Lieux Dits

  • Lyon 68 raconte l'histoire de l'agglomération lyonnaise à travers les mouvements contestataires et alternatifs qui s'y sont développés entre 1958 et 1979. Dans la capitale des Gaules, et en lien avec la mobilisation nationale de 68 mais aussi notamment les luttes du Larzac et de LIP, on assiste durant ces deux décennies à l'émergence de nouvelles formes et de nouvelles thématiques de revendication : autogestion, luttes des femmes, écologie, libre expression de l'homosexualité, luttes des travailleurs immigrés, antimilitarisme... De nouvelles attentes politiques et sociales émergent, dont on trouve les premiers signes avant mai 68, contrairement à ce que l'éclatement brutal de la mobilisation étudiante et ouvrière des mois de mai-juin laisse supposer.

    Confrontée à un développement tous azimuts des formes de contestation, l'agglomération lyonnaise révèle alors ses failles. Ces années 68 vont brutalement mettre en évidence l'appartenance de Lyon à un ensemble national par son adhésion massive à la contestation née de mai-juin, à rebours des représentations d'une ville enfermée dans ses réseaux institutionnalisés et dominée par une élite industrielle et commerçante. C'est donc une dynamique sociale nouvelle qui s'impose alors à Lyon et dans le Rhône, à l'exemple de ce qui se passe en France, en Europe et dans le monde.

    Le récit général est ponctué de focus consacrés à un événement social ou une thématique revendicative sans oublier une chronologie des événements marquants de mai 68 survenus à Lyon et sa périphérie.

  • Ce livre raconte l'histoire d'un territoire rural, celui des communes de Provence-Alpes-Verdon, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Dans cette zone de montagne, au fort relief très contraignant, alternent hivers rigoureux et étés torrides, fortes précipitations et périodes de sécheresse. L'étude retrace comment les hommes s'y sont implantés au fil des siècles : villages perchés du haut Moyen Age (comme Demandolx, Sausses, Saint-Benoît...) puis lent processus de déperchement à la fin du Moyen Age. Si les villages ont concentré la majorité de l'habitat, nombre de fermes sont « éclatées » : maison dans le village, dépendances agricoles disséminées sur les terres exploitées ou regroupées en hameaux spécialisés. Des générations de paysans ont ainsi peu à peu aménagé le territoire pour assurer leur subsistance dans ce milieu difficile, asséchant des marais, dressant des kilomètres de murets de pierres sèches, conquérant des terres lointaines. La nature des cultures a elle aussi laissé des traces inédites, comme les ruchers-placards, et façonné des paysages ponctués d'oliviers, de pruniers ou de châtaigniers, avant que l 'élevage ovin ne devienne la principale et souvent unique activité agricole. De nombreux exemples individuels donnent un aperçu très précis, parfois inattendu, des exploitations paysannes des années 1830. Enfin, l'architecture agricole est détaillée, des grandes fermes seigneuriales servant de villégiature, comme la Bastide du Prévôt, aux fermes alpines d'Allos, en passant par les cabanes d'estive et les divers bâtiments agricoles disséminés et omniprésents dans les cultures.

    Marceline Brunet ; Laurent Del Rosso ; Alexeï Laurent ; Maxence Mosseron ; Frédéric Pauvarel ; Françoise Baussan ; Sarah Bossy.

  • Grand voyageur, photographe, Eric Dessert pat court le monde, sa chambre sur l'épaule.
    Une technique lente, longue, pour des images en noir et blanc, précises, sobres. Entre 2002 et 2009, il a arpenté, à l'ouest. de la Chine, les provinces reculées du Sichuan, du Guizhou, du Xinjiang et du Gansu Lautre Chine, celle qui ne fait pas l'actualité, celle des paysans, celle du passé, celle aussi qui questionne l'avenir. Des photos qui transmettent une humanité de l'autre bout. du monde. Historien, Lucien Bianco a longuement étudié la société rurale chinoise.
    Son histoire sans concessions de la misère ancestrale des campagnes met en lumière les enjeux actuels, à l'heure où plus de 700 millions de paysans chinois sont rattrapés par la modernité, Chacun à leur manière, ils nous ouvrent les yeux sur cette Chine des campagnes dont la magie ne doit pas faire oublier qu'elle reste l'enjeu de demain pour ce pays en route vers le monde.

  • Encore en activité, en attente d'une réaffectation ou déjà reconvertis, les sites emblématiques de la région Auvergne-Rhône-Alpes présentés dans cet ouvrage racontent la richesse et la diversité de son histoire industrielle. Datant du XVIIe siècle aux années 1990, ils sont autant d'invitations à traverser le temps et d'héritages pour les générations futures. Les visages de ce patrimoine sont d'abord multiples par les activités qu'ils ont autrefois incarnées (mine, passementerie, soierie, décolletage, armurerie, tannerie, énergie...). Ils permettent ensuite d'apprécier au fi l des siècles la continuité ou la réversibilité de certaines industries, comme la cartoucherie de Bourg-lès-Valence, le puits Couriot, la fonderie de Vénissieux, Renault-Truck, les Soieries Bonnet, les usines et cités Michelin... Cet héritage matériel, qui possède ses propres qualités graphiques, soulignées ici par la photographie, peut aussi servir de point d'appui aux architectes ou paysagistes contemporains (Michel Corajoud, Patrick Bouchain, Reichen et Robert, Philippe Prost...) lorsqu'ils sont invités à réinventer ces lieux, à faire dialoguer les images du passé et la projection symbolique d'un avenir. Si certaines traces laissées par les activités passées sont vouées à l'effacement, d'autres connaissent une nouvelle vie grâce aux dispositifs de protection au titre des Monuments historiques et aux démarches de reconversion. Leur histoire, ferment d'une identité et d'une mémoire collectives, invite à une réflexion sur le devenir de ces espaces et sur la relation que nous entretenons avec cet héritage pluriel.

  • Pour tous les Italiens, leurs descendants, leurs amis, les amateurs d'histoire, un beau livre illustré qui raconte deux siècles d'immigration et de présence italienne dans Lyon et son agglomération.
    Depuis deux siècles, des dizaines de milliers d'Italiens se sont installés à Lyon, puis dans son agglomération. Au départ, il s'agissait surtout de paysans pauvres qui, pendant une partie de l'année, quittaient les montagnes italiennes pour venir gagner quelques sous dans les ateliers ou sur les chantiers, en tant que plâtriers, mosaïstes, sculpteurs sur bois, tisseurs ou ferblantiers. Mais, au fur et à mesure du développement industriel, ils sont de plus en plus nombreux à s'installer à Lyon pour travailler dans les usines qui naissent aux marges de la ville. Des quartiers marqués par une forte présence italienne naissent alors, des entreprises et des commerces italiens se développent, des associations voient le jour. Ils permettent à ces déracinés de préserver leur mode de vie, leurs traditions, et un peu de la chaleur de leur région d'origine.
    Cette immigration italienne a perduré jusqu'à la fin des années 1960, à tel point qu'aujourd'hui, de nombreux Lyonnais comptent parmi leurs ancêtres un émigrant qui a dû quitter son Italie natale.
    Qui étaient ces Italiens et quelle a été leur vie au cours de ces deux siècles de migration à Lyon ? Comment ont-ils peu à peu trouvé une place dans la ville ? Quelle mémoire a laissé cette immigration, la plus importante à Lyon au cours de ces deux siècles ? Autant de réponses à découvrir dans ce beau livre très complet et documenté, enrichi de nombreuses illustrations généralement inédites.
    Existe aussi en version italienne "Lione all'italiana".

  • Entrevaux était le siège de l'évêché de Glandèves, fondé au début du Moyen Age et disparu à la Révolution. De ce passé, la cité conserve des lieux méconnus, tels les vestiges des palais épiscopaux et de la cathédrale primitive au bord du Var, dont ce parcours permet de découvrir l'histoire.

    Le témoignage le plus éclatant en est cependant la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption, aujourd'hui église paroissiale. Construite dans le 1er quart du 17e siècle au coeur de la cité, peu remaniée depuis, elle est intégrée aux fortifi cations de la ville et présente encore aujourd'hui un aspect fortifi é, rappelant aux visiteurs qu'Entrevaux est aussi une citadelle où Vauban a laissé son empreinte. L'ancienne cathédrale conserve des trésors de mobilier - orfèvrerie, vêtements liturgiques, retables et autres tableaux - que ce guide de visite met particulièrement en lumière mais aussi explique et replace dans leurs fonctions liturgiques.

    Autour de son ancienne cathédrale, le village d'Entrevaux possède également un réseau de petites chapelles rurales. Destinations potentielles de randonnées, leur visite est l'occasion de découvrir la campagne vallonnée des environs. Celle de Saint-Jean-du-Désert est l'objet d'une dévotion particulière : la procession de la fête de la saint Jean, en juin, est un témoignage d'une dévotion traditionnelle qui perdure à Entrevaux.

    Laissez-vous guider dans l'histoire de l'ancien siège de l'évêché de Glandèves et partagez une tradition entrevallaise encore bien vivante !

  • Régions-frontières, l'Alsace et la Moselle ont été tout à la fois enjeux et victimes des trois grands conflits meurtriers des XIXe et XXe siècles. Marquée par autant de changements successifs de nationalités entre France et Allemagne, la commémoration des « morts pour la patrie » y constitue un enjeu mémoriel particulier, douloureux et parfois délicat.
    Aux côtés des nécropoles nationales érigées à proximité des champs de bataille, les monuments aux morts qui sont élevés au lendemain de la Première Guerre mondiale illustrent ainsi, par la spécificité et la diversité de leur iconographie, cette histoire tourmentée. Comment commémorer le sacrifi ce pour la patrie alors que la majorité des morts ont combattu pour le camp adverse ? Comment panser ses plaies dans le contexte du retour à la France ? Les thèmes guerriers et la représentation du soldat vainqueur s'effacent au profit de nombreuses allégories à l'antique, féminines et intemporelles, ou de scènes religieuses.
    Fruit d'un regard croisé entre historien et historiens de l'art, l'ouvrage entend faire mieux connaître ce patrimoine si spécifi que près d'un siècle après son édification.

  • Du grand dortoir à la cellule contemporaine, du robinet d'eau dans la cour à la douche quotidienne, de la paillasse au matelas ignifugé, de la gamelle en fer blanc à la barquette operculée et du centre-ville à la périphérie, la prison a changé. À quel rythme ? Avec quelles considérations ? Et quelles intentions ? L'histoire des prisons de Lyon raconte à sa façon celle des prisons françaises.
    Prisonniers de droit commun, toujours, et prisonniers politiques, parfois, ont hanté les prisons de Lyon : au Château Pierre Scize, les catholiques, puis les protestants ; aux Recluses, les victimes de la Terreur, au palais de Roanne, les victimes de la Terreur blanche ; dans les geôles de la prison Montluc, les Résistants, puis, moins rudement, les " collabos ". Aux prisons de Perrache, les Algériens combattants pour l'indépendance, puis les membres d'Action directe, puis encore les hommes du milieu lyonnais. Mais les prisons de Lyon furent surtout un lieu de captivité pour des dizaines de milliers d'auteurs de délits mineurs, dont la durée moyenne de séjour n'excéda pas deux mois.
    Certains y sont restés vingt ans...

  • "Le Pays de Montbéliard (Doubs), aux confins de la Franche-Comté, bordé par l'Alsace et la Suisse, est un territoire fortement modelé par l'industrie, aujourd'hui massivement tournée vers la construction automobile. Amorcée il y a 200 ans, l'industrialisation a fait la part belle au métal et ses multiples produits, stimulée par les innovations techniques mais aussi par les modes et les goûts.

    Deux sociétés - Japy et Peugeot - y gagneront une renommée internationale en diversifiant leur fabrication : horlogerie, quincaillerie, outillage, accessoires domestiques (vaisselle émaillée, moulins à café, machines à coudre et à écrire), cycles, motocycles, automobiles, etc. En développant leurs usines, couronnées de cités ouvrières et d'équipements sociaux, ces deux entreprises ont largement contribué à l'urbanisation de ce territoire, tout en lui forgeant une identité forte.

    Même si l'activité industrielle reste prédominante dans l'économie territoriale, le Pays de Montbéliard est confronté aux conséquences de la désindustrialisation. Aujourd'hui plus que jamais, les acteurs locaux - publics et privés - réfléchissent et travaillent à la requalification d'usines désaffectées.
    Fondé sur l'inventaire exhaustif du patrimoine industriel - 100 usines et ateliers, 80 cités ouvrières, 20 logements patronaux et une vingtaine d'équipements sociaux -, le présent ouvrage en révèle, grâce à une illustration abondante, toute la diversité architecturale."

  • Désaffecté depuis une quinzaine d'année, l'immense paquebot ancré au bord du canal de l'Ourcq à Pantin entame sa dernière mutation. Composée de deux immenses bâtiments en béton armé, enrubannée de passerelles et de coursives, cette bâtisse industrielle est devenue depuis la cessation d'activité un support de création et de rêves, spot du street art de renommée internationale. Elle est aussi pour les habitants et les promeneurs un des marqueurs du paysage pantinois, élément fort de son patrimoine industriel du XXe siècle.

    À l'heure de leur réhabilitation pour accueillir une agence de publicité, il a semblé essentiel de connaître et de transmettre l'histoire de 70 années d'activité de ces anciens entrepôts, pour lesquels la chambre de commerce et d'industrie de Paris a investi des sommes considérables : le port de Pantin était en effet le point d'orgue de ses ambitions au service de l'entreposage et de la circulation des marchandises.

    Basé sur les archives et un riche fonds iconographique qui révèlent l'histoire complexe des rapports politiques, mettant en jeu des intérêts parfois contradictoires entre la ville de Paris, le département de la Seine et la chambre de commerce de Paris, cet ouvrage retrace l'histoire de l'édifice, les nombreux aléas de sa construction et ses continuelles mutations et adaptations aux besoins économiques, politiques, techniques et sociaux. Il offre dans le même temps une chronique des transformations de la région parisienne et de la cité pantinoise.

  • Pour tous les Italiens, leurs descendants, leurs amis, les amateurs d''histoire, un beau livre illustré qui raconte deux siècles d''immigration et de présence italienne dans Lyon et son agglomération.
    Depuis deux siècles, des dizaines de milliers d'Italiens se sont installés à Lyon, puis dans son agglomération. Au départ, il s''agissait surtout de paysans pauvres qui, pendant une partie de l''année, quittaient les montagnes italiennes pour venir gagner quelques sous dans les ateliers ou sur les chantiers, en tant que plâtriers, mosaïstes, sculpteurs sur bois, tisseurs ou ferblantiers. Mais, au fur et à mesure du développement industriel, ils sont de plus en plus nombreux à s''installer à Lyon pour travailler dans les usines qui naissent aux marges de la ville. Des quartiers marqués par une forte présence italienne naissent alors, des entreprises et des commerces italiens se développent, des associations voient le jour. Ils permettent à ces déracinés de préserver leur mode de vie, leurs traditions, et un peu de la chaleur de leur région d'origine.
    Cette immigration italienne a perduré jusqu'à la fin des années 1960, à tel point qu''aujourd''hui, de nombreux Lyonnais comptent parmi leurs ancêtres un émigrant qui a dû quitter son Italie natale.
    Qui étaient ces Italiens et quelle a été leur vie au cours de ces deux siècles de migration à Lyon ? Comment ont-ils peu à peu trouvé une place dans la ville ? Quelle mémoire a laissé cette immigration, la plus importante à Lyon au cours de ces deux siècles ? Autant de réponses à découvrir dans ce beau livre très complet et documenté, enrichi de nombreuses illustrations généralement inédites.

    Da due secoli, decine di migliaia di italiani si sono stabiliti a Lione, poi nella sua agglomerazione. All'inizio si trattava soprattutto di contadini poveri che, per una parte dell'anno, lasciavano le montagne italiane per andare a guadagnare qualche soldo nelle officine o nei cantieri edilizi, come gessatori, mosaicisti, scultori del legno, tessitori o lattonieri. Poi, di pari passo con lo sviluppo industriale, sono sempre più numerosi a stabilirsi a Lione per lavorare nelle fabbriche che nascono ai margini della città. Sorgono, allora, interi quartieri marcati da una forte presenza italiana, si sviluppano aziende e negozi italiani, si aprono delle associazioni. Ciò permette a queste persone sradicate di preservare il loro modo di vita, le proprie tradizioni, e un po' del calore della loro regione d'origine. Quest'immigrazione ha continuato a durare fino alla fine degli anni '60, a tal punto che oggi numerosi lionesi contano tra i loro antenati un emigrante che ha dovuto lasciare l'Italia natia.
    Chi erano allora questi italiani e qual'è stata la loro vita nel corso di questi due secoli di immigrazione a Lione? Come hanno, a poco a poco, trovato il loro posto nella città? Quale memoria ha lasciato quest'immigrazione, la più importante a Lione di questi ultimi due secoli?
    Lo storico Jean-Luc de Ochandiano affronta tali questioni, e molte altre, in questo libro ricco di illustrazioni.
    Existe aussi en langue française "Lyon à l'italienne".

  • Cet ouvrage rappelle les grandes heures de la Champagne-Ardenne industrieuse et industrielle, qui utilise avec économie et savoir-faire les ressources à sa portée : l'eau, la terre, le minerai de fer, les produits de son agriculture.

    Sans prétendre à l'exhaustivité, des épisodes connus ou moins connus, parfois totalement ignorés, sont rappelés ici : l'extraordinaire versatilité du moteur hydraulique, présent partout, la créativité des potiers, qui s'exercent aussi à la fabrication en série de sculptures religieuses ; les débuts de l'activité textile ou de la métallurgie, à partir de petites unités familiales, les boutiques. Oubliée aussi, l'arrivée des industriels rescapés de l'Alsace-Lorraine ou venus de plus loin, qui tous participent au développement régional : les Anglais dans le textile, les bouchonniers catalans. L'innovation commerciale, depuis les foires médiévales jusqu'aux magasins à succursales multiples, est aussi une aventure digne d'être rappelée.

    Ce livre va bien au-delà d'un simple recensement du patrimoine bâti : basé sur une étude approfondie de documents et photographies d'archives, il restitue toute la richesse de notre passé et nous permet de faire revivre ce qu'a été la diversité des activités industrielles de la Champagne-Ardenne, il n'y a pas si longtemps.

  • Inventorier le patrimoine culturel français. Pour quoi faire ? Comment faire ?
    Dans quelle mesure cette recherche scientifique peut-elle nourrir les politiques publiques territoriales ?
    Renouveler le regard des citoyens sur leur environnement ; faire émerger de nouveaux patrimoines ; donner aux élus des outils pour permettre un aménagement du territoire qui s'inscrive dans le temps long d'une histoire partagée ;
    Contribuer à la connaissance de tous les patrimoines - des phénomènes nationaux voire internationaux aux spécificités les plus locales - afin de mieux les protéger, les onserver et les valoriser, conformément à la fameuse « chaîne patrimoniale ». Telles sont quelques-unes des missions aujourd'hui assignées à l'Inventaire général du patrimoine culturel, initié en 1964 par André Malraux alors ministre des Affaires culturelles.
    Depuis 10 ans, cette entreprise relève de la compétence des Régions. Le temps était venu de dresser un premier bilan des politiques patrimoniales qu'elle nourrit. Le colloque interdisciplinaire qui lui a été consacré, s'est tenu à Paris en 2014 et a réuni de nombreux acteurs - élus, juristes, professionnels du patrimoine, chercheurs - du monde culturel français et européen.
    Cet ouvrage présente leurs analyses et leurs réflexions ; il pose également des jalons pour inventer l'Inventaire général du XXIe siècle.

  • A Pantin, les vastes nefs d?acier de l?ancienne usine de tubes Pouchard intègreront le futur pôle d?activités. Un siècle d'?histoire, la sage d?une famille d?industriels qui aura marqué la ville et l?industrie.

  • Au milieu du XIXe siècle, les montagnes du Limousin, rurales et enclavées, semblent totalement coupées de la métropole lyonnaise, centre national de la soierie. Pourtant, un lien s'est tissé entre ces deux univers, lien constitué par les migrations saisonnières qu'entreprennent, chaque printemps, plusieurs milliers de paysans limousins vers les chantiers de maçonnerie de Lyon.

    D'abord repliés sur eux-mêmes dans des quartiers bien délimités comme la Guillotière, les migrants s'intègrent peu à peu au reste de la population et jouent un rôle crucial, non seulement dans le développement de la ville, mais aussi dans l'évolution de la condition ouvrière et du syndicalisme dans le bâtiment lyonnais. L'ouvrage, qui nous fait parcourir un siècle de construction dans l'agglomération lyonnaise, souligne les étapes de l'évolution de la profession entre 1848 et la Seconde Guerre mondiale, donnant notamment un aperçu des techniques de construction et des conditions de travail. Enrichi par de nombreux documents et photographies d'époque, il retrace les grandes phases des migrations de Limousins à Lyon, tout en les replaçant dans leur contexte local, national, voire international avec l'apparition de filières migratoires plus récentes venues de l'étranger.
    Cette publication unique sur le sujet nous replonge au coeur du quotidien de ces paysans limousins devenus maçons lyonnais, qui ont largement façonné la ville que nous connaissons aujourd'hui.

  • Cet ouvrage, publié de façon à coïncider avec la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, le 8 mai, retrace l'histoire des conflits armés et leurs conséquences humanitaires depuis 160 ans. Il regroupe plus de 200 photos très «parlantes», provenant des archives du CICR et remontant aux années 1860. Fruit du travail de photojournalistes de renom tels que James Nachtwey, Sebastian Salgado, Ron Haviv, Franco Pagetti et Nick Danziger, ainsi que de collaborateurs du CICR, chaque cliché, généralement inédit, est reproduit dans une remarquable qualité d'image. De la guerre civile des États-Unis d'Amérique jusqu'aux terribles conflits de ce début de XXI° siècle, les photographes ont su fixer dans leur objectif le courage, la dignité, le défi, l'espoir qui surgissent dans un environnement de violence et de misère. Chacune de ces photographies, chacun de ces visages nous demande de nous lever et d'aider notre prochain.
    «Les photos ne sont pas des documents froids qui ne font que prouver la réalité d'un fait. Elles donnent un visage humain à un événement qui, sinon, pourrait paraître abstrait ou idéologique, purement statistique ou monumental dans son impact global. Quelle que soit l'ampleur d'un événement, les personnes touchées le sont individuellement, et la photographie dispose d'un atout unique, qui est de représenter les événements de leur point de vue. La photographie donne une voix à ceux qui n'en ont pas. C'est un appel à l'action.» James Nachtwey, photographe

  • Feyzin, 4 janvier 1966 : une erreur de manipulation sous une sphère de stockage de la raffinerie laisse échapper une nappe de gaz liquide sur l'autoroute voisine. L'incendie et l'explosion qui s'ensuivent font 18 morts et 80 blessés par brûlures. A l'occasion de la commémoration des 40 ans de la catastrophe, cet ouvrage présente le travail de mémoire engagé par la Ville de Feyzin, au travers de recherches historiques, d'une iconographie inédite (d'époque et contemporaine), de recueil de témoignages et de textes plus prospectifs.

  • L'Alsace au coeur du Moyen Age

    Collectif

    Avant d'être un joyau de l'art gothique, la cathédrale de Strasbourg fut une basilique romane majeure, bâtie par l'évêque Werner et dont certaines parties, telles que la crypte, sont encore conservées. L'année 2015 fête le millième anniversaire de sa fondation. Ce jubilé offre l'occasion de poser un regard nouveau sur cet édifice insigne.
    Elargissant l'approche bien au-delà de l'édifice lui-même ou de l'architecture romane alsacienne, l'ouvrage, fruit d'une collaboration entre le service de l'Inventaire du patrimoine de la Région Alsace et l'université de Strasbourg, offre un large panorama de l'Alsace et du Rhin supérieur de l'an mil au début du XIIIe siècle. Cette période, qui s'ouvre avec l'avènement des empereurs saliens et s'achève avec la chute de Frédéric II de Hohenstaufen, fut un moment charnière dans l'histoire de l'Empire germanique. Durant ces deux siècles, les deux rives du Rhin constituent le coeur névralgique de l'Empire et c'est à proximité du fleuve que s'édifient les grandes cathédrales de Spire, Bâle ou Strasbourg.
    Abordant tant l'histoire, l'architecture civile et religieuse, les arts précieux que le paysage des XIe et XIIe siècles, ce beau livre richement illustré entend faire le point sur les dernières recherches dans ces domaines tout en invitant le lecteur à se laisser conduire à la découverte de sites majeurs ou moins connus.

  • Situé dans la pittoresque vallée de la Blaise, affluent de la Marne, le château de Cirey-sur-Blaise est avant tout connu pour avoir servi de retraite à Voltaire et Mme Du Châtelet entre 1734 et 1749. Des archives, longtemps restées inédites, permettent aujourd'hui d'avoir une idée précise des travaux qu'ils y ont fait réaliser, en particulier des appartements ornés à la dernière mode, dont les décors ont malheureusement été entièrement vendus sous la Révolution. La demeure est aussi une belle réalisation du XVIIe siècle, quoique largement restée inachevée, remarquable en particulier par la virtuosité de ses voûtes.
    Au tournant du XVIIIe et du XIXe siècle, la maîtresse des lieux est la fascinante Mme de Simiane, qui fut la maîtresse de La Fayette. Outre la remise en état des lieux, dévastés à la suite des ventes révolutionnaires, l'aménagement d'un vaste jardin anglais constitue son principal apport au château. Sous le Second Empire, son neveu Charles de Damas entreprend d'importantes transformations au logis et à ses dépendances, y ajoutant une remarquable chapelle néoclassique, oeuvre de l'architecte de la duchesse de Berry, Joseph-Antoine Froelicher, décorée par le peintre local Joseph-Constant Ménissier. Son épouse fit doubler la surface du parc par un célèbre paysagiste, le comte de Choulot.

  • être pompier

    Ryad Kanzari

    Qui n'a jamais voulu être un héros ? Cette image d'ange gardien musclé et intrépide colle aux pompiers qui en sont fiers. Mais ce métier très populaire et valorisé cache une réalité plus complexe et méconnue : les pompiers ont des grades, des spécialités, des carrières, ils utilisent des techniques et matériaux hypersophistiqués. Professionnels ou volontaires, ils forment les maillons d'une organisation efficace, disciplinée et gratuite pour le secours de tous, partout et à toute heure. Aujourd'hui, les interventions de " secours à victimes " sont en progression constante, et les pompiers doivent bien souvent abandonner leurs panoplies de " soldats du feu " pour revêtir celles de " travailleurs sociaux ", pansant les plaies de notre société. Mais si ce métier se transforme, révolutionné par des changements de techniques et d'organisation, il a toujours su garder la confiance de la population, car il reste basé sur des valeurs collectives fortes comme le don de soi, et la foi en un service public d'urgence et de solidarité.
    L'auteur est sociologue du travail et des organisations, chercheur des universités de Toulouse et Montréal, Ryad Kanzari a partagé la vie des pompiers et consacré plusieurs enquêtes et publications à leur métier, notamment à l'occasion de la catastrophe d'AZF.

  • Pour tous les Italiens, leurs descendants, leurs amis, les amateurs d'histoire, un beau livre illustré qui raconte deux siècles d'immigration et de présence italienne dans Lyon et son agglomération.
    Depuis deux siècles, des dizaines de milliers d'Italiens se sont installés à Lyon, puis dans son agglomération. Au départ, il s'agissait surtout de paysans pauvres qui, pendant une partie de l'année, quittaient les montagnes italiennes pour venir gagner quelques sous dans les ateliers ou sur les chantiers, en tant que plâtriers, mosaïstes, sculpteurs sur bois, tisseurs ou ferblantiers. Mais, au fur et à mesure du développement industriel, ils sont de plus en plus nombreux à s'installer à Lyon pour travailler dans les usines qui naissent aux marges de la ville. Des quartiers marqués par une forte présence italienne naissent alors, des entreprises et des commerces italiens se développent, des associations voient le jour. Ils permettent à ces déracinés de préserver leur mode de vie, leurs traditions, et un peu de la chaleur de leur région d'origine.
    Cette immigration italienne a perduré jusqu'à la fin des années 1960, à tel point qu'aujourd'hui, de nombreux Lyonnais comptent parmi leurs ancêtres un émigrant qui a dû quitter son Italie natale.
    Qui étaient ces Italiens et quelle a été leur vie au cours de ces deux siècles de migration à Lyon ? Comment ont-ils peu à peu trouvé une place dans la ville ? Quelle mémoire a laissé cette immigration, la plus importante à Lyon au cours de ces deux siècles ? Autant de réponses à découvrir dans ce beau livre très complet et documenté, enrichi de nombreuses illustrations généralement inédites.

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