Spector Books

  • Pensé comme un manifeste de l'agence TVK publié à l'occasion de leur présentation à la Biennale de Venise 2020, ce livre présente l'interaction entre l'architecture et la planète terre au fur et à mesure des époques. Le constat qui y est établi invite à mieux respecter la planète et à alléger les aménagements.

  • Le Commentaire sur Napoleon d'Alexander Kluge est une étude en français faite d'histoires, d'images cinématographiques, d'entrées de journaux, le tout accompagné par 3 dessins de Georg Baselitz. Le célèbre auteur allemand utilise la personnalité de Napoléon pour concevoir une narration qui serait une porte d'entrée pour fondre un personnage dans l'histoire. "Les rêves collectifs non assouvis sont comme des taupes. Ils traversent de grandes plages de temps, sous terre, de siècle en siècle."

  • Ce livre d'artiste présente le paysage urbain contemporain de cette ville désindustrialisée de Detroit comme une superposition d'histoires sociale et naturelle. Dans ses photographies et textes, Franziska Klose décrit un paysage absolument consommé par l'industrie avec une structure qui reflète les manifestations d'inégalités sociales, malgré l'espoir d'un boom économique imminent.

  • "À l?occasion du 40e anniversaire de la révolution iranienne, l?artiste Hannah Darabi présente sa collection de livres photographiques et politiques. Publiés en Iran entre 1979 et 1983, courte période de relative liberté d?expression correspondant à la fin du régime du Shah et aux débuts du gouvernement islamique, ces livres témoignent d?une ébullition politique intense et du vent nouveau soufflant sur la photographie iranienne. Cette période, fondamentale pour comprendre l?histoire de ce pays au 21e siècle, est décryptée par Chowra Makaremi, anthropologue et chercheuse au CNRS. Le titre Rue Enghelab renvoie à cette rue de Téhéran qui concentre un nombre important de libraires et de maisons d?édition. Le mot ""Enghelab"", qui en persan signifie ""Révolution"", fut choisi pour désigner cette rue peu après les événements de 1979. "

  • BER 2017-2020: un aéroport sans avion, un terminal sans passagers. L'aéroport de Berlin-Brandebourg (code: BER) a longtemps été un projet d'envergure qui n'a jamais abouti : à moitié terminé, sans fonction, dans un état d'attente perpétuel. Sur une période de trois ans, Matthias Hoch a étudié cette stase, regardant le site à travers l'objectif d'une caméra analogique grand format, un peu à la manière d'un archéologue. Le résultat est une série d'images montrant une construction mystérieuse - des photographies d'un lieu où le pas-encore semble simplement avoir cédé la place à un non-plus .

  • Du 27 juillet au 3 août 1996, la région montagneuse du Chiapas, dans le Sud-Est du Mexique, accueillit la Rencontre Intercontinentale pour l'Humanité et contre le Néolibéralisme, organisée par l'Armée zapatiste de libération nationale sous la direction du sous-commandant Marcos. Cette rencontre rassemble 5000 militants du monde entier et 42 délégations nationales. Elle donna lieu à la déclaration dite "de La Realidad", qui annonçait la création d'un réseau non hiérarchisé de résistance internationale au libéralisme, doté d'un réseau de communication fait de militants pour contrer le discours des médias dominants. Le photographe Bruno Serralongue s'y est rendu pour témoigner d'une nouvelle forme d'activisme en pleine émergence. Longtemps resté inédit, ce projet fait ici l'objet d'une publication complète, et constitue aussi l'occasion d'explorer la place qu'ont tenue les artistes dans ces mouvements alternatifs sans hiérarchie réelle ou affirmée.

  • Notes from the Underdog examine les formes d'appropriation des terres et les pratiques agricoles qui ont surgi dans la ville de Porto (Portugal) à la suite de la crise financière de 2011. Le livre raconte les histoires de dix jardins et de leurs exploitants qui ont rendu à nouveau utilisables des terrains vagues urbains afin de pouvoir se nourrir avec la culture de fruits et légumes. À cette fin, ils ont développé des infrastructures : systèmes d'irrigation, procédés de culture, recyclage et compostage, ainsi que des structures de stockage et même la production de leurs propres outils.

  • S'étirant sur la côte autour de Marseille, de la frontière italienne jusqu'en Espagne, le «Südwall» (Mur de la Méditerranée) a été construit pendant la Deuxième Guerre mondiale. Il servait à la Wehrmacht allemande, qui occupait le territoire depuis 1943, de poste de défense contre les forces alliées. Aujourd'hui encore, on trouve des restes de bunkers, de fortifications et de stands de tir dans la ville de Marseille, le long des Calanques et de ses falaises blanches et sur les îles du Frioul. Pour cette série, Margret Hoppe photographie ces bunkers qui, par leur matérialité et la couleur du ciment, semblent presque s'intégrer dans le paysage rocheux du littoral. La série de photos du Südwall géographique et de ses traces architecturales dans le paysage se trouve complétée par une autre recherche portant sur les traces de l'histoire d'intellectuels allemands exilés à Marseille, tels que Lion Feuchtwanger, Bertolt Brecht, et Thomas Mann.

  • À Gyeongju, en Corée du Sud, des tumulus datant du royaume de Silla se trouvent dans toute la ville. Après des années dans l'oubli, beaucoup de ces tumulus ont été aménagés en espaces publics dans les années 1970. Pour les Jeux olympiques d'été de 1972 à Munich, une colline artificielle constituée de déchets et de gravats a été transformée en un élément essentiel d'un parc paysager. L'ensemble du complexe y a été aménagé avec l'idée de montrer l'Allemagne de l'Ouest comme ouverte sur le monde. Les débris des bâtiments détruits pendant la guerre sont enterrés sous l'herbe bien entretenue du parc. Ina Kwon utilise des photographies et des textes pour décrire les recherches qu'elle a menées dans ces deux lieux, dans lesquels des collines artificielles sont déployées pour enterrer, exposer, construire et réécrire l'histoire. Le livre se compose de deux sections - Gyeongju et Munich - qui sont imprimées en juxtaposition à 180 ° l'une de l'autre afin que le livre puisse être lu dans les deux sens.

  • Catalogue de l'exposition "Hans Hansen: Still Life - Photographs 1957 - 2017" au C/O Berlin. Hans Hansen crée des natures mortes photographiques en mélangeant poésie et des photographies purement documentaires de produits auxquelles il ajoute un graphisme minimale et une précision technique. Ainsi, il apporte un nouveau regard sur ces objets ordinaires du quotidien et a, au fur et à mesure, renouvelé notre perception des objets en exerçant une influence non négligeable sur les photographes de son domaine.

  • Entre novembre 1989 et décembre 1990, le photographe Manfred Paul (1942), qui vivait près du mur à Berlin-Est, a parcouru la ligne de l'ancienne frontière avec un appareil photo à plaques et un appareil photo Polaroid afin de capturer des images de ce témoin au visage de pierre qui est ici conçu non seulement comme une relique de la division politique, mais aussi comme un élément du quotidien qu'il avait lui-même vécu.

  • Léo Favier nous fait redécouvrir Grapus, collectif de graphistes français fondé après mai 68 par Pierre Bernard, François Miehe (qui s'en retire en 1979) et Gérard Paris-Clavel , à l'origine de campagnes pour le Parti Communiste Français, la CGT et de nombreuses associations. Ils réalisèrent également l'identité visuelle du parc de la Villette et du Louvre.

  • DUST: The Plates of the Present est une archive photographique collective initiée entre 2013 et 2018 par le peintre français Thomas Fougeirol et l'artiste américain Jo-ey Tang. Ils ont invité 136 artistes américains et européens à produire une série de huit photogrammes qu'ils ont baptisée DUST dans une chambre noire improvisée à Ivry-sur-Seine près de Paris. Le projet rend hommage à la photographie, à ses débuts et aux expériences de l'avant-garde du XXe siècle avec des photogrammes.

  • Le terme «habitat» constitue une mise en commun des débats modernistes d'après-guerre sur le recalibrage de l'architecture et de l'urbanisme. Il incarne une vision holistique du logement, des êtres humains et de l'environnement. Dans cet esprit, Bauhaus # 12 se concentre sur la notion de «Habitat» d'un point de vue à la fois historique et contemporain, car le logement et la crise climatique sont des problèmes qui interpellent toujours notre communauté mondiale. Le magazine part à la recherche d'alternatives à l'habitation fonctionnaliste qui était prépondérante dans les années 1920 à l'époque du Bauhaus jusqu'au mouvement moderniste d'après-guerre et qui prévaut encore aujourd'hui.

  • L'Arco de la Victoria dans le nord-ouest de Madrid: les jeunes parlent, rient, fument et patinent, flirtent, discutent et surfent sur leurs smartphones. Ils portent des casquettes de baseball, des sweats à capuche, des t-shirts, des baskets et des chaussettes Adidas, Puma et Nike. Dans sa dernière installation vidéo et sonore intitulée Sub Rosa (2017-2019), Sylvain Couzinet-Jacques dépeint l'adolescence comme une phase non seulement de superficialité et de narcissisme, mais aussi d'agitation intérieure et de solitude. Dans le même temps, il démasque cette image comme un outil commercial utilisé par des grandes marques de mode pour vendre leurs produits. Sub Rosa est une installation répartie sur un certain nombre de pistes de films et combinée avec des paysages sonores auto-génératifs. Il a remporté le C / O Berlin Talent Award en 2019. Le livre est publié conjointement avec l'exposition du même nom au C / O Berlin avec des textes de la lauréate de cette année, Mira Anneli Naß.

  • Entre 1956 et 1972, l'artiste américaine Tressa Prisbey s'installa en Californie pour créer de toute pièce un lieu de conservation inédit pour sa collection de crayons. Elle y dévellopa un mode d'architecture et de sculpture constitué de bouteilles de verres multicolores, créant au fil du temps un spectaculaire village-musée, endommagé en 1990 par un tremblement de texte. Ce livre rassemble les photos prises par Kathi Hofer dans le village aujourd'hui, des documents et photographies d'archives ainsi que Bottle Village, essai écrit par l'artiste sur l'oeuvre de sa vie.

  • Ce projet de Anna Ehrenstein, prix du C/O Berlin 2020, interroge la neutralité des technologies numériques et de leur potentiel communicatif. En examinant à travers des photo-collages et des vidéos au smartphone les différents modes de convivialité à Dakar, l'artiste en s'intéresse aux conséquences socio-culturelles globales de la numérisation de la communication face aux traditions de rassemblement physique ancestrales. Elle a collaboré dans cette démarche avec Saliou Ba, Donkafele, Nyamwathi Gichau, Lydia Likibi, et Awa Seck..

  • Beastly

    Forbes Duncan/ Janse

    Ce catalogue accompagne une exposition au Fotomuseum de Winterthur, qui présente le travail de photographes contemporains s'intéressant au monde animal. Charlotte Dumas, Peter Hujar, Simen Johan, Erik Kessels, Elad Lassry, Jochen Lempert, Katja Novitskova, Alessandra Sanguinetti, Moussa Sarr, Carolee Schneemann, et Xiaoxiao Xu parmi d'autres, s'interrogent sur notre rapport aux animaux, à ce que nous leur infligeons, à la manière dont nous les représentons et, ainsi, à ce que l'animal peut nous apprendre sur l'humain.

  • Andre gelpke amok

    Gelpke Andre

    Photography is my collection of memories, slowly becoming full, in order to finally be able to back away. Photography is a strategy against my fear of loss. I use photography always for the same thing: to hang on, to make visible, make clear and retrievable, in the sense of memory. But I also ask with photography. Only, it, the photographed world, gives me no answer. No decisive one anyway, because through it I would merely become aware of time in the sense of speed and consequently also my transiency. I feel through photography, that I am mortal.

empty