Microsillon

  • Le quatuor à cordes est considéré comme un cadre privilégié de l'expression artistique. Dès sa naissance, le genre représente dans la vie d'un compositeur un passage initiatique obligé, un aboutissement artistique, l'antichambre d'oeuvres de plus grande envergure ; ou souvent, un dépassement. Aussi les musiciens ont-ils toujours été tentés de jouer avec les goûts dominants en création musicale. Ils en élargissent les frontières ou au contraire les circonscrivent, dans le cadre épuré offert par le matériau des quatre instruments à cordes. Ce livre interroge l'extrême comme constante dans l'histoire du quatuor à cordes, grâce à des approches historiques, sociologiques, esthétiques ou analytiques, couvrant une large période, allant des compositeurs français de la Révolution aux quatuors avec électronique ou mise en scène théâtrale. Il retrace pour une part l'histoire d'un genre dont l'exploration est loin d'être achevée.

  • Depuis environ deux siècles, le répertoire instrumental et le concert laissent une large place au violoncelle. Instrument qui sait à la fois accompagner et chanter, ce grand violon a su intégrer une multitude de formations. Par son association avec l'instrument polyphonique des romantiques par excellence, il a vu ses résonances et son expressivité amplifiées ; ensemble, dès le xviiie siècle, piano et violoncelle offrent aux instrumentistes professionnels, aux amateurs et aux mélomanes des pièces d'une grande diversité esthétique.
    Malgré ce succès qui se mesure à la fois par une attirance croissante pour les classes de violoncelle et par des concerts de sonate de plus en plus fréquents, la musicologie a consacré peu de recherches à cette formation. Constituant ainsi la première étude en langue française sur le sujet, ce livre interroge les origines et l'évolution du genre et de son répertoire, des sonates de Beethoven aux compositions actuelles, selon des approches organologiques, historiques, sociologiques, esthétiques ou analytiques. Des regards d'interprètes et de pédagogues enrichissent la réflexion musicologique et permettent au lecteur, qu'il soit musicologue, violoncelliste, pianiste ou mélomane, de s'informer sur un genre qui attendait une exploration approfondie.

  • Enfin accessible en librairie, cet ouvrage des éditions du département Musique et Musicologie de l'Université Lumière Lyon 2 retrace la journée d'étude consacrée au duo violon-piano - union de deux instruments rois -, dans le cadre de la 4e édition du concours international de musique de chambre de Lyon (C.I.M.C.L.). Le concours de 2007 a réuni 45 duos de 27 nationalités différentes et une dizaine de chercheurs, soulignant une fois encore la richesse du partage qui peut - et doit - exister entre interprètes et musicologues.
    L'ouvrage aborde le genre phare de la sonate de plusieurs points de vue : historique, esthétique, analytique et sociologique. Après un bref retour sur les origines du genre, le lecteur est vite plongé dans le répertoire riche et fertile du xxe siècle (notamment à travers les oeuvres de Lucien Durosoir, compositeur à l'honneur du 4e concours, mais aussi de celles de Webern, Enesco, Greif, etc.).

  • À la fin du xixe siècle, sous l'influence de Richard Wagner, de nombreux artistes français aspirent à créer des oeuvres d'art total et explorer de nouvelles voies. Un foisonnement de musiques de scène apparaît alors sous la IIIe République, associant des noms aussi célèbres que Darius Milhaud et Paul Claudel, Jacques Rouché et Ida Rubinstein, Arthur Honegger et Jean Cocteau ou Jean Giraudoux.
    L'ancêtre de la musique de film semble pourtant délaissé aujourd'hui, et peu d'études lui sont consacrées. Cet ouvrage témoigne de la richesse et de la multiplicité de ce genre entre la fosse et la scène, entre la musique et le verbe. Il propose également d'importantes ressources documentaires, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives à la musicologie.

  • « L'examen des fonds anciens conduit parfois à la découverte de trésors insoupçonnés, comme le manuscrit CL II 476 de la bibliothèque Ariostea de Ferrare, qui recèle rien moins qu'une messe de requiem complète et inconnue de Palestrina », écrit Jean Duchamp en 2010 dans la Revue de musicologie. Le musicologue donne ainsi accès à une véritable messe inédite du fameux compositeur de la Renaissance italienne.
    Citation du plain-chant, approche de la dissonance, recherche de la juste accentuation du texte : tout ramène au style du maître du xvie siècle, dans une tessiture plutôt grave, adaptée à la musique de funérailles. La partition est précédée d'un apparat critique qui fournit aux chanteurs de précieuses informations musicologiques et musicales.

  • Microsillon est heureux de rendre enfin disponible cet ouvrage des éditions du département Musique et Musicologie de l'Université Lumière Lyon 2 consacré à Michel Corrette (1707-1795), qui vient combler un manque certain de connaissances sur ce compositeur. En effet, Corrette est largement oublié durant tout le xixe siècle et si ses oeuvres commencent à être rééditées partiellement depuis le début du XXe siècle, il n'est lui-même l'objet de travaux musicologiques français qu'à partir des années 1980.Le tricentenaire de sa naissance a donc été l'occasion de lui consacrer une journée d'étude dont les résultats sont recueillis dans cet ouvrage collectif.
    Il présente à la fois des études strictement musicales mais aussi esthétiques et sociologiques et donne ainsi au lecteur une ouverture sur les pratiques musicales du XVIIIe siècle, de même qu'un regard intéressant sur l'exercice du métier de compositeur à cette époque. Nous découvrons alors le portait multiple d'un artiste aux nombreuses facettes : compositeur, organiste, théoricien et pédagogue.

empty