Arts et spectacles

  • « J'aime les détails, les petites choses qui nous entourent. Le quotidien me fascine. Dans mon travail, je cherche à découvrir la richesse du monde », énonce Rinko Kawauchi. Pour la collection Des oiseaux, la photographe japonaise - figure de sa génération et qui a déjà publié aux Éditions Xavier Barral/Atelier EXB Halo et Illuminance - a porté son regard sur le printemps des hirondelles au Japon, saison des naissances. À l'abri des curieux, dans l'embrasure des fenêtres ou dans les sous-pentes des toits, ces minuscules oiseaux construisent des nids composés de terre, d'argile, d'eau et d'herbes sèches afin d'y protéger leurs couvées. Avec la poésie et le sens du détail qui la caractérisent, Rinko Kawauchi fait surgir la beauté éphémère d'instants suspendus : la fulgurance d'un vol, l'avidité d'une becquée, l'agilité des postures. Petites créatures fragiles faites de quelques grammes de plumes, les hirondelles, grâce à leurs ailes aiguës, se perchent partout avec aisance et grâce. Immergées dans la lumière de ciels opalescents, en équilibre sur des fils électriques, perdues parmi la densité des feuillages, les hirondelles s'envolent avec fulgurance toutes ailes déployées, filant tel l'éclair pour nourrir leurs oisillons : leur vie se dévoile sous nos yeux émerveillés. Les cadrages décentrés, les trajectoires de vol semblant filer hors champ, les vues en plongés et contre plongés, les effets de lumière surexposée, les associations visuelles, l'immersion dans la nature, l'infiniment petit, la perception des textures - plumes, brins d'herbe, becs lustrés... - donnent à voir le merveilleux du monde.

  • Anglais Sasuke

    Masahisa Fukase

    In 1977, photographer Masahisa Fukase turned his lens toward a new companion: his cat, Sasuke. «That year I took a lot of pictures crawling on my stomach to be at eye level with a cat and, in a way, that made me a cat. It was a job full of joy, taking these photos playing with what I liked, in accordance with the changes of nature.» A year later, he acquired a second cat, named Momoe. «I didn't want to photograph the most beautiful cats in the world but rather capture their charm in my lens, while reflecting me in their pupils,» he wrote of these images. «You could rightly say that this collection is actually a 'self-portrait' for which I took the form of Sasuke and Momoe.» Featuring tipped-on cover images, this gorgeously made book is arranged in four chapters, organized around the chronology of Fukase's life with his cats. As so often in his work, these tender images also express the photographer's subjectivity and his connection to his subject.

  • C'est en 1965, sept ans après un séjour de quatre mois à Londres, qu'il écrivait dans une brève introduction à son livre El rectangulo en la mano : « c'est au fond de moi que je cherche les photographies, lorsque, l'appareil à la main, je jette un oeil au dehors ; je peux consolider ce monde de fantômes lorsque je rencontre quelque chose qui résonne en moi. » Ce nouvel ouvrage en est la preuve tangible. Il fait suite au premier publié en 1999 par Hazan qui tenu lieu de « premier jet » avant que Sergio Larrain n'y fasse quelques retouches, alors que nous lui avions suggéré de nombreuses photos oubliées, qu'il n'avait d'abord pas considérées.

    Le photographe chilien a été retenu dans l'histoire du médium essentiellement pour son oeil acéré et brillant certes, mais surtout pour les images de Valparaiso. Le corpus photographique réalisé pendant les quatre mois de cette résidence à Londres durant l'hiver 1958-1959 constitue le premier essai d'importance du photographe, qui devait ainsi faire ses preuves, en partie sur les traces de Bill Brandt qu'il appréciait. Curieusement, les photographies que Larrain a prises à Londres, sur le mode de la flânerie, ont été peu reproduites dans la presse, ce qui aurait pu être possible grâce à Magnum Photos, sa nouvelle agence. Car c'est à la faveur de ce voyage vers l'Angleterre que l'aspirant photographe fit un stop à Paris pour rencontrer son mentor Henri Cartier-Bresson et intégrer Magnum.

  • Anglais Street art

    Collectif

    Ce beau livre illustré présente le meilleur du street art international à travers des oeuvres dans 30 villes autour du monde (dont Melbourne, Londres, Berlin, Chicago, Los Angeles, Toronto et São Paulo, entre autres).
    Des grandes peintures murales aux murs en évolution permanente, ce livre montre la spécificité vibrante des différentes cultures de rue dans le monde.
    Chaque photo est accompagnée de commentaires d'experts et des cartes des endroits-clé à visiter dans chaque ville - préparez-vous à être émerveillé !

  • Le temps, la mémoire, la beauté sont des thèmes qui traversent toute l'oeuvre des photographes. « Nous cherchons à expérimenter la beauté de la découverte », précisent-ils. Entre réel et illusion, l'image interroge notre rapport au monde tangible. « La photographie nous aide à comprendre la réalité, les images sont comme des notes visuelles dans un carnet. » Chaque image est comme une histoire arrêtée. Ses nuances chromatiques, nous immergent dans la couleur. Cabrera et Albarrán utilisent de nombreux procédés : tirage platine, au palladium, cyanotype, gélatine argentique, impression pigmentée... L'image se fait vibration sensible. Pour la collection Des oiseaux, le duo a réalisé des photographies spécialement pour le livre. La beauté de l'éphémère, une certaine mélancolie mais aussi la fragilité de l'instant saisi par l'objectif se révèlent au fil d'images en couleurs mordorées ou en monochrome. Les oiseaux semblent tout droit sortis de contes fantastiques ; ils prennent leur envol sur des surfaces miroitantes, se dispersent parmi de sombres frondaisons. Les cadrages serrés soulignent leur présence physique. Les oiseaux deviennent presque abstraits. Cou souple bicolore d'un couple de cygnes, bec immaculé d'une poule d'eau d'un noir lustré, ailes de palombes déployées aux pennes argentées, plumes de paon au somptueux tombé : le jeu formel des formes sert de contrepoint à la saturation des couleurs. Cabrera et Albarrán laissent l'interprétation de leurs images à la mémoire du spectateur, s'inscrivant dans la démarche de Joan Miró, qui dans son tableau Bird in Space, donne une représentation minimale de l'oiseau, à travers des points ou des ombres, pour laisser voler notre imagination.

  • Cet opus de « L'oeil curieux » met en scène une quarantaine de clichés réalisés par Félix Nadar dans les catacombes en 1862.
    L'ouvrage constitue un reportage à travers des carrières aménagées pour recueillir les ossements des vieux cimetières vidés par hygiène : les catacombes.
    Félix Nadar fixe pour nous ce gigantesque ossuaire aussi techniquement précis que pittoresque dont la visite, autorisée à l'époque quatre fois par an, était devenue à Paris la promenade à la mode.
    Cette série de photographies, avec celle, presque contemporaine, sur les égouts de Paris, a été présentée dans les ateliers et dans les stands Nadar aux expositions universelles jusqu'en 1900.

  • Le plissement velouté de l'eau, le vol lent d'un oiseau, une ligne d'horizon ponctuée d'oiseaux marins aux ailes ourlées de gris : le photographe capte une réalité qui fourmille de détails. Les métamorphoses de la nature le fascinent. Travaillant exclusivement en noir et blanc, Byunghun Min rend abstrait un moment éphémère. Brouillards sur lesquels se détache une mouette, variations de la lumière sur un rivage où se baignent des oiseaux migrateurs, ciels chargés de nuages et traversés par des nuées dansantes, sa perception de l'espace entraîne le regardeur dans les profondeurs de l'image, l'instant fugace se dérobe sous nos yeux.
    Les oiseaux de Min habitent un espace impalpable. Ils semblent enveloppés dans un voile blanc, dans une lumière argentée. La quasi monochromie de l'image, l'uniformité des tons oscillant entre blancs et gris, l'absence de perspectives et de contrastes, la simplicité de la construction et le minimalisme des formes restituent un réel devenu fantastique. Le long travail lors du tirage du négatif permet au photographe de rendre non seulement ce qu'il a vu mais aussi perçu. Les oiseaux de Min invitent à la contemplation.

  • Ces scènes parfois anodines - photographiées en Italie, en France, au Danemark, en Finlande ou encore au Népal -, sont souvent teintées de mélancolie et révèlent l'univers poétique du photographe.
    Ses images en noir et blanc témoignent d'une attention particulière accordée aux détails, à la lumière qui modèle les espaces, aux étendues silencieuses dans lesquelles surgit soudain une présence humaine ou animale. La forte présence de la nature, le mimétisme entre le vol des oiseaux, le mouvement des arbres dans le vent, le poids de la neige, l'étendue des nuages... confèrent à ses images la puissance évocatrice de contes visuels. La contemplation du monde à travers l'objectif de Pentti Sammallahti donne à voir une nature sensible, parfois même lyrique.
    L'expérience de l'image est double : au-delà de sa virtuosité narrative, son usage de la bichromie, avec des blancs immaculés, tel le plumage de ses cygnes ou de ses flamands roses, confrontés à des noirs profonds, crée un jeu sur les textures et restitue avec force un monde où les oiseaux tiennent une place singulière.

    Pour cet ouvrage, Guilhem Lesaffre met en lumière la relation aux saisons qui est un aspect fondamental de la vie des oiseaux. Là où il existe, l'hiver est une contrainte importante avec laquelle les oiseaux doivent composer et qui induit notamment des stratégies de recherche de nourriture et d'économie d'énergie, ou encore le grégarisme. L'auteur associe ici la vie des oiseaux en hiver avec les photographies de Pentti Sammallahti.

  • A master of landscape photography, Michael Kenna's images reveal a world that is almost evanescent. One where diaphanous light enshrouds nature in mystery, with islands, rivers, and even summits standing out in the distance. «In all of my work there is a certain prevailing theme which has something to do with memory, with time, with change.» Birds soar overhead, tracing aerial figures in fleecy skies, come to rest on a branch, or fly gracefully over hazy expanses of water. Suspended flight, halted moments in time-one that is frozen, immutable.

    Shades of gray and depth of field give Michael Kenna's photographs a somewhat melancholic feel. All is silence.

  • A major figure of Latin-American photography, Graciela Iturbide's approach combines the documentary and the lyrical. Off-center compositions, graphic effects, and heavy shadows create a poetic universe where a feeling of strangeness is combined with one of harsh reality. The powerful equilibrium of her compositions produces skies filled with birds, comical, unexpected situations where chickens are pictured sitting wisely on market stalls, while elsewhere chirping flocks appear to invade the scene in agile, flowing movements. For Iturbide, living birds represent freedom. But death is never far away in her work, nor indeed is a certain sense of the surreal.

  • This collector's edition gathers some of his most memorable works in a landmark collection. From his image of Marilyn in that white dress to his portrait of a dressed Chihuahua in proportion with a pair of woman's legs and that of a Great Dane -in each instance it was Erwitt's faultless sense of timing and his eye for the remarkable?whether a glance, a movement, or an interaction- that made the work unique. Each of these icons is a representation of how we live, a lasting symbol of the age and its vitality, that will represent our world to future generations.

  • En 2008, elle commence à réaliser des portraits photographiques d'oiseaux en travaillant aux côtés d'ornithologues dans des réserves naturelles. Sujets particulièrement difficiles à saisir en raison de leur grande mobilité et de leur furtive attention, les oiseaux requièrent un art de l'attente que Leila a développé depuis des années passées dans les forêts et jungles tropicales. « J'ai toujours remarqué que beaucoup d'oiseaux avaient des expressions particulières. Pour les capter, il m'a fallu trouver comment les photographier de manière à faire surgir leur caractère propre, souligne-t-elle. Ma façon préférée de les photographier est d'installer un studio de portrait dans un endroit qui leur est familier. Je leur parle pendant que je travaille afin qu'ils interagissent avec moi. » Les temps de pose sont extrêmement longs de même que le travail en post-prod - nécessaire pour séparer ces merveilleuses créatures de leur environnement naturel. Cacatoès noirs, perruches sauvages, hiboux fauves, pigeons roses ou pinsons jaunes, tous semblent parés de leurs plus beaux atours. Tour à tour, gracieux, espiègle, farouche, fier, timide, poseur : chaque oiseau photographié laisse transparaître sa personnalité. Galerie de portraits à la fois fantaisistes et hyperréalistes, les images de Leila Jeffreys invitent à la rencontre d'espèces exotiques ou plus connues qui toutes semblent vouloir dialoguer avec le regardeur. Les somptueuses couleurs des plumes, du rose poudré au jaune citron, du vert émeraude au bleu cyan, confèrent à ces graciles personnages un chic pop et élégant.

  • Profondément imprégné de la tradition picturale japonaise, le photographe explore la vie quotidienne tokyoïte et capture des scènes aux confins du fantastique. Ses cadrages et ses couleurs acidulées confèrent à ses images une certaine étrangeté. Formes, textures, nuances colorées, profondeur de champ élaborent un vocabulaire visuel à la fois poétique et pop. « Ce sont les interprétations variées qu'a un spectateur d'une image qui rendent la photographie intéressante », précise le photographe. Yoshinori Mizutani observe avec minutie l'espace urbain et ses excentricités. Sa série Parrots présentait les perroquets sauvages aux couleurs acidulées qui peuplent désormais la ville de Tokyo. Ici, corbeaux, hirondelles, moineaux et autres passereaux des villes saturent l'environnement urbain, ciel, arbres, poteaux électriques, lignes téléphoniques sont envahis, réinvestis. Ils deviennent alors autres, et le passant les perçoit différemment. Parfaitement posés et alignés en rangs serrés sur les fils électriques qui sillonnent le ciel de toute capitale, les oiseaux se font armées, colonies ordonnées. Les lignes graphiques qu'ils forment redessinent l'espace urbain. Visions de rêve ou de cauchemars, les oiseaux de Yoshinori Mizutani saturent par leur présence le monde de la ville et lui restitue son mystère.

  • Réalisées dans l'espace de son jardin personnel, elles révèlent la vie cachée des mésanges, moineaux et autres passereaux qui nichent dans les jardins urbains. Oscillant entre fantastique et réel, ses images semblent prises à la dérobée. Elles montrent des instants volés : vols suspendus, oiseaux dissimulés dans les feuillages, solitaire crânement posé sur une branche, mais aussi ballets aériens de linottes et courses poursuites entre geais et grives. Prises le plus souvent au ras du sol, le nez dans l'herbe, l'objectif de l'appareil perdu dans les fleurs, ses photographies semblent se substituer à l'oeil de l'ornithologue, celui qui observe, fasciné, un monde autre : celui des oiseaux.
    Les saisons se succèdent, les couleurs du jardin varient, passant des orangés, aux bleus et verts vifs de l'été au blanc immaculé de l'hiver. Lumières et couleurs saturées, jeux entre flou et ultra netteté du détail, arrêts sur image dessinent une « supra réalité ». Terri Weifenbach nous immerge dans l'infiniment petit, nous transportent dans un monde particulièrement animé où les oiseaux filent à toute allure, dansent, ou se posent, se figent et tiennent des conciliabules. Elle révèle le merveilleux de leur monde.

  • « Myth is timeless, as painting has become. My works usually revolve around stories that are so old we cannot determine their origin. It is the very idea of the origin that interests me, no doubt precisely because it can't be found ! Just as the truth of myth is utterly elusive. » Gérard Garouste Gérard Garouste is one of the major figures of French painting. This monograph presents the artist's journey through the great mythological sources he has drawn from in order to build his oeuvre. Whether literary, biblical or personal, these myths are the framework of his painting and have fed, for over forty years, his quest for meaning, as well as his philosophical and poetic investigations.

    /> This book was published on the occasion of the exhibition Gérard Garouste - The Other Side presented at the National Gallery of Modern Art, New Delhi.

  • Connu pour The Solitude of Ravens, où des corbeaux menaçants en nuée ou solitaires noircissent des pages d'un bout à l'autre de ce livre mythique paru en 1986, le photographe japonais Masahisa Fukase, parmi les plus radicaux et les plus originaux de sa génération, possède en réalité une oeuvre protéiforme : recherches formelles, surimpressions, collages, autoportraits, photographies retravaillées au dessin, tirages noir & blanc, polaroids...
    Ses deux commissaires, Simon Baker, directeur du département photographique de la Tate Modern, à Londres, et Tomo Kosuga, directeur des archives Masahisa Fukase, à Tokyo, seront les auteurs de ce livre-somme qui présentera 26 séries de l'oeuvre de Fukase, notamment celles consacrées à son père (Memories of Father), sans oublier celle sur les chats, y compris le sien, Sasuke, et ses fameux autoportraits pris dans une baignoire, avec un appareil étanche (« Bukubuku ») ou en duos (« Berobero ») qui se touchent la langue et qu'ils coloriera par la suite. Fukase aura tout expérimenté au cours de sa vie professionnelle et ce travail longtemps resté dans l'ombre, où la dramaturgie côtoie autant l'ironie que la provocation, méritait un ouvrage complet, d'autant que la plupart de ses parutions se limitaient jusqu'alors à son pays natal.

  • Cette nouvelle édition tant attendue du catalogue raisonné de l'oeuvre peint de Nicolas de Staël est la troisième depuis 1968, établie alors par la veuve du peintre, Françoise de Staël disparue en 2012. Revue et augmentée par Marie du Bouchet et Gustave de Staël, elle reprend la version épuisée de 1997 parue aux éditions Ides et Calendes, en la renouvelant avec des notices enrichies des nombreuses expositions, livres et ventes d'oeuvres qui ont fait vivre la peinture de Nicolas de Staël depuis lors.
    Un long travail de recherche a permis, grâce aux Collectionneurs, Maisons de vente, Galeries et Musées, de rassembler un très grand nombre de reproductions en couleur. Nous sommes donc particulièrement heureux aujourd'hui de pouvoir publier pour la première fois un catalogue raisonné tout en couleur.
    Le corpus de l'oeuvre est composé aujourd'hui de 1120 tableaux. Dix-neuf tableaux ont été ajoutés, dont 7 qui ont été reconnus depuis 1997 comme étant de la main de Nicolas de Staël et 7 esquisses qui étaient déjà intégrées dans le premier catalogue raisonné en 1968, puis retirées par Françoise de Staël dans l'édition de 1997. Il a été décidé de les réintégrer afin de réaliser un catalogue exhaustif de l'oeuvre.
    Pour la première fois également, ce catalogue raisonné paraît en langue anglaise, ce qui permet de refléter la présence internationale de l'oeuvre. Un grand nombre de peintures étant conservées dans les collections privées ou muséales américaines et britanniques, le choix de l'anglais pour cette publication nous a paru évident. Les textes qui font partie des écrits fondateurs de l'oeuvre de Nicolas de Staël, tels que celui d'André Chastel, de Roger van Gindertael, de Germain Viatte ou d'Anne de Staël seront donc accessibles aux lecteurs amateurs et collectionneurs étrangers. Nous sommes reconnaissants à Madame Eliza Rathbone (spécialiste reconnue de l'oeuvre du peintre) d'avoir rédigé une introduction qui retrace avec grande précision l'histoire de la renommée de Nicolas de Staël aux États-Unis.
    Ce Catalogue raisonné des peintures fait écho au « Catalogue raisonné des oeuvres sur papier » parue en 2013 aux Editions Ides et Calendes.

  • De l'aube du XXe siècle aux années 1930, Montparnasse connaît son âge d'or. D'Europe centrale et de l'Est, d'Italie, d'Espagne, de Scandinavie ou des États-Unis... accourent par centaines de jeunes peintres, sculpteurs, écrivains ou photographes, pressés de rallier ce nouveau « centre du monde » où une révolution artistique est en train d'éclore. Eux aussi veulent en être... C'est ainsi que dans la lumière froide des ateliers ou l'ambiance chaleureuse des grands cafés se croisent Modigliani, Picasso, Soutine, Kisling, Pascin, Brancusi, Giacometti, Hemingway, Fitzgerald, Cocteau, Desnos, Miller... et tant d'autres. Au moins pour quelques années, Paris est une fête, immortalisée par les objectifs de Man Ray, de Brassaï ou de Kertész.

    From the dawn of the 20th century to 1930's, Montparnasse enjoyed a Golden Age. Hailing from Central and Eastern Europe, Italy Spain, Scandinavia or the United States... hundreds of painters, sculptors, writers or photographers rushed over, all eager to rally this new «center of the world», where an artistic revolution was in full bloom. They also wanted to be part of it... Thus, in the cold light of their artist studios or enjoying the warm ambiance of large cafés, mingled Modigliani, Picasso, Soutine, Kisling, Pascin, Brancusi, Giacometti, Hemingway, Fitzgerald, Cocteau, Desnos, Miller... as well as many others. At least for a few years, Paris is a Moveable Feast, was immortalized by the lenses of Man Ray, Brassaï or Kertész.

  • Paris ; années folles

    Collectif

    La parenthèse euphorique des Années folles s'ouvre en 1919 alors que les canons de la Grande Guerre ont à peine cessé de tonner ; elle se ferme dans le fracas du krach boursier de 1929. Dans cet intervalle, Paris s'enflamme et les déferlantes du jazz et du charleston bousculent tout sur leur passage. On rit chez Maxim's, à La Rotonde, à La Coupole, au Boeuf sur le toit... Joséphine Baker triomphe seins nus dans la « Revue Nègre » tandis qu'à peine plus habillés les corps s'agitent au Jockey ou au Magic City, s'exposent au soleil en bord de Seine. Sur les quais, les automobiles remplacent les chevaux.
    Les plus grands photographes de l'époque - Lartigue, Kertész, Branger, Boyer, Savitry, Atget, Harlingue - donnent à voir cette modernité à travers des clichés saisissants de vie. Paris est une fête !

    The cannons of the Great War had barely ceased fire when the Roaring Twenties began in 1919. The Stock Market Crash in 1929 hailed the end of this euphoric chapter when Jazz and the Charleston dance craze took Paris by storm. Great fun was had at Maxim's, La Rotonde, La Coupole, Le Boeuf sur le Toit. A bare-breasted Joséphine Baker performed on stage in the «Revue Nègre» while over at Le Jockey or Magic City, a little less scantily clad dancers shimmied the night away, people sunbathed on the banks of the Seine and automobiles replaced horse-drawn carriages.
    Such modernity was documented by the era's top photographers - Lartigue, Kertész, Branger, Boyer, Savitry, Atget, Harlingue - who present us with images that are so full of life. It's plain to see Paris really was a Moveable Feast!

  • Le 14 janvier 1958, le corps défiguré et amputé d'un homme est découvert près du lac Sembako au Japon. Deux enquêteurs de Tokyo viennent prêter main forte à la police locale pour résoudre ce qui semble à première vue une affaire banale. Ce ne sera pas le cas.

  • Les deux chefs-d'oeuvre de Lewis Carroll, monuments du non-sens, illustrés par un artiste qui s'est approprié le monde onirique de l'écrivain pour sublimer cette édition bilingue.
    Lewis Carroll, maître du non-sens :
    Le chef-d'oeuvre de Lewis Carroll est présenté dans son intégralité et en version bilingue, afin de mieux appréhender l'extrême vivacité de langage, riche d'inventivité, de jeux de mots et de calembours.
    Pat Andrea, maître du déséquilibre :
    Habité depuis toujours par l'archétype féminin d'Alice, l'artiste d'origine néerlandaise Pat Andrea, « maître du déséquilibre » en raison de sa surprenante force dramatique, a réalisé pour cette édition 49 tableaux au format 150 x 180 cm mêlant gouaches, aquarelles, crayons de couleurs, fusains et collages, feuilles d'or et d'argent. De ses tableaux émane une remarquable correspondance avec l'esprit et la lettre de Lewis Carroll.

  • Anglais Rachel, Monique

    Sophie Calle

    Sophie Calle raconte Monique à travers des extraits de carnets intimes et de photographies issues d'albums de famille et présente son installation créée au Palais de Tokyo en hommage à sa mère décédée en 2007. Mais ce livre est avant tout un véritable objet conçu avec l'artiste.
    Le texte de la couverture est brodé pour en faire un objet précieux et l'ensemble des textes liés à l'installation sont gaufrés afin de retrouver la matière de certaines oeuvres de Sophie Calle. Il s'agit d'un ouvrage très personnel et émouvant et en même temps d'une réflexion sur la mort qui touche chacun d'entre nous.

  • Lou Reed, décédé en octobre dernier, demeure aux yeux de tous l'incarnation même du rock new-yorkais. On retrouve dans cette anthologie exhaustive et inédite, publiée en deux tomes, les textes des chansons de toute une carrière : trente albums, de l'époque des Velvet Underground aux dernières années de la carrière solo de l'Ange noir du rock. L'occasion pour ses nombreux fans de redécouvrir Lou Reed à travers cette véritable oeuvre de poésie urbaine qui parcourt un demi-siècle.

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