Arts et spectacles

  • Une généalogie de la culture architecturale moderne au travers d'une analyse du projet à la fois théorique et pratique de l'architecte, historien et critique de l'architecture italien Manfredo Tafuri (1935-1994).
    La figure de Manfredo Tafuri marque un tournant décisif dans la théorie de l'architecture italienne et occidentale. Le grand cycle moderne s'achève laissant la figure de l'architecte et son outil principale, le projet, désormais traversés par l'instabilité, l'ambiguïté et la contradiction. En resituant l'architecture sur le double socle de la pratique et de la théorie, Manfredo Tafuri tente donc de construire une singulière généalogie de la culture architecturale moderne. Les déplacements avec lesquels il brouille les pistes de l'histoire académique débouchent sur une puissante analyse du «?destin d'une discipline?». Contre toute rhétorique, il nous donne les instruments pour penser l'architecture comme champ culturel large et historiquement déterminé. Cet ouvrage montre, contre toute critique superficielle, la centralité de la catégorie de projet dans la recherche de Manfredo Tafuri.
    L'ouvrage provient d'une thèse originellement traduite par Jeanne Revel.

  • La rumeur des paysages vient jusqu'à nous ; c'est le bruissement du vent dans les feuillages, le ressac des vagues sur la plage, le froissement imperceptible des nuages qui prennent forme lorsque nous les nommons, les décrivons et les imaginons. Plutôt que de chercher à dire ce qu'est un paysage, à le définir ou à en faire la théorie savante, ce livre propose d'en raconter des histoires à partir des quelques pistes que savent nous faire découvrir les jardiniers et les paysagistes mais aussi tous ceux qui nous apprennent à mieux voir. Cette nouvelle édition comprend quatre nouveaux textes.

  • Nouvelle édition de La Nuova pratica, synthèse des recherches menées par le compositeur italien depuis 1987, et théorisée sous le terme de musique hyper-systémique. Ce texte se veut à la fois un manifeste, une critique constructive et une réponse possible à la crise identitaire de la musique de recherche.

    Qu'est-ce que la musique ? Quels sont ses enjeux esthétiques au début du xxie siècle ? Existe-t-il encore une musique de recherche ? La musique «?dite contemporaine?» est-elle une musique de recherche ? Qu'est-ce que la musique de «?création?» ? Et la musique «?savante?» ? Existe-t-il, aujourd'hui, une théorie en musique ? Si oui que dit-elle ? Existe-t-il une nouvelle esthétique ? Comment s'appelle-t-elle ?

  • Le titre PVL signifie Prises de vue latente. Cet ouvrage est un court essai sur les concepts d'«?images latentes?» et de «?latence?» à partir de la philosophie et de l'histoire de l'oeuvre de l'artiste Aurélie Pétrel.

    Publié à l'occasion de l'exposition personnelle d'Aurélie Pétrel PVL à la galerie Ceysson & Bénétière, Paris, de juin à juillet 2021.

  • Parler la photographie

    Etienne Helmer

    Comment dire la photographie chaque fois unique que j'ai sous les yeux ? S'il est si difficile de dire sa singularité, c'est parce que nous croyons que l'image photographique n'est que l'imitation ou que la trace du réel, que sa surface n'est qu'un concentré de visible dont l'apparente évidence peut se contenter d'un propos général, technique ou théorique, ou de l'identification quasi muette de ce qu'elle nous montre.

    Un autre regard et un autre discours sont-ils possibles, qui donneraient accès à ce qui la particularise ? Pour Étienne Helmer, comprendre qu'une photographie est aussi un agencement visuel de formes sensibles, c'est se donner les moyens non plus seulement "d'en parler" mais de "la parler", soit de traduire en mots le dispositif interne de chaque image en activant dans le langage sa pensée visuelle propre. Telle est l'hypothèse qu'il présente dans cet essai et qu'il met à l'épreuve sur treize photographies : non pas en extraire le sens ou la vérité, mais porter aux rives du discours le mouvement de leur pensée sans concepts.

  • En 1964 le poète américain Jerome Rothenberg déclame à New York devant un auditoire médusé des vers « primitifs et archaïques » librement traduits des traditions indiennes d'Amérique du Nord. Quatre ans plus tard il en tire l'anthologie qui fit date, Les Techniciens du sacré, empruntant aux avant-gardes de l'époque leurs ambitions et leurs procédés. En exhumant les sources de ces textes, Pierre Déléage observe la métamorphose de discours traditionnels recueillis par des ethnologues en oeuvres proches des expérimentations du mouvement dada, de la poésie concrète ou des poètes du Black Mountain College. Cette rencontre entre ethnologie et littérature ouvre l'espace d'un questionnement sur les problèmes de la traduction des traditions orales, la signification des glossolalies, la diversité des formes d'écriture et l'identité évanescente de l'auteur.

  • Une ensemble de contributions à la construction d'une pensée critique de l'économie iconique des relations entre texte, langage et image.

    « Profitant du cinquantième anniversaire de l'ouverture du Musée d'art moderne. Département des aigles (1968 à 1973) de Marcel Broodthaers (1924-1976), nous ouvrons ce colloque sur les propos de la «?lettre ouverte?» du 7 septembre 1968 annonçant que dorénavant art plastique et poésie se tiennent «?main dans la main?». Nous proposons une lecture de cet énoncé de Broodthaers (et ses relations à la parodie, à l'insincérité et à la critique institutionnelle) pour comprendre en quoi il ouvre un champs critique pour l'interprétation de ces relations. Profitant du cinquantenaire de la création de la revue Art-Language par le collectif Art & Language (aujourd'hui composé de Mickael Baldwin et Mel Ramsden) et de l'actualité de trois expositions organisées par le Laboratoire FIG. à Arles (Fondation Luma, Galerie Arena & Espace pour l'art) nous organisons deux jours de colloque pour contribuer à la construction d'une pensée critique de l'économie iconique des relations entre texte et image.
    Pour ce colloque nous invitons à penser l'actualité de ces relations. Et dès lors que soit saisi, à la fois en quoi cela relève d'une construction idéologique et mythologique, et en quoi la modernité a consisté en une déconstruction de ce mythe. D'autre part nous voudrions aussi que puisse être pensé en quoi la matérialité de ces relations textes et images a eu besoin d'avoir recours à la parodie, à l'insincérité, au politique, à l'épreuve du social, à celle de l'adresse et à celle d'une déconstruction radicale de l'ontologie des media. Enfin nous aimerions que soit pensée l'épreuve hyper contemporaine de ces relations : si l'on suit l'hypothèse de Marcel Broodthaers ceci peut avoir lieu : est-ce alors le cas pour nos institutions, nos musées et nos modes de représentations?? » Publié suite au colloque éponyme organisé les 7 et 8 février 2018 aux Forges - Parc des Ateliers - LUMA Arles, conçu par Fabien Vallos et les étudiants du Laboratoire Fig. avec le Centre de recherche art & image (CRAIE) de l'École nationale supérieure de la photographie, Arles.

  • Une anthologie de textes d'écrivains, d'artistes, de chorégraphes, de poètes et de performeurs qui pensent les rapports entre corps, écriture et textualité.

    Comment bouge-t-on un texte ? Pourquoi parle-t-on en bougeant ? Dans quels types d'espaces et pour combien de temps ? Pourquoi parlet- on immobile ? De quel type d'immobilité s'agit-il ? De quel type de mouvement ? De quels types de mots en fonction de quel mouvement ? L'Anthologie des Écritures bougées rassemble quarante-deux textes d'écrivains, artistes, chorégraphes, poètes et performeurs, de plusieurs générations (certains ayant connu Bernard Heidsieck et le festival Polyphonix, d'autres récemment diplômés d'écoles d'art), qui pensent les rapports entre corps et écriture, corps et textualité.

    Contributions de Carla Adra, Céline Ahond, Pierre Alferi, Sarah Bahr, Yaïr Barelli, Rim Battal, Aziyadé Baudouin-Talec, Maya Boquet, Pauline Le Boulba, Antoine Boute, Olivier Cadiot, Thomas Clerc, Frédéric Danos, Marcelline Delbecq & Rémi Héritier, Clément Delhomme, Antoine Dufeu, Daniel Foucard, Anne-Lise Le Gac, Gabriel Gauthier, Grand Magasin, Joël Hubaut, William Jay, Caroline Kervern, Sarah Klingemann, Arnaud Labelle-Rojoux, Helena de Laurens & Esmé Planchon, Sébastien Lespinasse, Yuhang Li, Sabine Macher, Mathieu Maimbourg, Barbara Manzetti, Laure Mathieu, Joseph Mouton, Jeanne Moynot, Valérie Mréjen, Théo Robine-Langlois, Fabrice Reymond, Anna Serra, Yoann Thommerel, Benoît Toqué, Valentina Traïanova, Florian de Vaulchier.

  • Brutal

    Manuel Daull

    Je pose ma main au dessus de l'eau qui court qui la reflète l'eau coulera longtemps après que ma main, elle ait disparu (...)

  • Le chemin où l'allée sont des équipements collectifs, des constructions qui ne supposent pas pour autant un usage. Le sentier, lui, ne trompe pas. Il n'est qu'un usage. Il a la largeur d'une personne, pas du nombre de personnes que l'on voudrait voir passer. Il ne figure pas sur les cartes.

  • Qu'est-ce que la musique ? Quels sont ses enjeux esthétiques, au début du XXIe siècle ? Existe-t-il encore une musique de recherche ? La musique " dite contemporaine " est-elle une musique de recherche ? Qu'est-ce que la musique de " création " ? Et la musique " savante " ? Existe-t-il une théorie en musique ? Si oui que dit-elle ? Existe-t-il une nouvelle esthétique ? Comment s'appelle-t-elle ?

  • Convivio

    Collectif

    Ce livre est la somme des recherches qui ont été menées autour de l'exposition "Convivio (ou la plastique culinaire) au Centre d'art contemporain de l'Onde et de l'exposition "Lætitia in convivio" au Centre national de l'édition et de l'art imprimé. Le propos de l'ouvrage Convivio est la figure littéraire et plastique du banquet. C'est pourquoi ce livre rassemble des archives de travaux des artistes qui ont participé à la première exposition, des textes historiques qui pour la plupart, étaient soit introuvables soit non traduits et des textes de commande adressés à des artistes, des philosophes, des historiens et des écrivains.

    Cet ouvrage n'est pas à proprement parler un catalogue mais bien un livre dont le principe est une collection d'oeuvres, d'objets, de documents et de textes. Il se compose de vingt textes, de documents photographiques et de documents d'archives en lien avec les textes publiés.
    Ce livre n'a pas pour but l'exhaustivité, mais bien au contraire une saisie fragmentaire et singulière d'oeuvres, anciennes et contemporaines, littéraires et plastiques, qui ont toutes pour sujet ces figures complexes de la festivité, du banquet, du commun et de l'adresse. Il a été possible durant l'exposition de Cneai de venir augmenter cette collection, d'oeuvres et de textes originaux.

    Convivio : conception éditoriale Fabien Vallos, maquette originale Christelle Bonnet.
    Co-édition : éditions Mix. + l'Onde + Cneai.
    Avec des textes de A Constructed World, Athénée de Naucratis, Antoine Dufeu, Jean-Baptiste Farkas, Giovan Battista Fasolo, Félix Fénéon, Pierre-Damien Huyghe, Furio Jesi, Ben Kinmont, Yannick Liron, Macrobe, François Marin, Martial, Pierre Muret, Lætitia Paviani, Sébastien Pluot, Fabrice Reymond, Bartolomeo Scappi et Fabien Vallos.

  • Ce livre commence avec un problème de nomination de ce que l'on appelle économie et avec la disparition du terme chrématistique. Il pose l'hypothèse qu'il s'agit d'un problème métaphysique d'interprétation du réel et du monde. Le livre continue avec l'hypothèse étrange qui consiste à dire que la disparition du terme chrématistique est en lien avec la transformation substantielle et radicale du terme poièsis. Il pose alors la thèse qu'il y a une source fondamentale pour penser le problème de l'agir et de l'opérativité et pour interpréter ce que l'on nomme une économie de l'oeuvre. Enfin ce livre indique des manières de lire l'oeuvre moderne et contemporaine en supposant qu'il y a eu, à cet endroit, un irrémédiable tournant : c'est ce que nous appelons critique de la poièsis.
    Ce livre pourra être lu de trois manières différentes et conjointes : comme un traité métaphysique de l'opérativité et de la disqualification des agir, comme un traité esthétique pour la lecture moderne du concept de poièsis (autrement dit de l'oeuvre et de ses crises) et enfin comme un traité de philosophie politique en vue de faire face à ce qui tient de notre extrême et scandaleux contemporain.

  • Expositions

    Olivier Bardin

    "Expositions" est un ouvrage monographique et un projet artistique. Il dresse le portrait d'un artiste au travail à travers une sélection de 96 propositions disposées chronologiquement et présentées sous la forme de descriptions concises. Issu de l'histoire de l'art conceptuel, Olivier Bardin, né en 1969, retrace ainsi le cheminement de son parcours fait de projets à réactiver. L'artiste situe au même niveau des travaux de natures diverses - expositions, émissions de télévision, éditions, films, performances, photographies, etc. - qui décrivent le travail comme un flux en constant mouvement, sans hiérarchie particulière, et constitué de propositions équivalentes. Seul le temps décide de la structure de l'ouvrage. Quatre entretiens avec Pierre Huyghe, Pascale Cassagnau, Hans-Ulrich Obrist et Vanessa Morisset ponctuent le livre, précisent les intentions de l'artiste et permettent de situer les pièces dans leur contexte et leur origine.

  • Des modes d'emploi et des passages à l'acte est un manuel qui condense dix années d'activité Glitch et IKHÉA©SERVICES, projets collaboratifs et immatériels initiés par Jean-Baptiste Farkas. Deux gestes fondamentaux articulent ce manuel : contrarier (IKHÉA©SERVICES) et soustraire (Glitch). Deux alternatives au productivisme, devenu, plus que jamais, pléthorique. « Plus notre attitude est injustifiable, plus nous la trouvons bonne ! ». Cette phrase empruntée à l'introduction du manuel reflète l'état d'esprit qui l'anime : il distille une éthique qui exhorte au danger.

  • One

    Daniel Foucard

    ONE tisse un lien utopique et psychiatrique entre la simili représentation d'un cerveau labyrinthe conçu par Claude Lévêque et la solennité d'un drapeau échoué sur un mur conçu par le collectif Reena Spaulings. ONE narre l'histoire d'un isolement planifié. À cinq, à dix-sept, à trois puis à un seul. Une folie sur plan.

  • Partant du travail de comptage du temps de Roman Opalka, l'écriture s'infiltre dans les thématiques qu'impose l'oeuvre du plasticien. Analogiquement, l'écriture ouvre ses propres cadres, où se mettent en place les fictions, et où au bout du compte apparaissent les corps qui les portent, jusqu'à l'effacement final.

  • Vinagi Gotov

    Antoine Dufeu

    Vinagi gotov signifie « toujours prêt » en bulgare. Ce poème alterne prose, vers libres et pauses pour tenter d'exprimer un nouveau rapport aux mondes. L'univers, les mathématiques, les paysages, le quotidien des vies humaines sont convoqués pour parier la sérénité au milieu des infinis et du multiple.
    Vinagi gotov constitue une première étape sur la route de La Diagonale du vide (...)

  • Les ciels

    Sophie Coiffier

    Les ciels, c'est une chanson, c'est une option, c'est un raccourci symphonique: la tambouille du monde par météofrance, en vers. Les ciels c'est un bandonéon de la langue, une percée vers la mer par le passage piéton. Les ciels, c'est un poème urbain pas toujours très urbain (...)

  • Walter Benjamin n'a pas voulu abandonner l'Europe alors que le fascisme le talonnait. Il devait regarder la barbarie en face pour lui arracher le secret de son pouvoir. Le résultat, il l'a laissé par écr it sur quelques feuillets intitulés « Sur le concept d'histoire » qui lui ont coûté la vie. Il disait qu'ils étaient « l'armature théorique » pour percer le XX° siècle.
    Benjamin est un des principaux philosophes de notre temps, plus souvent cité que lu ou compris. Le propos de Minuit dans l'histoire est de nous faire pénétrer dans chaque phrase de ses célèbres Thè ;ses pour reconstruire cette armature théorique (...)

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