Sciences humaines & sociales

  • « Manuel d'esthétique à l'usage des libres penseurs », cet ouvrage teinté d'humour délivre les clés d'une existence heureuse à travers le mariage des doctrines de Bouddha et de Nietzsche, entre art et philosophie : l'expérience de l'Éveil au Surhumain comme phénomène esthétique.
    Si un grand nombre de livres ont tenté de démontrer que les méthodes propres à l'art et à la philosophie sont de loin les meilleures pour faire de tous les aspects de sa vie une totale réussite, le livre que vous tenez présentement entre vos mains va bien au-delà de la simple notion de réussite. Ce livre vous propose, ni plus ni moins, de mettre en oeuvre l'expérience ultime de toute vie, celle de devenir un bienfaiteur de l'humanité, un Bouddha - mais selon Nietzsche, bien sûr. L'expérience de l'Éveil au Surhumain est ici présentée comme un phénomène esthétique. Et c'est ainsi que l'on chemine, avec Bouddha et Nietzsche, sur la voie qui mène à la libération. Tout ce que l'on donnera à voir et à entendre dans ce livre, le sera pour tous, sans jamais creuser l'écart entre l'acte physique de lire et la joie que la beauté des énoncés intellectuels apporte à nos sens.

    « L'époque fournit à l'humanité des perspectives technologiques - intelligence artificielle, épigénétique, robotisation - promesses d'infinies possibilités. Dans ce dédale, la religion ne perd pas son Nord et certains de ses émules «allumés» entretiennent le chaos. Des champs extrêmes s'ouvrent à l'humanité interconnectée : la possibilité - où l'illusion - de devenir des surhommes, mais pas «selon Nietzsche»...
    Selon Nietzsche, et selon Christian Globensky, les réponses à nos existences angoissées se trouvent dans la philosophie et l'art, en un mot, dans le phénomène esthétique. Ce n'est ainsi peut-être pas un hasard si l'auteur de ce livre est lui-même artiste plasticien, bercé par le langage et les formes de la vie, et pédagogue à ses heures perdues. De ce lien entre le monde de l'expérience pratique et celui des idées dont il est pleinement constitutif, Christian Globensky livre ici un enseignement sage et teinté d'humour qui tient au vécu entier de l'existence, plutôt qu'à sa simple théorisation. À chacun d'assumer sa capacité à penser, à agir, à construire sans se réclamer d'aucun dieu. De fait, Bouddha n'est pas un dieu, il fut un être incarné, un humain «éclairé» qui n'imposa jamais ni dogmes ni réponses définitives. Les chemins sont dans cette perspective multiples. Christian Globensky ne s'attarde pas sur les options qui pourraient offrir un accès prioritaire à notre subjectivité : il survole Google et transhumanisme, Dionysos et présocratiques, yoga et méditation, évolutionnisme et science-fiction. On croise Pythagore et Zarathoustra, Diogène et Alexandre le Grand, Achille et Ulysse, Cicéron et Socrate, Darwin et Aldous Huxley, Ray Kurzweil et le Dalaï-Lama. Son lecteur n'a pas besoin de points de vue d'érudits, il est supposé être libre penseur et acteur, surtout. Pour bien goûter ce petit livre savoureux, il faut être prédisposé à une libre intelligence, rusée comme renard. Et accepter de se projeter presque avec complaisance dans l'avenir, grâce au mariage inattendu de Bouddha et de Nietzsche.
    Lucide, rationnel, simple, ce livre d'artiste promet monts et merveilles à ses lecteurs. En attendant l'inéluctable - dans quelques décennies sera l'avènement d'une posthumanité augmentée -, il en appelle à la bienveillance de nos actes, à l'usage de notre intelligence à bon escient, à la contemplation de la beauté du monde. Car c'est avant tout de beauté qu'il s'agit ici, au sens d'une Grande Santé, d'une vie esthétique, d'une thérapeutique des sens. Nul besoin d'être artiste pour vivre artistement ! Et si Siddhârta et Ainsi parlait Zarathoustra figuraient en bonne place parmi nos lectures de jeunesse, ce livre nous rappelle que nous n'aurions jamais dû chercher ailleurs d'autres clés. Il nous rappelle que le rapport à l'autre doit faire du bien. C'est pour cela que ce livre fait du bien. «Si vous avez la volonté de repartir de zéro, c'est que vous êtes déjà dans la bonne direction». C'est l'auteur qui le dit. Et l'on se dit que la liberté de penser offerte par les artistes a toujours fait mouche là où le sens commun peine à expliquer le monde, à ouvrir des futurs plus riches. On se dit enfin qu'il fallait un talent inespéré pour orchestrer cette rencontre entre ces artistes remarquables en tous points que sont Nietzsche et Bouddha. » Soraya Devisscher Christian Globensky (né en 1964 au Canada, vit et travaille à Paris) est artiste, auteur et pédagogue. Docteur en Arts et Sciences de l'Art, il a écrit de nombreux articles et ouvrages scientifiques et réalise des livres d'artiste. Comment j'ai appris à me tenir droit, autoédité et diffusé et qui se présentait comme un manuel d'esthétique ludique et pédagogique, a été un véritable succès de librairie. En 2004, il publie chez l'Harmattan un essai de philosophie comparée, Zarathoustra-Bouddha, vers un lexique commun, dans la collection « La philosophie en commun », et n'a cessé depuis de se passionner pour le sujet. Il enseigne la pratique et la théorie de l'art contemporain à l'école supérieure d'Arts de Lorraine.

  • Les Géographies irrégulières, sélection compilant 175 textes de l'écrivain, critique d'art et professeur à l'école des beaux-arts de Nantes Pierre Giquel, rendent compte pour la première fois de presque 35 ans d'une intense et foisonnante activité littéraire. Cette édition volumineuse comprend une couverture dépliante représentant des aquarelles de Fabrice Hyber.
    « Auteur d'une production qui se caractérise par ses multiples collaborations avec des artistes, les mots de Pierre Giquel se retrouvent aujourd'hui dans nombre d'oeuvres plastiques, sonores ou chorégraphiques. Il a également écrit de nombreux textes pour des monographies d'artistes.
    Construit sans hiérarchie des genres, ce livre de 600 pages, qui voit défiler les noms de 125 artistes, donne à voir le caractère nomade et singulier d'une position et d'une allure.
    Organisé en neuf chapitres, avec des titres qui constituent autant de thématiques que de motifs, les textes suivent le fil d'une écriture qui ne s'arrête pas, préférant le modèle du parcours à celui de l'anthologie. Car si le terme de l'irrégularité est à entendre au sens musical, comme une idée de l'intermittence de l'activité, c'est qu'elle se place bien ici en regard d'une certaine critique dite «scientifique», pour un commentateur de l'art qui se définit non sans malice comme «un accompagnateur, même mystique, plutôt qu'un analyste gelé». Prétextes à une focale cultivant insolence et liberté de ton, revendiquant la variété et le goût de l'éclectisme, Les Géographies irrégulières dessinent l'histoire d'un point de vue.
    Cette édition est le fruit d'un long et généreux compagnonnage avec les artistes, pour cette figure qui participa à la création de la revue Interlope, la curieuse au début des années 1990 et qui passa allègrement des colonnes de Art Press à celles de Ouest France au gré des humeurs et des saisons. Connu pour avoir incarné une relation ininterrompue et particulière, qu'il n'eût de cesse de tisser notamment à Nantes où il fut professeur à l'école des Beaux-Arts, entre les étudiants et les artistes, Pierre Giquel qui avoue volontiers que «la moquerie est une arme contre l'époque et ses morosités» ou que «vivre l'art, c'est comme incarner ses méandres et ses sauteries» fut aussi l'un des acteurs d'une scène dont il fut l'un des témoins.
    Ses Géographies irrégulières retracent également la trajectoire d'une plume et d'un style qui se sont élaborés au fil du temps. En échos complices, l'ouvrage s'ouvre avec les préambules de Fabrice Reymond et de Pierre-Jean Galdin qui évoquent dès les premières pages la mesure de l'attitude. Autre écho : la jaquette américaine avec deux aquarelles de Fabrice Hyber sous une forme de paysage biographique.
    Résonnant déjà à la manière d'un avertissement, il y a quelques années, l'écrivain avait écrit dans un article de la presse régionale, une phrase qui donne d'emblée le ton : «Je ne m'adresse pas à ceux que l'enthousiasme étrangle...» Un défi lancé au lecteur, comme une signature solaire, une dédicace. » Frédéric Emprou, directeur de la publication.

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