Desclee De Brouwer

  • La France en Algérie... Une histoire longue et douloureuse, dont les conséquences se font encore sentir dans les événements qui touchent les deux pays, liés pour le meilleur et pour le pire depuis près de deux siècles. Mais sait-on vraiment comment tout a commencé? Du débarquement de l'armée d'Afrique à Sidi Ferruch, en 1830, jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale, l'auteur raconte les étapes de l'établissement de la France en Afrique du Nord : la guerre et la reddition d'Abd el-Kader ; l'arrivée et l'installation des premiers colons ; l'utopie du "royaume arabe", que Napoléon III ne sait pas imposer ; puis, après 1870, l'action de la République qui croit consacrer l'Algérie française.
    Pour les Algériens d'aujourd'hui, cette période est celle d'une très dure conquête, de la perte de leurs meilleures terres, de l'installation d'un régime oppressif et injuste. Les Français la méconnaissent trop souvent, quand ils n'en rejettent pas les fautes sur les seuls colons. Cependant, en 1914, le système colonial paraît solide, fondé sur une administration efficace, une certaine collaboration des élites musulmanes, le dynamisme des colons et la résignation des paysans algériens.
    La réalité est plus complexe, l'équilibre plus fragile qu'on ne pense. Analysant la mentalité des hommes qui ont déclenché la conquête et de ceux qui ont résisté, la violence qui se déchaîne des deux côtés, les erreurs manifestes et les bonnes intentions parfois funestes, cet essai montre les résultats des mauvais choix, nés de l'incompétence des dirigeants et de l'ignorance des peuples. ri nous permet de mieux comprendre la force et la complexité des relations qui persistent entre les deux pays.
    Ces dernières seront étudiées dans un second volume traitant de la période allant de la Grande Guerre à la Guerre d'Algérie.

  • L'éducation a pris aujourd'hui une importance insoupçonnée : elle ne vise pas seulement à évoluer à l'intérieur de l'école, mais elle s'étend au-delà, pour s'allier à la science, à la sociologie... Les termes de "nouvelle éducation", de "pédagogie scientifique" s'appliquent au mouvement ardent d'une réforme qui est le résultat d'une aspiration profonde, éprouvée par toute l'humanité... Oui, l'enfant nous a ouvert un monde nouveau et nous a révélé un homme meilleur. Cet homme, nous ne devons pas seulement l'instruire ; il nous faut le défendre tout comme le trésor le plus précieux de l'humanité ; et il nous faut le servir afin qu'il nous fasse ses révélations parce que nous avons besoin de lui. »Publié pour la première fois en 1936 chez Desclée de Brouwer, ce livre reprend la grande conférence prononcée à la Sorbonne en juin de la même année par Maria Montessori (1870-1952). Avec des accents de profondeur et de sensibilité, la grande pédagogue italienne présente de manière ramassée les grandes intuitions de sa démarche.Première femme médecin d'Italie, Maria Montessori est l'héritière des idées pédagogiques de Jean-Jacques Rousseau. Elle nous convie à considérer l'enfant comme une personne complexe et fragile, dotée de savoirs insoupçonnés. Ses vues étonnent par leur fraîcheur et leur pouvoir d'éveiller en chacun l'enfant qu'il a été.

  • Événement : la nouvelle édition complète et entièrement révisée du livre de référence de Maria Montessori pour les 0-6 ans - La version intégrale pour la première fois en français, avec 11 nouveaux chapitres - Le best-seller des ouvrages de Maria Montessori - Une traduction entièrement reprise par une éducatrice Montessori diplômée de l'AMI.

    Il segreto dell'infanzia, publié en 1936 et connu en France sous le titre L'Enfant, est la meilleure introduction à l'oeuvre de la pédagogue italienne. Dans un style clair et concis, il expose les principes et les méthodes d'une éducation fondée tout entière sur le respect de la personnalité et des rythmes de l'enfant. Ce projet ne cesse, depuis près d'un siècle, d'inspirer théoriciens et praticiens de la pédagogie.
    Jusqu'ici, la traduction française ne proposait que les deux premières parties de la version originale, dans lesquels manquaient déjà 6 chapitres, avec plusieurs suppressions et des déplacements de textes. La troisième partie, constituée de sept chapitres, avait été omise. Cette nouvelle édition propose donc le texte dans son intégralité et dans l'exacte présentation initiale, avec plusieurs préfaces historiques.
    Traduction de Charlotte Poussin, éducatrice Montessori diplômée de l'AMI, membre du Conseil de l'Association Montessori France, et auteur de plusieurs ouvrages de référence autour de la pédagogie Montessori.

  • Le pouvoir exerce une fascination, parce qu'il engendre la puissance, parce qu'il transforme aussi.
    Qu'est-ce qu'avoir du pouvoir ? Qu'est-ce qui fonde le pouvoir qu'un homme peut exercer sur d'autres hommes ? Charles Pépin s'attarde sur le pouvoir de l'homme politique, du chef d'entreprise, d'un ami qui sait se faire écouter, d'un prêtre sur ceux qui se confient à lui, d'un professeur dans sa classe et même sur celui d'une oeuvre d'art. Trouverons-nous alors l'essence du pouvoir ? Comprendrons-nous ce qui inscrit Napoléon, Barack Obama, Gérard Mestrallet ou Yannick Noah dans une veine commune ?

  • Nous sommes entrés dans un autre monde. Un virus aura suffi à « gripper » la moitié de la planète. Nous avons dû éprouver un autre rapport à l'espace et au temps, où le pire a côtoyé le meilleur.
    À la lumière obscure d'un événement qui ne manquera plus de se reproduire, les chroniques de Martin Steffens sont ici reprises et reclassées dans une marche en trois temps, que symbolisent les figures de Melchior, Balthazar et Gaspard. Trois figures de l'humanité, parties à la conquête d'un salut, dans un monde où tout, déjà, se faisait recensement, contrôle, peur. Mais trois étapes aussi : « La nuit tombée », « Points d'or » et « Petits matins ». Un prologue, inédit et alerte, fait le constat de la soudaine éclipse de notre humanité.
    Ces textes courts, méditations philosophiques ou spirituelles, billets d'humour ou d'humeur, incitent à prendre patience, sans nous masquer la réalité de ce qu'il faut traverser.

  • « Maman est tout le temps triste, est-ce que c'est de ma faute ? ».
    « Papa ne joue plus avec moi, est-ce qu'il ne m'aime plus ? ».

    Quand un enfant est face à une personne qui souffre de dépression, il se pose mille questions...
    Judith Rieffel et Mademoiselle Caroline nous aident à trouver les bons mots pour parler avec lui et le rassurer.

  • La démocratie n'est pas finie, au sens où elle n'est pas achevée et où elle est encore capable de nous surprendre.

    Elle ne retrouvera sa force qu'en admettant ses faiblesses : des maux qui ne sont pas passagers, mais constants et irréductibles. Des maladies chroniques, qui tiennent à son essence et à l'humanité même. Mais qui peuvent connaître des pics mortels. Il nous faut donc connaître et affronter ces maladies, pour revenir, non à une santé parfaite, mais à la vie humaine, avec ses créations et ses joies, dont la démocratie est une condition.

    Quelles sont ces maladies ? Avant tout, une violence intérieure aux relations humaines, contre laquelle la démocratie est la seule à lutter, face à des régressions toujours possibles. Cette violence prend des formes nouvelles accentuées par les ébranlements de l'époque : le soupçon ou le cynisme, renforcés par Internet ; le racisme, nourri par le terrorisme; l'ultralibéralisme, aggravé par la mondialisation.

    La démocratie qui affronte ces maux, peut seule les guérir, dans une crise qu'elle saura dépasser à condition de la comprendre. Elle se ressaisira alors et s'élargira dans le monde et à tout le monde.

  • Ce dont nous avons peur, c'est de vivre. Car vivre, c'est toujours mourir à soi-même. Nous préférons nous soumettre à la mort ou nous laisser domestiquer par elle.
    Contre ce qu'il appelle ces « sagesses de camomille » ou les pensées morbides, l'auteur pense ici la mort dans le sillage de Simone Weil : comme une constante déprise de soi- même, comme une constante mort à soi-même.
    Il nous faut donc éviter deux écueils. Le premier est l'obsession de la mort, qui fait les sagesses et les prétendus arts de vivre. Le second est l'obsession de la vie, qui transforme l'affirmation de la vie en affirmation de soi- même. C'est parce que nous saurons, notre vie durant, mourir à nous-mêmes, à notre volonté de maîtrise, que nous pourrons nous ouvrir au réel et lui consacrer toute notre attention.
    Nous pourrons alors mourir pour de bon, nous perdre totalement et perdre toute assurance, afin de nous recevoir totalement d'un Tout-Autre. Une pensée de la vie qui jamais ne se laisse contaminer par la mort, une philosophie qui devient ascèse de tous les jours est beaucoup plus qu'une sagesse : elle est une pensée de la résurrection, une pensée qui nous fait triompher de la mort.

  • Si c'est au nom d'un futur toujours meilleur que le monde a été transformé en un chantier permanent, nous sommes arrivés à un stade où le rapport entre les bénéfices du « développement » et ses nuisances s'avère de plus en plus défavorable. La perte de confiance dans le progrès doit alors être compensée par une inflation de ce qu'il est censé apporter : plus le monde va mal et menace de s'écrouler, plus il faut abreuver les populations de promesses exorbitantes.Tel est le rôle du transhumanisme - et peu importe que ce qu'il annonce ne soit pas destiné à se réaliser. Lui accorder trop d'importance, c'est donc se laisser captiver par un leurre. Faudrait-il refuser d'y prêter attention ? Cela n'est pas si simple. Le transhumanisme nous trompe parce qu'il joue en nous sur des ressorts puissants. Se donner une chance de désamorcer la fascination qu'il exerce et le malheur qu'il propage, réclame de mettre au jour ce qui nous rend si vulnérables à ses illusions.
    Olivier Rey est chercheur au CNRS, membre de l'Institut d'histoire et de philosophie des sciences et des techniques. Il a enseigné les mathématiques à l'École polytechnique et enseigne aujourd'hui la philosophie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a publié plusieurs ouvrages dont Une folle solitude. Le fantasme de l'homme auto-construit (2006), Après la chute (2014) et Une question de taille (2014).

  • Une paternité cachée, le traumatisme d'une guerre, d'un viol, le drame que l'on a tu...
    Le secret de famille se transmet d'une génération à une autre. Gravé dans l'inconscient et dans le corps, il s'exprime et se manifeste, à leur insu, dans la vie quotidienne de ceux qu'il habite. Souvent lié au silence ou au mensonge, il contribue profondément à forger l'identité d'une personne ou d'un groupe familial. Parce qu'elle était confrontée à des situations et à des réactions (ou émotions) qu'elle ne comprenait pas, Barbara Couvert a progressivement découvert qu'elle subissait elle-même les effets d'un secret de famille.
    A commencé alors pour elle une longue enquête dans les dédales de la généalogie, de l'histoire et de l'inconscient, en s'appuyant sur de nombreux témoignages personnels ou littéraires. C'est cette recherche qu'elle raconte ici. En expliquant les mécanismes profonds du secret de famille, elle montre aussi comment se donner les moyens de s'en libérer, pour exorciser les fantômes du passé et quérir des fautes de ses aïeux.
    Pour vivre enfin.

  • Quand la vieillesse ne prend pas des allures de sagesse, mais dévaste les capacités mentales, psychiques ou corporelles de l'individu, doit-on lire ce déclin comme une simple destruction des facultés et des acquisitions de toute une existence ? Ce dépouillement n'est-il pas au contraire l'occasion d'une lente et dernière transformation ? C'est le pari que fait Aude Zeller, en relatant les six dernières années de vie de sa mère et l'accompagnement dont elle a bénéficié jusqu'à sa mort. Ce fut en effet grâce à un soutien psychologique étayé par certaines techniques de communication, mais aussi grâce à un cheminement spirituel, que cette femme atteinte de démence sénile a pu accepter de lâcher prise et aborder consciemment sa fin. Ce récit vient ainsi combler un vide dans la connaissance que nous pouvions avoir de la vieillesse : le savoir psychanalytique et la spiritualité chrétienne s'y épaulent de façon très féconde et permettent de comprendre en quoi la régression peut devenir l'un des pivots de la guérison. L'auteur montre en effet qu'en retrouvant ou en revisitant la conception de la mort qu'elles s'étaient forgées dans leur petite enfance, les personnes âgées peuvent faire face à la révolte et à l'angoisse.

  • Auteur des Maladies chroniques de la démocratie, Frédéric Worms tient également une chronique dans le journal Libération. Il n'échappe donc pas à la sidération qui définit l'époque : des attentats aux épidémies, en passant par l'incendie de Notre-Dame, # Metoo ou le climat, il est saisi par l'événement.
    Mais en l'exprimant, en l'analysant, en le mettant à chaque fois à l'épreuve d'une pensée du vivant et de la justice, il nous donne le premier moyen de la résistance : un sens partagé. Car l'événement, ce sont aussi des actes, des oeuvres, des ressources que l'on peut repérer et soutenir. Ces chroniques vont à leur rencontre.
    Comment répondre aux dangers qui nous menacent ? En traversant l'épreuve de l'événement et en retrouvant la dimension vitale de la démocratie. Afin que les années de sidération soient aussi les jalons d'une résistance. Car rien n'est joué d'avance.

  • Maria Montessori était bien consciente du rôle essentiel des parents dans l'éducation de l'enfant. C'est pourquoi elle a toujours accepté de répondre à leurs questions, en donnant des conférences qui leur étaient dédiées, à l'occasion de formations ou de congrès destinés aux professionnels.
    C'est presque par hasard que les Archives pédagogiques de Montessori ont découvert un ensemble cohérent d'écrits qui étaient tout particulièrement adressés aux parents. Probablement rédigés à Londres en décembre 1931, ils permettent aux parents qui s'interrogent sur le meilleur type de scolarité à choisir pour leurs enfants, d'avoir une introduction à la vision de Maria Montessori, claire et accessible, et une présentation des principes fondateurs à l'oeuvre dans sa pédagogie.

  • Dieu est loin, très loin de la peur et de la culpabilité que le christianisme a trop souvent substituées à l'amour et à la liberté de l'Évangile...
    - Le livre le plus connu de Maurice Bellet - "Un théologien aussi dérangeant qu'important" Jean-Claude Guillebaud - Un ouvrage vendu à plusieurs dizaine de milliers d'exemplaires depuis sa parution.
    La première édition de ce livre date des années Quatre-vingt dix. Depuis, l'expression " le Dieu pervers " est passée dans le langage courant. Elle désigne une maladie redoutable du christianisme : le " Dieu amour " est-il en fait un Dieu qui aime la souffrance et se plaît à pervertir les relations qu'il a avec l'homme ?
    Non seulement cruel, mais menteur ! On ne pourra reprocher à Maurice Bellet d'avoir sous-estimé le danger. Source de ravages extrêmes parmi les chrétiens, cette dérive est sans doute une des origines principales du rejet de la foi par beaucoup. Le surmonter suppose une révision déchirante, une écoute neuve et radicale de l'Évangile. Alors apparaît que le processus de cette perversion n'est pas une exclusivité chrétienne. Il hante la politique et la pensée ; il est, au plus profond, le malheur de notre société.

  • On parle d'autistes, de « zèbres », d'hypersensibles, de « dys », de haut potentiel, d'«atypiques », d'enfants « différents ». Souvent, l'école et la société les jugent juste capricieux et ingérables, accusent leurs parents de créer des complications...
    C'est pourtant une réalité, décrite sous le terme de « neurodiversité », et qui concerne près de 20 % de la population. Elle est souvent détectée au moment de la scolarisation, début d'un vrai parcours du combattant.
    Mais comment faire grandir un enfant « hors case » que le système doit « caser » à tout prix ?
    Et comment se construire lorsque l'on perçoit que l'on est un problème ?
    Il faut ouvrir les yeux sur les richesses et les qualités des neuroatypiques pour devenir capable de les aider dans leurs apprentissages et la gestion de leurs émotions.
    Claire Stride a elle-même connu ce chemin, lorsqu'elle était enfant, et elle accompagne aujourd'hui familles et éducateurs. Elle nous explique le fonctionnement de ces enfants extra-ordinaires, et nous donne des clés et des ressources pratiques pour les accompagner sans culpabiliser ni se battre en permanence.

  • « Nous vous en prions sous le familier, découvrez l'insolite, sous le quotidien, décelez l'inexplicable. Puisse toute chose dite habituelle vous inquiéter. » Colette Nys-Mazure a pris au sérieux l'exhortation de Brecht pour nous offrir cette Célébration du quotidien. Car dans la routine des jours, nous sommes bien souvent ailleurs, absents à nous-mêmes, sourds à ce miracle continu qu'est notre vie ordinaire. À travers une écriture poétique et très suggestive, Colette Nys-Mazure célèbre la trame secrète de nos existences. « Chaque matin, je m'étonne et je me réjouis d'être en vie. Je ne m'y habitue pas. »

  • Quoi que nous nous efforcions de penser, nous continuons d'appartenir à notre siècle par les croyances les plus communes et, quand cela a lieu, par le fait tout aussi commun de ne plus croire - ou de ne pas donner notre confiance au monde. Nos pères se sont tant méfiés, ou ils ont été à ce point cyniques, que cette foi, entendue dans son sens large, semble nous être aujourd'hui interdite. À nous qui avons hérité de cette perte sans l'avoir consommée, ne restent que les débris d'une tradition devenue muette.
    Or la foi est vitale, et pas seulement la croyance religieuse. Mais dans une époque désorientée, nous ne pourrons peut-être sauver que le désir de croire : rien ne nous dit que nous retrouverons la croyance. Le paradoxe veut que cette impuissance annonce un temps de dangereuse crédulité. Il nous faut donc tout réapprendre. C'est à cette tâche que la philosophie doit s'atteler en prenant le contrepied de son éternelle tendance : en se mettant en quête de croire aussi résolument qu'elle avait cherché à savoir. La traversée du nihilisme est à ce prix.

  • Chacun dans sa vie a pu faire des rencontres malheureuses et se heurter à des événements catastrophiques. Ils ont engendré des traumatismes psychiques dont les traces douloureuses ont envahi le quotidien, souvent de manière souterraine. Si chacun garde désormais à l'esprit les récents actes terroristes, bien des histoires de famille peuvent s'appréhender à partir des traumas, mais aussi de leurs transmissions, d'une génération à l'autre.
    S'appuyant sur des penseurs actuels des traumas comme Françoise Davoine en France, Dori Laub et Cathy Caruth aux États-Unis, Yaelle Sibony-Malpertu explique comment les mécanismes de survie produisent différents degrés d'encapsulement dans la mémoire. Elle montre alors le chemin nécessaire pour se défaire de l'emprise et de la fascination qu'exercent les expériences traumatiques.
    Ce livre propose des approches concrètes pour se réapproprier son existence. Illustré par de nombreuses situations cliniques ou par des exemples issus de la littérature et du cinéma, il aide à faire face aux discours pervers qui figent la pensée et cherchent à la neutraliser pour exercer leur emprise.

  • Première femme médecin en Italie, Maria Montessori découvrit les enfants par la pathologie : seuls les « irrécupérables », confinés dans les conditions épouvantables d'un asile de l'époque, lui avaient été confiés pour exercer son métier. Très seule, elle étudia les travaux de confrères ayant tracé la voie, comme Seguin ou Itard. Ce furent ses débuts, les premières découvertes, et les premiers succès.Dans le tome I de la Pédagogie scientifique, elle transmettait une expérience aboutie auprès des 3-6 ans, commencée en 1907 à la Casa dei Bambini du Trastevere, l'un des quartiers les plus populaires et les plus pauvres de Rome. Les tomes II et III, séparés dans l'édition de 1970, forment en réalité un tout : ce sont les fondamentaux de l'école élémentaire, de 6 à 12 ans.Le matériel, détaillé de manière scientifique, est appréhendé avec toutes les notions anthropologiques qui le sous-tendent.Bien loin d'un contexte passé, vieillot et suranné, qui pourrait l'enfermer, Maria Montessori y reste pionnière et novatrice. Lettres rugueuses, système décimal, largement diffusés aujourd'hui, s'insèrent cependant dans un ensemble bien plus vaste, une progression didactique cohérente en profondeur, qui méritent d'être découverts et transmis.La lecture attentive du cycle élémentaire restera donc pour beaucoup un lieu de découvertes et un enrichissement pour tous.
    Maria Montessori (1870-1952) est mondialement connue pour la pédagogie et la méthode qui portent son nom. Son oeuvre en français est éditée chez Desclée de Brouwer.

  • Ce livre a marqué l'Histoire d'une pierre. Il a annoncé le début d'une ère nouvelle dans l'éducation : le bâtiment scolaire, souvent sombre, ressemblant à une baraque où les élèves étaient reclus, fit place à une construction de petite taille, attractive, proche de celles qui les accueillent aujourd'hui ; les lourds bureaux noirs furent abandonnés pour des chaises et des tables légères, colorées, qui emplissent maintenant nos écoles. Il indiqua aussi le passage de l'immobilité et du silence, auxquels les écoliers étaient contraints, à l'activité et la gaieté d'une vie normale d'enfant.Cet ouvrage fut le signal que le temps du maître tyrannique et sévère, imposant des tâches contre nature, exigeant une stricte discipline maintenue par des châtiments, était révolu. Il fallait céder la place à l'accompagnateur serein et bienveillant, étudiant les moyens de favoriser le développement naturel des potentialités de l'enfant. Par ce livre, cet enfant passa des conditions d'emprisonnement et d'esclavage où il était tenu, à celles de liberté et de maîtrise de soi.Bien des choses sont arrivées, depuis sa publication, mais, de toutes les oeuvres de la doctoresse Montessori, cet écrit reste le plus précieux.Il fut son tout premier livre, et cette édition historique, publiée aujourd'hui, révèle, comme seul un tel ouvrage peut le faire, la fraîcheur, l'enthousiasme et les sentiments d'une âme qui a fait une grande découverte : la découverte de l'enfant.
    Mario M. MONTESSORI Une des premières femmes médecins d'Italie, Maria Montessori (1870-1952) est mondialement connue pour la pédagogie et la méthode qui portent son nom. Son oeuvre en français est éditée chez Desclée de Brouwer.

  • La violence semble aujourd'hui prise dans un processus d'escalade qui rappelle la propagation du feu, ou celle d'une épidémie ; mais, en dehors des grandes images mythiques qui ressurgissent, les mots manquent pour dire ou décrire ce qui risque de nous submerger.
    Le présent ouvrage s'élève ainsi contre le relativisme qui mine les pensées contemporaines, incapables de saisir la violence à la racine de tout ordre symbolique. Car la violence n'est pas politique, encore moins biologique, mais mimétique : qui n'a pas compris les ressorts de l'imitation s'interdit de pouvoir comprendre les menaces qui sont en train de poindre. René Girard revient sur sa conviction que seuls la théologie de la Croix de saint Paul, les Evangiles et l'Apocalypse de Jean, prophétisés par la Bible, sont à même de dévoiler l'origine cachée des institutions humaines.
    Il révèle également les grandes lignes de son travail en cours : un darwinisme revisité, une anthropologie qui, ne pouvant rester sourde à la Révélation, se conforme aujourd'hui à une théologie. Il précise enfin les points qui l'attachent à la fois et l'opposent à l'oeuvre de Claude Lévi-Strauss. Alerte, toujours en devenir, quitte à réviser d'anciennes analyses pour mordre sur les problèmes les plus contemporains, cette pensée foisonnante réserve au lecteur de belles surprises.

  • La guerre d'Algérie a été un détonateur pour plusieurs générations de chrétiens et annonce les engagements des années 1960 et 1970. Dans un pays en guerre, les chrétiens ont en effet vécu, pensé, milité pour ou contre la guerre. Cette histoire s'inscrit pour eux dans un temps long, celui de la décolonisation et de la guerre d'Indochine, comme celui de la Résistance et de la République, de l'affaire Dreyfus à la guerre d'Espagne. Dans ce récit imaginé d'abord comme une histoire au-ras-du-sol, la part des acteurs est décisive dans les choix individuels souvent paradoxaux qu'on observe durant les « événements d'Algérie ».
    Dans une première partie, est brossé un portrait des chrétiens dans la guerre, catholiques entrés en résistance, prêtres et pasteurs au contact des populations musulmanes, chrétiens libéraux, partisans d'un dialogue avec les nationalistes algériens, zélateurs du Christ et de l'Occident, pieds-noirs trop souvent ignorés. Dans une deuxième partie apparaît le portrait de chrétiens dans une France en guerre. Loin de minorités agissantes au sein des Eglises, des fidèles souvent peu pratiquants, suivistes et légalistes dont le lien avec l'Eglise se résume parfois à la messe dominicale ou à certains abonnements de presse, observent une attitude en tout point proche de celle de leurs contemporains. Tous incarnent le visage pluriel d'Eglises en guerre, scouts de France, fidèles de Woippy, petite paroisse de la Lorraine industrielle, protestants de l'ERF, appelés du contingent, journalistes de Radio-Cinéma-Télévision.
    Dans un dernier temps, sont présentés les chrétiens que la propagande des ultras assimile aux « anti-français », nébuleuse en réalité complexe.
    Cette histoire des chrétiens en guerre, permet d'entrevoir la complexité d'une société en guerre à l'heure de la décolonisation et des Trente Glorieuses.

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