Sciences humaines & sociales

  • Les plus anciens signes d'écriture datent d'il y a plus de cinq mille ans et ont été découverts à Uruk, dans le sud de l'Irak. Cette étape marque l'entrée dans l'Histoire. Grâce à ce nouveau moyen de communication, apparu à la même époque que les grandes cités-États de Mésopotamie, les hommes ont pu se projeter dans le temps comme dans l'espace, enregistrer leurs biens, faire des contrats, ou encore graver des codes de lois. Au fil des siècles, des scribes ont pu aussi consigner les hauts faits de leurs souverains, transmettre les savoirs et les mythes qu'ils tenaient des générations précédentes. En trois millénaires ont ainsi été élaborés, du Levant à l'Iran, des techniques, des institutions, des modes de pensée dont nous avons largement hérité.
    Des premiers alphabets aux premières bibliothèques, de la comptabilité aux mathématiques en passant par la médecine, des premières cosmogonies au monothéisme, cette histoire du Proche-Orient ancien montre comment des populations d'origine différente ont pensé le monde et réalisé d'innombrables objets, monuments et oeuvres d'art qui ont traversé les siècles.

    Une quarantaine de spécialistes ont participé à cet ouvrage, sous la direction de Pierre Bordreuil, François Briquel-Chatonnet (auteurs, entre autres, du Temps de la Bible, Paris, 2000) et Cécile Michel (co-éditrice du Dictionnaire de la civilisation mésopotamienne, Paris, 2001 et des Histoires de déchiffrements. Les écritures du Proche-Orient à l'Égée, Paris, 2009).

  • Contes de l'egypte ancienne

    Pierre Grandet

    • Kheops
    • 16 Février 2005

    Une tempête s'est levée alors que nous étions en mer...
    Alors le navire sombra, et de ceux qui s'y trouvaient, pas un ne survécut. Je fus déposé dans une île par une vague de la mer et passai trois jours absolument seul, avec mes pensées pour toute compagnie, allongé sous l'abri d'un arbre, car j'avais cherché avidement de l'ombre. Enfin, j'allongeai les jambes afin de rechercher de quoi me remplir la bouche et je découvris qu'il y avait là des figues, du raisin et toutes sortes de légumes magnifiques ; qu'il y avait aussi des figues de sycomore - des vertes et des mûres - et des concombres, comme s'ils étaient cultivés ; qu'il y avait enfin des poissons et des oiseaux : bref, qu'il n'était rien que l'île ne contînt.
    Je m'en rassasiai mais dus en laisser à terre tant il y en avait sur mes bras : puis, ayant saisi un bâton à feu, je fis jaillir une flamme et fis un holocauste aux dieux. Mais soudain j'entendis comme un coup de tonnerre et je pensais qu'il s'agissait d'une vague de la mer. Les arbres se brisaient, la terre tremblait. Je me découvris la face et constatais que c'était un serpent qui venait. Il mesurait trente coudées de long, sa barbe dépassait les deux coudées, son corps était recouvert d'or, ses sourcils étaient en lapis-lazuli véritable et il était dressé à l'avant.
    Il ouvrit la bouche vers moi qui me tenais prosterné devant lui et me dit : " Qui t'a amené, qui t'a amené, bonhomme ? Qui t'a amené ? Si tu tardes à me dire qui t'a amené à cette île, je ferai que tu te retrouves en cendres... " Cet ouvrage rassemble l'essentiel des contes égyptiens de l'époque pharaonique. D'inspiration tantôt populaire et fantastique, tantôt historique ou mythologique, ces textes éblouissants comptent parmi les premiers chefs d'oeuvre de la littérature.

  • Cet ouvrage témoigne du débat scientifique qui anime actuellement les études amarniennes. Au travers d'articles parus dans la revue Egypte Afrique & Orient et d'autres totalement inédits, les égyptologues Jean-Luc Bovot, Jean-Luc Chappaz, Marc Gabolde, Rolf Krauss, Christian Loeben, Bernard Mathieu,
    Claude Traunecker, Robert Vergnieux et Alain Zivie, spécialistes de la pèriode, rendent compte de leurs recherches récentes.
    Ces dernières années, des synthèses sur Amarna ont permis de progresser tant dans le domaine des connaissances historiques, que dans ceux de l'étude de la religion ou de l'évolution artistique. Elles ne parviennent toutefois pas à épuiser les sujets de discussion sur une période qui a montre et montre encore
    toute son originalité. Les hypothèses et avis des uns et des autres, loin d'être convergents, laissent toujours apparaître de nombreuses zones d'ombre : la prétendue corégence entre Amenhotep III et Amenhotep IV, l'hypothétique maladie d'Akhenaton, la véritable nature de la religion d'Aton, les raisons de l'evolution de l'art et le deplacement de la "capitale" à Amarna, la genealogie de la famille royale et la succession sur le trône, le sort et le lieu d'ensevelissement d'Akhénaton et Néfertiti...
    L'importance et le nombre de questions épineuses, aussi bien que le souci de faire gouter au lecteur la méthodologie de la recherche, justifient pleinement le choix d'une publication collective.

  • Il est souvent fastidieux de rechercher des passages de texte ou des mots isolés qui figurent au Wörterbuch et dans les Belegstellen, quand ces ouvrages renvoient aux relevés édités par Auguste Mariette et surtout par Johannes Dümichen, textes qui on le sait, ont été republiés depuis à l'Ifao. Pour faciliter la tâche des chercheurs, l'auteur a accepté de reprendre un travail déjà mené il y a longtemps par France Le Corsu au bénéfice des lecteurs de la bibliothèque du Collège de France à Paris . Il s'agit d'une concordance entre les inscriptions publiées par Auguste Mariette et les volumes I à X du Temple de Dendera.

    Pour établir la table de concordance, elle s'est servie des annotations données par chaque auteur dans les éditions de l'Ifao. On trouvera également une liste de concordance entre les publications d'Auguste Mariette et celles de Johannes Dümichen. Quelques textes sont répertoriés dans le Thesaurus de Heinrich Brugsch.

    Pour les livres de l'Ifao, l'auteur a détaillé les correspondances vers les références aux publications antérieures, afin que la recherche soit plus aisée dans les tables de concordance.

  • A lire et entendre tout ce qui se dit et s'écrit sur l'Égypte ancienne, on pourrait se représenter la Vallée du Nil comme une terre réservée aux dieux et aux pharaons, aux temples et aux cimetières.
    Et pourtant... si l'on écoutait la voix des Egyptiens eux-mêmes plutôt que de parler à leur place ? Cet ouvrage, le premier jamais publié dans son genre, vous propose donc de les rencontrer directement au gré d'une promenade dans les salles égyptiennes du Louvre. Vous y lirez, en suivant le texte original sur l'objet, les traductions de plus d'une centaine de textes les plus divers, depuis l'ardoise d'écolier jusqu'au sarcophage de Pharaon.
    Un peuple aussi bavard et aussi gai n'aurait-il pensé qu'à la mort ? On peut en douter...
    Cent onze documents sont traduits et commentés dans cet ouvrage qui comprend, par ailleurs, un riche glossaire-index français, ainsi qu'un index exhaustif des mots égyptiens.

  • "Ce Cours d'égyptien hiéroglyphique, nouvelle édition en un volume, revue et augmentée, constitue une initiation méthodique à l'écriture et à la langue des Anciens Égyptiens. Fondé sur l'acquis des recherches grammaticales les plus récentes, il s'adresse néanmoins au public le plus large par sa présentation progressive de l'égyptien du Moyen Empire. Son texte est divisé en 56 leçons, illustrées d'environ deux mille exemples, et dotées, chacune, d'une liste de vocabulaire et d'un exercice d'application.
    L'ouvrage comprend des lexiques, égyptien-français et français-égyptien, ainsi qu'une liste complète des signes hiéroglyphiques "

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