Littérature générale

  • Dans Branchez-vous ! et autres poèmes biscornus , François Gravel s'interroge sur les curiosités de la langue française et s'en amuse. Il va même jusqu'à mélanger l'anglais au français pour s'entortiller les mots et la tête encore plus.

    - Un recueil de poésie humoristique rempli d'esprit pour aborder le français et l'anglais autrement et sans complexe.

    - Des illustrations insolites et conceptuelles qui, autant que le texte, interpellent le lecteur.

    - Un album qui fait suite à Voyage en amnésie et Débile toi-même ! et autres poèmes tordus , vendus à plus de 4000 exemplaires.

  • Nous sommes à Port-au-Prince.
    Marianne est une jeune Française au service du Comité international de la Croix rouge (CICR) et Daniel est un Haïtien qui, après s'être réfugié au Canada, a été déporté. Ils ont fait connaissance au centre de détention de Port-au-Prince, avant le Goudougoudou. Le 12 janvier 2010, Daniel est sorti, avec tous les autres, quand les murs de la prison sont tombés. Quand Daniel repère Marianne, il l'invite à le rencontrer dans le bas de la ville, là où les humanitaires n'ont pas le droit d'aller seuls.
    Il veut lui montrer que parmi les décombres, la population s'organise. Leur projet : l'ensemencement des terrains déblayés, là où personne ne reconstruit encore. Jean-Euphèle Milcé signe un premier titre chez Coups de tête, remplit d'effluves de Bois Bandé, de cabri grillé et de bananes pesées. Un coup en plein coeur de la vie qui se refait sans l'aide de personne, parce que personne ne peut aider : personne ne sait mieux que les Haïtiens eux-mêmes ce qui sera bon pour eux.

  • Antoinette voulait mourir. Mais dans ce monde au futur proche, il faut encore être malade ou fou pour que l'État prenne votre mort en main. Antoinette a donc demandé l'aide de Paradis, Clef en Main, une organisation parallèle qui fournit ses services à ceux qui n'ont aucune tare, aucune maladie, et qui, simplement, ne veulent plus vivre.
    Antoinette n'est pas morte. Elle est paraplégique, branchée à des machines qui lui pompent ses liquides organiques.
    Et elle raconte. Sa vie, son désir de non-vivre. Elle parle de son oncle qui aura été un exemple pour elle en étant un des premiers à utiliser les services de Paradis, Clef en Main. Elle raconte sa mère, aussi, dont elle pourrait être la copie conforme. Et elle raconte la compagnie de monsieur Paradis, son processus de sélection, les tests et les épreuves qu'elle a du subir. Et elle raconte sa mort ratée.
    Le dernier livre de Nelly Arcan, qui s'aventure ici, et avec brio, dans la fiction la plus complète. Roman d'anticipation, roman sur le désir de vivre, sur celui de mourir. Roman sur la responsabilité, sur le rapport à l'Autre, sur le rapport au corps, à la vie. Roman fabuleux écrit d'une plume acérée.

  • Le roman : Hiver 94, Sarajevo. La radio diffuse une nouvelle intrigante et grotesque : Bill Clinton aurait été enlevé... Dans une tranchée ou dans le périmètre restreint de sa cuisine, un jeune poète affronte l'hiver, la pénurie et la peur, relevant le passage des jours " comme un musicien note les temps ", inventant ou répétant des histoires, car " il vaut mieux avoir une histoire à se mettre sous la dent que rien du tout ".

  • Enfin, Marzi est de retour! Et non seulement est-il dans une forme splendide, mais son ami Outchj l'est tout autant. Après Marzi et Outchj et Marzi à Marzi, le prolifique Pascal Leclercq nous replonge dans ce monde qu'on a envie de qualifier de Noir Burlesque. Toujours les mêmes obsessions, toujours la même exagération chronique, toujours la même Belgique confrontée à ses paradoxes et à ses contradictions, toujours la même Mafia, bien entendu. Dans La grande Morille, Leclercq nous entraine maintenant dans l'armée, où nos deux amis se retrouvent dans une aventure toute aussi abracadabrante que dans les deux premiers épisodes : sexe, drogues, meurtres, poursuites et magouilles monumentales s'enchainent à un rythme rien de moins que désopilant. La grande morille, une grande chasse au champignons qui vous fera hurler, tant de bonheur et de rire, que d'horreur.

  • Tout commence par le récit de ceux qui ne l'aiment pas et qui ont eu à subir
    les pires catastrophes. Sont-ils paranoïaques ou Zoélie est-elle vraiment une
    sorcière ? Puis vient l'étrange litanie des ancêtres, une longue lignée de
    « femmes debout » qui a transmis la malédiction de génération en génération ;
    et puis celle des victimes, brisées, mutilées, vidées de leur sang. Pourtant,
    quand enfin Zoélie elle-même prendra la parole, les ténèbres, loin de se
    dissiper, se refermeront sur ce livre sulfureux. Dynah Psyché partage sa vie
    entre la Martinique, le Québec et d'autres lieux absents des cartes
    officielles. Si elle n'a connu aucune de ses grands-mères - trop tôt parties
    diable sait où -, elle en charrie encore le sang, qu'il vienne des Antilles,
    du Panama, de Suisse, d'Europe ou d'Afrique, avec peut-être même quelques
    globules asiatiques introduits par les invasions barbares ; d'où son amour des
    langues et son refus des drapeaux... Bien connue des jeunes pour sa collection
    Gaig aux éditions Michel Quintin, en 2008, elle publiait Pourquoi Chien laisse-
    t-il pendre sa langue aux 400 coups et Cyclone dans la collection Coup de tête.

  • Le projet andersen

    Robert Lepage

    Répondant à une commande de l'Opéra Garnier, un auteur québécois s'installe à Paris, rue Saint-Denis, afin de créer le livret d'une oeuvre lyrique pour enfants tirée d'un conte de Hans Christian Andersen. Il y côtoie un administrateur d'opéra aux penchants insoupçonnés, un jeune concierge maghrébin passionné de graffitis, et un chien dont on se demande s'il n'est pas le véritable guide du récit. S'inspirant librement de deux contes d'Andersen ( " La Dryade et l'Ombre ") et de quelques épisodes parisiens de la vie du célèbre auteur danois, Robert Lepage explore, dans Le projet Andersen, les territoires troubles de l'identité sexuelle, des fantasmes inassouvis et de la soif de reconnaissance qui se dessinent en filigrane dans la vie et l'oeuvre d'Andersen. Avec Le projet Andersen, Robert Lepage répondait lui-même à une commande afin de célébrer le bicentenaire de la naissance du grand écrivain danois. Ce spectacle solo s'ajoutait notamment à La face cachée de la lune et à Les aiguilles et l'opium dans l'oeuvre du lauréat du Prix Europe pour le théâtre de 2007.

  • Un peu de fatigue

    Stéphane Bourguignon

    Au retour d'un souper chez Claire et Michel, les amis de toujours, Édouard arrive au moment où son fils Maxime quitte la maison pour aller vivre chez sa mère. Littéralement sous le choc, Édouard est victime d'un malaise physique qui l'amène à réaliser que sa vie a pris une tangente peu souhaitable. Pour se sortir de cette impasse, il tente la confrontation. Au rendez-vous, il y aura Véronique, son ex-femme, puis Simone, sans compter Claire et Michel... un jardin rocambolesque, une vasectomie shakespearienne, un fusil bien encombrant et de la tendresse, beaucoup de tendresse. Se sortira-t-il indemne de cette prise de conscience ?

  • Un jour ce sera l'aube

    Vincent Engel

    Dans une ville chimérique, perdue dans les brumes du temps et enserrée dans le carcan liquide de ses canaux, Alessandro, compositeur visionnaire et incompris, se bat pour sa liberté. Mais ce combat n'est-il pas vain quand on vit dans un monde en lente décomposition, où les caprices des puissants font force de loi ? Le jeune homme dédaigne de faire, comme Faust, commerce de son âme ; par ce refus hautain, il va s'attirer la haine du Marquis, vieillard cynique qui entretient une « cour » de fantoches dociles et cruels. Et dans le combat qui va s'engager, l'art ne sera pas le seul enjeu Un jour, ce sera l'aube est le premier roman de Vincent Engel, que le public français a déjà pu découvrir et apprécier avec Retour à Montechiarro, une fresque romanesque courant sur un siècle et demi de l'histoire italienne, qui a connu un grand succès. Il nous entraîne ici dans une Venise de fantaisie où, sous les ors et les pourpres des fêtes nocturnes, des forces obscures, sournoises, rongent les fondements même de la civilisation que l'artiste croit défendre : une tragédie toujours d'actualité.

  • Mars et avril

    Martin Villeneuve

    Sous la forme d'un photo-roman hybride et débridé, on est projeté en 2022, on ne sait pas trop où. Les gens se déplacent par télé-portage, les écrans diffusent le premier voyage de l'Homme sur la planète Mars.
    Mais la vie de tous les jours n'a pas vraiment changé, elle : les personnages-héros nous sont présenté un à un, Jacob d'abord, un musicien reconnu encore vierge, blasé et vieillissant, Arthur, concepteur d'instrument pour Jacob, et Avril, modèle d'Arthur et groupie de Jacob.
    Il s'agit finalement d'une chronique sentimentale futuriste sur fond de conquête spatiale, doublée d'une réflexion sur le sens de la vie et sur le mythe de la condition d'artiste. Les personnages sont inca rnés par des comédiens professionnels et les concepteurs nous font vivre une expérience quasi-audiovisuelle à travers ce livre étonnant et original !

  • Climat de gouaille et de plomb, car le naufrage menace. D'abord ce "glissement de terrain" qui vous arrache un homme, une maison, un quartier sans crier gare. Ici ou là, la terre s'effondre, signe visible de la gangrène qui travaille et pourrit tout un pays. En surface, les vivants vivent la déroute au jour le jour. Ça les mine, ça les anime aussi. Pas d'autre morale, pas d'autre lutte, pas d'autre foi, pas d'autre parole, quand ça vous crie au ventre, que d'échapper à l'étranglement. On veut partir, quitte à prendre le risque de voir mourir en soi la mémoire de ses origines. Les moins chanceux magouillent pour trouver une faille dans le système et pour mettre les bouts. Les vieux restent au pays comme les déchets d'une société en perdition. Une maladie qui n'épargne personne. La peste que cet appel vers tous les possibles. Et pendant ce temps, la terre, la terre jamais rassasiée, la terre haïe, que nul n'habite plus sinon contre son gré, avale ses enfants...

  • Mon chaperon rouge

    Poloni/Pilon

    Fable érotique d'après le conte de Charles Perrault. Malgré l'histoire elle-même, malgré la tradition, ce petit Chaperon rouge-là n'est pas un livre pour enfants. Il est dirigé par une réflexion adulte sur l'histoire millénaire de cette jeune fille qui, un jour, après une randonnée dans l'obscurité des bois, prit la place de sa mère-grand dans la chaleur du lit et dans l'intimité d'un autre corps noir, velu, menaçant... jusqu'à ce que mort s'en suive. Un texte étrange et poétique. Une vingtaine d'illustrations magnifiques, sombres et lumineuses, sensuelles, terrifiantes et symboliques déclinent sous plusieurs visages un Chaperon rouge tantôt femme, tantôt enfant. Nombreuses références picturales: Gustave Doré, bien sûr, mais aussi Lisbeth Zwerger. Une oeuvre à méditer, à savourer comme une ode à la vie et à la mort. Philippe Poloni a fait des études en arts visuels et en littérature. Il a présenté des vidééos, des peintures, des photographies au Canada, aux États-Unis et en Europe. Son passage au roman est le fruit d'une révélation survenue lors d'une visite au Musée norvégien de la navigation à Oslo.

  • Pas sérieux

    Plante/Arsenault

    Un récit sur le passage de l'adolescence à l'âge adulte. C'était un temps où Georges P. avait envie de tomber amoureux. Temps difficile puisque aucune fille ne s'intéressait à lui. Aucune ne paraissait le voir, en tout ou en partie. Il était invisible. Personne pour ainsi dire. Georges P. se rend toutes les fins d'après-midi dans un petit restaurant. Et là, il lit. Il est complètement absorbé par les aventures de L'ingénieux hidalgo don Quichotte de la Manche de Miguel de Cervantès. Au-dedans de lui, à la manière du chevalier fantasque, il livre un combat épique. S'il vient dans ce petit resto, c'est simplement qu'il découvre qu'il est amoureux de la serveuse, une femme plus âgée que lui. Un jour, il s'aperçoit qu'il a un bleu sur la pommette. Il se rend aux toilettes et tente d'effacer cette curieuse meurtrissure. La tache se transforme sous ses yeux et devient le visage émacié de don Quichotte, illustré par Gustave Doré. Au fil des jours, le phénomène se reproduit de plus en plus fréquemment. Sa peau est envahie par tout ce qu'il lit. La situation est troublante. Sa vie sentimentale aussi. L'adolescent devient un message ambulant. Il est devenu un garçon de papier...

  • Carl Hébert, peintre à succès, se lève un matin avec un pied horriblement enflé. Il se rend à l'hôpital, et tandis que la cohorte de médecins n'arrive pas à trouver la raison de cette enflure, Carl en profite, tout en remettant en question ses relations avec son ex-femme, ses enfants et son galeriste, pour se lier d'amitié avec Elvis, son voisin de chambre, fumeur comme lui.

    Un récit touchant où l'on voit ressurgir deux personnages (Mo et Elvis), des deux premiers Coups de tête d'Alain Ulysse Tremblay, La valse des Bâtards (2007), et La vie d'Elvis (2008).
    Alain Ulysse Tremblay est né en 1954 au Québec. Il est l'auteur de plus d'une dizaine de romans pour la jeunesse. En plus d'écrire, de peindre et d'avoir été journaliste, il a aussi été graphiste, travailleur de rue, marin, bûcheron et musicien. Sympathie pour le destin est son troisième livre paru chez Coups de tête, après La valse des bâtards et La vie d'Elvis.

  • Le mur et l'Arpenteur

    Roland Fuentès

    Les personnages de ce roman vivent au pied d'un mur infranchissable, limite du monde connu.
    Et chacun d'eux, à sa manière, imagine l'autre côté. olfan l'arpenteur et italo l'architecte rêvent d'une civilisation antérieure à sa construction ; altamaria la lingère imagine de multiples itinéraires érotiques ; pandora l'ouvrière, la plus méfiante, inscrit le récit de ses songes sur des feuillets qu'elle ne parvient jamais à relire. jusqu'au jour oú tous décideront de passer outre. mais ils devront auparavant déjouer les pièges du pouvoir en place et ceux de l'apothicaire, qui leur voue une haine sans borne.

  • Il y a un écrivain qui veut garder secrète son identité et qui ne tolère aucune intervention de quiconque sur ses manuscrits... Il y a ses éditeurs, prêts à tout pour vendre le plus possible de livres... Il y a un enfant atteint d'une leucémie rare et qui est un admirateur intarissable et irréductible de l'écrivain secret. Il y a aussi un laboratoire qui manipule des maladies pour le compte de l'État, il y a donc nécessairement des zones de pouvoir et d'influences... Il y a des volontés et des rêves simples, comme celui de la liberté, ou comme celui de disposer de son propre corps, de sa propre vie. Et il y a un enfant qui veut rencontrer son écrivain préféré. Coûte que coûte.
    Par-dessus tout, il y a tout ce qu'on ne nous dit pas, tout ce qu'on nous cache. Il y a ceux pour qui le sacrifice se défend, s'explique et se comprend.
    Et il y a surtout une question, une grande question : la littérature peut-elle changer le monde ?

  • Big Will, c'est l'histoire d'un géant du Nord hanté par ses morts. Son oncle, son cousin et sa mère, et puis Olsen et les pirates du Sud, et puis tout un paquet d'autres, qui le hantent et le poursuivent et dont les yeux rouges illuminent ses nuits blanches. D'un paradis ambulant sur la Basse-Côte-Nord des Innus, jusqu'à son petit appartement montréalais rempli de westerns, en passant par Shippagan, les Îles de la Madeleine, Halifax et l'Océan Indien, Big Will raconte l'histoire d'une vie, l'histoire d'une fugue trop longue, l'histoire d'un homme et de ses péchés, l'histoire d'un peuple et d'un pays... L'histoire d'un continent et de ses laissés pour compte. Alain Ulysse Tremblay signe ici un autre tome de cette saga hyperréaliste qu'il construit de livre en livre.

  • Robert Lepage a révolutionné l'art de la mise en scène en développant un univers de création foisonnant. Nourrie d'influences visuelles, sa pratique s'inscrit dans un théâtre de l'image où, dans une narration renouvelée, se mêlent tradition et modernité. Avec L'horizon en images, Ludovic Fouquet propose la première monographie autour de la création scénique de Robert Lepage; il expose avec finesse la démarche de l'artiste et l'extraordinaire cohérence de son évolution. Technologies lumineuses et sonores, cinéma, photographie, vidéo, environnement virtuel : au-delà de leur nature propre, ces outils sont autant de façons de repenser l'image scénique, tant du côté de la narration que de la scénographie. Foisonnant d'exemples tirés des pièces de Robert Lepage et de ses expériences de mise en scène, cet essai s'affirme comme une lecture incontournable pour quiconque s'intéresse au théâtre, à l'image ou de façon plus abstraite aux différents modes de représentation de la rencontre avec l'Autre.

  • La relation de Daniel et Véronique est sur le point d'éclater. Véronique est jalouse et Daniel ne sait pas comment lui annoncer qu'il la quitte. Anne-Sophie fait des photos dans une fête d'étudiants en deuxième année de design, fête où Daniel était tellement saoul qu'il se souvient à peine avoir embrassé Vickie, la meilleure amie de Sara, qui elle, est amoureuse de Steeve, qui lui, a eu une aventure avec Anne-Sophie pendant la même fête, Anne-Sophie, qui elle... Oui, c'est compliqué, Toi et moi... Oui, comme la vie des jeunes en cette folle époque où tout se trame à partir de Facebook ou d'un Iphone, surtout lorsque certain(e)s laissent traîner leurs mots de passe sur l'ordinateur de leurs ami (e)s, amant(e)s, ex et autres, qui peuvent ainsi envoyer des messages, incognito, que personne n'aurait aimé recevoir, parce que bon, une réputation, en cette ère de l'information rapide, ça se tue à la vitesse d'un simple enter... Encore dans la vingtaine, Dominic Bellavance compte six romans à son actif. S'il ne perdait pas autant son temps sur Facebook, il en aurait au moins écrit le double. Entre deux mises à jour de statut, Dominic a étudié la création littéraire et la littérature québécoise à l'Université. Il se réfugie souvent dans les cafés pour fuir Internet et pour écrire en paix, mais il semble ignorer qu'au Québec, les seuls endroits où l'on n'offre pas la connexion sans fil, c'est dans les égouts. On pourra retrouver les traces de son passage dans le Web sur son site : www.dominicbellavance.com.

  • Je suis exténué.
    Je suis obsédé par ma fatigue. elle me dirige habilement vers des souvenirs qui m'ont pris des années à désarticuler. l'insomnie qui est orchestrée par le corps solide me déshabille de ma respiration. ce corps solide, cet être qui par moments m'est familier est inanimé et se durcit d'une nuit à l'autre. quand la pénombre envahit mon quartier, il se dresse à mes côtés et c'est lui qui dessine les différentes teintes de noirceur qui résident dans ma chambre.
    Il me trimballe vers sa solitude afin de se distraire. dans le pli des couvertures, je demande à mes larmes de brûler la nuit et de faire pénétrer l'aube pour qu'elle libère mes muscles engourdis et brise le hurlement du silence des sentiers de mon anamnèse. je suis épuisé. je veux oublier, désapprendre ma naissance et son héritage. qui me réveille chaque nuitoe le corps solide le sait.

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