à la décision de vivre autrement par la "Petite Peule" devenue une femme qui a peur d'aimer.


    Mariama Barry est née à Dakar. Elle a fait des études supérieures de droit à Paris II Assas. Elle a travaillé plusieurs années le négoce international. Elle vit à Paris où elle est notaire stagiaire.

  • Dans la petite ville de Kouta, de grands bouleversements s'annoncent avec l'arrivée d'un nouveau coiffeur. Le coiffeur en titre, Kempé, un enfant du pays à la verve féconde, voit sa bonne humeur troublée par cette concurrence imprévue. Les notables, les chrétiens, les musulmans et les autorités vont s'affronter dans une atmosphère de drame comique au milieu de ce village pittoresque à la population étonnamment active. Le Coiffeur de Kouta est le deuxième volet de la trilogie débutée avec Le Lieutenant de Kouta.

  • Anacaona

    Metellus-J

    Anacaona En 1492, l'île d'Ayti, (Haïti) comptait une population d'environ un million d'habitants, Indiens Taïnos et Caraïbes. Dix ans plus tard, il n'en restait plus que quelques centaines... En évoquant le destin tragique de la reine Anacaona, brûlée vive sur la croix par les compagnons de Christophe Colomb, c'est l'histoire de ce génocide oublié que nous fait revivre Jean Métellus. Une histoire marquée d'une part, par la grandeur, la noblesse et l'innocence des Indiens caraïbes vivant en harmonie avec leurs dieux tutélaires au sein d'une nature somptueuse ; de l'autre, la cruauté et la félonie des Espagnols, assoiffés d'or et de sang.

    Avec Anacaona, Jean Métellus a écrit la première grande épopée du peuple d'Haïti.

  • Massa Makan Diabaté a tenu la gageure d'écrire une trilogie : Le Lieutenant de Kouta, Le Coiffeur de Kouta et Le Boucher de Kouta.
    Il a ainsi jeté les bases d'une littérature nationale malienne avec trois composantes : la fraternité de case où ceux de la même société d'âge s'aiment sans se témoigner ni respect ni égards ; l'Islam cohabitant avec les croyances ancestrales ; enfin et surtout l'humour.

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