Omnibus

  • Peigner la girafe, L'épée de Damoclès, S'en moquer comme de l'an quarante... autant d'expressions que l'on entend tous les jours et dont on ne connaît pas forcément l'origine, ni même le sens exact.
    Alfred Gilder, avec le ton décalé et souriant qui a fait le succès de 300 fautes, montre ce que cache l'expression imagée et en souligne le caractère insolite, savoureux ou amusant.
    Les 300 expressions sont classées en chapitres thématiques : Mythologie, Bible, Animaux, Dictons et locutions populaires, Cuisine, Littérature, Histoire et politique, etc.

    Aller chez le merlan : au XVIIIe siècle, les coiffeurs et autres perruquiers avaient le visage poudré de blanc. On les compara tout naturellement aux poissons badigeonnés de farine avant la friture. D'où leur surnom argotique bien trouvé.

  • 300 mots ou expressions fautives, agaçantes ou sources de confusion en 14 chapitres : S'exprimer, Penser, Mesurer le temps, Vivre, Savoir-vivre, Paraître, Soigner, Manger, Commercer, Travailler, Se divertir, Voyager, Politiquailler, Croire.
    « Atteint par la limite d'âge » A l'Elysée, le général de Gaulle présidait avec majesté le conseil des ministres. Lors d'une séance mémorable, il entendit le ministre de la Défense annoncer : « L'amiral X atteint par la limite d'âge est remplacé par le contre-amiral Y. » En ces temps heureux où les chefs de l'Etat se souciaient du bon usage du français, le Grand Charles l'interrompit et lui dit : « La limite d'âge n'atteint personne ! » Réplique justifiée. L'expression est, en effet, illogique. Car on atteint la limite d'âge... et on ne peut rien contre ça.

  • Résumé de texte, commentaire, dissertation, figures de style... Ces termes renvoient aux bancs de l'école, dans l'atmosphère feutrée des cours de lettres. Des enseignants passionnés dévoilent les charmes des imparfaits du subjonctif et des rimes croisées de Baudelaire. Mais s'ils en avaient le temps - et la fantaisie -, ces mêmes enseignants pourraient inculquer l'art de fabriquer une citation d'auteur, révéler le lien mystérieurx qui unit les publicités pour les shampooings et la littérature épique, signaler un résumé plus long que l'original ou déclamer la tirage du nez de Cyrano en langage contemporain. Facétieux, l'auteur ajoute à l'usage des élèves des modèles de mots d'excuse.

  • En mars 1818 paraissait Frankenstein ou le Prométhée moderne, de Mary Shelley, épouse du poète Percy Shelley - Frankenstein, du nom du savant qui donna vie à une créature assemblée avec des éléments de cadavre. Réflexion sur les excès de la science, sur l'ambition de défier Dieu en créant la vie, le roman est surtout fondateur d'un des plus grands mythes modernes (au même titre que Dracula), inspirant la littérature (de S-F, dont il est un des précurseurs, et autres), le théâtre, la BD, les jeux vidéo, et bien sûr le cinéma.
    C'est cet univers qu'explore de A à Z Claude Aziza, spécialiste de culture populaire (on lui doit notamment un Dictionnaire du western...) et également de la littérature du XIXe siècle.

  • Le pari de Georges Gougenheim est de faire découvrir la science des mots à l'aide de brefs récits de quelques pages, comme on lit un recueil de nouvelles.
    Les mots y sont présentés par familles, autour d'une notion, d'une activité, d'un thème, d'un métier, d'une espèce animale, etc. Au total quelque 3 000 mots d'usage courant y sont analysés, commentés et mis en relation avec l'histoire de la civilisation. Sans prétention à l'exhaustivité, Gougenheim cherche surtout à faire comprendre la vie des mots et à doter le lecteur d'une méthode sûre pour l'explorer.
    La plupart de ces chroniques ont été rédigées à l'intention des enseignants de français à l'étranger.

  • Il existe un proverbe pour chaque situation de la vie quotidienne, une petite phrase musicale venue du fond de nos traditions tout exprès pour nous aider. Toujours vif, toujours simple, drôle et sage à la fois, il nous a été légué par nos grands-parents. Pour que l'héritage ne se perde pas, il suffit de le citer au bon moment.
    "Ce que l'oeil ne voit, le coeur n'y songe pas." Proverbe belge

  • Dictionnaire de la montagne

    Jouty/Odier

    • Omnibus
    • 24 Septembre 2009

    L'univers montagnard exploré en 2 600 mots dans un dictionnaire multiforme : les lieux, les hommes, les bêtes, les fleurs, mais aussi les rêves, les exploits, les héros... Des recensions de toutes les grandes " premières ", les biographies des plus célèbres grimpeurs et découvreurs, des itinéraires, des idées de randonnées... Si, de près ou de loin, la montagne vous inspire ou vous aspire, ce livre est pour vous.

  • Devinettes.
    1. Qui le premier a voulu bâtir les villes à la campagne ?
    2. De Rabelais ou de Montaigne, lequel a écrit qu'« au plus élevé trône du monde, nous ne sommes assis que sur notre cul » ?
    3. Qui était l'homme célèbre dont on disait qu'« il était capable de tout pour de l'argent, même d'une bonne action » ?
    4. « Le voilà donc ce nez qui, des traits de son maître / S'est souillé lâchement ! Il en rougit, le traître ! » Vous savez qui a écrit ces vers... mais qui Edmond Rostand parodiait-il ?
    5. Quel est l'homme d'esprit français qui détestait le plus les enfants ?
    /> 6. Qu'est-ce qu'un kakemphaton ?
    Réponses puisées dans la Petite histoire des mots d'esprit célèbres.
    1. M. Prudhomme. Ce personnage d'Henri Monnier est l'auteur trop oublié de beaucoup de mots passés dans le langage commun. Son bon sens lui avait fait noter que « si Bonaparte fût resté lieutenant d'artillerie, il serait encore sur le trône ». Nous lui devons aussi : « C'est mon opinion et je la partage. » 2. Montaigne, dans le chapitre « De l'expérience » de ses Essais. Il poursuit ainsi : « Nous avons beau monter sur des échasses. Sur des échasses encore faut-il marcher sur nos jambes. » 3. Mirabeau. L'auteur du mot est le pamphlétaire royaliste Rivarol, qui disait du même, connu pour sa laideur : « C'est l'homme du monde qui ressemble le plus à sa réputation. » 4. Théophile de Viau, poète précieux qui avait écrit en 1621 un très sérieux Pyrame et Thisbé dans lequel on lisait : « Ah ! voici le poignard qui, du sang de son maître / S'est souillé lâchement : il en rougit, le traître... » 5. Paul Léautaud, sans doute. Á ceux qui étaient tentés de câliner les bébés, il conseillait de résister : comment savoir si l'un d'eux ne deviendrait pas Hitler ?
    6. Un kakemphaton est un calembour involontaire. Le plus célèbre est de Corneille, dans Polyeucte : « Vous me connaissez mal : la même ardeur me brûle / Et le désir s'accroît quand l'effet se recule. »

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