Le Telegramme

  • Quelle enfance fut plus difficile que celle de mousse à bord d'un navire ?

    Que de souffrances physiques et morales ! Quelle solitude pour ces petits, séparés de leurs familles durant de long mois.

    Le danger est permanent, la discipline impitoyable, les punitions continuelles et pourtant il faut briquer le navire, préparer les repas, être disponible à toute heure pour exécuter les ordres... Sans compter les brimades en tout genre.

    Malgré les ordonnances visant à protéger les jeunes marins et la création de l'école des Mousses en 1829, leur vie quotidienne reste extrêmement dure, que ce soit sur les navires de guerre et de la marine marchande ou sur les bateaux de grande pêche.

    Cet ouvrage décrit les conditions matérielles dans lesquelles vivent ces enfants et l'évolution de leur statut au fil de l'histoire, depuis le régime des classes établi par Colbert au XVIIe siècle jusqu'à la réouverture de l'école des Mousses à Brest en 2009.

    Car être mousse est encore aujourd'hui la première étape de la carrière d'un marin.

  • Bertrand d'Ogeron de la Boire (1613-1676) est le véritable fondateur de Saint-Domingue qui deviendra au XVIIIe siècle la plus riche des colonies des Antilles et, en 1804, la République d'Haïti, la première république noire de l'Histoire. Il est né le 6 mars 1613 à Rochefort-sur-Loire, en Anjou. Ses attaches angevines et ses relations familiales ont orienté son étonnant destin. Après une carrière militaire au service de Louis XIV, il s'embarque à l'âge de 40 ans pour les Caraïbes.
    Nommé en 1665 gouverneur de l'île de ta Tortue et de la partie française de Saint-Domingue, il prend le commandement de la colonie à la grande époque de la flibuste. Afin de contrebalancer la turbulence et la brutalité des aventuriers il s'efforce de peupler l'île de paysans, en grande partie issus de l'ouest de la France. Son gouvernement sera une suite incessante d'événements violents : naufrages, mutineries, révoltes, lutte contre les Espagnols, les Hollandais et les Anglais, organisation d'expéditions de flibuste.
    Prisonnier des Espagnols à Porto-Rico, il réussit à s'évader. Victime de la dysenterie à la suite de cette aventure, il rentre en France et meurt à Paris, le 31 janvier 1676.

  • L'auteur de Maria Chapdelaine, un des premiers romans du XXe siècle à avoir bénéficié d'une reconnaissance internationale est décédé accidentellement avant même la publication de son chef d'oeuvre. 2013 célèbre le centième anniversaire de la mort de Louis Hémon, écrivain né à Brest. D'abord journaliste sportif à Londres, Louis Hémon s'installe au Canada où il partage la vie des bûcherons québecois.
    Il est l'auteur de trois autres livres : Colin-Maillard, Battling Malone et Monsieur Rivais et la Némésis. Le succès rencontré par Maria Chapdelaine, traduit dans le monde entier et qui représente aujourd'hui près de 250 éditions et 3 adaptations cinématographiques a fait de son auteur un symbole de la culture francophone au Canada. Alain Boulaire rétablit la vérité de cet écrivain, disparu dans la fleur de l'âge, oublié de la grande histoire littéraire malgré son immense succès dans l'entre deux


  • pendant des siècles, les hommes sont allés sur les mers considérant les naufrages comme des fatalités.
    avec le développement du trafic maritime, le problème de la sûreté s'est posé. mais il a fallu attendre que se produisent des drames insupportables tel le naufrage de la sémillante et ses 700 noyés devant les bouches de bonifacio, raconté par alphonse daudet, pour alerter l'opinion publique. après la défaite de 1870 contre l'allemagne et jusqu'à la première guerre mondiale, le héros est le sauveteur, les drames de la mer font la une des journaux.
    deux sociétés de sauvetage se partagent alors la protection des côtes françaises et l'etat s'engage à intervenir en cas de naufrage au large ainsi qu'à prendre en charge les veuves de sauveteurs disparus en mer. canots, équipements, formation des sauveteurs bénéficient de tous les progrès techniques du xxe siècle et en 1967 la société nationale de sauvetage en mer est fondée. aujourd'hui avec les cross (centre régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage) et les remorqueurs de haute mer comme l'abeille bourbon, la lutte contre les drames de la mer dispose de moyens efficaces.


  • John Paul Jones ou la vie aventureuse d'un corsaire américain, chevalier de Louis XVI et amiral de Russie C'est dans le sillage d'un véritable aventurier que cette biographie de John Paul Jones (1747-1792) entraîne son lecteur. Pourtant rien ne destinait ce fils de jardinier écossais à devenir un des premiers commandants de la flotte de la toute jeune République des Etats-Unis et encore moins amiral de la Grande Catherine, impératrice de Russie.

    Rien, si ce n'est son attirance pour la mer qui fit qu'il embarqua comme mousse à destination de l'Amérique à l'âge de 13 ans; rien sinon qu'il détestait les Anglais et prit le parti des Insurgents américains. Armé par la France qui soutenait la révolte des colonies américaines, protégé par Benjamin Franklin et Thomas Jefferson, excellent marin et fin tacticien, il chassa à la course les navires anglais depuis les ports de Lorient et Brest. Sa notoriété parvint jusqu'à la cour de Russie où l'impératrice Catherine II lui confia le commandement de sa flotte sur la mer Noire. Il remporta des victoires navales décisives sur les Ottomans, mais s'éloigna d'une cour où reignaient les intrigues. Il vécut les derniers mois de sa vie à Paris sous la Révolution et mourut sans savoir que le gouvernement américain venait de le nommer consul à Alger afin de pourchasser les pirates barbaresques en Méditerranée. Une nouvelle aventure qu'il appelait de ses voeux. Reconnu par le gouverneur des Etats-Unis comme un des fondateurs de la marine américaine, il repose aujourd'hui dans une crypte de la chapelle de l'Académie navale d'Annapolis aux USA.

  • Brest compte parmi les villes de France les plus bombardées pendant la Deuxième Guerre mondiale, presque entièrement détruite, il lui fallu mettre en place des solutions d'hébergement destinées à la population. C'est ainsi qu'une ville à l'origine provisoire, constituée de bâtiments préfabriqués, a perduré pendant près de trente ans, jusqu'à ce que l'ensemble des habitants soient relogés. Appelées familièrement les baraques, ces habitations, au-delà de leur nécessité, ont sucité un attachement durable chez les Brestois, qui pour certains y ont vécu durant une génération. C'est le souvenir toujours vivace de cette vie "en baraques" que partagent les quatre personnages de la pièce de Clarence Sophie Dany tandis que la deuxième partie de ce livre, abondamment illustrée de documents photographiques provenant de collections particulières et des archives de Brest, évoque cet épisode singulier de l'histoire de la ville.

  • Louise de Keroual

    Alain Boulaire

    Quel étonnant destin que celui de cette jeune fille de la petite noblesse bretonne, montée à la cour du Roi-Soleil pour devenir demoiselle d'honneur d'Henriette d'Angleterre, belle-soeur de Louis XIV. Accompagnant cette dernière lors d'une visite diplomatique chez son frère, le roi d'Angleterre, Louise de Keroual est remarquée par le souverain. Elle deviendra la maîtresse attitrée de Charles II jusqu'à sa mort. Leur fils, reconnu et anobli, reçoit le titre de duc de Richmond. Familière des deux cours royales, Louise est le témoin exceptionnel de leurs fastes, leurs intrigues et leurs tragédies. En filigrane, Alain Boulaire décrit également les stratégies d'alliances et de rivalités menées par les deux rois les plus puissants et les plus politiques de l'Europe du XVIIe siècle.

  • Acteur et témoin de la vie politique française de la Ve République, Anicet Le Pors revient dans cet ouvrage sur son parcours d'économiste, parlementaire, ministre et conseiller d'Etat.
    Il répond avec franchise aux questions du journaliste Jean-François Bège et présente sa pensée à travers le récit d'événements et d'expériences. Il confie son attachement au pays des abers où plongent ses racines bretonnes et il évoque les rêves qui ont déterminé ses engagements dans le syndicalisme et la vie politique. Il raconte son enfance catholique, sa découverte de Kart Marx après Teilhard de Chardin, son militantisme au sein du parti communiste, de l'engagement à la rupture.
    Proche de Georges Marchais, écouté par François Mitterrand, Anicet Le Pors retrace sa carrière et analyse avec rigueur les causes du déclin du communisme et les insuffisances du débat politique actuel. Plus intéressé par l'avenir que par le passé, il se penche sur le futur de la citoyenneté, de la fonction publique, des territoires et des institutions dans le contexte de la mondialisation ainsi que sur son rôle de juge du droit d'asile.
    Une belle invitation à la réflexion.

  • Deux jeunes bretonnants, deux hommes de terrain passionés, Per Pondaven et Yann Riou, sont partis en quête du patrimoine oral côtier. Pendant plusieurs années, avec patience et tenacité, ils ont jeté leurs filets sur les côtes du Léon et ratissé les grèves, le carnet d'une main, le magnétophone en bandoulière, pour collecter et sauver de l'oubli tout ce que les populations côtières ont gardé au fond de leur mémoire jusqu'à aujourd'hui.

    Plus de deux cent cinquante proverbes ont ainsi été récoltés, sélectionnés selon un critère précis: être lié à la culture de l'Arvor, la mer. Poissons, pêcheurs, goémoniers, saints protecteurs, prévisions météorologiques, rythme des marées...

    Le lecteur y découvre non seulement la vie et les habitudes des populations littorales, mais aussi leur vivacité, comme en témoignent les "blasons", ces railleries entre communautés voisines et souvent rivales !

    Chaque proverbe est présenté en breton, traduit en français et commenté par les auteurs. Le ton choisi est le plus souvent humoristique, mais l'esprit n'exclut pas le sérieux: c'est une précieuse sauvegarde de la mémoire orale bretonnante qui a été réalisée avec cet ouvrage.

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