Cdmc

  • Né à Palerme en 1947, Salvatore Sciarrino évoque dans son art les fascinants croisements de la civilisation sicilienne, lointains souvenirs, sur la terre d'Empédocle, des cultures grecque, romaine, byzantine, arabe, normande, espagnole... Sa musique, subtile et éminemment dramatique, traduit avec une acuité rare les lieux et milieux dans lesquels nous vivons, l'intensité de nos sensations et de nos sentiments, les tensions du corps à l'écoute, mais aussi les nocturnes et les mythes, anciens ou modernes, d'Andromède, de Carlo Gesualdo ou de Jules Laforgue. L'art de Salvatore Sciarrino, en quête d'illusions et de sons chimériques, redonne à la nature ses droits et les modèle à sa guise. Musique à l'écoute vive, exacerbée. Musique de pierre et de vent, mais aussi de bestiaires précieux, imitant tantôt le bruit d'un galet concassé, tantôt le grillon ou le chant de l'oiseau, tantôt les éléments fondamentaux, la marée ou le vent. Musique scrutant aussi l'horizon à la recherche de l'inouï.

  • Cet ouvrage est issu des Journées Henri Dutilleux organisées par le CDMC en décembre 2006. Il rassemble des textes de Aurélie Allain, Jean-Pierre Armengaud, Pascal Arnault, Francis Bayer, Jean-Yves Bosseur, Raphaël Brunner, Pierre Albert Castanet, Martine Cadieu, Bernard Cavanna, Nicolas Darbon, Marie Delcambre-Monpoël, Jacques Doucelin, Henri-Claude Fantapié, Éric Gaudibert, Gérard Grisey, Jacques Hétu, Didier Rotella, Sophie Stévance, Jeremy Thurlow. ?Regroupés en six chapitres : Miroirs, Métamorphoses, Correspondances, Introspections, Résonances, Témoignages, ils présentent différentes approches et analyses de l'oeuvre, ainsi que des témoignages de compositeurs, interprètes et commentateurs. Une liste des oeuvres, des indications bibliographiques, une sélection discographique et une filmographie complètent l'ouvrage.

  • Émaillés de deux poésies originales respectivement signées par Joëlle Léandre et par André Pieyre de Mandiargues, ces actes des Journées européennes d'études musicales consacrées à Giacinto Scelsi (1905-1988) se composent de trois parties. Les deux premières concernent l'esthétique et l'analyse des opus (tant poétiques que sonores) de Giacinto Scelsi alors que la troisième se consacre à l'impact et à la résonance du compositeur sur l'art contemporain. Sont ainsi convoqués des rapprochements plus ou moins probables avec Walther Klein, Constantin Brancusi, Bernd Alois Zimmermann, György Kurtág, Tristan Murail, Dominique Lemaître et Thierry Alla. Alors que le premier chapitre se concentre sur les atours de la muse poétique, le rapport à la danse, la spécificité sonore ou encore la médiation culturelle et rituelle de la musique de Scelsi, le deuxième grand chapitre se focalise sur les techniques de composition, sur les modes de jeu et sur quelques partitions majeures (Ko-Tha, Les Chants du Capricorne, Konx-Om-Pax, Quatre pièces sur une seule note, Pranam II, Deuxième quatuor à cordes.). ?De l'alpha à l'oméga, à parcourir la table indicielle des matières, la simple lecture montre une volonté kaléidoscopique au niveau de la philosophie du contenu disciplinaire de l'ouvrage. Car nous avons tenu à convoquer plusieurs générations de musicologues, à multiplier à dessein les points de vue et à rassembler une danseuse, des compositeurs, des chefs d'orchestre, des poètes, des plasticiens et des éditeurs. autant de proches qui ont connu les habitudes et les desiderata du compositeur pianiste. mais également autant de jeunes chercheurs qui viennent pour la plupart de passer avec succès leur thèse.
    Ainsi, au coeur de cette somme inédite de provenance intentionnellement multiple, le discours amical peut côtoyer l'analyse plus aride, comme la dissertation esthétique peut faire place à l'hommage essentiellement poétique...

  • Le présent ouvrage est le premier portrait du compositeur dont la France connaît le nom mais assurément moins la musique. Les auteurs - musicologues, compositeurs, élèves de Denisov et interprètes de sa musique, français et russes - racontent Denisov l'homme ainsi que son oeuvre sous les aspects les plus divers, évoquant la profondeur, la densité et la modernité de son langage.

  • Les textes rassemblés dans ce volume procèdent de communications présentées dans le cadre de deux séminaires : l'un, tenu par Gilles Dulong et François Nicolas à l'École normale supérieure (2003-2004), s'intitulait Penser la musique contemporaine avec/sans/contre l'Histoire ? ; l'autre, placé sous la direction de Martin Kaltenecker, s'est déroulé la même année au Centre de documentation de la musique contemporaine, proposant comme sujet de réflexion La Musique du XXe siècle : l'hypothèse de la continuité.
    Un certain nombre de références ou de problématiques communes nous ont amenés à regrouper ces communications. Sans vouloir accentuer artificiellement des traits convergents, on peut souligner que la notion d'autonomie de la musique (ou de l'oeuvre d'art) semble parcourir la plupart de ces réflexions, notion par rapport à laquelle se situent les méthodes d'approche elles-mêmes très différentes - esthétiques, historiques, sociologiques.

  • La musique occupe une place significative dans la pensée de Gilles Deleuze, de la musique contemporaine aux musiques baroque, classique et romantique, et plus largement à l'ensemble des signaux sonores. Sollicitée au niveau expressif, technique, historique, non moins qu'anthropologique et politique, la musique prend part aux grands concepts deleuzo-guattariens - ritournelle, rhizome, agencements, machines - pour n'en citer que quelques-uns, désormais traduits dans de nombreuses langues.
    Un état des lieux des relations que la musique entretient avec la pensée de Gilles Deleuze - domaine qui n'a pas encore fait l'objet d'une recherche approfondie en France - est apparu nécessaire. Ce premier ouvrage collectif en français réunit les travaux de musicologues, ethnomusicologues, compositeurs, philosophes et théoriciens de l'art qui font appel au corpus de sa pensée dans le domaine musical.
    Comment Deleuze s'inspire-t-il et s'instruit-t-il de la pratique musicale qui lui est contemporaine pour créer ses concepts, et en retour, quelle est l'incidence des lectures de ses textes sur la création, la musicologie, l'esthétique, l'ethnomusicologie, les techniques et les technologies musicales ? Ce livre entend repérer l'impact de ces outils de pensée sur la recherche et la création musicale contemporaine tant pour l'approche des cultures orales que pour les besoins de l'analyse ou ceux de l'écriture.

  • Cet ouvrage réunit des essais de vingt-cinq spécialistes internationaux, musicologues, interprètes, compositeurs, architectes, philosophes : Serge Bertocchi, Joëlle Caullier, François Delalande, Evelyne Gayou, Matthieu Guillot, Jean-Luc Hervé, Mihu Iliescu, Antonio Lai, Ricardo Mandolini, Beatrix Raanan, Makis Solomos (France), Linda Arsenault, Angelo Bello, Ellen Flint, James Harley, Ronald Squibbs (USA), Peter Hoffmann, Philipp Oswalt, Elisabeth Sikiaridi (Allemagne), Benoît Gibson, Cãndido Limá, Helena Santana (Portugal), Agostino Di Scipio (Italie), Carmen Pardo (Espagne), Sven Sterken (Belgique).oeil contient aussi la traduction française de deux articles grecs de Xenakis et une bibliographie commentée qui servira d'outil aux recherches futures.

  • Ce livre résulte d'un colloque organisé par le Centre de documentation de la musique contemporaine (Cdmc) et accueilli à l'École normale supérieure, le 13 janvier 2004. Une question nous réunissait alors : quel sens le XXe siècle a-t-il donné au lien (ou à la scission) musique/politique, à leur improbable synthèse ? À ce colloque participèrent Esteban Buch, Pierre-Albert Castanet, Nicolas Donin, Brice Pauset, Peter Szendy, Gianfranco Vinay et moi-même. Nous ne visions, à travers l'histoire musicale du siècle dernier, aucune nostalgie, nous ne tenions nullement à distance les événements et l'intensité des engagements, les thèmes abordés entendant trouver un écho immédiat et résister à la narcose idéologique de notre présent. Non la lettre morte de l'archive, fût-elle récente, mais une recherche dans le but de savoir ce que nous sommes aujourd'hui.
    Laurent Feneyrou.

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