Bandes dessinées / Comics / Mangas

  • Cette fois encore, Daniel Shelton nous convie à suivre le quotidien d'un couple de jeunes retraités fait de plaisirs simples et de petites joies. Toutefois, Ben aura fort à faire pour tenir éloignée une nouvelle voisine : la très envahissante Mlle Gredine. La vieille bibliothécaire a emménagé dans le quartier et elle compte bien mettre le grappin sur notre héros.

    Dans cet album, l'auteur change de ton lorsqu'il aborde une des pages les moins glorieuses de l'histoire récente du Canada : les camps d'internement pour les citoyens canadiens d'origines japonaises durant la Deuxième Guerre mondiale. Lors d'un voyage à Vancouver, le petit Nicolas découvrira l'enfance tragique de son grand-père paternel dans un de ces camps. Lors de sa parution dans les journaux, cette séquence a valu à Daniel Shelton un abondant courrier des lecteurs, certaines lettres provenant même du Japon.

  • Troisième volume des « non-aventures » de Jimmy Beaulieu, son projet le plus ambitieux à ce jour. On y parle de la vie en général, peu importe l'endroit. On y parle également de désir et de conflits entre les sexes, de fortune et d'infortune, de jeunesse, de mort et d'errance. "Vieillir" est probablement le thème central de ce livre, sur le temps qui passe et ce qu'on laisse derrière soi.

  • La narratrice et sa soeur Lyrabelle s'aventurent dans la forêt qui borde le parc près de chez elles. Le jour s'assombrit, la nature devient inquiétante. Une maison apparaît, et sur le pas de la porte une femme imposante leur propose avec entrain d'entrer jouer avec son petit garçon. Mais bien vite tout bascule, la femme a en réalité trouvé le goûter idéal pour son fils : un ogre qui attend impatiemment derrière la porte ... Ce conte familier, qui nous plonge dans un univers proche de celui des frères Grimm reprend les thématiques fondamentales de l'innocence qui rend vulnérable, et de la protection apportée par les parents. Mais c'est aussi un album sur la croissance, et sur la capacité de l'enfant à se débrouiller seul quand il explore le vaste monde. Isabelle Malenfant illustre cette histoire de façon magnifique, allant de la lumière à l'ombre, et de l'ombre à la lumière.

  • Ben Danse toujours ! regroupe l'intégrale des bandes de la sixième année de la série à succès Ben. Dans cet album, Ben doit affronter l'ennemi juré de tous banlieusards : le pissenlit. Ben livre une lutte acharnée et sans merci contre cet envahisseur et ce combat épique se déroule sous l'oeil sceptique d'Olivia. Tandis que Linda devient entraîneuse d'une équipe de foot, Nathan tente d'initier ses fils à l'activité physique sans trop de succès, Nicolas entre à l'école et Michael fait ses premiers pas. Sans oublier le nouveau système d'alarme qui rappelle sa présence avec un sens de l'à-propos des plus douteux. Il n'y a pas à dire, on ne s'ennuie pas chez les Hatley !

  • Si le sujet de -22 degrés Celsius était la solitude hivernale, Ma voisine en maillot est son parfait contraire. On y traite d'exubérance estivale et de rapports humains. Il s'agit d'une authentique bluette. Pendant une importante panne d'électricité, en plein coeur de l'été, deux jeunes Montréalais vont enfin prendre le temps de se parler et de passer un moment ensemble. Cette microscopique histoire d'amour sert de fil d'Ariane à une mosaïque d'ambiances qui se veulent le reflet d'un certain " art de vivre " montréalais. En effet, l'auteur porte un regard très " carte postale " sur sa ville adoptive. Mais la véritable vocation du livre est probablement d'être une allégorie du vampirisme que le travail et le divertissement exercent sur nos vies contemporaines et de montrer l'état de béatitude dans lequel nous nous retrouvons lorsque nous réussissons à y échapper.

  • Avec ses célèbres Onésime (1943-1998) et Séraphin (1952-1972), Albert Chartier a passé la majeure partie de sa carrière à aborder des sujets ruraux. Mais le trait sophistiqué, qui rend son dessin reconnaissable au premier coup d'oeil, suggère que l'univers de Chartier ne se limite pas à la campagne. Entre 1962 et 1967, Chartier a proposé, à divers journaux et revues, une série de strips à l'humour burlesque, muets, mettant en vedette un personnage baptisé successivement Suzy, Suzette, Elsinore, Zizi, puis Kiki, jeunes femmes qu'il décrit comme "piquantes", "ingénues", "glamourisées" ou encore "typically French". Avec ces strips très urbains, il laisse libre cours à son sens du dessin, de la composition, et nous voyons éclater toute la finesse de son art, ce qui nous pousse à nous demander s'il ne se sentait pas à l'étroit dans ses autres séries.
    Ces joyaux n'ont jusqu'ici été publiés (et encore, très brièvement) qu'au Danemark et à Toronto. Au Québec, ces strips ont principalement été vus dans des ouvrages documentaires et des revues récentes (Drawn & Quarterly, Spoutnik). C'est donc un honneur pour Les 400 coups de publier ce grand trésor dans son intégralité (accompagné d'autres trouvailles dans le même esprit). Peuplées de messieurs galants, chapeautés et gantés, et de dames tout en candeur, aux tenues hautement ritualisées, ces pantomimes offrent une occasion en or de revivre une période d'insouciance et de légèreté.

  • L'Ocelot Tome 1- L'éveil du fauve Texte et illustrations de Jocelyn Bonnier
    Collection « Rotor » Sous la direction de Michel Viau LE LIVRE Luttes de
    pouvoir, manipulation de l'opinion publique, expropriation de petits paysans,
    le tout sur fond d'attentats terroristes... Il n'y a pas à dire, la petite
    république sud-américaine de la Amaranta traverse une grave période de troubles
    sociaux. Les politiciens ambitieux en profitent pour s'en mettre plein les
    poches et les injustices se multiplient... Jusqu'au jour où apparaît un
    résistant, un homme dans un costume étrange, dont le masque rappelle celui d'un
    ocelot (chat sauvage d'Amérique du sud). Un homme qui affrontera seul la
    répression policière et redonnera espoir à la population opprimée. Avec
    L'Ocelot : L'éveil du fauve, Jocelyn Bonnier signe un premier album explosif et
    offre un récit d'aventures dans la grande tradition des exploits des justiciers
    masqués, de Zorro à Batman.

  • Un chef-d'oeuvre de la littérature coréenne. S'il est un thème omniprésent dans ce recueil de nouvelles, c'est bien celui de la mort. Elle est partout. Elle s'étale avec horreur dans toute sa puanteur. Et le plus terrible est que, souvent, celui qui meurt en est conscient. Il raconte sa mort tout en la subissant. C'est le cas de cet enfant enterré par ses parents alors qu'il ne peut rien faire pour les en empêcher. Pire, il apprend de leur bouche qu'il a été étranglé par eux. Les narrateurs sont parfois ceux qui subissent leur mort tout en étant ceux qui la racontent, de sorte qu'ils sont de ce côté-ci du réel tout autant que de l'autre côté du miroir, c'est-à-dire dans le fantastique. Ce recueil étonne et choque. On y lit des horreurs (un fils est forcé par des truands de tuer son père et de violer sa mère), mais ces horreurs masquent un questionnement plus profond qui est celui du destin. Qui sommes-nousoe Où allons-nousoe Que signifie cette longue dérive de la mortoe Car voilà une image récurrente de ce recueil : mourir, c'est partir vers un point infini dont nous ne connaissons pas l'issue. Mourir, c'est en fin compte... se questionner! Ainsi, derrière le côté scandaleux, parfois spectaculaire de ces nouvelles, il y a, en sourdine, une réflexion sur l'existence - en fait, sur la non-existence - qui ne cesse de hanter Young-Moon Jung et qui ne trouve pas de réponse. Car comment peut-on imaginer pouvoir appréhender le sens des espaces infinisoe Comment peut-on penser pouvoir faire parler le silence intersidéral oe

  • Le ciel d'hiver se déchaîne sur le Québec de décembre 1953. Dans la tempête, Zoila, une farouche indépendantiste portoricaine, s'ingénie à retrouver une mère et son enfant, deux otages qu'elle et son commando ont laissé filer avec des magouilleurs de deuxième ordre : Lionel et Nooga. Autour de ce petit groupe tourbillonnent un policier en disgrâce qui veut se refaire une crédibilité, un mystérieux déséquilibré qui s'attaque aux jambes des femmes et un homme de main qui tue comme il respire. Pendant ce temps, loin des regards, les rois du pétrole se livrent une guerre sans merci. Dans ce deuxième tome des aventures rocambolesques de Lionel et Nooga, on retrouve une fois de plus l'ambiance du Québec des années 50, quand la société en pleine mutation, tentait, à coups de jazz, de cinéma et de télévision de se soustraire enfin à la mainmise de la religion catholique.

    Lionel et Nooga a reçu la mention « Coup de coeur » du site BdParadisio en 2002.

  • La mare au Diable

    Voro

    Laissez-vous envoûter par La Mare au Diable, ses créatures et ses habitants.
    Des révélations, des monstres, des fantômes, des désirs interdits... Cette nuit sera sans doute l'une des plus longues et des plus marquantes pour les personnages de cette aventure et elle changera bien des événements de leur vie à venir.

  • L'histoire : Un véhicule surmonté d'un canot traverse ce qui, semble-t-il, nous reste de nature sauvage. Est-ce un réquisitoire écologiste ? Est-ce un road movie ? En fait, on ne connaîtra jamais le conducteur de ce véhicule ni sa destination finale. Veut-il nous faire visiter cette zone dévastée par l'activité humaine ? Est-il quelqu'un d'une autre époque qui s'est tout bonnement trompé de chemin ? Ou encore est-ce Nicolas Hulot faisant du repérage ?

  • Paris, 2003.
    Un débat sur la place des signes religieux à l'école fait rage. cela fournit à francis desharnais les premières idées pour burquette, un projet de bande dessinée qu'il mènera à bon port quatre années plus tard, au québec. une tourmente similaire semble avoir traversé l'atlantique.

  • Derrière sa façade paisible, la Venise du Nord dissimule un monde secret et mystérieux, peuplé d'une faune inquiétante. Pour traquer le vampire de Stockholm, Théo, le brocanteur de l'occulte, et son ami l'inspecteur Max n'auront de choix que de s'y enfoncer.

    Tandis que le piège infernal que prépare la Confrérie de l'étrange est sur le point de se refermer sur Théo, Félicia est capturée par le vampire et son maître, le missionnaire du Diable. En cherchant à la délivrer avant que le sanglant meurtrier ne fasse une nouvelle victime, Théo et Max se retrouveront au coeur d'une guerre sans merci que se livrent deux forces immémoriales.

    Troisième et dernier tome de ce premier cycle des aventures de Théo. Acclamé en Suède, l'édition originale du Sang de la momie a valu à son auteur le prestigieux prix Adamsson du meilleur auteur suédois en 2009. Mumiens Blod a également été finaliste pour le prix Urhunden du meilleur album suédois.

  • Asymptote c'est l'histoire de trois personnages attachants et de leur entourage immédiat. D'abord, il y a Waso, un cacatoès domestiqué incapable de voler et père de Pou. Il est cinglant et révolutionnaire mais fait preuve de peu de jugement. Bavard, il a toujours une opinion sur tout, souvent saugrenue et inappropriée. Son fils Pou, qu'on imagine avoir environ 6 ans, représente la créativité pure dans un esprit insouciant et naïf. À cause de sa petite taille, il vit dans une échelle de grandeur où le dé à coudre peut devenir un casque d'écoute, un évier, un océan et le sac d'un aspirateur, le ventre de Moby Dick. La propriétaire de ces deux oiseaux domestiques, Élorah, est une petite fille de dix ans, intelligente et studieuse, qui se pose des questions bien profondes pour son âge.... D'ailleurs, lorsqu'elle doit s'en remettre à Waso pour l'aide aux devoirs, elle se retrouve le plus souvent déstabilisée par les réponses de celui-ci.

    La série Asymptote offre une réflexion sur le monde dans lequel nous vivons. Les dérives de la haute finance et de la société de consommation y sont exposées avec beaucoup d'humour et d'intelligence. Depuis l'automne 2010, Asymptote est publié par le quotidien 24h et le magazine Les Débrouillards.

  • Si l'homme fait partie de la nature, alors rien n'est artificiel. La pollution est un produit de la nature. La destruction de la nature par l'homme est un processus naturel. Voilà le point de départ du Suicide de la Déesse, une création littéraire, sur un ton de parodie, que composent Ariane et ses quatre coéquipiers dans le cadre d'un travail scolaire. Le projet terminé, le groupe se disperse comme si plus rien ne le retenait ensemble. Les années passent; Le Suicide de la Déesse n'est plus qu'un lointain souvenir - jusqu'au jour où, ressorti de nulle part, il fait irruption avec fracas dans leur vie. Les conséquences sont dévastatrices. À soixante-quinze ans, dans un monde secoué par les attentats suicidistes et ravagé par la pollution, Ariane retrouve ses anciens coauteurs et recueille leurs témoignages. Mais d'où leur est venue cette idée? De leur propre imagination? De l'inconscient collectif? Ou d'une inspiration divine?

    Le Suicide de la Déesse est un suspense de religion-fiction.

  • Après avoir donné vie à Hamidou Diop, lui avoir réservé une chambre d'hôtel et l'avoir muni de chèques de voyage, Hubert Aquin, dans Prochain épisode (grand classique de la littérature québécoise), a laissé son agent secret Wolof en plan. C'était sans compter sur les ressources inépuisables d'Hamidou dont Éric Simon croit avoir retrouvé la trace en Suisse alémanique. S'ensuit une suite de chassés-croisés et une incursion périlleuse dans le monde existentialiste de l'espionnage au vingt-et-unième siècle.

  • Voici les déboires existentiels et sentimentaux d'un jeune poète maladroit. Rempli d'humour doux-amer, cet album rassemble plusieurs histoires d'Isidore Malarmé, un " perdant magnifique ". Qu'il tente de vendre ses poèmes dans la rue ou de louer un film porno, qu'il déclare sa flamme à une vieille connaissance ou qu'il réalise que le vieux sage avec qui il discute au parc n'est pas celui qu'il pense, Isidore Malarmé traîne derrière lui un spleen des plus réjouissants pour le lecteur.

  • Eté 1996, Nicolas séjourne chez sa tante Rose qui se relève d'un deuil douloureux.
    Pour passer le temps, Nicolas l'aide à entretenir son jardin et se découvre une passion pour la botanique. Comme la plupart des adolescents, il se sent mal dans sa peau et se pose beaucoup de questions. Mais Nicolas est loin de se douter que cet été le marquera à jamais. Avec Parfum de lilas, nous sommes plongés dans la tête d'un adolescent en pleine puberté qui explore sa sexualité. Quelquefois choquant, ce livre amène le lecteur à se poser des questions sur les tabous de notre société.

  • Les cadets de la célèbre Académie des chasseurs de primes poursuivent leur formation de justiciers. Comme toutes les autres forces de l'ordre disponibles, ils sont appelés à venir en aide aux habitants de la planète Takto, dévastée par des tiques monstrueuses.

    Ce sauvetage héroïque attirera sur eux une attention dont au moins une des élèves, Rose Fribo, se serait passée. La cadette aux verres fumés et à la moue boudeuse se voit ainsi rattrapée par son passé et elle devra affronter des adversaires particulièrement redoutables : les membres de sa famille.

    Heureusement pour elle, ses amis de l'Académie viendront à sa rescousse.

  • Dans ce volume, qui regroupe tous les strips créés durant la deuxième année de Ben. Vous assisterez à la première apparition de Mlle. Gredine, la bibliothécaire qui a un faible pour notre moustachu protagoniste, en plus des épisodes du voyage en caravane, des débuts en peinture d'Olivia, de l'achat du premier ordinateur, ainsi que la première expérience de Ben comme Père Noël au centre commercial, rôle qu'il reprendra presque à chaque année par la suite.

  • Une bande dessinée sur un homme qui ne veut plus être un mari, qui ne veut plus être un père, qui ne veut plus être responsable et qui devient ce qu'il veut vraiment : un enfant de deux ans ! c'est l'histoire de tout le monde.

  • Bears + Beer est le premier numéro de la revue de bande dessinée Formule, où cohabiteront des articles théoriques et des histoires courtes regroupées sous un thème. Ce premier opus porte donc sur les ours et la bière (!). L'origine de ce thème inusité remonte au Rendez-vous international de la bande dessinée de Gatineau en 2006, où quelques auteurs publiés chez Mécanique générale ont fait la connaissance d'invités comme Stefano Ricci (Italie), Terhi Ekebom et Mikko Väyrynen (Finlande). Comme tout ce beau monde parlait en anglais-deuxième-langue, les conversations butaient régulièrement sur quelques objets de confusion, notamment les mots bear et beer, qui, étrangement, refaisaient souvent surface. En souvenir de cette rencontre amicale, les auteurs ont décidé de faire de ces deux mots le sujet d'un livre. Conjuguant futur, présent et passé, Formule se fera lieu de mémoire où seront exhumés des trésors oubliés ou trop peu vus, lieu d'actualité où on retrouvera certains des auteurs les plus pertinents du moment, et lieu d'audace où sera défendue une certaine notion de l'avant-garde. Au sommaire de ce premier numéro : une lecture de l'oeuvre de Luc Giard par Jean-Marie Apostolides, une entrevue avec Obom, un article sur les premières bandes dessinées québécoises par Michel Viau, et bien plus...


    Pierre Bouchard, Matthew Broersma, Julie Delporte, Terhi Ekebom, Matthew Forsythe, Catherine Genest, Luc Giard, Pascal Girard, Éléonore Goldberg, Markus Huber, Iris, Benoît Joly, Sylvain Lemay, Tommi Musturi, Nylso, Obom, PisHier, Stefano Ricci, Jacques Samson, Martin Tom Dieck, Sébastien Trahan, David Turgeon, Mikko Väyrynen, Michel Viau, Barnaby Ward, Gregor Wiggert, Zviane.

  • Nous avons pris depuis longtemps une mauvaise direction.
    Le rythme effréné impose par la société industrielle n'est pas adapté à notre nature. Nous nous battons selon des règles fabriquées de toutes pièces contre un adversaire qui n'existe même pas. Contrairement aux autres espèces, nous n'avons plus de prédateur, nous n'aurions donc plus à nous battre, nous n'aurions seulement qu'à vivre, enfin !

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