Millenaire Iii

  • Qui ne connaît les opéras de Charles Chaynes, d'Erzsébet à Cecilia, Noces de sang ou Jocaste ? Cet amateur éclairé est l'un des plus grands professionnels de la création contemporaine. Il n'est pas un domaine - le concert, l'enregistrement, l'interprétation - qui ne lui doive beaucoup. Dix ans directeur de France-Musique, quinze ans responsable de la création musicale à Radio-France, Charles Chaynes allie passion et modernité. « Dans ma vie et dans toutes mes oeuvres, j'entrouvre une fenêtre vers un horizon d'espoir, de lumière. »

  • Parmi les répertoires récents particulièrement remarqués, les musiques vocales italiennes d'après 1945 offrent une très grande diversité d'expressions. Le colloque de Strasbourg (29 et 30 novembre 2002) leur était consacré ; il résultait d'une collaboration entre Pierre Michel et Gianmario Borio (un colloque sur l'Italie en France, un colloque sur la France en Italie) et réunissait certain(e)s des meilleur(e)s spécialistes. De Luigi Dallapiccola à Stefano Gervasoni, le lecteur pourra reconstituer dans ce livre une partie de ce « chapitre » très vivant de l'histoire des musiques d'aujourd'hui.

  • Les métiers de la culture sont au coeur du débat sur la réforme du régime de l'intermittence. Ils sont pris dans la spirale de la décentralisation. Quelles nouvelles formes doit prendre l'intervention publique ? Quels sont les territoires réels de la « culture » ? Qu'advient-il de la relation du professionnel avec l'artiste ? Du spectacle vivant aux métiers du son, ces actes du colloque organisé par l'université de Rouen tentent de cerner quelques aspects majeurs de la professionnalisation du secteur culturel.

  • « Un être aussi fin que passionné, aussi inquiet et habité d'interrogations multiples et fondamentales, que disposé à s'engager, fût-ce provisoirement et à titre expérimental, dans un foule de démarches prospectives, tout aussi préoccupé de réflexion esthétique [...] que de productions autant que possible à contre-courant des opinions et des diktats dominants. » (Henri Pousseur)

  • Wolfgang Rihm est un compositeur virtuose, brillant, prolifique qui a clairement assimilé toutes les leçons que le modernisme et le postmodernisme peuvent offrir. Cet ouvrage donne une image du courant qu'est la « nouvelle simplicité », mais il dresse également avec nuances le bilan de toute une époque. « Nicolas Darbon contribue très efficacement à écrire une histoire de la musique non-cloisonnée et dépassionnée, c'est-à-dire objective, de la fin du xxe siècle musical. Il rompt la chaîne des histoires pensées de façon linéaire, impuissantes à exposer des faits denses, inattendus, multiples. » (Béatrice Ramaut-Chevassus)

  • Instantanés est une série d'études sur des compositeurs et des oeuvres singulières, multipliant les angles de vues, du récit à l'analyse, soulevant des énigmes telles que le silence de Sibelius, entrant dans l'intimité de la correspondance entre Gide et Ohana... Dans sa postface, Pierre-Albert Castanet explique que les « cohérences aventureuses » de Francis Bayer surgissent des jeux de reflets renvoyant le musicologue au pédagogue ou au compositeur. C'est bien la musique qui miroite, mais dans le regard d'un homme, ainsi que les plus beaux des arcs-en-ciel n'existent pas, sans la pupille de celui qui les observe.

  • « Ce qui m'a toujours attiré le plus, dans la vie comme dans la musique, c'est la Lumière ». (Alain Louvier) « À l'écoute des oeuvres d'Alain Louvier [...], je pense à la recommandation que Paul Dukas, dit-on, adressait à ses élèves : "travaillez dans la complexité". [...] Pourtant, comme elle m'apparaît claire, limpide, colorée, lumineuse, cette musique... » (Henri Dutilleux)

  • Les partitions « injouables » de Ferneyhough sont légendaires. Sa radicale complexité en fait le compositeur le plus emblématique de la modernité. Adulé ou détesté, il n'a pourtant pas émergé seul : Finissy, Dillon et d'autres compositeurs sont réunis sous le chapeau de la « Nouvelle Complexité ». Dans son ouvrage sur Bacon, Deleuze explique qu'en art, il ne s'agit pas « de reproduire ou d'inventer des formes, mais de capter des forces ». Voici le deuxième volet d'un diptyque consacré à une controverse esthétique - simplicité versus complexité - qui fait de la conquête des forces une cible musicale partagée, éclairant par là même les aspirations enfouies du « contemporain ». « La valeur du livre de Nicolas Darbon ne réside pas seulement dans les nombreux éléments objectifs et subjectifs qu'il délivre, mais dans les perspectives historiques renouvelées qui sont les siennes. Elles nous donnent beaucoup de raisons de réfléchir, d'examiner et, en effet, de célébrer un répertoire musical phénoménal. Pour aller encore plus loin, il me semble qu'un livre comme celui-ci serait absolument impensable en anglais, non à cause de son sujet, mais en raison de son approche. Il enchante par les questions qu'il soulève, plutôt qu'il ne se complaît dans des assertions assurées. Et par conséquent, il pense de la même manière que la musique qu'il examine et qu'il défend. » (Richard Toop)

  • Page blanche. Comme une soif, que l'inspiration impossible et absente, épanche, je cherche, épars et hagard les mots qui sauvent du rêve blafard.

  • Eh la vie !

    Serge Duchesne

    L'onde immortelle est sortie de la boîte noire ; Elle m'envoie le reflux mystique de la continuité.

  • Sortir du temps

    Clod'Aria

    L'essentiel : ce que l'on trouve au bout de sa vie.

  • « L'oeuvre musicale s'observe, se contemple, se reçoit, mais ne se décrypte pas : on risquerait d'y découvrir son auteur... Je retrouve dans cet ouvrage, enrichies de détails utiles, les étapes jalonnées d'oeuvres dont le son de leur création me reste présent à l'oreille, éclats vifs et clairs, halos de lumière et de couleurs froissées. » (François Bayle) Gilbert Amy a fait ses classes au Conservatoire supérieur de Paris, avec notamment comme professeurs Darius Milhaud et Olivier Messiaen. Il présente sa Sonate pour piano à Pierre Boulez en 1959 ; ce dernier lui apprend la direction d'orchestre et lui commande Mouvements, qui est jouée au Domaine musical de Boulez. Gilbert Amy en prend la direction en 1967 jusqu'en 1974. Il fonde en 1976 le nouvel Orchestre philharmonique de Radio-France. Nommé directeur du Conservatoire supérieur de Lyon (1984-2000), il poursuit sa carrière de chef d'orchestre et de compositeur. Il collectionne les prix nationaux (de la musique, Sacem, Charles Cros, etc.) et siège depuis 2013 à l'Académie des beaux-arts.

  • « L'ouvrage de Jeremy Thurlow présente à mon avis deux grandes qualités. Tout d'abord, il analyse en détail la structure et l'harmonie dans toutes les oeuvres, même "mineures", s'il y en a. Ensuite, en réhabilitant les oeuvres de "jeunesse", parfois reniées par leur auteur, il montre d'une manière convaincante les influences, les filiations [...]. Le mérite principal de l'ouvrage, rempli d'analyses détaillées et très fouillées, est d'être un essai de définition du langage de Dutilleux. » (Alain Louvier)

  • Au début des années 1970, Roger Tessier fonde, avec Tristan Murail, « l'Itinéraire », collectif d'interprètes et de compositeurs spécialisés dans la musique « contemporaine ». Roger Tessier a la particularité d'élargir la musique à une réflexion plus vaste, de l'astro-scientisme à la philosophie, de l'alchimie de l'espace sonore à la « diffraction » du timbre parasité, de la quête du son hédoniste à la transmusicalité. Cet ouvrage offre une vue d'ensemble sur une oeuvre développée et pourtant méconnue...

  • « Chacun de nous a son propre ange en lui-même. Et comme on ne vit qu'une fois, chaque moment de la vie compte comme si c'était le dernier. » Cet ouvrage présente une analyse détaillée du chef-d'oeuvre de Wim Wenders.

empty