Langue française

  • En vain

    Rudy Ricciotti

    • Jannink
    • 20 Janvier 2015

    Une compilation de billets d'humeur de l'architecte (et redoutable pamphlétaire) au sujet de 59 artistes ou personnalités.
    Si ses créations architecturales mondialement célèbres ont fait la renommée de Rudy Ricciotti, son franc-parler est tout aussi mythique. L'ouvrage En vain ! en est une illustration. L'architecte y égrenne ses considérations, tantôt mordantes, tantôt admiratives, mais toujours percutantes, au sujet de cinquante-neuf personnalités, d'Andy Warhol à Ettore Sottsass en passant par Pierre Soulages, Francis Bacon ou Claude Viallat. Ainsi, Malevitch se voit-il qualifier d' « assassin », tandis qu'Oscar Niemeyer se retrouve « à la droite de Dieu » mais « vit en enfer à cause de la bétonnière », tandis que Beuys est réduit à un « piètre pilote, dompteur de coyotes et grand reporter au Wall Street Journal ».
    Architecte et ingénieur, lauréat du grand prix national de l'architecture en 2006, Rudy Ricciotti (né en 1952 à Kouba en Algérie, vit et travaille à Bandol dans le Var) est notamment l'architecte du MuCEM (Musée des civilisations à Marseille).

  • « Manuel d'esthétique à l'usage des libres penseurs », cet ouvrage teinté d'humour délivre les clés d'une existence heureuse à travers le mariage des doctrines de Bouddha et de Nietzsche, entre art et philosophie : l'expérience de l'Éveil au Surhumain comme phénomène esthétique.
    Si un grand nombre de livres ont tenté de démontrer que les méthodes propres à l'art et à la philosophie sont de loin les meilleures pour faire de tous les aspects de sa vie une totale réussite, le livre que vous tenez présentement entre vos mains va bien au-delà de la simple notion de réussite. Ce livre vous propose, ni plus ni moins, de mettre en oeuvre l'expérience ultime de toute vie, celle de devenir un bienfaiteur de l'humanité, un Bouddha - mais selon Nietzsche, bien sûr. L'expérience de l'Éveil au Surhumain est ici présentée comme un phénomène esthétique. Et c'est ainsi que l'on chemine, avec Bouddha et Nietzsche, sur la voie qui mène à la libération. Tout ce que l'on donnera à voir et à entendre dans ce livre, le sera pour tous, sans jamais creuser l'écart entre l'acte physique de lire et la joie que la beauté des énoncés intellectuels apporte à nos sens.

    « L'époque fournit à l'humanité des perspectives technologiques - intelligence artificielle, épigénétique, robotisation - promesses d'infinies possibilités. Dans ce dédale, la religion ne perd pas son Nord et certains de ses émules «allumés» entretiennent le chaos. Des champs extrêmes s'ouvrent à l'humanité interconnectée : la possibilité - où l'illusion - de devenir des surhommes, mais pas «selon Nietzsche»...
    Selon Nietzsche, et selon Christian Globensky, les réponses à nos existences angoissées se trouvent dans la philosophie et l'art, en un mot, dans le phénomène esthétique. Ce n'est ainsi peut-être pas un hasard si l'auteur de ce livre est lui-même artiste plasticien, bercé par le langage et les formes de la vie, et pédagogue à ses heures perdues. De ce lien entre le monde de l'expérience pratique et celui des idées dont il est pleinement constitutif, Christian Globensky livre ici un enseignement sage et teinté d'humour qui tient au vécu entier de l'existence, plutôt qu'à sa simple théorisation. À chacun d'assumer sa capacité à penser, à agir, à construire sans se réclamer d'aucun dieu. De fait, Bouddha n'est pas un dieu, il fut un être incarné, un humain «éclairé» qui n'imposa jamais ni dogmes ni réponses définitives. Les chemins sont dans cette perspective multiples. Christian Globensky ne s'attarde pas sur les options qui pourraient offrir un accès prioritaire à notre subjectivité : il survole Google et transhumanisme, Dionysos et présocratiques, yoga et méditation, évolutionnisme et science-fiction. On croise Pythagore et Zarathoustra, Diogène et Alexandre le Grand, Achille et Ulysse, Cicéron et Socrate, Darwin et Aldous Huxley, Ray Kurzweil et le Dalaï-Lama. Son lecteur n'a pas besoin de points de vue d'érudits, il est supposé être libre penseur et acteur, surtout. Pour bien goûter ce petit livre savoureux, il faut être prédisposé à une libre intelligence, rusée comme renard. Et accepter de se projeter presque avec complaisance dans l'avenir, grâce au mariage inattendu de Bouddha et de Nietzsche.
    Lucide, rationnel, simple, ce livre d'artiste promet monts et merveilles à ses lecteurs. En attendant l'inéluctable - dans quelques décennies sera l'avènement d'une posthumanité augmentée -, il en appelle à la bienveillance de nos actes, à l'usage de notre intelligence à bon escient, à la contemplation de la beauté du monde. Car c'est avant tout de beauté qu'il s'agit ici, au sens d'une Grande Santé, d'une vie esthétique, d'une thérapeutique des sens. Nul besoin d'être artiste pour vivre artistement ! Et si Siddhârta et Ainsi parlait Zarathoustra figuraient en bonne place parmi nos lectures de jeunesse, ce livre nous rappelle que nous n'aurions jamais dû chercher ailleurs d'autres clés. Il nous rappelle que le rapport à l'autre doit faire du bien. C'est pour cela que ce livre fait du bien. «Si vous avez la volonté de repartir de zéro, c'est que vous êtes déjà dans la bonne direction». C'est l'auteur qui le dit. Et l'on se dit que la liberté de penser offerte par les artistes a toujours fait mouche là où le sens commun peine à expliquer le monde, à ouvrir des futurs plus riches. On se dit enfin qu'il fallait un talent inespéré pour orchestrer cette rencontre entre ces artistes remarquables en tous points que sont Nietzsche et Bouddha. » Soraya Devisscher Christian Globensky (né en 1964 au Canada, vit et travaille à Paris) est artiste, auteur et pédagogue. Docteur en Arts et Sciences de l'Art, il a écrit de nombreux articles et ouvrages scientifiques et réalise des livres d'artiste. Comment j'ai appris à me tenir droit, autoédité et diffusé et qui se présentait comme un manuel d'esthétique ludique et pédagogique, a été un véritable succès de librairie. En 2004, il publie chez l'Harmattan un essai de philosophie comparée, Zarathoustra-Bouddha, vers un lexique commun, dans la collection « La philosophie en commun », et n'a cessé depuis de se passionner pour le sujet. Il enseigne la pratique et la théorie de l'art contemporain à l'école supérieure d'Arts de Lorraine.

  • Publication documentant les dix années d'activité du programme international de recherche et de résidences artistiques et pédagogiques consacrées aux questions de communauté artistique, de l'art dans l'espace public, du paysage et des enjeux politiques de frontières, de territoires et de migrations, sur les traces du pionnier de l'art minimal Donald Judd (installé à Marfa, aux confins du désert texan, dans les années 1970 jusqu'à sa mort en 1994, lieu mythique devenu un véritable laboratoire artistique).

    Oeuvres de Wilfrid Almendra, Emily Verla Bovino, Elisa Larvego, Giles Bailey, Benoît-Marie Moriceau, Charlotte Moth, Charles Stankievech, Tove Storch, Noam Toran, Camel Collective, crystal am nelson, Emilie Ding, Vianney Fivel & Ceel Mogami de Haas, Fabien Giraud & Ida Soulard, Joachim Hamou, Pauline Beaudemont & Elise Lammer, Amanda Beech, Marta Riniker-Radich, Jennifer Burris, Adrian Dan, Erik DeLuca, Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson, Simone Holliger, Armand Morin, Amélie Labourdette, Luc Mattenberger, Lili Reynaud-Dewar, Marie Bette & Luca Guizzo, Gaëlle Leenhardt...

  • L'art à perpétuité

    Jean-Pierre Raynaud

    • Jannink
    • 1 Septembre 2017

    Compilation manuscrite de sentences éloquentes de Jean-Pierre Raynaud dévoilant une facette méconnue de sa personnalité et de son rapport à l'art.

    « Je ne suis pas fou » déclarait Jean-Pierre Raynaud en 2006 à l'occasion de l'incroyable vente aux enchères de quatre-vingt de ses oeuvres. Si on a pu dire de son oeuvre qu'elle était froide et clinique, ce sont le doute, l'intimité et le paradoxe qui habitent L'Art à perpétuité, livrant ainsi une facette méconnue de sa personnalité. Dans ce livre, il dévoile, par des phrases éloquentes, ses perceptions et critiques du monde de l'art, ses pensées intimes et ses visions de la société. Amour, existence, désenchantement et même technologies comptent au nombre des thématiques abordées. Entre passion et scepticisme, Raynaud affirme son rapport à l'art et à son fonctionnement contemporain. Dénué de toute prétention pédagogique, le sens des phrases est laissé à la libre interprétation du lecteur afin qu'il les remette par lui-même en perspective avec le travail de l'artiste.

    Egalement disponible en édition limitée accompagnée d'une oeuvre originale.

  • Les différents niveaux d'interaction entre art et mathématiques.
    Dans cet ouvrage, deux chercheurs aux extrêmes du conceptuel, Yann Toma, artiste, et Antoine Mandel, mathématicien, proposent des rencontres improbables entre art et mathématiques. Ils initient un itinéraire par une série d'analogies entre raison mathématique et créativité esthétique, entre images et sons dans les algorithmes, entre logique et esthétique. De ces rencontres sont nés les textes présentés ici - un ensemble de contributions de nombreux artistes et mathématiciens - qui mettent en lumière de nouvelles formes de création, de représentation et d'action sur le réel.
    Publié dans le cadre du programme de recherche éponyme développé à la Sorbonne depuis 2015.

  • Dans cet essai, Iglika Christova explore un acte artistique contemporain né de l'apport de la microbiologie. L'auteure interroge les dimensions critiques, éthiques et historiques qui résultent de l'entrée des micro-organismes dans les processus de création. En questionnant les liens qui unissent l'artiste aux plus petits éléments de la nature, ce livre nous projette dans un futur de l'art déjà présent et apporte de nouvelles clés de compréhension à la relation entre art et sciences.

  • Les emmerdeurs

    Willem

    Le dessinateur satirique Willem est un auteur prolifique de bandes dessinées. Dans son livre Les Emmerdeurs, il propose les portraits tout à la fois cinglants et cyniques, mais également réalistes, d'une quinzaine d'artistes internationaux, de Salvador Dalí à Tracey Emin en passant par Jacques Villeglé, Otto Dix, Sigmar Polke, Marina Abramovic, Michel Journiac, etc. Avec l'habituel regard mordant qui lui a valu de remporter le Prix de l'Humour noir en 1996, Willem saisit avec virtuosité les paradoxes comiques, l'hypocrisie, l'opportunisme et l'amour de l'argent du milieu de l'art. On croise donc la femme de ménage de Tracey Emin venant par erreur de faire le fameux lit My Bed de l'artiste (récemment vendu aux enchères pour 2,8 millions d'euros !), ou les admirateurs de Baselitz tentant de boire pendus par les pieds afin de pouvoir mieux apprécier son travail. C'est féroce, plein d'humour, mêlant bandes dessinées et anecdotes sur son expérience artistique personnelle.

  • Raymond Reynaud

    Collectif

    • Jannink
    • 5 Juillet 2013

    Première monographie consacrée au peintre et sculpteur français (1920-2007), ancien peintre en bâtiment dont l'oeuvre exubérante et très personnelle a reçu le soutien des tenants de l'art brut, alliant peintures figuratives à la gouache et totems constitués de divers matériaux et objets de rebuts.
    Publié à l'occasion de l'exposition de Raymond Reynaud à l'Espace culturel Robert de Lamanon, Salon-de-Provence, de juillet à septembre 2013, dans le cadre de Marseille-Provence 2013.

  • L'appel de Dakar

    Barthélémy Toguo

    • Jannink
    • 29 Février 2016

    Les éditions Jannink publient, dans la collection « L'art en écrit », le texte du discours prononcé devant les ministres de la Culture des pays d'Afrique par Barthélémy Toguo en faveur d'une meilleure reconnaissance de l'art et des artistes africains.

    Dans L'Appel de Dakar, Barthélémy Toguo harangue les ministres de la Culture des pays d'Afrique. Tirant la sonnette d'alarme, il les alerte sur « la nécessité absolue de soutenir ardemment l'art contemporain africain ». Soulignant l'importance de la culture et des arts dans le rayonnement international, il appelle à la mise en place de mesures financières et juridiques, pour que les artistes africains se hissent au niveau mondial. Par ce texte, Barthélémy Toguo prolonge le travail mis en oeuvre dans le centre culturel Bandjoun Station, qu'il a créé au Cameroun, pour rapprocher, au travers de l'art, les cultures et les hommes, lutter contre la déforestation et encourager l'agriculture locale.

    L'oeuvre de Barthélémy Toguo (né en 1967 au Cameroun, vit et travaille entre Paris et Bandjoun), protéïforme, colorée, multiculturelle et engagée, s'appuie sur une réflexion sur le destin de l'homme, les déplacements et la marche du monde.

  • Parler à un mouton

    Claude Lévêque

    • Jannink
    • 1 Janvier 2017

    Fables et dessins inédits de Claude Lévêque réalisés avec différents feutres de couleurs et stylos bille, mêlant poésie, récits autobiographiques et fiction (livre d'artiste).

    Éblouissant dans chacune de ses pratiques artistiques, Claude Lévêque l'est également dans l'écriture. Parler à un mouton, qui paraît aux éditions jannink dans la collection « L'Art en écrit », oscille dans un équilibre fragile entre humour, gravité et nostalgie. L'écriture est poétique, parfois crue, aussi onctueuse que voltigeuse. Les pages se succèdent dans un univers supposément enfantin, où les dessins se mêlent aux mots.
    Le texte « inutile mais burlesque » est infiniment riche avec ses multiples niveaux de lecture et références populaires. Claude Lévêque nous emmène partout : des restaurants de province à Nevers, des highways du désert à Vichy. Mais par dessus tout, c'est David Bowie qu'il admire. Seuls les lecteurs les plus éclairés, plongés dans ses souvenirs et fantasmes, sauront démêler le vrai du faux. Qu'importe. Le but n'est pas de décortiquer le texte pour en extraire la vérité, mais de partager ces quelques fables inattendues.

    « C'est un petit monde à l'écart, jaillissant comme un banana split fluorescent. » Claude Lévêque Egalement disponible en édition limitée accompagnée d'une oeuvre originale.

  • Martin Jannink

    François Michaud

    • Jannink
    • 1 Septembre 2017

    Monographie consacrée au peintre Martin Jannink par François Michaud. Les oeuvres de l'artiste franco-hollandais, aussi remarquables que rares, à la fois romantiques et expressionnistes, expriment une mélancolie hors du temps présent, à la fois délicate et troublante. L'ouvrage documente également la participation de Jannink à l'insurrection de Budapest de 1956.

    Les peintures et aquarelles de Martin Jannink (1933-2012) sont d'autant plus remarquables qu'elles sont rares. On peut en effet estimer sa production à environ deux cents oeuvres. François Michaud, conservateur au musée d'Art moderne de la ville de Paris, en retient un certain nombre appartenant à des amis et des collectionneurs. La peinture de Martin est figurative, dans une veine à la fois romantique et expressionniste. Empreinte de mélancolie, hors du temps présent, il s'en dégage une force délicate et troublante. D'origine hollandaise, il vécut en France et reçut une éducation bourgeoise mais sans suivre aucune formation artistique. En 1956, à l'âge de vingt-trois ans, il répond à l'appel des étudiants hongrois et se rend à Budapest lors de la Révolution, une expérience exaltante. Il exerça de nombreux métiers et mena une existence modeste et bohème, son tempérament d'artiste imprégnant indéniablement sa vie.

    Naît en 1933 à Amsterdam, de père hollandais et mère suisse, installé à Paris depuis 1936, Martin Jannink est le frère de Baudoin Jannink.

  • Les Géographies irrégulières, sélection compilant 175 textes de l'écrivain, critique d'art et professeur à l'école des beaux-arts de Nantes Pierre Giquel, rendent compte pour la première fois de presque 35 ans d'une intense et foisonnante activité littéraire. Cette édition volumineuse comprend une couverture dépliante représentant des aquarelles de Fabrice Hyber.
    « Auteur d'une production qui se caractérise par ses multiples collaborations avec des artistes, les mots de Pierre Giquel se retrouvent aujourd'hui dans nombre d'oeuvres plastiques, sonores ou chorégraphiques. Il a également écrit de nombreux textes pour des monographies d'artistes.
    Construit sans hiérarchie des genres, ce livre de 600 pages, qui voit défiler les noms de 125 artistes, donne à voir le caractère nomade et singulier d'une position et d'une allure.
    Organisé en neuf chapitres, avec des titres qui constituent autant de thématiques que de motifs, les textes suivent le fil d'une écriture qui ne s'arrête pas, préférant le modèle du parcours à celui de l'anthologie. Car si le terme de l'irrégularité est à entendre au sens musical, comme une idée de l'intermittence de l'activité, c'est qu'elle se place bien ici en regard d'une certaine critique dite «scientifique», pour un commentateur de l'art qui se définit non sans malice comme «un accompagnateur, même mystique, plutôt qu'un analyste gelé». Prétextes à une focale cultivant insolence et liberté de ton, revendiquant la variété et le goût de l'éclectisme, Les Géographies irrégulières dessinent l'histoire d'un point de vue.
    Cette édition est le fruit d'un long et généreux compagnonnage avec les artistes, pour cette figure qui participa à la création de la revue Interlope, la curieuse au début des années 1990 et qui passa allègrement des colonnes de Art Press à celles de Ouest France au gré des humeurs et des saisons. Connu pour avoir incarné une relation ininterrompue et particulière, qu'il n'eût de cesse de tisser notamment à Nantes où il fut professeur à l'école des Beaux-Arts, entre les étudiants et les artistes, Pierre Giquel qui avoue volontiers que «la moquerie est une arme contre l'époque et ses morosités» ou que «vivre l'art, c'est comme incarner ses méandres et ses sauteries» fut aussi l'un des acteurs d'une scène dont il fut l'un des témoins.
    Ses Géographies irrégulières retracent également la trajectoire d'une plume et d'un style qui se sont élaborés au fil du temps. En échos complices, l'ouvrage s'ouvre avec les préambules de Fabrice Reymond et de Pierre-Jean Galdin qui évoquent dès les premières pages la mesure de l'attitude. Autre écho : la jaquette américaine avec deux aquarelles de Fabrice Hyber sous une forme de paysage biographique.
    Résonnant déjà à la manière d'un avertissement, il y a quelques années, l'écrivain avait écrit dans un article de la presse régionale, une phrase qui donne d'emblée le ton : «Je ne m'adresse pas à ceux que l'enthousiasme étrangle...» Un défi lancé au lecteur, comme une signature solaire, une dédicace. » Frédéric Emprou, directeur de la publication.

  • Facsimilé d'un petit carnet de croquis de 1971, réalisé par l'une des figures de l'abstraction lyrique lors d'un de ses voyages en Norvège.

    Tout au long de sa vie Olivier Debré (1920-1999) a multiplié les voyages à travers le monde, se nourrissant chaque fois des sensations éprouvées face au paysage pour créer de nouvelles toiles. L'une de ses destinations favorites était la Norvège (« Norge »), où il s'est rendu régulièrement pendant plus de trente ans. Les carnets de voyage permettent de reconstituer ses déplacements au coeur de la nature nordique, parfois dramatique, hostile, ou d'une incroyable richesse colorée. Si les croquis de l'artiste procèdent de la même spontanéité et de la même économie de moyens que ses huiles sur toile, on sera étonné, en feuilletant ce livre, de son caractère explicitement figuratif.
    Le carnet reproduit ici a été intitulé Norge par Debré. Son esthétique et l'emploi de l'aquarelle permettent de le situer en 1971, année du premier voyage pictural de l'artiste en Norvège. Qu'il ait été laissé sans date renforce son mystère tout en affirmant sa permanence. Les larges étendues blanches, zones de papier laissées en réserve, évoquent un univers immuable et immatériel, à peine effleuré par la claire lumière du Nord.
    Marine Rochard Publié suite à l'exposition « Olivier Debré. Un voyage en Norvège », Centre de création contemporaine Olivier Debré, Tours, du 11 mars au 17 septembre 2017.

  • Les chroniques sur l'art de Jacques Attali.

    Après « L'art en écrit », les éditions Jannink éditent « All about art ». Il s'agit d'écrits réalisés par toutes personnes autres que des artistes gravitant autour du monde de l'art.
    Le premier ouvrage de cette collection concerne les chroniques de Jacques Attali dans Le Journal des Arts entre mars 2017 et mars 2018. Il parle aussi bien de l'intelligence artificielle qui pourrait prédire quelles seront les oeuvres proposées dans le futur sur le marché de l'art, que de la réinterprétation des grands classiques au théâtre ou à l'opéra, ou des divergences et convergences entre les bibliophiles et les collectionneurs d'art. Au 18e siècle, on aurait pu qualifier l'auteur « d'honnête homme ». C'est pertinent et passionnant.

  • De 2008 à 2011, Anne Calas voyage au travers des vingt arrondissements de Paris, puis dans vingt villes, en France et en Europe. Ces destinations sont toutes situées sur un parcours en forme de spirale dont Paris est le centre. Anne Calas envoie quarante lettres à une vingtaine de correspondants qui s'engagent à lui répondre. L'ouvrage, qui retrace cet itinéraire, reproduit l'ensemble des lettres de l'auteur et de ses correspondants. Il est accompagné d'un CD sur lequel figurent les collaborations artistiques occasionnées par le projet (paysages sonores et vidéos).

  • Texte inédit, sérigraphie originale rehaussée à la main et signée.

    Edition limitée à 290 exemplaires.

    Artiste et collectionneur suisse, Gottfried Honegger (1917-2016) fut l'un des plus éminents représentants de l'art concret international. Il a fondé, avec sa compagne Sybil Albers-Barrier, à Mouans-Sartoux, l'Espace de l'art concret qui abrite la plus grande collection française d'art concret.

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