Steidl

  • Campagnes françaises

    Thibault Cuisset

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    • 5 Septembre 2019

    Depuis plus de trente ans, les photographies de Thibaut Cuisset évoluent entre les problématiques liées au paysage, à l'environnement et à la notion de territoire. Avec l'acuité contemporaine d'un regard digne des photographes américains de la New Topographics, Thibaut Cuisset s'empare de la singularité de nos campagnes, sans fioritures ni nostalgie. Ses images montrent que le territoire n'a rien de figé, qu'il est le résultat de l'histoire, d'interventions multiples et toujours actives. Ce façonnement perpétuel est le sujet que la photographie vient ici ausculter, authentifier. Avec une grande précision et avec virtuosité dans la retenue des couleurs, elle témoigne des équilibres et bouleversements de nos campagnes.

    Typologie libre de toute idée d'inventaire ou d'anecdote, ce livre compose un atlas sensible du monde d'aujourd'hui ; oeuvre autonome d'un grand artiste mais aussi hommage fidèle et précis d'un promeneur attentif à la grande diversité du paysage français.

  • Berenice Abbott en 1925 photographiait ses premiers portraits sur le balcon du studio de Man Ray à Paris. Soixantecinq ans plus tard, en 1990, elle prenait son dernier portrait dans un bateau sur le lac d'Hebron dans le Maine, à quelques centaines de mètres du chalet dans lequel elle a passé ses dernières années.
    Abbott réalisait généralement ses portraits parisiens dans son propre studio, d'abord 44, rue du Bac, puis 18, rue Servandoni, mais aussi parfois sur place, au domicile du client, comme son premier portrait de James Joyce. En juin 1926, Jan Sliwinski exposa dans sa galerie des photographies de James Joyce, Jean Cocteau, Sylvia Beach, Marie Laurencin ou André Gide parmi tant d'autres. Les hommes et les femmes photographiés par Berenice Abbott étaient liés - socialement, intellectuellement, artistiquement ou sentimentalement. Elle ne photographiait pas des inconnus, à la différence d'Atget, qu'elle contribua à sortir de l'ombre.
    Ce livre, conçu par Hank O'Neal, regroupe plus de cent portraits, dont la plupart sont inédits. Les plaques de verre brutes, telles qu'elles sortaient de sa chambre noire, sont présentées avec le recadrage qu'elle souhaitait. Portraits parisiens est un livre rare au service d'une photographe essentielle dans l'art du portrait, de l'architecture ou de la photographie scientifique.

  • En Amérique

    Robert Frank

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    • 3 Septembre 2015

    Recueil de 131 photographies de Robert Frank réalisées dans les années 1950, dont 22 clichés originaux du reportage photo intitulé Américains, enrichis de 100 images inconnues. Né en Suisse, il émigre aux Etats-Unis en 1947 et commence sa carrière de photographe dans des magazines. Il obtient la bourse de la Guggenheim Fondation en 1955, et réalise de nombreux films.

  • David McMillan est un photographe canadien né en Ecosse qui a commencé sa carrière comme peintre avant de se tourner progressivement vers la photographie. Son intérêt pour les rapports entre l'environnement naturel et le bâti l'a conduit dans la Zone d'exclusion de Tchernobyl où il photographie régulièrement depuis 1994. Les processus de croissance et de dépérissement, les menaces suscitées par la technique, le caractère transitoire ou éphémère de la culture sont des motifs récurrents de son travail qui a été montré sur plusieurs continents dans des expositions personnelles ou de groupe.

  • Early Black and White

    Saul Leiter

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    • 13 Juin 2014

    Saul Leiter a réalisé ses premières photographies au début des années 1940 dans les rues de New York. Ce travail fut montré au Musée d'Art Moderne de New York en 1953 et en 1957. Saul Leiter n'était pourtant pas voué à devenir photographe. Né à Pittsburgh en 1923, fils d'un rabbin et brillant étudiant en théologie, il décide à l'âge de 23 ans d'abandonner ses études et de s'installer à New York pour se consacrer à sa passion première - la peinture. Il commence à s'intéresser à la photographie en 1947, après avoir visité l'exposition de Cartier-Bresson au MoMA. Avec un Leica, il passera son temps à flâner dans les rues de New York qu'il photographie dans un premier temps en noir et blanc. En 1948, il se tourne vers la couleur, et il alternera entre les deux supports.

    Son travail de rue, plus personnel, n'a été redécouvert qu'à la fin des années 1990, grâce notamment à la Howard Greenberg Gallery (New York) et à Martin Harrison, auteur en 2006 du premier ouvrage de Saul Leiter, Early Color (Steidl). Les noir et blanc, parmi lesquelles ses premières images, ont toutes été réalisées dans les rues de New York. Elles montrent des silhouettes en transit, des ombres, visions mystérieuses et indirectes entre romantisme et film noir. Le photographe a saisi un entre-deux-mondes délicat, un monde flottant, embué, dans une succession infinie de mises en abîmes, tendant volontiers vers l'expressionisme abstrait de ses peintures.

  • Ce livre présente une rétrospective de David Goldblatt, une fi gure clef de la photographie contemporaine. Dès ses premières séries photographiques, il dévoile sa sensibilité sociale et sa conscience politique. Sa photographie sera toujours en relation étroite avec l'évolution de la situation de son pays natal, l'Afrique du Sud.
    Cette monographie rassemble de nombreuses séries parmi les plus infl uentes de Goldblatt, y compris On the Mines, Some Afrikaners et Structures mais également d'autres moins connues comme Kas Maine. On y retrouve aussi son processus de creation et ses publications dans la presse. Un texte inédit du photographe complète les essais d'Ivor Powell et Karolina Ziebinska-Lewandowska qui explorent tous deux le travail de Goldblatt dans le contexte de l'histoire politique et culturelle sud-africaine, ainsi que sa contribution à l'histoire de la photographie

  • Scrap book

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    • Steidl
    • 8 Septembre 2006

    Henri Cartier-Bresson est fait prisonnier par les allemands en 1940, après deux tentatives infructueuses, il parvient à s'échapper en février 1943. Pendant ce temps là, le MoMA de New-York, pensant que le photographe avait disparu, commençait à préparer une exposition " posthume " de son travail. Quand il réapparut, il fut enchanté d'apprendre que cette exposition aurait lieu, bien qu'il fût toujours vivant. HCB décida de revoir toute son oeuvre et de sélectionner lui-même tout ce qui " tenait ". Il sélectionna et tira plus de 300 images souvent inédites à l'époque puis embarqua pour New York en avril 1946, les tirages dans sa valise. A son arrivée, il acheta un grand album - un " scrap book " - dans lequel il colla toutes les images avant de les montrer au MoMA. L'exposition fut inaugurée le 4 février 1947, juste avant la création de Magnum.

  • Située au sud-ouest du Japon, l'île de Gunkanjima tire son nom de son apparence de bateau de guerre. Densément peuplée au XIXe siècle, après la découverte d'une veine de charbon, elle est désertée à partir de 1974 après un accident survenu à la mine. Elle est depuis cette date devenue une île fantôme.

  • Né en 1940, le designer graphique Shin Matsunaga fait partie des grands noms du design graphique au Japon avec un rayonnement international. Matsunaga combine les codes traditionnels du graphisme japonais mêlant illustration, dessin, peinture et collage avec des éléments occidentaux. Ce catalogue accompagne une exposition au musée Folkwang à Essen qui se concentre sur ses affiches.

  • Depuis toujours, Jim Dine écrit des poèmes à la main sur des bouts de papier qu'il accroche aux murs de son atelier, où ceux ci prennent les traces de son travail, éclaboussures de peinture et taches d'encre. Ecrits en français et en anglais à l'encre ou au fusain, parfois retravaillés par des ajouts graphiques à la peinture, à l'éponge, au doigt, ou au contraire en partie gommés et recouverts, parfois réalisés en collaboration avec ses assistants, ils deviennent des formes à la fois littéraires et plastiques à part entière. French, English, A Day Longer, présente ainsi des photos de ce résultat et deux DVD de ces poèmes lus à voix haute, donnant ainsi un point de vue sur son environnement de travail.

  • Cet ouvrage présente une sélection d'inédits du grand photographe, opérée par son épouse, Barbara, et par Valérie Servant qui, au sein de la société G.I.P., le représenta au Japon durant vingt ans. On y retrouve ses photogaphies, reconnaissables entre toutes par la profondeur de leurs noirs, leur sens du contraste, l'utilisation harmonieuse et sans déformation du grand angle et une lumière apprivoisée avec une justesse rare, de portrait en paysage.

  • A message for you

    Guy Bourdin

    • Steidl
    • 14 Mars 2013
  • Bonkers !

    Bettina Rheims

    • Steidl
    • 9 Octobre 2014

    Exploration photographique de Londres pendant deux semaines par la photographe Bettina Rheims. Elle explore la ville sous le prisme des excentricités que celle-ci lui offre, à travers des personnages particuliers : un styliste excentrique et cosmopolite, des actrices, mannequins, icônes de mode ou Dj's, filles de stars ou de ladies anglaises.

  • Figure importante d'un «autre» modernisme, l'artiste et radiésthésiste suisse allemande Emma Kunz avait pressenti que ses dessins réalisés à l'aide d'un pendule et sur papier millimétré étaient conçus pour le 21e siècle. L'exposition «Nombre, Rythme, Transformation - Dialogues contemporains avec Emma Kunz», qui a lieu du 26 avril au 25 octobre 2020 à la Kunsthalle Ziegelhütte d'Appenzell rend hommage à la thérapeute et artiste pour la première fois dans le lieu même où elle vécut jusqu'à sa mort. L'exposition met en regard les dessins d'Emma Kunz (1892-1963) avec les travaux de 12 artistes contemporains suisses et internationaux.

  • Serpents

    Guido Mocafico

    • Steidl
    • 28 Février 2008
  • La Villa Noailles est un lieu d'une modernité intemporelle. Malgré son indiscutable charme, cette villa construite au début du XXe siècle par l'architecte Robert Mallet-Stevens - inspiré par le Bauhaus - dans le sud de la France, à Hyères, fut abandonnée et tomba dans l'oubli. Elle fut redécouverte dans les années quatre-vingt-dix et considérée comme le parfait symbole de la modernité de ce siècle.
    Des artistes tels que Man Ray, Bunuel, Dalí, et Cocteau ont travaillé et vécu dans cette maison. Le rêve de la modernité a lentement succombé au passage du temps et des guerres, ne laissant derrière lui que des ombres et une architecture vide. Karl Lagerfeld, armé de son appareil photographique, explore les secrets de ce lieu. La force poétique de l'imagination permet de créer un espace où réalité, rêve et déni s'entremêlent.
    L'aube et le crépuscule collaborent à ressusciter ce qui n'est plus. La beauté des jeunes modèles semble invoquer des souvenirs cachés dans les ruines. Chaque image est le triste témoin d'un moment perdu.

  • Cet ouvrage est le premier volume d'une série de trois titres copubliés avec le centre Dürrenmatt de Neuchâtel à l'occasion du 100e anniversaire de la naissance de l'artiste-auteur. Cette série illustrée explorera la complémentarité entre l'oeuvre littéraire et l'oeuvre picturale de Dürrenmatt.

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