Arts et spectacles

  • Paul Driessen, internationalement reconnu pour ses films d'animation, nous présente trois nouveaux contes. Dans Le baptême de l'air, un oisillon apprend à voler de ses propres ailes mais surtout découvre l'importance de l'humilité. Nous découvrons également la difficile et éprouvante vie d'une paire de chaussures et l'histoire de Sherlockoucou, coucou qui enquête sans jamais bouger, mais qui a le sens de la déduction fort développé.

  • L'art du maquillage

    Sergio Kokis

    Max, jeune peintre prometteur, a toujours eu le goût du déguisement, de la simulation. Il va devenir faussaire presque par hasard et, pourrait-on dire, par admiration pour un peintre à la destinée romanesque. Dès lors s'enchaînent les tentations, du défi technique à l'argent facile qui, croit-il, lui donnera l'aisance nécessaire pour se consacrer à la recherche de son propre style. Mais le piège, luxueux et mortel, s'est déjà refermé sur lui Un merveilleux roman initiatique, où Sergio Kokis, qui ne se prive pas, au passage, d'égratigner les « marchands du temple » du monde de l'art, s'attache à définir la véritable mission de l'artiste : la recherche de la vérité.

  • Dieppe

    Carriere Bertrand

    Soixante ans après le raid raté de Dieppe, le photographe Bertrand Carrière apporte 913 portraits d'hommes sur cette plage de Haute-Normandie afin de créer une installation photographique éphémère, condamnée à être détruite par le vent et la marée montante. Jubilee réuni des centaines de visages d'hommes muets, prêtant leur image à celle de ceux qui ont disparus là, en aôut 1942. Ce livre nous permet de saisir l'ampleur du geste symbolique pour la mémoire et la paix que nous offre l'artiste.
    Dans la suite de cette installation, Carrière réalise des photographies de paysages dans cette région. La série Caux nous présente un territoire d'une beauté dure et aride, balayé par les vents violents de la mer, où les falaises se dressent encore comme une forteresse imprenable. Le long de cette côte, il a cherché les aspects sourds et silencieux de l'histoire. Ses images font resurgir les ruines d'un patrimoine étrange et surtout, éveillent ce qui en est dramatiquement absent.
    Le livre permet aussi à l'auteure Béatrice Richard (Historienne) de décrire ce moment tragique de la Seconde Guerre. André-Louis Paré (Philosophe) nous amène à réfléchir sur l'ampleur de ce geste pour la mémoire. Finalement Didier Mouchel (directeur de la galerie du Pôle photographique de Haute Normandie) nous parle des paysages que Carrière a photographié dans le pays de Caux.

  • Banlieue

    Pierre Yergeau

    Au loin se profilent les gratte-ciel de la ville-île. Ici, c'est la Banlieue, créée dans l'illusion de l'éternelle jeunesse et la hantise de la solitude. Mais ses allées tracées au cordeau, ses haies bien taillées, ses pelouses verdoyantes entourant des pavillons tous semblables racontent une toute autre histoire... celle d'un univers trop aseptisé où parfois le goût du meurtre peut surgir de l'immobilité des arbres, de la silhouette d'un chat castré errant dans les arrière-cours. La Banlieue est une machine à fabriquer le bonheur ; sur abonnement. Le rêve américain accessible à tous - pas de chiens sans collier, pas d'enfants traînant dans les rues. Alarmes et armes individuelles. La vie intérieure tuée à force de mantras publicitaires.
    Prenons garde : nous habitons tous en lisière de la Banlieue.

  • L'ombre du doute

    Lino

    « Oui, un peintre sans âme est comme un poète sans langue. » Silence de la toile, dialogue avec le tableau (Certains sont plus timides que d'autres!), le lecteur suit, dans cette sorte de journal intime très illustré, la recherche de sens d'un peintre qui doute. C'est parfois drôle, parfois émouvant, mais on entre dans l'univers graphique d'un grand artiste dont l'expressivité force l'étonnement. Deuxième tome d'une trilogie amorcée avec La saveur du vide.

  • Tu me prends en photo Texte de Marie-France Hébert et illustrations de Jean-Luc Trudel Collection : Les 400 coups 32 pages - 21,3 x 27,6 cm 11,90 € Couverture cartonnée ISBN : 978-2-89540-524-5 Un texte poétique qui amènera les enfants à s'interroger sur la guerre et le métier de reporter.

    Thèmes : La guerre, la photographie, le témoignage.

    6-12 ans Un reporter prend en photo une petite fille, mais c'est la guerre et la petite fille est dans une situation difficle.

    Elle s'occupe d'un autre enfant et ne comprend pas pourquoi le reporter l'a prend seulement en photo et ne l'aide pas.
    Mais quand le reporter s'en va, elle comprend qu'elle est maintenant seule et que plus personne n'est là pour témoigner du cauchemar qu'elle est en train de vivre.

    Un album fort, qui interroge sur l'importance des médias : Est-ce que le reporter doit seulement témoigner et ne pas interférer ? Que feriez-vous à sa place ? Un sujet à discuter en classe.


    L'AUTEURE - L'ILLUSTRATEUR Marie-Francine Hébert est née à Montréal (Québec) en 1943. Elle a terminé des études de Lettres à l'Université de Montréal. Elle est écrivaine, auteure dramatique et scénariste depuis plus de 30 ans. C'est une pionnière de la littérature québécoise contemporaine et comme tous les bâtisseurs, c'est une battante qui défend son art et sa pratique, le patrimoine québécois en littérature pour la jeunesse et la relation indispensable de l'auteur avec le jeune lecteur. Tu me prends en photo est son second album paru aux 400 coups après Nul poisson où aller.

    Jean-Luc Trudel était un joueur de baseball émérite de la ligue de baseball de son village natal. Il troqua rapidement son gant pour un crayon, et croqua les scènes de baseball et de hockey. Sa passion pour le baseball se mua en passion pour le dessin. L'illustration est alors devenue son métier. Depuis, il travaille pour des éditeurs scolaires et il produit des storyboards pour des productions de série d'animation. Il participe également à une chronique hebdomadaire dédiée à la botanique arboricole pour le journal The Gazette. Tu me prends en photo est son second album aux 400 coups après Á bas les vacances.

  • Le cinéma de consommation courante s'avère accessible à n'importe qui parce que son langage semble facile et naturel. Pourtant, découper l'espace et le temps, assurer l'impression de réalité et la logique narrative exigent de la part du cinéaste tout un travail de création et une maîtrise des codes filmiques que ne soupçonne pas le spectateur moyen. L'auteur aborde la structure des récits, le découpage des scènes et la continuité, la fonction des personnages et l'identification du spectateur, le montage et la temporalité, la perspective et le point de vue... Dans un style simple et direct, Chevrier illustre avec une foule d'exemples et de schémas comment s'élabore la mise en scène au cinéma.
    Cet ouvrage de synthèse passe en revue les éléments du langage cinématographique et les explique en fonction des mécanismes de la fiction. Car il s'agit d'explorer comment le cinéma s'y prend pour raconter des histoires. Ce guide à l'usage des cinéphiles et des étudiants en cinéma vise à fournir les outils pour mieux apprécier les films et susciter la réflexion.

  • Née en Toscane à la fin du XIIIe siècle, la nouvelle reçoit ses lettres de noblesse avec le Décaméron de Boccace, qui suscite, dans toute l'Europe, de nombreuses traductions et imitations.
    En dépit du discrédit injustement jeté, dans la France du XVIIe siècle, sur la littérature de fiction, elle gagne un public de plus en plus étendu. Si du Grand Siècle on connaît surtout le théâtre de Corneille, Molière et Racine. Frédéric Charbonneau et Réal Quellet nous font découvrir ici un autre aspect d'une époque pleine de réserves à l'égard du mensonge romanesque, mais attirée, sous prétexte d'édification morale, par les récits d'aventures galantes ou atroces. Les textes regroupés dans cette anthologie ont ravi les lecteurs en leur temps : nous pouvons les redécouvrir avec le même plaisir.

  • Marcher sa trace

    Normand Rajotte

    Le mystère. Il plane dans les images de Normand Rajotte. En silence, à peine visible, comme une énigme qui souhaite le demeurer. Et dans les natures de ce photographe, il est préservé. Ne se laissant jamais plus que deviner. Ce photographe ne capte pas tant des paysages que du pays. Ce qu'il saisit sur pellicule sont des «petites» natures, des terres a priori très ordinaires. Des sites qui se sont progressivement affirmés comme des « anti-paysages », comme des fragments de nature dégagés de la conception convenue d'une esthétique du paysage. C'est-à-dire d'un pays « mis en art ». Tantôt en noir et blanc tantôt en couleur, le plus souvent au Québec, mais aussi en Espagne et au Nouveau-Mexique, les photographies de Normand Rajotte nous plongent
    au coeur de la matière qui survit au temps, qui le défie, qui en porte cependant les stigmates. Devant les oeuvres de Normand Rajotte, nous ne savons pas toujours ce que nous regardons, mais nous sentons à coup sûr ce que nous voyons. Bien que sombres, ces photographies respirent. Bien que sciemment conçues, elles ne viennent rien appuyer. Bien que baignées de mystère, elles ne sont pas farouches; elles se laissent au contraire volontiers approcher. Elles donnent l'impression de simplement constater. L'irréfutable. Que la nature
    est l'hôte ultime de nos existences.

  • Hivers

    Collectif

    De tous les traits culturels qui caractérisent le Québec et le Canada, le rapport à l'hiver est sûrement celui qui est le plus profondément ancré en ces habitants. Un rapport basé sur des sentiments polarisés, toujours aux limites de l'amour et de la haine. Les canadiens vivent dans un environnement façonné par la présence du froid et de la neige d'octobre à avril. Plus qu'une saison, l'hiver les invente. L'hiver est magique et mystérieux. L'hiver est eux. Si l'hiver a déjà passionné leurs poètes et chanteurs, inspiré leur littérature, particularisé leur cinéma, nourri l'imagerie de ses peintres et donné naissance à de nombreuses légendes, la photographie québécoise n'en a pas encore livré sa vision de l'hiver, du moins jusqu'à maintenant. C'est dans cette perspective que cet ouvrage est né, voulant revoir la représentation de cette saison et la place qu'elle occupe dans la photographie. Ainsi, 25 photographes et 10 auteurs se rencontrent pour nous faire réfléchir sur ce qui façonne la véritable expérience de l'hiver au Québec que bien des touristes se plaisent à partager.

  • « 4430 miles au compteur, des jours et des nuits à rouler dans le désert. Sans
    destination ? xe, à la recherche d'un nouveau monde, d'un continent à redécouvrir.
    La route nous mène dans des coins perdus du Sud-Ouest américain, des points à peine visibles sur les cartes. Des villes fantômes, dont les habitants semblent sortis d'un autre monde.
    On dirait que les paysages n'existent que pour donner un point d'ancrage à ces personnages irréels. Car ce sont eux qui, ici, prennent toute la place.
    Ce n'est pas l'Ouest que l'on connaît, celui qui vit dans l'imaginaire collectif et attise nos rêves, mais plutôt un pays étrange et vaguement inquiétant, peuplé de réparateurs de lave-linge télépathiques et de chiens qui parlent. D'une ferme au Nevada à un théâtre abandonné en Californie, le chemin n'est pas toujours droit, au contraire. Mais chaque détour amène la possibilité d'une nouvelle rencontre, d'un nouvel espace de rêve.
    Après trois semaines et trois jours dans le désert, à la recherche d'illuminations, de révélations divines ou humaines, Gabriel Jones et Gonzague Verdenal nous ont ramené ce carnet de route de leur périple.
    Les textes retracent un itinéraire éclaté, semé de personnages loufoques. Les photos donnent un corps et un visage à ces créatures que l'on penserait produits de notre imagination. La musique originale, composée à partir de sons enregistrés durant le périple, est disponible sur le site web www.4430miles.com
    Leur livre est un récit de voyage, mais d'un voyage très particulier. Il ne s'agit pas ici de montrer ce qui est, mais plutôt ce qui pourrait être. Des personnages et des lieux très concrets acquièrent une tout autre dimension. On leur invente une nouvelle vie, et on leur ouvre un nouveau futur.
    Nous partons en voyage avec eux, nous les laissons nous emmener dans ce pays surréel et nos réticences s'estompent. Entre le documentaire et la science-fiction, 4430 miles au compteur se prête à toutes les lectures, à toutes les interprétations, avec comme seule limite la mesure de notre imagination. »

  • Details obscurs

    Roger Lemoyne

    Les conflits documentés dans ce livre correspondent à des événements internationaux majeurs; ils ont maintes et maintes fois fait les manchettes. Cela dit, la plupart de mes images représentent de «petits» moments et des personnes alors et toujours inconnus. Car, tout à côté des feux médiatiques braqués sur Le sujet se trouvent des zones d'ombre peuplées de gens invisibles dont les vies ont été déchiquetées par les conflits. Des êtres trahis par un monde ayant les ressources, les idéaux et les structures internationales pour les protéger et pour assurer le respect de leurs droits. Je me suis rendu dans les lieux présentés dans ce livre afin de découvrir ce qui s'y passait
    vraiment. Le conflit est-il une part inévitable de ce mondeoe Je voulais le savoir. Ce livre est le produit d'une exploration, peut-être même d'une éducation.
    Roger Lemoyne parcours le monde depuis de nombreuses années à la recherche des photographiques capables d'en traduire la vérité, dans ses aspects les plus difficiles et ce qu'il porte d'espoir. Ce livre présente son parcours des 10 dernières années.

  • Un essai stimulant sur un genre cinématographique en plein essor (Pixar, Disney.).
    Les nouvelles technologies offrent aujourd'hui de multiples possibilités de travailler l'image, de lui
    faire subir modifications et transformations, de mixer l'animation et les prises de vues réelles. Il est
    désormais possible,grâce à l'imagerie numérique, de réaliser des images animées dont la
    résonance dans la réalité est telle que le spectateur n'a plus les moyens de statuer sur la véritable
    nature de ces images.
    Combien de temps encore pourrons-nous continuer de classer sagement les films selon une
    typologie désuète qui sépare le cinéma d'animation des prises de vues réelles, le documentaire de
    la fiction ? Combien de temps encore pourrons-nous continuer à définir le cinéma d'animation sur
    la base du mouvement synthétisé image par imageoe
    Quand le cinéma d'animation rencontre le vivant contient des études signées Marco de Blois,
    Marcel Jean et Pierre Hébert, ainsi que des entretiens avec les cinéastes Zbigniew Rybczynski,
    Raoul Servais, Chris Landreth, Michèle Cournoyer, Wendy Tilby et Georges Schwizgebel.
    Rotoscopie, pixillation et imagerie numérique sont autant de sujets abordés dans cet ouvrage
    stimulant.


  • voici le premier guide en français abordant les techniques du cinéma par ordinateur.
    réaliser un film en animation 3d expose les étapes de production du cinéma traditionnel : pour mieux faire voir le processus de création d'un court-métrage infographique. ecrit dans un langage simple, cet ouvrage s'adresse tant aux artistes débutants qu'aux cinéastes d'animation en recyclage. melançon traite de la prévisualisation et de l'animatique, de la caméra virtuelle et de la mise en scène, de la modélisation et des textures, des stratégies d'éclairage et des rendus du compositing et du montage, etc.
    , en y ajoutant des illustrations et des tableaux. a la fin de chaque chapitre, il utilise l'exemple d'un film en chantier qui lui permet de démontrer, au fur et à mesure de sa fabrication, les processus abordés. plus qu'un simple mode d'emploi de logiciels d'animation, ce manuel a le mérite d'adapter le langage cinématographique aux nouvelles réalités du cinéma virtuel. et c'est parce qu'il est orienté sur le travail de création et la démarche artistique que réaliser un film en animation 3d est assuré de toujours rester un outil d'actualité.


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