Sciences humaines & sociales

  • Un manifeste pour le droit d'exil : l'étranger est l'avenir du citoyen.
    Le migrant n'est pas qu'une victime, il est, par sa nature et par son nombre, un sujet politique, c'est-à-dire une figure au prisme duquel se lit l'ensemble des questions sociétales.
    Pour que de nouvelles orientations en matière de migration soient mises en oeuvre, il importe de réimaginer le politique à cet égard et admettre la condition exilique comme modulation de la condition humaine. Le droit d'asile retrouvera sa force s'il se redéfinit en droit d'exil, revenant au sujet en migration dans un imaginaire politique déterritorialisé.
    L'extrême-droite n'hésite pas à faire sa politique et de la politique sur le migrant. N'est-il pas temps, pour l'ensemble des opinions publiques européennes encore démocrates, de répondre en faisant aussi de la migration une question politique, un enjeu de société majeur, au-delà de l'humanitaire ? D'autant que la montée des conflits et les désastres environnementaux vont inévitablement intensifier les mouvements migratoires.
    L'étranger est l'avenir du citoyen : en politisant la migration, on fait migrer le politique.

  • L'exil

    Favorinus D'Arles

    La première édition française du texte du philosophe antique sur l'exil.
    Favorinos est né à Arles dans les années 80 du premier siècle. Il est un rhéteur et un penseur de langue grecque. Il fut exilé dans les années 130 par l'empereur Hadrien et revint à Rome à la mort de ce dernier en 138. Il meurt à Rome dans les années 150. En 1930 la Bibliothèque vaticane fait l'acquisition d'un papyrus de la Marmarique où se trouve au verso un discours de Favorinos sur l'exil. La présente édition est la première traduction française de ce texte.
    Favorinos, Favorinus ou Fanus, parfois appelé Phaborinos le Sophiste, ou l'Hermaphrodite d'Arles, né vers 80-90 à Arelate (Arles), mort vers 150) est un philosophe rattaché à l'école sceptique ou à la Nouvelle Académie.

  • Une analyse comparée de la création poétique de la seconde moitié du XXe siècle, redéfinissant les épistémologies d'action propres à la poésie des années 1960-1980 mais aussi, en perspective, de l'extrême contemporain.
    Cet essai présente l'un des parcours possibles d'analyse comparée sur la création poétique de la seconde moitié du XXe siècle, en tâchant, sous l'égide de la notion de non-dualisme, de parvenir à la formulation de concepts et de notions qui puissent contribuer à redéfinir le fonctionnement de la poésie des années 1960-1980 mais aussi, en perspective, de l'extrême contemporain. Cet ouvrage offre donc une proposition alternative de théorie de la poésie moderne et il est, par conséquent, en dialogue critique avec d'autres approches de ce genre, notamment celles de Jean-Marie Gleize, de Michael Hamburger et de Henri Meschonnic.
    Pour une théorie non-dualiste de la poésie est autant un essai de poétique que de théorie politique et d'ontologie, ces trois niveaux étant indissolubles dans l'approche de la poésie qu'il propose.

  • Le rapport que nous entretenons aujourd'hui avec la fabrication, la façon dont nous nous répartissons à son sujet, la sorte de conduite où se génèrent les plus grands profits, la séparation enfin qui est parvenue à s'établir entre l'art et le travail montrent - c'est la thèse de ce livre - que la métaphysique n'a pas cessé de nous orienter.
    Il est significatif que nous soyons en passe d'accepter l'idée d'être des employés plutôt que des travailleurs, que nous demandions à augmenter le nombre des emplois disponibles quand l'absence du travail, plus réellement, nous choque. Que nous en soyons là n'est pas le plus mince indice du succès de cette métaphysique qu'une forme d'industrie et d'ingénierie a mise en oeuvre avant même l'âge industriel dans toutes sortes de pratiques dissimulant leur propre puissance.
    Cette forme d'industrie a requis et institué un dèmos désoccupé, hors d'oeuvre, croyant, un dèmos hors d'état de participer à la sécrétion du monde, un dèmos sous l'empire de cette crypte de la technique qui forme les relations humaines aussi bien que l'espace. Constituer ce dèmos et instituer son nom comme celui du seul peuple possible, telle est l'industrie majeure, la spéculation sublime. " Dé-crypter " la technique, la " dé-couvrir ", la faire paraître jusqu'au plus bel éclat, telle est la réponse.
    On voit ainsi que le bonheur se lie aux phénomènes esthétiques.

empty